Lemmer l'invisible

L'ouvrage
Un jour, Emma Le Roux voit, aux informations, qu'un homme est recherché pour meurtre. Le prénom de cet homme (Jacobus) est le même que celui de son frère, décédé vingt ans plus tôt. Observant la photo de celui qu'on recherche, elle lui trouve une ressemblance avec le défunt. Elle se demande alors si les deux Jacobus ne pourraient pas faire qu'un. Elle appelle la police, dont l'accueil est plutôt froid. Puis elle reçoit un étrange coup de fil auquel elle ne comprend rien, car la ligne est mauvaise. Elle entend juste le nom de Jacobus. Par la suite, la jeune femme est attaquée. Voilà pourquoi elle fait appel à une agence de gardes du corps dont la patronne confie la protection d'Emma à Lemmer.

Critique:
Ce roman m'a plu. C'est en le lisant que je me suis aperçue que Deon Meyer se renouvelait d'un roman à l'autre. Bien sûr, il y a des énigmes qui mènent à des enquêtes, mais on n'est pas toujours avec des policiers qui tentent de résoudre des affaires, et même quand c'est le cas («Jusqu'au dernier», «Le pic du diable»), quelque chose démarque les livres. Ici, on commence avec un garde du corps qui ne veut rien d'autre que bien faire son travail, puis qui finit par s'intéresser à l'histoire de celle qu'il protège. Comme souvent chez Deon Meyer, le personnage principal recèle des blessures qui expliquent son comportement, une fois qu'on en connaît la teneur. Même si l'histoire n'a aucun rapport, certaines choses rappellent un peu (à cause de l'ambiance et des circonstances) «Les soldats de l'aube»: la colère intérieure de Lemmer, ce qui est arrivé à Jacobus...

Comme dans les volumes précédents, il n'y a aucun temps mort, et tout est cohérent.

Dans ce roman, on côtoie des hommes préoccupés par l'environnement, par le comportement de leurs semblables vis-à-vis de la nature. J'ai apprécié qu'ils expliquent certaines choses concernant leur combat. J'ai également aimé qu'à ce sujet, l'auteur ne nous montre pas un Lemmer totalement borné. Celui-ci doute quant à la nécessité de respecter la nature, mais ce qu'on lui raconte le fait réfléchir.

Ce livre n'est pas à relier aux précédents. Certains diront donc qu'au moins celui-là peut être lu indépendamment. Ce n'est pourtant pas le cas, car dans «À la trace», on retrouve Lemmer ainsi que Mat Joubert. Je le sais parce que j'ai dû écouter le tout début de chaque chapitre de «À la trace», car j'avais un problème de classement. Donc, je me répète, mais je vous conseille (encore et toujours) ces romans dans l'ordre de publication. Ceux qui en ont assez que je répète cela peuvent adresser leurs plaintes à mon mari, qui, malgré mes explications, n'a pas voulu croire ou comprendre (ou les deux) que les romans de Michael Connelly se lisent dans l'ordre de publication. Étant donné qu'il lit à 99,9% des services presse, il ne les lira probablement jamais, mais il s'obstine à vouloir suivre l'ordre des séries (Bosch, Haller, etc), alors qu'il faut les lire dans l'ordre de publication. Voilà pourquoi je me répète concernant les ouvrages de Deon Meyer. J'apporte le plus de preuves possible. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Comme je m'y attendais, le comédien n'a pas démérité. Je suis embêtée parce que je n'ai rien de nouveau à dire concernant son interprétation, mais je suis ravie qu'elle soit aussi bonne que d'habitude.

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