L'ouvrage:
Un soir que Kiva Meridan (sept ans), son frère, et leur père rentraient d'une séance de ramassage de fruits, ils sont tombés sur des soldats venus arrêter le père pour l'emmener à la prison de Zalindov. Sa mère, son grand frère, et sa grande soeur s'étant enfuis, Kiva, ne voulant laisser son père, a été également emprisonnée. Elle n'avait que sept ans.
Voilà dix ans qu'elle est à Zalindov. Grâce au savoir transmis par son père, elle est la guérisseuse de la prison. C'est alors qu'on apprend que Tilda, la reine des rebelles, a été arrêtée. Elle doit être emprisonnée à Zalindov afin d'y attendre son procès qui consistera en quatre épreuves, une épreuve par élément. Étant malade, elle est conduite à l'infirmerie. Kiva s'occupe d'elle. Peu après l'arrivée de Tilda, Kresta, la meneuse des rebelles de Zalindov, menace Kiva: si Tilda meurt, Kresta tuera Tip, le petit protégé de Kiva. Celle-ci n'a d'autres choix que de passer les épreuves à la place de Tilda.

Critique:
J'ai souhaité lire ce roman parce que j'ai reçu une publicité de Babelio le promouvant. Il m'a plu.

Le lecteur est tout de suite plongé dans l'univers de Kiva, de Zalindov, etc. La psychologie de la jeune fille est aisée à comprendre. Depuis très jeune, elle a dû apprendre à ne compter que sur elle-même, De ce fait, elle a très vite compris qu'elle ne devait s'attacher à personne, afin de ne pas souffrir, de ne pas être trahie, etc. Qui ne réagirait pas ainsi, à sa place? Lorsque certaines choses commencent à bouleverser son monde, elle est perdue, et il est logique qu'elle ait du mal à résister.

L'histoire se déroule sans temps morts. Les épreuves que doit affronter Kiva ne sont pas la seule source de suspense. Je me demandais surtout pourquoi la famille de la jeune fille ne venait pas la chercher. Bien sûr, on se demande également comment la situation inextricable de Kiva sera résolue. Les rebondissements sont à propos, sauf, à mon avis, le tout dernier. En effet, pour moi, il n'est pas cohérent que l'autrice ait caché cela au lecteur jusqu'à la fin. Comme nous voyons à travers les yeux de Kiva, il n'est pas logique que toutes ses pensées ne soient pas partagées. Donc le renseignement donné à la toute fin aurait dû être donné bien avant. Certes, c'est fait exprès pour terminer sur un rebondissment, mais pour moi, ce n'est pas adroit.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jeanette Illidge pour les éditions Houghton Mifflin Harcourt.

Je ne connaissais pas du tout cette comédienne. Son jeu m'a plu. J'ai quand même été agacée par la voix qu'elle prend pour les personnages masculins.