La vie secrète des arbres

L'ouvrage:
Peter Wohlleben est forestier. Ici, il nous raconte les arbres.

Critique:
Ce livre m'a tout de suite attirée, mais j'avais peur qu'il soit jargonnant, péremptoire, etc. C'est après avoir lu quelques chroniques sur Babelio que j'ai décidé de le tenter. Je ne suis pas déçue du voyage. L'auteur n'est ni pompeux ni moralisateur. Il explique pourquoi à son avis (et il est loin d'être le seul à penser ainsi), il faut davantage respecter la nature, laisser les forêts se créer (ou se recréer) de manière naturelle. Pour moi qui n'y connais pas grand-chose, cela semble évident.

J'ai trouvé passionnant d'apprendre des choses sur l'entraide, la communication, la manière de se nourrir des arbres... J'ai aimé certaines analogies faites par l'auteur. Par exemple, les parents arbres qui tempèrent les ardeurs de leurs «enfants» et leur donnent une éducation à la dure... pour leur bien.
Je connaissais certaines choses, notamment grâce à ma lecture de la trilogie de Bernard Werber sur les fourmis. Je pense surtout à l'exemple des pucerons qui pompent la sève de l'arbre pour se nourrir, et rejettent le sucre.
Outre tous les parasites qui peuvent coloniser les arbres (insectes, champignons, autres végétaux), l'auteur évoque le caractère de chaque espèce, et la façon dont chacune se comporte selon le temps, le climat, etc. Il peut paraître surprenant d'apprendre que les arbres communiquent et s'entraident, pourtant, je n'ai pas été étonnée. Ce que j'ai appris tout au long de ce livre m'a fascinée, mais aucunement surprise. Peter Wohlleben explique que l'homme ne parvient pas à ressentir de l'empathie pour les plantes et les arbres, notamment parce qu'il ne veut pas admettre que les végétaux puissent ressentir et penser. Cela me rappelle «Les malheurs de Sophie», lorsque l'héroïne explique à sa mère qu'elle ne pensait pas qu'elle pouvait faire mal aux poissons de l'aquarium en les coupant en morceaux parce qu'ils ne criaient pas. Peut-être que les végétaux ne ressentent pas de la même manière que les hommes, ce qui ne veut pas dire qu'ils n'éprouvent rien. Il ne faut pas oublier que l'auteur se base sur ses observations pour affirmer cela. Il explique bien qu'au début de sa carrière de forestier, il ne savait rien sur les arbres. Il raconte même des erreurs qu'il a commises.

Comme je voudrais vous donner envie de lire ce livre sans trop vous en dire, voici quelques questions auxquelles répond l'auteur. Pourquoi l'air est-il plus pur en forêt? Pourquoi se sent-on dans son élément dans une forêt naturelle? Pourquoi les arbres plantés en milieu urbain dépérissent-ils? Les arbres ont-ils besoin de sommeil?

Remarque annexe:
Cet ouvrage m'a appris l'existence de mon nouvel ami: le bitinella, un petit escargot qui ne peut vivre que dans des eaux froides (pas plus de 8°). Je dis que c'est mon ami car je commence à souffrir lorsqu'il fait plus de 23° dans une maison.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Thibault de Montalembert.
Cela faisait un moment que je n'avais pas entendu ce comédien que j'aime beaucoup. Il a plutôt une voix et des intonations de conteur, donc c'était une bonne idée de le choisir pour ce livre. Il ne prend pas un ton de commentateur de documentaires, il raconte une histoire, avec la dose de jeu et d'émotion nécessaire, sans affectation.

Lecture commune avec Miguel / Auprès des livres, vous pouvez lire sa chronique sur son blog.

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