Note: Je n'ai pas trouvé le titre français de ce roman.

L'ouvrage:
Voilà dix semaines que Jack fréquente Mia. Ils sont amoureux. Jack est heureux... jusqu'à ce qu'il découvre que Mia est mariée. Il met fin à leur liaison.
Peu après, Mia est enlevée. Son ravisseur demande à son mari, Ernesto Salazar, une rançon assez étrange: il doit payer ce que vaut Mia à ses yeux. Ernesto, encore furieux que Jack ait eu une aventure avec sa femme, le mêle à l'affaire.

Critique:
Ce tome des aventures de Jack Swyteck ne m'a pas vraiment convaincue. Il est sauvé par le fabuleux Théo Knight toujours aussi loufoque. Au début, il nous fait un petit numéro de chanteur; quand Jack lui présente Mia, il trouve des répliques amusantes (sauf pour Jack); on se doute de ce qu'il fait quant à l'argent; et on l'apprécie également dans la scène où il demande à Jack de fermer les yeux, et de les rouvrir tout de suite... Il y a encore d'autres occasions où le lecteur se délecte des facéties et répliques de ce personnage. Heureusement qu'il est là!

Déjà, on ne comprend pas trop pourquoi Jack a une nouvelle chérie. Ah, tiens, qu'est-ce qu'il a fait de Renée? Bien sûr, on se doute que les amours à distance, c'est plus compliqué, mais l'auteur aurait quand même pu se fendre d'une explication comme quoi à force de se voir tous les trois mois, Jack et Renée avaient décidé de cesser leur relation...

L'histoire traîne beaucoup. Certains côtés sont intéressants, car l'auteur a su créer des rebondissements, mais les longueurs annulent l'effet surprenant des rebondissements.

L'histoire d'Andie intéresse le lecteur, car la découverte de sa vie privée nous la rend plus accessible, moins froide. Cependant, c'est bien mince, comme côté positif...

Enfin, un schéma commence à se dessiner: le pauvre Jack qui, à cause des circonstances, ne peut pas se fixer, ne peut avoir une relation stable. Ce genre de schéma inéluctable m'agace ici, et également chez Michael Connelly. Il y a quelque chose d'immuable, et du coup, on n'est plus surpris. Bien sûr, chez Connelly, ça tient beaucoup à la personnalité de Bosch. Mais ici, on dirait que ce pauvre Jack est le plus malchanceux des hommes.

Si les tomes 2, 3, et 4 sont réussis, le 5 me semble fade. Voyons le 6... ;-)

Note: Je ne ferai pas la critique du tome 6 («La prière des défunts»), car il n'y a pas grand-chose à en dire: le livre traîne beaucoup, même si certains pans de l'histoire sont intéressants, évoquant une histoire dans l'histoire du monde.
Mes critiques de la série s'arrêteront sûrement là, car je n'ai pas le tome 7, et de toute façon, je trouve que ça s'essouffle un peu.

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