Les chiens de Belfast

Note:
Ce livre est le volume 1 de la série en quatre tomes mettant en scène le détective privé Karl Kane. Il faut lire ces romans dans l'ordre de publication. Attention: sur le site Audible.fr, le tome 3 («Un sale hiver») n'est pas déclaré comme appartenant à la série, et le tome 4 («Au scalpel») est indiqué comme étant le tome 3.

L'ouvrage:
Belfast.
Karl Kane est détective privé. Ce jour-là, un certain Bill Munday lui donne cinq-cents dollars et lui promet la même somme s'il peut lui donner le plus d'informations possible concernant un cadavre retrouvé dans un jardin botanique. Ce travail a l'air très simple, mais il aura des conséquences déplaisantes pour le détective.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. C'est un thriller dont certains côtés sont prévisibles à dessein. En effet, pour moi, il est évident que l'auteur souhaite que le lecteur fasse certains recoupements, ainsi il n'y a pas des tonnes d'explications à donner. Avoir deviné certaines choses n'a pas du tout gâché ma lecture. Par ailleurs, il m'a plu de n'avoir pas su assembler une pièce du puzzle avant un bon moment, car j'apprécie qu'un auteur me fasse chercher. Outre cette pièce que j'ai assemblée tard, l'auteur réserve des surprises. Par exemple, si on sait à quoi sont reliés les meurtres, on ne sait pas qui les commet.

Le livre ne souffre pas de temps morts. Son prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture en donnant trop d'indices. On sait rapidement quel rôle il joue dans l'intrigue, mais il ne dévoile aucun élément clé.

Si l'énigme est très bonne, elle n'est pas le seul élément intéressant du roman. J'ai aimé découvrir la personnalité de Karl Kane, son passé, ses relations tumultueuses avec certains officiers de police... Certains passages le concernant sont cocasses, ce qui ménage de petits moments de détente au milieu des meurtres. Par exemple, certaines conversations qu'il a avec Naomi, sa visite chez le médecin, etc.

Je n'ai qu'un petit reproche à adresser à ce roman. Pour moi, l'auteur laisse s'écouler trop de temps entre certains événements. Bill Munday fait appel à Karl le 8 janvier. Celui-ci n'ayant pas d'autres clients, et étant à court d'argent, on imagine qu'il va enquêter rapidement. Or, on le voit investiguer le 12 janvier, et on n'a aucun indice qu'il ait fait d'autres recherches avant.
De plus, à un moment, il est mentionné qu'on a trouvé le cadavre d'un personnage, et au moins cinq jours après, il est dit qu'on a découvert ce cadavre deux jours auparavant...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Lazare Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.

J'avais apprécié ce comédien dans «Tout homme est une nuit». Ici, il avait la partie bien plus difficile, devant jouer une galerie de personnages et de sentiments. Son interprétation est naturelle, son intonation est toujours appropriée, sa diction est soignée,il ne fait jamais de désagréables effets de voix (par exemple pour les rôles féminins).
Dans ma chronique de «Tout homme est une nuit», j'avais remarqué qu'il avait parfois des intonations de son père. Ici, je n'ai pas du tout ressenti cela. Je ne sais même pas pourquoi j'ai pu le penser. Cette remarque n'enlève rien au grand talent de ces deux comédiens, c'est plutôt une critique envers moi-même. ;-)

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