Le jour où le diable m'a trouvée

L'ouvrage:
Violet et Luke (seize ans), vivent dans le manoir familial avec leurs parents. Ceux-ci sont artistes, et s'absentent très souvent sur de longues périodes. C'est justement lors de l'une de ces absences que l'argent vient à manquer. Violet décide alors de louer la dépendance du manoir. C'est River, un étrange adolescent, qui se présente. La jeune fille est tout de suite attirée par lui.

Critique:
À cause du titre et du tout début, j'ai eu peur de tomber sur une histoire où tout le monde finirait par se transformer: qui en diable, qui en loup-garou, un peu comme dans un roman de Jennifer McMahon qui, pour moi, a viré au n'importe quoi. Heureusement, certaines chroniques m'ont rassurée à ce sujet.

Ce livre m'a plu, mais j'ai gardé de la distance. J'ai apprécié les personnages que l'auteur veut qu'on aime, mais je les ai trouvés plats. Ils étaient sympathiques, mais peut-être trop prévisibles ou trop caractérisés par une chose... Luke court les filles et feint de mépriser sa soeur, Sunshine semble traîner son ennui... Violet m'a paru un peu plus consistante, parce qu'elle aime lire, que sa grand-mère lui manque, et que comme elle raconte l'histoire, elle est bien obligée de nous en dire un peu plus sur elle.

J'ai lu une chronique dans laquelle la personne trouvait invraisemblable que les parents s'en aillent comme ça, abandonnant leurs enfants mineurs, sachant qu'ils avaient peu de ressources. Certes, c'est pour le moins incongru. J'ai mieux accepté cela que la chroniqueuse, parce que j'ai lu «Le château de verre» qui est une histoire vraie dans laquelle l'héroïne raconte que ses parents étaient à peu près comme ceux du roman.

Le récit est lent, surtout au début. L'auteur prend le temps d'installer une ambiance, de faire intervenir des événements étranges... C'est bien, mais ça a été un peu trop lent pour moi. Ensuite, on découvre des choses. Entre le don surnaturel d'un personnage, et les secrets qui entourent la famille de Violet et Luke, tout n'est pas trop mal ficelé, même si certains éléments sont un peu gros. Lorsque la narratrice raconte ce qui arrive au grenier, j'ai deviné que le responsable n'était pas celui auquel les personnages pensaient. De ce fait, j'ai trouvé que l'auteur mettait du temps à le révéler. Ensuite, la façon dont arrivent certaines choses m'a rappelé le «glamour» des personnages de Marissa Meyer. Bien sûr, vers la fin, on est embarqué dans le suspense, on attend de voir comment tout cela va se terminer, mais ça ne rattrape pas vraiment le reste, pour moi. Je ne pense pas lire la suite, ce roman ayant une fin. On peut donc s'arrêter ici. Je me doute de l'intrigue du tome 2.

Éditeur: Hachette.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Vanmeenen pour la Ligue Braille.

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