La chute de la maison Whyte

L'ouvrage:
Zack Damon est avocat dans le domaine de l'art. Il compte demander à sa compagne, Victoria, de l'épouser. C'est alors qu'il apprend qu'Edith Whyte (la soeur de son ami, Skip) sort un livre dans lequel elle accuse son père de plusieurs crimes. Zack est étonné, car étant ami avec Skip, il a souvent fréquenté la richissime famille Whyte dans son adolescence, et le père, William, lui a toujours semblé quelqu'un de bien. Les choses se compliquent lorsque William est assassiné, que Skip est accusé du meurtre, et qu'il révoque son avocat à 500 dollars l'heure pour demander à Zack de le défendre. Celui-ci est estomaqué par cette requête, car il ne fait pas de droit pénal...

Critique:
Ce roman m'a plu. Il est assez classique: il y a un meurtre, on cherche le coupable parmi une liste de suspects, on se rend rapidement compte que la victime avait des choses à se reprocher, que certains la détestaient... Pourtant, l'ennui n'a pas du tout été au rendez-vous pour moi. D'abord, je me suis rapidement attachée à Zack. Pendant tout le roman, je trouvais bancale sa relation amoureuse, mais cela ne me disposait pas mal à son égard. Il enquêtait normalement, suivait les pistes, était objectif...

La famille Whyte fait que le lecteur se penche sur cette question qui fait toujours débat: l'argent fait-il le bonheur? Certes, quand on en a de manière démesurée, comme les Whyte, on peut s'y perdre, et cet argent peut être l'instrument de la perte. Cependant, tout le monde ne répond pas comme ceux qui se targuent d'être bien-pensants: tout le monde ne répond pas que l'argent ne fait absolument pas le bonheur. Il ne faut pas s'appeler Einstein pour se rendre compte qu'il n'y a pas de réponse tranchée à cette question. Tout est dans la nuance, qui qu'on soit. Bien sûr, Skip pleurant parce qu'il n'avait que 10000 dollars par mois est une scène un peu dure à passer pour une personne lambda comme Zack (et moi), et justement, elle montre que ceux qui ont beaucoup d'argent ne prennent pas toujours la mesure de ce qu'ils ont.

L'autrice ne s'est pas amusée à faire accuser tout le monde à tour de rôle. Elle a bien plus finement amené les choses. De plus, elle s'est arrangée pour qu'une découverte ne soit pas totalement fausse (je ne peux pas dire les choses autrement, sinon, je dévoilerais des éléments clés). Tout est cohérent, tout se tient. En outre, il y a du suspense. Il n'est pas haletant, mais il est présent.
J'ai trouvé la solution de l'énigme vraisemblable. Et puis, elle m'arrangeait, car je n'appréciais pas le personnage réellement coupable. Je confesse qu'il y avait un autre personnage que je n'appréciais pas trop (mais davantage que le coupable) et que donc, j'ai voulu lui faire endosser le crime. Or, il était absolument impossible que ce personnage soit coupable. Bien sûr, il aurait pu exister une raison secrète pour laquelle ce protagoniste aurait pu être le meurtrier, mais cela aurait rendu le roman totalement invraisemblable. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sébastien Desjours (lisant les parties narrées par Zack) et Caroline Klaus (interprétant les extraits du livre d'Edith) pour les éditions Lizzie.

Je connais surtout Sébastien Desjours en tant que comédien de doublage, j'ai lu très peu de livres qu'il a enregistrés. Ici, il s'est révélé égal à lui-même: jouant sans affectation, modifiant quelque peu sa voix, mais pas à outrance, pour certains personnages... Le seul petit reproche de pinailleuse que je lui adresserai est qu'il ait prononcé certains noms propres étrangers (les noms des rues, par exemple) en tentant de prendre un accent anglophone.

Je ne connais pas beaucoup Caroline Klaus non plus. J'ai apprécié les rares prestations d'elle que j'ai entendues, et cela a été également le cas pour son interprétation des extraits du livre d'Edith. J'espère que ces deux comédiens enregistreront davantage de livres qui me tenteront.

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