La plus précieuse des marchandises

L'ouvrage:
Dans un bois, vivaient un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne. Leur pauvreté faisait qu'ils ne pouvaient pas manger à leur faim. Un jour, un événement apporta un changement dans leur vie.

Critique:
Ce conte m'a plu. Au départ, une chose m'a un peu agacée: le fait qu'un thème soit utilisé, alors qu'il l'est déjà en abondance en littérature. Cependant, la façon de faire de Jean-Claude Grumberg fait que ce thème est abordé autrement, c'est original, surtout dans la mer de romans dont les auteurs se servent de ce thème en en faisant trop, rendant cela indigeste.

C'est un conte, donc il y a certains codes du conte. Par exemple, les bûcherons sont toujours désignés par «pauvre bûcheron» et «pauvre bûcheronne», il n'y a pas de cadre spatio-temporel (sauf lorsqu'il est question de Drancy). De plus, on trouve l'idée d'une femme qui ne peut pas avoir d'enfants, et qui devra sacrifier certaines choses (dans ce conte, consciemment ou non). Les personnages connaissent des péripéties, et beaucoup sont malheureuses. Deux protagonistes semblent antipathiques, au début, puis on comprend très vite qu'il faut creuser un peu, qu'eux-mêmes finissent par tomber le masque, et que l'un d'eux doit s'affranchir de ses préjugés.

J'aime beaucoup la conclusion de l'auteur. Si seulement l'homme (en général) pouvait l'appliquer...

J'ai conscience de ne pas dire grand-chose, mais je pense que je dévoilerais des éléments qu'il vaut mieux découvrir en lisant ce livre si j'en disais davantage.

Service presse de la plateforme d'écoute Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Pierre Arditi pour les éditions Lizzie.

J'avais déjà pu apprécier la lecture de Pierre Arditi, et j'étais contente de le retrouver ici: cela a été une des raisons qui m'ont décidée à tenter ce livre. Il va sans dire (en tout cas, c'est mon avis ;-) ) que son jeu est approprié. Il prend un ton de conteur, mais ne surjoue jamais. Il rend donc toujours très bien les sentiments et les émotions des personnages. J'aurais été très étonnée qu'il en soit autrement.
Quelque chose m'a surprise. Le seul autre livre que j'ai lu enregistré par lui est «Au nom du fils», d'Hervé Bazin. C'était dans les années 90. Apparemment, ce livre est épuisé, en tout cas, il n'est pas sur Audible.fr. Ce qui m'a surprise est que sa voix a beaucoup changé. Je sais bien que les voix changent avec le temps, mais je crois que depuis que j'ai constaté que ce n'était pas le cas de celle de Jakie Berger, et presque pas le cas de celle d'Éric Herson-Macarel, j'espère que toutes les voix que j'apprécie resteront comme je les connais.

J'ai beaucoup apprécié qu'à part le jingle de l'éditeur en début et en fin d'ouvrage, il n'y ait pas de musique.

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