La passeuse de mots, livre 1

L'ouvrage:
Arya Rosenwald vit heureuse à Hélianthe, la capitale du royaume d'Hélios. La jeune fille est passionnée de lecture. D'autre part, elle est l'apprentie de sa mère, pâtissière renommée. Grâce à un traité établi selon le souhait du roi, le royaume est en paix. Cependant, ce traité n'est pas au goût de tous, car il stipule, entre autres, que la magie ne peut être utilisée. Le roi et la majorité de ses sujets pensent que ceux qui désapprouvent réellement cette règle sont trop peu nombreux pour avoir un quelconque poids. Mais tout n'est pas si simple. Alors que la rébellion fait rage, Arya perd tous ses repères. Elle cherche à retrouver sa famille, quand Cassandre lui apparaît, et lui explique qu'elle est une passeuse de mots...

Critique:
Ce tome 1 m'a beaucoup plu, et j'ai hâte de lire la suite.

J'avais des raisons particulières de m'attacher à Arya, elle me ressemble sur deux points précis: son amour fou de la lecture et sa gourmandise. À part cela, j'ai apprécié sa grande curiosité (qui la dessert parfois) sa spontanéité, sa gentillesse, etc. Elle n'est pas parfaite, sinon, elle serait exaspérante. Ses défauts sont, eux aussi, de ceux que certains lecteurs retrouveront chez eux.

Dans ce tome 1, Arya doit voyager afin de trouver les mots qui seront siens. Elle ne chemine pas seule. J'ai apprécié ses compagnons et leurs particularités, mais comme je suis du genre pénible, je pense que celui que j'ai le moins apprécié est le préféré des auteurs, celui dont ils aimeraient qu'il fasse l'unanimité: Killian. Certes, il a de la repartie, son amour du vol et de l'argent est comique, il dissimule une immense douleur, et il semble tenir à Arya. Cependant, il m'agace à se croire supérieur à tous. On me dira que cela fait partie de sa couverture, mais je n'en suis pas convaincue. Bien sûr, je n'aurais pas voulu qu'il soit parfait, et je l'apprécie quand même, mais je lui préfère Saren et Alric.
Au sujet d'Alric, une question brûlante me taraude ( ;-) ): les auteurs l'ont-ils prénommé comme l'un d'eux parce que c'est le chouchou de son homonyme? Mise à part cette question, ce personnage m'est très sympathique. Son vécu aurait pu le rendre détestable, mais il n'en est rien. Il a su garder des valeurs, et se préserver assez pour pouvoir rendre l'amitié et la confiance qu'on lui donne.
Quant à Saren, il me fait rire et m'attendrit. Je comprends son instinct protecteur. De plus, lui aussi semble avoir souffert. J'imagine qu'on en apprendra davantage sur Killian et lui dans les volumes suivants.

Ce roman ressemble un peu à un conte. Notre héroïne sort de sa condition pour embrasser un destin dont elle n'imaginait même pas l'existence, ses compagnons et elle affrontent des épreuves... De plus, la magie est présente sous diverses formes.

L'univers dépeint est riche. Au cours de leur périple, nos héros croisent des Dhurgals (sortes de vampires), et les auteurs décrivent leurs moeurs. Ensuite, nous rencontrons des pirates. Là, les écrivains ne pouvaient pas leur inventer des coutumes, mais leur histoire est captivante. Le livre dure plus de vingt-trois heures, et il n'y a aucun temps mort. Entre péripéties et humour, le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer.
La toute fin (les dernières phrases) est énigmatique. Pourquoi le personnage dit-il cela, alors que la quête n'est pas terminée? Cela a-t-il un rapport avec l'endroit où se trouve le prochain mot? Si oui, il aurait dit «nous», et non «je»... Raison de plus pour souhaiter rapidement lire la suite.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail.

Adeline Chetail fait partie des comédiens qui, à mes oreilles, ne failliront jamais. En écrivant cela, je lui mets la pression (si elle me lit un jour) mais de toute façon, pour «La passeuse de mots», elle n'a pas déçu mes attentes. Elle joue parfaitement la colère, l'émotion, le désarroi, la gouaille... Elle modifie sa voix pour les rôles masculins, mais sans excès. Moi qui me désole qu'elle ait enregistré davantage de livres qui ne m'ont pas tentée que le contraire, j'espère qu'elle prépare l'enregistrement du tome 2 de cette série! Non, ceci n'est pas un autre coup de pression. ;-)

À partir du moment où Arya s'est approprié un mot, lorsqu'elle l'utilise ou y panse, j'imagine qu'il doit être écrit en italique ou, de toute façon, d'une manière différente du reste du texte. Je pense cela, car l'éditeur audio a choisi de montrer une différence avec le reste par un minuscule effet d'écho. Je trouve cela judicieux. Malheureusement, cela force la comédienne à faire une micro pause avant et après le mot, mais là encore, elle s'en tire très bien.

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