Le livre perdu des sortilèges

L'ouvrage:
Diana Bishop est historienne. C'est également une sorcière qui ne veut pas utiliser la magie, car elle la tient responsable de la mort de ses parents. Un jour qu'elle fait des recherches à la bibliothèque de l'université où elle travaille, elle remarque un vampire qui semble s'intéresser à ce qu'elle fait. Lorsqu'il lui adresse la parole, elle l'éconduit rapidement. Cependant, les jours qui suivent, elle le trouve de plus en plus sur son chemin.

Critique:
J'avais peur que ce roman soit niais, mais je n'avais rien à perdre à l'essayer. Il m'a plu, car il n'est pas aussi guimauve que ce à quoi je m'attendais. Il l'est quand même... ;-)

Le sentiment amoureux est un peu rapide à naître chez les deux personnages principaux. Ils ne se connaissent pas tant que ça, et s'aiment de tout leur coeur.

Le roman est assez long, mais je n'ai pas trouvé que l'autrice traînait. Ce qui m'a un peu agacée, c'est plutôt que parfois, certains personnages se fâchent, et font beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

J'ai apprécié que Deborah Harkness, au long de son roman, invente différentes manifestations magiques. Certaines sont impressionnantes, voire effrayantes, mais d'autres sont sympathiques. Parmi ces dernières, on trouve la particularité de la maison de Sarah et Emily, ainsi que certains des habitants de cette maison.

Je n'aime pas trop ce que finissent par faire les personnages principaux, car j'ai peur de m'ennuyer dans le tome 2. À voir... ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Helena Coppejans pour les éditions Audiolib.

Je ne connaissais pas du tout cette comédienne. J'ai apprécié son jeu. Elle est parvenue à lire les passages un peu trop guimauves sans exagérer. D'une manière générale, elle a toujours joué sans excès. Malheureusement pour moi, il y a une faille. À un moment, Diana rencontre une certaine Agatha. Selon l'autrice, celle-ci a un accent australien. Malheureusement, la lectrice prend ce prétexte pour lui faire un simili accent anglophone (elle fait tous ses «r» à l'anglophone). Plus tard, le fils d'Agatha fait son apparition, et il a droit au même traitement de la part de la comédienne. Pour moi, c'est du gâchis, d'abord parce que cela m'a fait très mal aux oreilles, mais il y a une raison plus objective. Le roman est écrit en anglais, au départ. Il a été traduit en français pour que des non anglophones puissent le lire. Donc quand une américaine dit qu'une personne a un accent australien, ça reviendrait, en français, à faire un accent québécois (par exemple) pour une personne qui parlerait français. Je n'aurais pas aimé que la lectrice fît ainsi, mais si elle avait suivi son raisonnement jusqu'au bout, elle aurait dû faire des accents anglophones à tous les personnages, ainsi que lorsque Diana ou le narrateur omniscient racontait les événements. Ce n'est pas la première comédienne qui fait ce type d'erreurs que j'avoue ne pas comprendre, tant c'est gros. J'ai reproché cela au moins deux fois à Cassandra Campbell, dont, par ailleurs, le jeu est excellent.

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