Les ombres du désert

L'ouvrage:
Le Caire, 2002.
Makana doit suivre un avocat, maître Ragab, que sa femme soupçonne d'adultère. Au bout d'une semaine, il ne trouve rien de suspect, sauf une chose, mais elle ne signifie pas que Ragab trompe sa femme. Peu après, l'avocat vient trouver Makana, et lui dit que, sa femme étant satisfaite de ses services, il souhaite l'engager pour tout autre chose. Karima, une jeune fille de dix-sept ans, vient de succomber après que son appartement a brûlé. Ragab veut savoir qui y a mis le feu. Il soupçonne quelqu'un, et souhaite que le détective fouille dans cette direction.

Critique:
J'ai apprécié ce tome 3 des aventures de Makana, mais je ne peux pas dire si je l'ai autant aimé que les deux précédents. Au départ, il m'a plu que le détective se retrouve à passer d'une filature à quelque chose de tout autre. Il m'a aussi plu que l'énigme reste opaque pour moi. Je n'ai rien deviné avant que l'auteur ne le décide. Par exemple, lorsque Makana arrive à Siwa en pleine enquête pour meurtre, je me doutais, comme lui, que les choses étaient plus complexes qu'il n'y paraissait.
Après un bon démarrage, l'intrigue traîne un peu. Cela ne m'a pas trop gênée: l'auteur pose certaines choses, Makana prend la mesure de faits, de personnages... En arrière-plan, on retrouve les interrogations du détective concernant sa fille. Le personnage principal reste très sympathique. C'est reposant, cela fait un protagoniste dont le lecteur peut être sûr.
Pour moi, les fils des énigmes n'étaient pas forcément faciles à démêler. Je pense que le meurtrier de Siwa aurait dû s'attaquer d'abord aux personnes les plus nuisibles...

À un moment, l'auteur met son lecteur sur de fausses pistes, mais il le fait sans exagération. Cela fait qu'on doute, mais sans se précipiter tête baissée sur ces pistes. Je trouve cela bien fait.

Entre les meurtres macabres et les divers massacres au pistolet et à la mitrailleuse, j'ai trouvé qu'il y avait trop de cadavres. Cependant, cela cadre avec les événements de la série. De plus, Makana échappe au massacre (ce dont on peut se douter avant de commencer le roman, puisque d'autres livres le mettant en scène suivent celui-ci), même s'il y laisse quelques plumes...

Service presse des éditions Sixtrid.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Xavier Thiam.

Je ne connaissais pas du tout ce comédien. Vous pouvez me croire quand je dis qu'il a bien interprété ce roman. En effet, j'ai été très déçue de constater qu'à l'inverse des tomes 1 et 2, ce volume n'était pas enregistré par Éric Herson-Macarel. Le pauvre Xavier Thiam démarrait mal avec moi, car à mes yeux (à mes oreilles, devrais-je dire), aucun comédien ne peut égaler Éric Herson-Macarel. Après être parvenue à mettre ma déception de côté, j'ai fait attention au jeu du comédien, et je l'ai trouvé très bon. Il modifie quelque peu sa voix pour certains rôles, mais pas à outrance. D'autre part, il rend bien les sentiments des personnages. Je trouve quand même dommage qu'il prononce «égailler» comme on prononce «égayer».

Acheter « Les ombres du désert » sur Amazon
Acheter « Les ombres du désert » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio (Audible.fr)