L'assassin royal, tome 5: La voie magique

L'ouvrage:
Après s'être débarrassé des gardes qui l'avaient capturé dans le but de le livrer à Royal, Fitz continue son périple afin de rejoindre Vérité. Il rencontrera d'autres embûches.

Critique:
Si j'ai aimé ce livre (qui est en réalité le deuxième tiers du tome 3), j'ai trouvé que l'auteur commençait à s'essouffler: Royal veut la peau de Fitz, Fitz est attrapé, il s'en sort, il repart, Vérité lui renouvelle sa demande de le rejoindre... Robin Hobb précipite toujours ses personnages dans un enchaînement d'aventures pleines d'émotions, mais ici, cela m'a semblé un peu répétitif. De plus, Fitz a connu énormément de souffrances, il en subit d'autres, et il s'en sort toujours. Cela m'agace un peu. L'auteur aurait peut-être pu lui faire éprouver des douleurs moins violentes... On pourrait m'objecter que Fitz est une sorte de héros épique. Il est vrai qu'on retrouve certains codes de l'épopée: le héros, semblant invincible, est séparé de sa dame par des combats pour son roi et de la magie.

Je n'ai pas aimé l'idée que le fait que le royaume soit bien gouverné passe au-dessus de tout. C'est une idée impitoyable. Pourtant, elle est compréhensible. La personne qui gouverne se doit à son royaume, elle doit oeuvrer pour le bien commun. Seulement, s'il est logique que Kettricken s'y conforme, il est plus difficile d'accepter que Fitz soit obligé de faire preuve du même zèle. En effet, Kettricken est née pour cela, alors que cette charge a été imposée à Fitz. Certes, Kettricken n'est pas implacable et froide, elle comprend le jeune homme, puisqu'elle aspire à la même chose. En outre, quelqu'un d'objectif dira que le bien commun doit prévaloir... Donc même si l'idée m'a déplu, elle est abordée avec sensibilité et à propos par la romancière.

Comme dans les autres tomes, on rencontre des ménestrels. Depuis le tome 4 en français (en réalité, le début du tome 3), je réalise l'importance de ceux-ci. L'une d'eux (Astérie) est sur le devant de la scène. À l'instar de Fitz, je ne l'aime pas trop, mais sa présence et le fait qu'elle explique l'importance des chansons mettent en lumière quelque chose que je n'avais pas su discerner avant.

J'ai déjà dit qu'à mon avis, les textes et les événements écrits par Robin Hobb étaient très travaillés. J'en ai trouvé une illustration dans cette partie de l'histoire. Il y est fait allusion à une comptine («Six sages s'en sont venus à Jhaampe»). Or, dans un tome précédent (alors que Fitz et le fou sont encore à la cour du roi Subtil), le fou demande à Fitz de la chanter. Je pense que ce n'est pas anodin. Il doit y avoir beaucoup d'autres choses qui se répondent d'un tome aux autres. C'est un des éléments qui font la richesse de ces romans, les rendant vraisemblables.

Dans cette partie, une femme, découverte dans la partie précédente, prend de l'importance. Elle est mystérieuse, et semble en savoir beaucoup sur Fitz, sur le royaume, la magie... J'espère que quand l'auteur lèvera le voile sur elle, cela sera à la hauteur de l'attente...

Astérie émet une théorie concernant le fou. Fitz la trouve saugrenue (Ou bien le fint-il?). Elle est un peu déroutante, mais je ne serais pas étonnée qu'elle soit vraie, ce qui me donnerait envie de tout relire pour relever les indices. ;-)

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sylvain Agaësse.

Dans cette partie, on retrouve le fou. Le comédien a fait en sorte de jongler entre la voix gouailleuse qu'il lui faisait et une voix plus neutre, comme l'exigeaient les circonstances.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être respectée. Elle est à peu près comme celle du tome 4.

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