Les chroniques lunaires, tome 1: Cinder

L'ouvrage:
Futur.
Cinder, seize ans, est mécanicienne. Tout ce qu'elle gagne est versé à sa tutrice légale, Adri, la femme de son père adoptif. Celui-ci est décédé.
La communauté de New Beiging est en effervescence à cause de plusieurs événements: Un grand bal se prépare, la peste fait rage et on ne trouve pas d'antidote, et la reine lunaire (Levana) souhaite négocier une alliance. C'est dans ce contexte que le prince Kai apporte un androïde à Cinder afin qu'elle le répare.

Critique:
Cette série a piqué ma curiosité, car Marissa Meyer transpose certains contes (ou pans de contes) dans le futur. Concernant ce tome 1, je trouve qu'elle a réussi son pari. Rien n'est tiré par les cheveux ou bâclé. Tout au long de ma lecture, je me surprenais à chercher les indices. Si «Cendrillon» est le conte le plus présent, la reine Levana n'est pas sans évoquer celle de «Blanche-Neige», et pas seulement à cause de son miroir.
J'ai apprécié que l'auteur désigne un certain personnage pour être la bonne fée. C'est un personnage auquel on s'attache très vite. Elle ne pouvait pas choisir mieux.

Marissa Meyer ne transpose pas seulement les contes à une époque où les robots travaillent pour les hommes et où la Lune est habitée. Elle développe certains thèmes de manière très intéressante. À travers l'héroïne, elle montre qu'une différence pour laquelle on est décrié peut s'avérer bénéfique.
La manipulation mentale a beau avoir été abordé de plusieurs façons dans divers romans, je ne l'ai pas trouvé malvenu ici. On peut d'ailleurs le rapprocher des contes dans lesquels un tour de magie peut déformer la réalité.

Cinder est sympathique, bien sûr. Cependant, ce n'est pas un paillasson comme l'est Cendrillon. Par exemple, même si elle est coincée de tous les côtés, elle tient tête à Adri. J'ai apprécié que la romancière ne tente pas à tout prix de coller au conte. Outre que certaines choses seraient mal passées, il n'y aurait eu aucun intérêt pour moi à lire un copier-coller du conte dans le futur.

Si j'avais un reproche à faire, il concernerait ce que Cinder apprend à la fin. Je l'avais deviné depuis très longtemps. Cependant, mon reproche est injuste, car ce fait était évident. Certains lecteurs n'auraient sûrement pas compris qu'il en soit autrement.

La fin de ce tome laisse le lecteur dans l'expectative.

Remarque annexe:
La reine du Royaume Uni s'appelle... Camilla. ;-) J'aime beaucoup le clin d'oeil.

Éditeur français: Pocket Jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Rebecca Soler pour les éditions Macmillan.
J'ai beaucoup apprécié la lecture de Rebecca Soler. Outre son dynamisme, elle fait partie de ceux qui savent modifier leur voix pour certains personnages sans en faire trop.

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