Julie

L'ouvrage:
1934. Julie Wallace a dix-huit ans. Son père, Kenneth, ancien pasteur en Alabama, vient d'acheter le Sentinel, journal au bord de la faillite de la petite ville d'Alderton, en Pennsylvanie. La famille doit donc prendre un nouveau départ. Ayant mis toutes ses économies dans l'acquisition du Sentinel, Kenneth compte sur les siens pour l'aider au mieux. Par exemple, Julie sera relectrice.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Avant de l'acheter, j'ai lu les avis postés sur Audible. Une personne disait que Julie était un peu casse-pieds, que son père était bien plus intéressant. Il est vrai que Kenneth est attachant, mais cette pauvre Julie n'est pas si pénible. C'est une adolescente, elle veut aider sa famille, mais a aussi des aspirations et des idéaux. Je dois dire que je partage son avis sur certains points, même si je sais que changer les choses n'est pas aisé.
D'autre part, l'héroïne connaît ses premiers émois amoureux. Quel que soit notre âge, nous ne sommes jamais à l'abri d'être mièvres lorsque nous sommes amoureux. Julie l'est un peu, mais pas tant que cela.

La famille va vivre des événements difficiles. Certains les souderont, feront mûrir notre héroïne, et laisseront des traces indélébiles. Près d'eux, se tient toujours Dean Flemming, qui les aide matériellement et moralement. Il dit parfois des vérités qui ne plaisent pas à Julie, mais dont elle doit reconnaître l'à propos.

Ce roman contient également des scènes cocasses. Par exemple, celle où la narratrice découvre la nouvelle rubrique du journal consacrée à la poésie, rubrique initiée par Emily. Et comment ne pas s'esclaffer à la lecture du passage de la publicité contenant une coquille?...

Je ne sais pas trop quoi penser d'Emily. Elle prend son travail au sérieux, et comprend très vite que Kenneth est quelqu'un de bien. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi elle n'aimait pas Julie. Voyait-elle en la jeune fille une promesse de ce qu'elle, Emily, ne pouvait être au niveau journalistique?

Je n'ai pas apprécié Spencer, mais je crois que la faute m'en revient. Spencer veut aider les gens. Seulement, j'avais l'impression qu'il ne le faisait que pour qu'ils aillent à l'église. En fait, j'ai tendance à penser cela de toute personne religieuse qui va aider quelqu'un. Pour moi, ce n'est pas désintéressé, c'est pour avoir davantage de fidèles. Pour moi, Spencer agissait exactement ainsi. Je préfère la façon de faire de Big John.

Parfois, le comique se mêle au grave. Par exemple, lorsque Julie va, après l'inondation, apporter des sandwiches et du café à ceux qui travaillent dans les locaux du sentinel, qu'elle s'arrête dans le magasin du père de Graham, et vide ses bottes remplies d'eau.

À un moment, les choses vont très mal pour les Wallace, et chacun décide de faire front. Je les ai admirés pour cela, tout en me demandant ce que j'aurais fait à leur place...

D'après l'un des avis postés sur Audible, ce roman serait en grande partie autobiographique.

Un livre décrivant parfaitement un tournant dans la vie d'une famille.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Oasis Audio.

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