Invisible city

L'ouvrage:
Rebekah Roberts, vingt-deux ans, est venue de Floride tenter sa chance à New York en tant que journaliste. Elle essaie d'oublier que sa mère l'a abandonnée alors qu'elle était bébé.
Ce jour-là, on l'envoie couvrir la découverte d'un cadavre, celui de Rifka Mendelson, une femme issue de la même communauté juive que sa mère.

Critique:
J'ai tenté ce livre parce que j'aime beaucoup la lectrice, mais je pensais que ce serait une histoire insipide. Je suis contente de m'être trompée. Si on veut savoir qui a tué, ce n'est pas le plus important. Pour moi, Rebekah compte davantage. Sa psychologie est très bien explorée. Elle ne mène pas une vie facile: malgré une thérapie, elle est loin d'avoir fait la paix avec l'idée que sa mère l'a abandonnée. De plus, elle est reporter, et n'a pas autant de confort que les journalistes «installés». Avec cette affaire, elle sent qu'elle a la chance d'écrire une série d'articles qui pourraient la faire remarquer, mais aussi qu'elle pourrait en apprendre davantage sur la communauté dans laquelle vit peut-être sa mère. Rebekah est attachante. Elle veut jouer dans la cour des grands, mais n'est pas encore armée pour cela. Par exemple, elle oublie régulièrement de noter les paroles exactes et les noms des personnes dont elle tente de recueillir les témoignages. Elle est assez susceptible quand elle imagine qu'on ne la pense pas à la hauteur, et elle met les pieds dans quelque chose qui risque de la dépasser.

J'étais davantage attachée à Rebekah qu'à son enquête, mais je suivais quand même celle-ci avec intérêt. Je n'ai pas deviné qui avait tué Rika, ce qui veut dire que Julia Dahl a fait en sorte que je ne me pose pas trop de questions. La solution m'a paru simple... après que l'auteur l'a donnée. D'apparence banale, l'enquête réserve d'autres surprises, notamment concernant une personne que rencontre Rebekah. En outre, les événements qui découlent du meurtre font qu'on en apprend davantage sur la communauté Hasidic. Pour ma part, je n'en savais pas grand-chose.

À la fin de l'ouvrage, il y a une interview de Julia Dahl. Je suis toujours friande de ce genre d'entretiens. Celui-ci m'a plu. L'auteur y parle de son héroïne, du monde du journalisme, de la communauté Hasidic...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt pour les éditions McMillan.