Les aventuriers de la mer, tome 8: Ombres et flammes

L'ouvrage:
Tintaglia veut sauver son peuple. Pour ce faire, elle se résout à demander l'aide des humains. Sur le Parangon, certaines choses se corsent. Quant à Malta, elle tente de tirer le meilleur parti possible de son sort.

Critique:
Là encore, Robin Hobb a traîné. Si les négociations entre Terrilville et Tintaglia étaient intéressantes, elles sont trop longues. C'est pareil en ce qui concerne Malta, les choses sont trop lentes. C'est un peu atténué par les échanges entre la jeune fille et le gouverneur, car celui-ci est tellement pénible qu'il en devient amusant. D'autre part, j'en ai un peu assez de l'admiration béate de certains (même si Hiémain doute, il perd son esprit critique) pour cette plaie de Kennit. Dans cette partie (qui est le milieu du tome 3), on en apprend davantage sur le pirate. Ce qui est dévoilé n'a pas été une révélation pour moi, des indices ayant déjà été éparpillés à l'intention du lecteur. Cela n'a pas changé mon opinion quant à Kennit. Ses souffrances passées n'excusent pas qu'il s'en prenne à ceux qui ne lui ont rien fait, et qu'il poignarde allègrement ceux qui l'aiment le plus. J'espère encore qu'il va beaucoup souffrir dans la dernière partie, mais mes espoirs s'amenuisent...

Même si j'ai trouvé les négociations longues, j'ai apprécié que l'auteur montre les désirs et exigences de chacun. Certains pensent au bien commun, mais chacun a ses revendications. Par exemple, les tatoués veulent certaines choses pour leurs semblables. Les habitants du désert des pluies aussi... Et Reyn veut sauver Malta.

Je n'arrive pas à déterminer ce qu'est Foudre... Cela doit être un mélange... Je la croyais moins sotte que Vivacia concernant Kennit, car elle semble moins impressionnable. Malheureusement, elle paraît aussi manipulatrice que lui, et n'hésite pas à faire affaire avec lui, quitte à faire le mal.

Depuis le début du tome 3 (le 7 en français), Selden a pris davantage d'importance. C'est un personnage sympathique. Il est quand même un peu dommage qu'il soit à ce point dévoué aux dragons, parce qu'on dirait que ceux-ci lui ont volé sa personnalité afin de servir leurs intérêts.

Tout au long de la série, il y a quelques allusions à «L'assassin royal». Plusieurs fois, des personnages parlent du royaume des Six-Duchés, disant que certaines de leurs coutumes sont barbares, que les femmes sont les égales des hommes... Ces allusions sont amusantes. De plus, elles renforcent la crédibilité des civilisations créées par Robin Hobb: l'une critique la culture de l'autre.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent de Boüard.

Le comédien reste égal à lui-même: très bon. Entre les humains, les vivenefs, les serpents, et les dragons, il a fort à faire, d'autant qu'il a attribué à certains un style de voix précis.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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