La nuit des nounours

Note: Je n'ai pas trouvé comment s'écrivaient les noms propres, donc excusez-moi s'ils sont mal orthographiés.

L'ouvrage:
Lainy Commins attaque la société de jouets pour laquelle elle travaillait jadis pour plagiat. Elle a inventé Joyeux, l'ours en peluche qui louche, et dont les lunettes correctrices font qu'il ne louche plus. Son ancien patron, Ed Toland, a volé son idée en fabriquant Joyau, l'ours qui louche, et dont les lunettes correctrices font qu'il ne louche plus. Lainy se fait représenter par Mathiew Hope. L'issue de l'affaire est encore incertaine lorsque tout se complique: le fabriquant de jouets est assassiné. Tout accuse Lainy.

Critique:
Voici une autre aventure mettant en scène l'avocat Mathiew Hope. Je crois qu'elle se passe après celle que j'ai déjà chroniquée. Du coup, le premier reproche que je vais faire est justement en regard du compliment que j'avais fait à la précédente. J'étais contente que Mathiew ne sorte pas avec Patricia, et commence une histoire avec une autre jeune femme. Eh bien, c'était juste pour retarder son histoire avec Patricia. Quel dommage! J'aurais préféré le retrouver avec la personne avec qui il sort dans «Trois souris aveugles». Cette déception a fait que j'ai eu plus de mal à entrer dans le livre.
L'histoire entre Mathiew et Patricia m'a semblé banale. Je n'ai pas du tout pu entrer dans leur intrigue, et compatir au problème qu'ils traversaient.

La situation ressemble beaucoup à celle de «Trois souris aveugles». L'accusée a été vue à telle heure à tel endroit, elle avait un mobile (voire deux)... Le personnage se révélant être le coupable est le même (si l'on peut dire) que dans «Trois souris aveugles». L'auteur va jusqu'à introduire le même décalage d'une heure dans les deux romans! Certes, le mobile du coupable n'est pas le même, mais c'est presque la seule chose qui diffère.
Les longueurs sont légion dans ce roman dont le seul véritable intérêt, pour moi, a été la possibilité d'écouter un ouvrage lu par Bernard Delannoy, dont j'apprécie la voix et la lecture.
Autre avantage, tout de même: on comprend comment deux idées aboutissant au même résultat, et que le commun des mortel qualifierait de semblables, finissent par être déclarées différentes par un juge, avec explications et justifications à l'appui. Cette démonstration est intéressante, même si je reste opposée à la conclusion du juge, car si les procédés sont différents, le résultat est le même. Cela doit être avec ce genre de conclusion idiote que Régine Deforges a gagné son procès, alors que le début de "La bicyclette bleue" est manifestement un plagiat d'"Autant en emporte le vent". Peut-être que pour un juge, changer le nom et l'époque suffit.

Si «Trois souris aveugles» pouvait paraître un peu trop ordinaire au roman des rayons policiers, il y avait, me semble-t-il, plus de substance. L'auteur introduisait des thèmes intéressants, qui donnaient à réfléchir. Ici, la platitude vient d'abord de ce que l'auteur s'est auto-plagié, et ensuite du fait que le lecteur n'est pas vraiment convaincu. Bien sûr, le thème du plagiat et l'intrigue parallèle que vivent Toots et Warren sont intéressants, mais cela ne fait pas de ce roman un livre que je recommande.

Éditeur: Ramsay.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bernard Delannoy pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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