Le jeune amour

L'ouvrage:
Les années 50.
Gil Jallas a dix-sept ans. Il rêve de devenir un grand écrivain. Il s'essaie d'ailleurs à écrire quelques textes, et participe même à un concours entre amis.
Après avoir passé la première partie de son bac, il songe à travailler, car ses parents ne roulent pas sur l'or. Sa mère, Félicia, travaille dans une usine. Justement, le patron de cette usine, Adrien Lécuyer, a trouvé un travail pour Gil. Il met juste quelques conditions à cela. L'une de ces conditions est que Félicia et Marie, une autre ouvrière, travaillent au nettoyage de maisons lui appartenant. Une condition sous-jacente est que Marie devienne sa maîtresse.
Il faudrait aussi que Félicia et Marie fussent ses oreilles à l'usine.

Gil est heureux d'entrer dans la vie active. Il se fait un ami en la personne d'Yvon Pelot, l'un de ses collègues. Les deux hommes deviennent très vite complices.
Yvon est le seul à connaître le secret de Giles: celui-ci est amoureux de Marie.

Critique:
Voilà un roman du terroir sympathique. Le décor de l'après-guerre, les émois d'un adolescent qui se cherche, des personnages qui s'aiment, ne s'aiment plus, se laissent prendre au jeu des apparences...

Gil est doux, attendrissant. Un drame va le pousser à grandir peut-être un peu vite. En même temps, il perdra sa candeur, et acquerra une nouvelle assurance. C'est également après ce drame, après que Gil aura traversé cette épreuve que son amour pour Marie se concrétisera.
Le drame arrive à un moment où le livre commençait à s'essouffler. Cela fait qu'il prend une tournure inattendue.

Le roman est majoritairement détendant. Il y a beaucoup de traits d'humour, et de situations cocasses. Par exemple, Yvon et Gil s'amusent du talent qu'a ce dernier à imiter une écriture, voire une signature. Ce don aurait d'ailleurs pu lui porter tort, après l'accident.
Une scène m'a donné le fou-rire. Rien que pour cette scène, le livre est à lire. Pour ceux qui écouteraient la version audio publiée par les éditions VDB, cette scène se trouve à la fin du CD numéro 3. Personnellement, je n'ai absolument pas vu venir la chute!

Certains personnages inspirent la compassion: Isabelle, Aurélie, le garde, Pierre... C'est le côté sombre du roman. Il est léger, mais les souffrances et les blessures de certains personnages le rendent plus grave, par moments.

C'est un roman sympathique, dont les personnages sont attachants, sauf un qui est vraiment cruel. Il réussit à détendre et à faire réfléchir à la fois.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Christophe Caysac pour les éditions VDB.

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