L'oiseau des tempêtes

L'ouvrage:
Le baron Artus de Bregannog et ses gens sont naufrageurs. Depuis qu'il a reçu une flèche empoisonnée, Artus a des crises de folie, et bien qu'il s'en défende, son esprit est en proie à la superstition. Ainsi se laisse-t-il convaincre par Chavral, son garde-chasse, que Marion (quinze ans, belle-fille du vétérinaire, Alexandre) est dangereuse et néfaste. Dès lors, la jeune fille est en danger.

Critique:
L'auteur n'est pas aussi inventif que dans des romans comme «Anges de fer, paradis d'acier», mais j'ai trouvé «L'oiseau des tempêtes» plus creusé et plus abouti que «Tambours de guerre». Ici, Serge Brussolo renoue avec les romans historiques. Il s'écarte du policier pour nous plonger dans un roman d'aventure. Les choses se mettent vite en place, et Marion est précipitée dans des dangers plus périlleux les uns que les autres. À peine se tire-t-elle d'un mauvais pas qu'un autre court à sa rencontre. À un moment, j'ai pensé que l'auteur créerait des invraisemblances pour la sortir de situations délicates. Heureusement, ses solutions sont toujours crédibles. L'intrigue ne souffre donc pas de temps morts.

Marion est une héroïne brussolienne. Elle est foncièrement gentille, et lucide quant à sa situation. Parfois, j'ai eu envie de la secouer, comme c'est souvent le cas avec les héros brussoliens. Cependant, elle n'a pas toujours la possibilité de faire quelque chose pour améliorer sa situation. Elle est un peu naïve quant à certains événements, mais cela se comprend. Comme elle le souligne elle-même, elle ne connaît pas grand-chose de la vie. Elle n'est pas préparée à être précipitée dans ce tourbillon de péripéties.

À la fin, Brussolo laisse la porte ouverte à une suite. Il peut s'arrêter là, mais il a la possibilité de poursuivre les aventures de Marion.

Service presse des éditions Fleuve éditions. La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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