Je sais pas

L'ouvrage:
Ce vendredi, des professeurs des écoles emmènent une classe en sortie dans les bois. Pendant cette sortie, Emma Verdier, cinq ans, se perd. On finit par la retrouver, mais voilà que c'est Mylène, l'une des institutrices, qui manque à l'appel. La police se rend sur les lieux, un hélicoptère survole la zone: la jeune femme reste introuvable.

Critique:
Après avoir lu des chroniques concernant ce roman, j'avais peur qu'il me déplaise, d'autant plus que j'ai trouvé à redire à la plupart des romans de Barbara Abel que j'ai lus. Ayant été très agréablement surprise par «Je t'aime», et sachant que «Je sais pas» avait été enregistré, pour la Ligue Braille, par une lectrice que j'apprécie, j'ai décidé de le tenter. Il ne m'a pas autant plu que «Je t'aime», mais pas autant déplu que d'autres de cette autrice.

Je n'ai pas trop apprécié que dans l'équation, on trouve une histoire d'adultère. J'ai l'impression qu'il y en a un peu trop dans les romans. En outre, aucun personnage ne m'a paru sympathique. Mylène, dans le passé, ne faisait que pleurer sur son sort, se montrer extrêmement désagréable avec son père... Certes, elle avait matière à être ainsi, mais il m'a semblé qu'elle en faisait trop. Quant à son père, pour moi, il y a une incohérence. Je ne comprends pas pourquoi il agit d'une certaine manière à un moment donné. Il y a bien une bribe d'explication, mais je ne la trouve pas justifiée. En outre, cela ne cadre pas avec son attitude générale concernant ce sujet.

Quant à Camille et Patrick (les parents d'Emma), je ne les ai pas appréciés, même si à certains moments, Camille trouvait un peu grâce à mes yeux. Patrick passe beaucoup de temps à vilipender ceux qui, selon lui, ont perdu sa fille alors qu'ils en avaient la charge.
Camille n'agit pas toujours bien, mais je reconnais que c'est la seule qui se remet vraiment en question. Bien sûr, elle assortit cela de justifications irrecevables, mais elle accepte quand même de voir ses failles.
Emma n'a que cinq ans, et elle est déjà détestable. Certes, dans le week-end qui nous est conté, elle a des circonstances atténuantes, et elle finit par se révéler plus perdue que méchante, mais d'une manière générale, elle n'est pas sympathique.

J'ai apprécié un élément que nous apprend la fin. Je n'aurais pas cru qu'il se produirait. L'un des personnages a donc été assez fort pour faire une chose qui, même si elle a de néfastes conséquences, est positive. C'est mis en regard avec un autre aspect de l'intrigue. Cela ne veut pas dire que tout s'est passé de la même façon, mais qu'il est possible que certains comportements se répètent.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Pascale Wykens pour la Ligue Braille.
La lectrice a un jeu un peu neutre, mais elle n'est pas trop sobre. Je la retrouverai avec plaisir.

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