Les chroniques de Narnia T1 L'ouvrage:
Un jour, alors qu'elle est dans son jardin, Polly Plummer, une petite fille, remarque un petit garçon dans le jardin voisin. Elle en est surprise, car les Ketterley n'ont pas d'enfants. Ils sont frère et soeur, et célibataires.
Le garçonnet, qui se prénomme Digory, lui apprend qu'il est ici, car son père est parti pour les Indes, et que sa mère est très gravement malade. Ils sont venus chez Andrew et Lettie Ketterley tous les deux. Digory est le neveu des Ketterley.

Polly et Digory deviennent amis, et s'amusent beaucoup ensemble. Un jour, ils décident d'aller explorer une maison voisine des leurs, qui semble abandonnée depuis des lustres. Ils tombent sur Andrew Ketterley. La porte ne donne pas sur une maison abandonnée, mais sur le cabinet d'Andrew. Celui-ci se montre ravi de les voir ici. En effet, il veut faire une expérience magique sur eux. Par la ruse, il envoie Polly dans un monde inconnu.

Critique:
En général, quand je lis des romans pour la jeunesse, je n'hésite pas à les conseiller également aux adultes. Pas celui-là. Je le trouve un peu gnan gnan, un peu sirupeux... Cela conviendra peut-être aux très jeunes, mais pas au-delà de dix ans, à mon avis.

Quand Digory et Polly sont dans le monde inconnu, ils rencontrent une sorcière, très méchante, qui a tué tout son peuple, et ne rêve que de conquérir d'autres mondes. C'est une teigne autoritaire. Elle nous amuse un temps, mais elle nous tape aussi sur les nerfs. Il y a une scène très amusante, quand la tante Lettie et la sorcière se rencontrent. Lettie ne sait pas que la sorcière est une vraie sorcière, et la prend pour une folle qui délire. Le lecteur est assez satisfait de la façon dont elle s'adresse à la sorcière.
On s'amuse aussi lorsque les animaux essaient de déterminer à quelle race appartient Andrew.

Les personnages sont sympathiques, mais certains sont un peu agaçants, car caricaturaux: Andrew, la sorcière...
Digory est en quête de quelque chose, et cela lui donne un peu de consistance, mais à part ça, lui et Polly n'ont pas l'air d'être des personnages très creusés.

L'histoire de la pomme magique est un prétexte pour faire une petite leçon de morale: c'est mal de voler, de vouloir s'approprier quelque chose, il n'en résultera que des malheurs. C'est bien, mais c'est un peu manichéen.

Peut-être que j'ai trop attendu de ce livre, étant donné qu'on en a beaucoup parlé, et que je l'aurais jugé moins sévèrement si on ne m'en n'avait pas dit tant de bien. C'est un livre mignonnet, gentillet, mais je pense que certains ouvrages fantastiques sont bien mieux.

Éditeur: Gallimard.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Simonne Reeve pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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