Les aventuriers de la mer, tome 4: Brumes et tempêtes

L'ouvrage:
Malta est courtisée par un habitant du désert des pluies. Hiémain va devoir honorer la promesse faite à Kennit. Althéa poursuit son apprentissage de la mer. Ambre veut sauver Parangon.

Critique:
Cette partie du cycle est moins tumultueuse que la précédente. Cela ne signifie pas qu'il ne s'y passe rien. Des choses se mettent insidieusement en place. Par exemple, le mécontentement des marchands de Terrilville vis-à-vis des agissements du gouverneur va croissant. Certains (comme Ronica) n'ont pas la force de se révolter, d'autres sont opportunistes, mais il est presque sûr que les choses n'en resteront pas là.

J'ai trouvé plaisant de découvrir (ici et dans la partie précédente) les relations normales d'une famille avec sa vivenef. En effet, depuis le début du cycle, Vivacia et les siens n'entretiennent pas des rapports paisibles. Ici, on voit qu'Ophélie et la famille à laquelle elle appartient sont complices. Leur attachement est inconditionnel. Ophélie est une vivenef très sympathique. Elle a un caractère bien trempé.

Je trouve dommage que l'auteur ait accentué une chose qui se dessine dans la partie précédente: le triangle amoureux. Bien sûr, ce n'est pas aussi gros que dans les romans du genre «Hunger games», mais c'est quand même là, et ça me déplaît.

L'énigme que constituent les serpents est abordée sous un autre angle. Une chose que dit Reyn renforce l'idée que j'ai quant à la solution. Je ne comprends pas encore comment c'est possible, mais il suffit de continuer la série pour le savoir.

Je n'apprécie toujours pas Kennit, même si j'ai compati en apprenant qu'il avait vécu des événements difficiles. C'est un peu la même chose concernant Etta. Je la comprends, mais elle m'agace.

Hiémain franchit une étape, et acquiert davantage de sagesse. C'est d'ailleurs un conseil d'Etta qui l'aide en cela.

Malta est égale à elle-même. J'aime beaucoup la manière dont les serviteurs parlent d'elle, à un moment. Ils la cernent très bien.

À partir du tome 2 (donc du tome 4 en français), le cycle n'est plus traduit par Arnaud Mousnier-Lompré, mais par Véronique David-Maresco. Je trouve cela dommage, d'abord parce qu'Arnaud Mousnier-Lompré est le traducteur attitré de Robin Hobb, et que d'après ce que j'ai lu dans diverses interviews, ils ont beaucoup échangé entre autres sur la manière de traduire ceci ou cela. De plus, Arnaud Mousnier-Lompré utilise un vocabulaire relevé, riche, et fouillé, ce qui me plaît beaucoup. À l'époque où «Les aventuriers de la mer» est sorti en France, je comblais ma frustration de ne pouvoir lire les livres de Robin Hobb (pas sortis en audio) en écumant le forum qui lui était consacré, Les rivages maudits. Je me souviens que la traduction de «Les aventuriers de la mer» avait été évoquée dans un sujet où Arnaud Mousnier-Lompré postait régulièrement. J'ai voulu retrouver ce qui s'y disait cet été, quand j'ai commencé «L'assassin royal», mais apparemment, ces échanges ont disparu. Je crois que «Les aventuriers de la mer» est le seul cycle où le traducteur a changé en cours de route, et que tous les autres sont intégralement traduits par Arnaud Mousnier-Lompré.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent de Boüard.

Une fois encore, j'ai trouvé que l'interprétation de Vincent de Boüard collait très bien au roman et à son ambiance. J'aurais peut-être moins marqué certaines voix, à sa place, mais il n'est pas facile de jouer tous ces personnages en trouvant, à chaque fois, le juste milieu.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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