La forêt des ombres

L'ouvrage:
David Miller, la trentaine, est thanatopracteur. Il a également écrit un thriller. C'est alors qu'Arthur Doffre, vieil homme fortuné, lui propose un travail très bien rémunéré, mais également très particulier. David doit écrire un roman évoquant le bourreau cent-vingt-cinq, tueur en série qui s'est suicidé vingt-sept ans auparavant.

Critique:
J'imagine que les amateurs de Franck Thilliez ont beaucoup aimé ce roman, et que ceux qui sont friands de ses thrillers en audio l'apprécieront également. Je n'irai pas jusqu'à dire que cela n'a pas été mon cas, mais je suis déçue d'avoir deviné la plupart des révélations. Il n'y en a qu'une que je n'ai pas trouvée, et après avoir fini le roman, je me dis que c'était sûrement la plus évidente. ;-)
Ayant rapidement élucidé 99% des mystères, je pestais après David qui ne voyait rien. De plus, il me paraissait flagrant que la proposition d'Arthur, si bien rémunérée soit-elle (la grosse somme d'argent pouvait d'ailleurs être un indice) était un cadeau empoisonné. Je pestais donc encore après David qui l'avait acceptée. Bien sûr, son choix s'explique, mais justement, l'explication fait partie de celles que je n'aime pas du tout. Je la reproche également à Serge Brussolo (auteur que j'affectionne particulièrement) lorsque je la trouve sous sa plume.

À côté de cela, l'ambiance est effrayante à souhait: un chalet perdu au coeur d'une forêt enneigée, endroit dont on ne peut s'échapper, surtout avec un véhicule dont une mystérieuse personne a crevé les pneus... La tension monte, les personnages (ne pouvant plus rationaliser) s'exaspèrent, il y a de quoi ébranler l'esprit le plus sain du monde. Cet aspect du roman m'a plu, car je l'ai trouvé très bien exploité.

Je n'ai pas réussi à apprécier les personnages, sauf peut-être Adeline, et bien entendu, Clara. Objectivement, David et Cathy sont appréciables, mais je n'arrivais pas à accepter leurs défauts et leurs actes répréhensibles. En outre, parfois, leur comportement lors de ce qui est raconté dans le roman m'agaçait.

J'avais peur que l'épilogue se termine d'une manière que je n'aime pas, et que certains auteurs affectionnent. Heureusement (pour moi, en tout cas), Franck Thilliez n'a pas choisi cela.
J'aurais aimé que l'épilogue expliquât comment l'un des personnages s'en était sorti.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Christophe Lebert.

Une fois de plus, j'ai apprécié l'interprétation de Jean-Christophe Lebert. Il rend très bien l'ambiance effrayante du roman. Il ne modifie pas sa voix à outrance, mais fait ce qu'il faut, lors de certains dialogues, pour rendre la terreur que l'auteur a souhaité inspirer. À un moment, l'un des personnages pleure, et le comédien joue son désespoir sans trop en faire. Je le souligne parce que c'est souvent dans les larmes des personnages que les mauvais comédiens surjouent.

Pour information, la structure du livre n'est pas totalement respectée: trois chapitres sont coupés en deux pistes.

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