Le Paris des merveilles, tome 2: L'élixir d'oubli

L'ouvrage:
Paris, octobre 1909.
Edmond Falissière est malade. Avant de partir pour une cure d'eau des sources d'Auvergne, il demande à Griffont de lui rendre un service. L'une de ses connaissances pense être victime d'un esprit frappeur. Griffont sait que c'est impossible, car ces esprits n'existent pas. Il accepte donc d'aller voir de quoi il retourne exactement.

Critique:
Quel plaisir pour moi de retrouver l'univers de cette série! J'ai autant apprécié de m'y promener que lors de ma lecture du tome précédent. J'ai surtout aimé retrouver Griffont et Aurélia qui restent égaux à eux-mêmes. À leur sujet, quelque chose m'a fait rire. Dans ma chronique du tome 1, je me demandais s'il n'y avait pas un récit de leur passé. Dans le tome 2, il y a un retour en arrière qui raconte, entre autres, leur rencontre. Bien sûr, je n'aime toujours pas cette construction, mais il m'a plu de découvrir le début de l'histoire de ces amants terribles. De plus, l'auteur a fait en sorte que les éléments de 1720 soient indispensables à la compréhension de l'intrigue principale. Il a également fait exprès de placer les deux retours en arrière juste après un moment crucial, alors que le lecteur veut absolument savoir la suite! ;-)

L'humour est toujours au rendez-vous. J'ai particulièrement ri lors de la confrontation (si j'ose dire) entre Aurélia et Cécile.

L'intrigue est bien ficelée, et comme dans le tome précédent, il n'y a ni temps morts ni lenteurs. L'auteur a conservé l'ambiance du premier volume. Grâce à certains détails (des répliques, des situations...) on se croirait vraiment dans le Paris de 1909. Je regrette un peu qu'Aurélia soit amie avec Arsène Lupin, parce que je fais partie des rares qui n'aiment pas trop ce personnage. Je reconnais que Pierre Pével l'a bien campé. On le voit peu, mais sous cette plume, il est égal à ce qu'il est sous celle de Maurice Leblanc. On pourra s'étonner que je ne l'apprécie pas, alors que j'aime beaucoup Aurélia qui lui ressemble un peu, et qui est parfois agaçante, partant pour plusieurs mois sans prévenir, par exemple. Je la trouve plus sympathique qu'Arsène Lupin, même si je ne l'absous pas de toutes ses fautes. ;-)

À la fin du tome 1, il y a une nouvelle se déroulant en 1910. Comme je ne savais pas quand se passait le tome 2, je l'ai lue. Cela fait que j'ai souri à la lecture du passage de «L'élixir d'oubli» qui la prépare.

Je n'ai pas encore lu le tome 3, et je m'attriste que ce cycle ne comporte que trois tomes. Moi qui me dis, quand je vois une longue série, que ça doit très vite s'essouffler, je suis déçue que ce cycle ne compte pas davantage de livres.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Maud Rudigoz.

Comme dans le tome 1, j'ai apprécié l'interprétation de la lectrice. Elle a conservé ce qui, pour moi, était de bonnes choses, comme la voix souvent gouailleuse de Lucien. Elle a également bien joué les sentiments des divers personnages. Je pense surtout à ce qui arrive juste avant le premier retour en arrière, lorsqu'Aurélia est désespérée. La lectrice a montré ce désarroi sans exagération.

Pour information, la structure du livre est respectée.

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