Intimidation

L'ouvrage:
Ce soir-là, un inconnu aborde Adam Price, et lui révèle que sa femme, Corinne, lui a menti, deux ans auparavant, lorsqu'elle a prétendu être enceinte, puis avoir perdu le bébé. De plus, il lui indique où trouver les preuves de ce qu'il avance. Lorsque Adam confronte Corinne à son mensonge, elle assure qu'elle peut s'expliquer, mais lui demande un peu de temps.

Critique:
Ce roman m'a plu. À un moment, j'ai cru à une incohérence, mais ce n'en était pas une, c'était moi qui avais surinterprété quelque chose. Ensuite, lorsque les raisons d'agir des uns et des autres sont dévoilées, il y a une chose qui n'est pas une incohérence, mais qu'un lecteur tatillon pourrait contester, car cet élément flirte avec l'incohérence.

J'ai trouvé l'intrigue bien menée, sans temps morts. J'ai apprécié que l'auteur donne certains éléments au lecteur bien avant la fin. Ainsi, on ne piétine pas, et on sait qu'il reste des choses à découvrir. J'ai bien aimé la manière dont le romancier donne un faux indice car il est tout à fait crédible. De plus, Harlan Coben ne traîne pas avant de révéler que c'était un faux indice.
Par contre, il y a un autre faux indice que j'ai trouvé un peu gros, parce qu'il reprend la ficelle éculée consistant à balancer un coupable dans les jambes du lecteur pour, après avoir rendu cela très crédible, dire: «Hé non, c'est pas ça! Tu m'as cru, hein?» Certes, cela ne dure pas, et le faux coupable avait tout de même un peu trempé dans l'affaire, mais cela m'a moins plu qu l'autre faux indice. Je sais que je pinaille, car ce faux indice est mieux amené que ce que font beaucoup d'auteurs utilisant la ficelle.

L'inconnu et ses acolytes déclenchent à la fois répugnance et empathie: ils souhaitent bien agir, mais n'ont pas de limites. En tout cas, leurs acte soulèvent d'intéressantes questions concernant la manipulation, les secrets, les mensonges dits soi-disant pour le bien de l'autre... La question des mensonges est reprise à très petite échelle par Thomas, de qui je partage absolument l'opinion concernant le Père Noël.

Je n'ai pas réussi à apprécier totalement Corinne. Bien sûr, elle est davantage sympathique que les véritables «méchants», mais sa façon d'agir m'a déplu.

Remarque annexe:
En tant que fan des animés des années 80-90, j'ai souri parce que l'un des personnages s'appelle Thomas Price. Je sais que l'auteur ne l'a pas fait exprès, puisque Thomas Price est le nom du personnage dans la version française de l'animé, et c'est justement ce qui est drôle.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Olivier Prémel pour les éditions Audiolib.

L'interprétation du comédien m'a plu. Il est parvenu à modifier sa voix pour certains rôles sans que cela soit affecté. Comme je pinaille, je regrette qu'il ait prononcé Barbra en faisant le «r» anglophone, mais je ne pouvais pas tout avoir. ;-) Heureusement pour moi, on voit peu Barbra, et on parle peu d'elle.

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