L'ouvrage:
Danny a disparu. Ses grands-parents font appel à Konrad, policier à la retraite, pour la chercher. Ils ne s'adressent pas à la police car ils souhaitent un maximum de discrétion. Konrad accepte de leur rendre service parce que la femme était amie avec la sienne.

Critique:
Ce roman est la suite de «Ce que savait la nuit». Il m'a plu de retrouver Konrad qui m'est sympathique. Ici, il est embarqué dans deux affaires presque malgré lui, et tente de faire de son mieux. Il est attachant parce qu'il est sincère et opiniâtre. Dans ce tome, il tente encore de savoir qui a tué son père. Cela fait qu'il en apprend davantage sur ce dernier.

L'intrigue est bien menée. Konrad retrouve très vite Danny. Cela ne doit pas faire penser au lecteur que le livre va traîner. La découverte de la jeune fille n'est qu'un commencement. Les révélations et les rebondissements s'enchaînent assez rapidement, tout en laissant au lecteur le temps d'assimiler les éléments. Après coup, je me dis que j'aurais peut-être dû deviner certaines choses, mais je suis contente de ne pas les avoir trouvées. Il y en a d'autres que j'avais devinées, mais cela n'a pas du tout gâché ma lecture, car ce que j'avais trouvé se confirme assez vite.
La fin n'est ni bâclée ni incohérente.

Arnaldur Indridason aborde un sujet qui l'est assez souvent dans les romans policiers et les thrillers. Ici, il parvient à ne pas galvauder le thème en faisant ce qu'il faut comme il le faut.

Il pourrait être un peu déroutant de n'avoir aucune indication temporelle au début de certains chapitres. Pourtant, ce n'est pas le cas. Après quelques chapitres, j'ai pensé que ça pourrait l'être, puis je me suis rendu compte que je suivais très bien, que malgré les louvoiements entre le passé et le présent sans qu'il y ait de dates, je ne me perdais pas. Je pense que j'ai d'abord imaginé que l'absence d'indications temporelles en début de chapitres pourrait me gêner parce que certains auteurs en mettent lorsqu'il y a alternance entre le passé et le présent. Ce sont, en fait, ces auteurs qui en font trop. Quand le récit est bien mené, il n'y en a pas besoin.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martin Spinhayer.

Martin Spinhayer fait partie des comédiens dont j'apprécie beaucoup le jeu. Ici, il n'a pas démérité. Son jeu reste naturel. Il rend très bien les émotions des personnages. Il modifie à peine sa voix pour les rôles féminins, et c'est très bien.