lundi, 21 octobre 2019

Disrupted magic, tome 1: Midnight curse, de Melissa F. Olson.

__Si vous n'avez pas lu la série «Scarlett Bernard», ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Molly et Scarlett ne se voient presque plus depuis que la vampire a demandé à sa locataire de déménager. Or, voici que Scarlett reçoit un mot de Molly: celle-ci a besoin d'aide. Elle a tué (en se nourrissant de leur sang jusqu'à l'écoeurement) les douze étudiantes avec qui elle vivait. Seulement, elle y a été forcée. Scarlett doit découvrir comment, et qui a pu obliger Molly à faire cela. Le temps lui est d'autant plus compté que les nuits des procès des créatures du vieux monde approchent. À cette occasion, Molly sera jugée.

Critique:
Cette nouvelle enquête de Scarlett Bernard m'a autant plu que les précédentes. Comme je le signale dans la chronique du tome 3 de la série précédente, il y a effectivement un «croisement» entre Scarlett et Lex, le personnage principal de la série «Boundary». Je comprends qu'il vaille mieux avoir lu «Boundary» pour mieux appréhender Lex et le monde dans lequel elle évolue, mais cette série ne me tente toujours pas. De ce fait, je n'ai pas regretté de ne pas mieux connaître Lex.

J'ai aimé que Scarlett n'hésite pas à risquer sa vie pour son amie, même si celle-ci n'a pas été à la hauteur de cette amitié, dernièrement. Je pense que j'ai mis cette attitude de côté, parce qu'il était évident que Molly était innocente, et que Dash (tout comme dans «Dead spots») se fichait de la justice du moment qu'il avait un coupable désigné.

J'ai également apprécié qu'un personnage semble être antipathique, puis devienne sympathique à partir du moment où on connaît son histoire. J'ai même un peu souri, car j'ai fait le même revirement que scarlett au même moment.

J'aime beaucoup Shadow, et je suis contente que Scarlett lui témoigne le plus d'attention possible, la prenne toujours en compte, etc.

J'ai eu l'impression que Dash était un peu moins rude dans ce tome... Quant à Will, il est moins présent que dans le tome précédent. Kirsten m'est toujours aussi sympathique. On ne la voit pas beaucoup, mais son rôle est important, et elle prend une certaine place dans le coeur du lecteur.

Comme dans les autres tomes, je n'ai pas trouvé de temps morts. Là encore, le prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture. On sait rapidement à quoi il sert, et il aide à mieux comprendre certaines choses.
L'autrice insère des rebondissements que je n'ai pas vus venir: la raison pour laquelle Teddy est enlevé, ce que fait Molly juste avant qu'il soit emmené, ce qu'il devient...

J'ai eu du mal à accepter les sentiments compliqués de Molly envers un personnage. Pourtant, elle s'explique, et ce qu'elle dit n'est pas incohérent. Je n'ai cependant pas compris pourquoi l'attitude présente du personnage ne l'a pas dégoûtée de lui pour toujours. ;-)

Si vous n'avez pas lu la série précédente, ne lisez pas ce paragraphe.
Comme précédemment, il ne m'a pas vraiment plu de retrouver Jesse. Je persiste à penser que scarlett pouvait être secondée d'Eli, qui, en plus, fait partie des créatures du vieux monde. Ainsi, on aurait vu davantage Eli, et on aurait été débarrassé de Jesse. Je n'aime pas trop ce dernier parce que depuis le début, j'ai l'impression que l'autrice fait d'énormes appels du pied pour que le lecteur voie en lui la huitième merveille du monde.
De plus, je dois dire que je n'aime pas du tout ce que Melissa F. Olson fait concernant la vie amoureuse de notre héroïne. Ce n'est pas vraiment crédible, parce que ce qui finit par être «reproché» à Scarlett n'est rien d'autre que ce qu'elle fait depuis cinq ans. Certes, cela devient de plus en plus dangereux, mais celui qui lui reproche cela l'a toujours connue comme ça. Il est compréhensible qu'il veuille préserver leur vie de famille en l'empêchant de trop frayer avec le danger, mais la solution qui finit par être choisie n'est certainement pas la meilleure. Comme cela m'agaçait, j'ai lu des chroniques des tomes 2 et 3 (qui, pour moi, sont le 5 et le 6, car je considère les deux séries comme une seule), et à travers les allusions de certains lecteurs, j'ai déduit que Scarlett finissait par être avec Jesse. Apparemment, beaucoup de lecteurs sont ravis, mais pas moi. Cela me rappelle une personne qui, il y a longtemps, m'avait dit qu'elle avait été très déçue quand, enfant, elle avait lu «Le petit chaperon rouge» (la version des frères Grimm) parce qu'elle ne voulait pas que le loup soit le grand perdant de l'histoire. En général, je suis plutôt du côté de ceux que les auteurs montrent comme les gentils, mais ici, rien à faire, Jesse ne me revient pas. En plus, on ne peut pas dire qu'Eli soit méchant. ;-)
Je sais que peu de gens fréquentant mon blog lisent à la fois en anglais et en français, donc j'imagine que je ne tomberai absolument jamais sur quelqu'un qui partagera mon avis à ce sujet. Snif.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Comme d'habitude, le jeu de la comédienne m'a beaucoup plu. Elle semble ne pas avoir eu de mal à entrer à nouveau dans l'ambiance des aventures de Scarlett. Que ce soit expression des sentiments et des émotions ou voix pour les personnages, Amy McFadden s'en sort toujours aussi bien.

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jeudi, 17 octobre 2019

Le pic du diable, de Deon Meyer.

Le pic du diable

L'ouvrage:
Voilà deux ans que les événements contés dans «L'âme du chasseur» se sont écoulés.
Ce jour-là, Thobela et Pakamile font un long trajet. Ils s'arrêtent dans une station-service pour faire le plein. C'est là que tout bascule.

Critique:
À l'instar des autres romans de Deon Meyer, celui-ci m'a plu. Ce qui s'y déroule corrobore mon affirmation (oui, je me répète) qu'il faut lire les romans de cet auteur dans l'ordre de publication. Par exemple, dans «Le pic du diable», outre Thobela (qu'on a déjà croisé dans les deux romans précédents), on retrouve Benny Griessel, et Mat Joubert, rencontrés dans «Jusqu'au dernier». Cette fois, c'est Benny qui est sur le devant de la scène. Si on se souvient de «Jusqu'au dernier», on sait que Mat Joubert a déjà tenté de l'aider à se débarrasser de son addiction à l'alcool. Dans «Le pic du diable», l'étau se resserre sur Benny, parce que celui-ci n'a pas tenu ses bonnes résolutions. On assiste donc à sa prise de conscience. Cela ne va pas sans heurts. Benny est au pied du mur. Il sait qu'il a tout à perdre s'il s'obstine. J'ai la chance de ne pas connaître ce genre d'addictions, donc je ne sais pas par quoi il passe, mais entre les descriptions faites par l'auteur et mon imagination, ce que j'entrevois me donne surtout envie de ne jamais tomber là-dedans. Bien sûr, pendant ma lecture, je pensais: «Non, Benny!» quand celui-ci rêvait de boire. Je savais que la lutte était rude, mais je ne voulais pas qu'il renonce.

Ce roman aborde finement certains thèmes dérangeants. Nous admettons très facilement, lors de discussions à bâtons rompus, qu'il est inacceptable pour une personne lambda de s'ériger en justicière. Pourtant, lorsqu'on lit ce que montre Deon Meyer, on se pose des questions. Certes, c'est inacceptable, et cela mènerait inévitablement à des bains de sang quotidiens, mais les cas présentés sont si révoltants... Notre justicier se heurtera à une autre réalité que celle qui consiste à se demander s'il est bon de décider de punir les «méchants», et c'est cette vérité qui sera la leçon la plus rude. Quant au lecteur (en tout cas, moi), il ne pourra s'empêcher (surtout s'il a lu les autres romans de Deon Meyer) de prendre le parti du justicier...

Je ne sais pas trop quoi penser de Christine... Elle aussi est à la fois à plaindre et à blâmer. Je ne parviens pas à savoir quel sentiment domine chez moi à son égard. Pourtant, elle n'a rien fait que «mettre à terre» quelqu'un de peu recommandable. Soit, mais certaines choses ont fait que je n'ai pas pu l'apprécier totalement, alors que j'ai plaint et excusé le justicier...

L'intrigue est sans temps morts. Le romancier a bien joué, parce qu'on ne s'ennuie pas, alors qu'il nous dit très vite qui est le justicier. Deon Meyer ménage d'autres surprises.
J'étais sûre qu'à la fin, une chose arriverait. Je ne voulais pas qu'elle se produise, mais je ne voyais pas comment cela pourrait se dérouler autrement. Or, si le lecteur n'est pas absolument fixé sur ce point précis, il semblerait que ce que je pensais inévitable ne se soit pas passé. Peut-être aurai-je une réponse sans que le doute soit permis dans l'un des romans suivants.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Je n'ai pas grand-chose de nouveau à dire concernant ce comédien. J'imagine que beaucoup d'autres prononceraient les mots étrangers de manière très affectée, ce qui serait horrible. Le jeu d'Éric Herson-Macarel est toujours naturel. Il enregistre des livres depuis très longtemps (les années 90), et reste fidèle à une interprétation montrant les émotions des personnages sans les surjouer.

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lundi, 14 octobre 2019

Scarlett Bernard, tome 3: Hunter's trail, de Melissa F. Olson.

Scarlett Bernard, tome 3: Hunter's trail

Si vous n'avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Après ce qui est arrivé au bar de Will par la faute d'Olivia, Scarlett, sur une impulsion, a «guéri» Eli. Celui-ci n'est donc plus un loup-garou. À la suite de cela, la jeune femme a eu une sorte de crise, et est restée plusieurs jours dans le coma. À peine est-elle remise que certains membres de la meute des loups-garous la poursuivent, souhaitant être guéris. En outre, Will lui demande de venir nettoyer une scène de crime: le cadavre d'une jeune femme a été déposé devant sa porte.

Critique:
Ce roman m'a autant plu que les autres, à cette différence près que quelque chose m'a vraiment agacée. Pour moi, Jesse prend trop de place. Il est tout le temps là, assiste à certaines réunions des créatures du vieux monde, veut jouer les chevaliers servants en «sauvant» Scarlett de ce travail qui la corrompra, ou pire, auquel elle finira par être indifférente... Vous aurez compris qu'entre les deux amoureux de l'héroïne, ce n'est pas à Jesse que va ma préférence. Au début, il m'était quand même un peu sympathique. Maintenant, il m'agace. Je pense que j'accepterais mieux ce personnage s'il n'était pas amoureux de Scarlett (ou, comme elle le lui dit, de ce qu'il aimerait qu'elle soit), et si elle ne ressentait rien pour lui. J'aurais préféré qu'elle fasse équipe avec Eli qu'on voit très peu dans ce tome, et qui garde quand même ma préférence, étant donné ce qu'il fait pour Scarlett. À la fin de ce tome, les choses vont dans un certain sens concernant les amours de l'héroïne, mais on ne sait ce qui arrivera dans la deuxième série...

J'apprécie toujours aussi peu Dash, je lui préfère Will et Kirsten. Will est parfois un peu rude, mais ce qui arrive dans ce tome le touche de très près, il est normal qu'il soit... nerveux.
Quant à Molly, elle reste sympathique, malgré ce qu'elle demande à sa locataire... Je lui en ai voulu, mais je me suis demandé comment je réagirais à sa place... J'imagine que j'aurais fait la même chose.

Là encore, il n'y a pas de temps morts, et le prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture. Comme dans les tomes précédents, l'autrice décrit certaines atrocités. Mélangeant habilement les créatures surnaturelles et les humains, elle montre des personnages à la psychologie intéressante. J'avais beau en vouloir à certains membres de la meute de poursuivre et menacer l'héroïne, je comprenais leur point de vue. Si quelqu'un avait la possibilité de réaliser mon désir le plus cher, je pense que je lui demanderais de le faire. J'espère que je ne serais pas aussi horrible qu'Anastasia, Lydia, et d'autres... mais je ne peux pas le garantir.

En lisant quelques chroniques sur «Midnight curse» (le tome 4 des aventures de Scarlett, et le tome 1 de la deuxième série), je suis tombée sur celle de quelqu'un qui n'était pas content parce qu'il avait commencé par «Midnight curse» (qui est le tome 1 d'une série), et avait passé tout le temps de sa lecture à se dire que cela ne pouvait pas être un tome 1. En investiguant quant à ces séries (merci à Audible qui précise la date de publication des livres), j'avais tout de suite compris que les deux séries («Scarlett Bernard» et «Disrupted magic») se suivaient. Je m'étais d'ailleurs demandé pourquoi Melissa F. Olson n'avait pas publié les volumes de «Disrupted magic» comme les tomes 4, 5, et 6 de «Scarlett Bernard». Heureusement pour moi que je suis maniaque, et qu'en tombant d'abord sur «Disrupted magic», j'ai regardé ce que la romancière avait écrit d'autre, et ai constaté (en lisant les résumés des tomes 1) que l'héroïne du tome 1 de «Midnight curse» et celle de «Dead spots» (tome 1 de «Scarlett Bernard») avaient le même prénom, et frayaient avec les créatures surnaturelles.
Ensuite, d'autres personnes expliquent qu'il faut lire une autre série après «Scarlett Bernard» et avant «Disrupted magic», parce qu'il y a un cross over. Lire cela ne m'a pas enchantée, car je ne suis pas fan de la lectrice qui lit l'autre série, même si elle ne fait pas partie de ceux que j'évite absolument. Après avoir lu les résumés des quatre tomes de la série, je n'ai pas été tentée. Je lirai donc «Disrupted magic», et si cela raconte des éléments arrivés dans l'autre série («Boundary»), cela ne sera pas grave, puisque je n'ai pas l'intention de la lire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Comme d'habitude, il m'a plu de retrouver cette comédienne, et son excellent jeu. Je suis un peu déçue, car à un moment, des phrases sont en français, et elle ne s'en tire pas très bien, ce qui veut dire qu'elle ne parle pas français. Snif. Bien sûr, cela ne m'empêchera pas de lui parler, si un jour, je trouve le courage de lui écrire, mais il m'aurait plu qu'elle parlât un peu français.

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38 lectures

jeudi, 10 octobre 2019

L'âme du chasseur, de Deon Meyer.

L'âme du chasseur

L'ouvrage:
Après l'épisode mouvementé au cours duquel il a rencontré Zet Van Heerden, Thobela (dit P'tit) Mpayipheli a décidé d'abandonner la vie périlleuse qu'il menait. Deux ans ont passé depuis. Il est homme à tout faire dans un garage, et en ménage avec Myriam. Il aime tendrement Pakamile, six ans, le fils de sa compagne.
Or, voilà que son passé resurgit. La fille d'un de ses vieux camarades vient lui demander de l'aide. Thobela pense avoir une dette envers son ancien ami. Voilà pourquoi il se lance dans une mission extrêmement dangereuse.

Critique:
J'ai pris ce roman avec un peu d'appréhension, car (certains s'en souviennent peut-être) je l'ai déjà lu (en 2007) et il m'a traumatisée. Lors de ma lecture de 2019, je recomposais l'histoire, et à un moment, je me suis souvenue de ce qui m'avait marquée. C'est une chose absolument injuste, qui a au moins l'avantage de pousser un personnage à se remettre totalement en question... Bien sûr, ce qui est choquant, c'est que cette chose, en plus d'être terrible, a de graves conséquences, et qu'elle ne serait pas arrivée si Thobela était resté chez lui. D'ailleurs, au long de ma lecture, je pensais: «Il n'aurait pas dû y aller! Tant pis pour sa vieille amitié!» Au début, je me répondais à moi-même: «Oui, mais dans ce cas, il n'y aurait pas d'histoire.» Lassée par cette réponse, je me suis mise à imaginer une intrigue dans laquelle Thobela aurait dit non, et où la fille de son ancien ami aurait dû agir seule. Il l'aurait aidée de loin. Je ne sais pas encore comment il l'aurait aidée, mais le fait que cela aurait pu se passer ainsi n'a fait que me faire davantage râler parce que Thobela n'est pas resté chez lui.

Dans ce roman, le lecteur côtoie quelque peu van Heerden. (D'où, encore une fois, l'intérêt de lire les romans de Deon Meyer par date de publication.) Il m'a plu de retrouver ce protagoniste, mais je n'ai pas aimé qu'il fricote avec l'un des personnages. D'abord, je n'aime pas trop le personnage en question (je pense que mon aversion tient beaucoup à ce que sa profession lui fait faire), et ensuite, je croyais que van Heerden était déjà avec quelqu'un. Certes, c'est seulement sous-entendu, et après coup, on peut imaginer que justement, ce n'est pas explicite parce qu'ils ne sont pas ensemble.

J'ai été agacée par Janina Mentz. Il m'a semblé qu'elle ne se remettait pas en question. À l'inverse de Vincent, elle n'essaie pas de comprendre qui est Thobela, pourquoi il fait ce qu'il fait, etc. Certes, elle n'est pas aussi horrible que Tiger, mais elle n'en est pas loin dans un autre genre. Je sais qu'on la revoit au moins dans «À la trace». Dommage. Remarque, elle sera peut-être plus sympathique.

J'ai bien aimé la toute fin. Je la prévoyais depuis un petit moment. J'espère que c'est un bon signe.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
J'ai été ravie de retrouver ce comédien dont le grand talent n'est plus à prouver. Comme d'habitude, son intonation est toujours adéquate, et il joue sans jamais être affecté.

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47 lectures

lundi, 7 octobre 2019

Scarlett Bernard, tome 2: Trail of dead, de Melissa F. Olson.

Scarlett Bernard, tome 2: Trail of dead

Si vous n'avez pas lu le tome 1, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Kirsten (qui est à la tête du peuple des sorcières) est inquiète: deux de ses congénères ont été tuées. Pourquoi? Par qui? Kirsten décide de demander l'aide de Jesse, le policier ami de Scarlett.

__Critique:_
Ce volume m'a autant plu que le précédent. Au cours de ma lecture, j'ai souri, parce qu'à la fin du tome 1, je pestais car j'allais devoir côtoyer un personnage déplaisant, et que dans ce tome-ci, tout tourne autour de ce protagoniste. Cela ne m'a finalement pas dérangée parce que les autres veulent justement châtier ce détestable personnage. ;-)

Pour moi, l'intrigue est bien menée, tout est cohérent, il n'y a pas de temps morts. Comme dans le tome 1, il y a un prologue, et comme dans le volume précédent, il ne fait pas partie de ceux que j'exècre. Il se passe avant le reste du roman, et ne fait que donner un indice sur la manière dont l'horrible personnage détesté obtient l'aide dont il a besoin. Cela ne gâche pas du tout la lecture, puisqu'on sait rapidement que l'affreuse personne obtient de l'aide, le fait de savoir de qui elle vient n'est pas une immense révélation.
Je suis surprise, car ce tome a une vraie fin. Appréciant la série, je vais tout de suite lire le tome 3, mais il est étrange que l'autrice n'ait pas terminé son tome 2 sur un moment plein de suspense. Elle l'achève plutôt sur un geste de bonté, d'altruisme. C'est une fin apaisante après certaines atrocités décrites dans le roman.

J'ai aimé retrouver Kirsten que j'avais appréciée dans le tome 1. Will (le loup-garou alfa) et elle sont plus sympathiques que Dash, même si celui-ci semble un peu plus aimable dans ce volume.

Melissa F. Olson parvient à glisser un peu d'humour dans un récit qui contient beaucoup de macabre. Par exemple, ce qui arrive au sweater de Molly.

Le coeur de l'héroïne balance toujours entre deux personnages. Malheureusement, ce tome montre qu'elle va plutôt vers celui que j'aime le moins (il m'est sympathique, mais je préfère l'autre). Ce n'est pas encore sûr, donc j'ai encore un peu d'espoir, d'autant que dans une grande partie de ce tome, quelque chose a empêché l'autre personnage d'être aux côtés de la jeune femme.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Dans ce tome, j'ai eu moins de mal à reconnaître la comédienne. Comme d'habitude, son interprétation m'a plu. Elle joue les sentiments et les émotions des personnages sans jamais exagérer. De plus, elle ne force pas le trait pour les rôles masculins.

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45 lectures

jeudi, 3 octobre 2019

Les soldats de l'aube, de Deon Meyer.

Les soldats de l'aube

L'ouvrage:
Hope Beneke, avocate, a besoin d'un service assez particulier: l'une de ses clientes a sept jours pour retrouver le testament de son défunt compagnon. Elle y est désignée comme héritière. Cependant, l'homme a été assassiné, et le meurtrier a emporté le testament. Hope fait appel à un ancien policier devenu détective privé, Zet van Heerden. Très vite, elle est déroutée par le côté ombrageux de l'homme.

Critique:
J'ai lu ce roman en 2004, et l'ayant beaucoup aimé, l'ai offert à une amie. Puis j'ai lu «L'âme du chasseur» qui m'a traumatisée, et récemment (ayant digéré le traumatisme), je lis les livres de Deon Meyer dans l'ordre de publication. Je pense avoir eu raison de faire fi du classement proposé par Audible, et de me fier à l'ordre de publication. En effet, dans ce roman, nous croisons Mat Joubert (le personnage principal de «Jusqu'au dernier»), et il vaut mieux avoir lu «Jusqu'au dernier» avant d'apprendre un détail de la vie privée de ce personnage dans «Les soldats de l'aube». Après ce petit moment d'intense autosatisfaction pour avoir suivi mon instinct ( ;-) ), je recommande ce roman.

Le lecteur se doute rapidement qu'il est arrivé quelque chose qui a rendu van Heerden imbuvable. On a de petits aperçus de cette chose, mais on n'en connaît le fin mot (disons l'estocade finale) qu'alors que le roman est bien avancé. Le récit de l'enquête est entrecoupé de passages à la première personne du singulier racontant le passé de van Heerden. On finit par apprendre pourquoi ces scènes sont là. À ce sujet, j'ai apprécié ce que le personnage principal fait de cette histoire de son passé à la fin, et l'argument qu'il donne afin de ne pas faire ce qu'une autre personne souhaiterait.

Hope engage ce détective-là parce qu'on lui a dit que si quelqu'un pouvait résoudre cette affaire, c'était lui. Au départ, j'ai pensé: d'accord, c'est un très bon détective, mais comment va-t-il faire avec rien? En effet, les meurtriers n'ont laissé aucun indice, et d'après la compagne du mort, celui-ci ne côtoyait personne d'autre qu'elle. Van Heerden s'est attardé (sûrement par habitude, pour ne rien négliger) sur quelque chose qu'il ne me serait pas du tout venu à l'idée de prendre en compte... et c'est là qu'il parvient à tirer un fil qui le mènera sur la piste. C'est bien joué de la part de l'auteur, car ce n'est absolument pas tiré par les cheveux.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid (qui étaient les éditions Livraphone au moment où ce livre a été enregistré).

Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus concernant ce comédien. Outre mes habituels compliments pour son interprétation toujours de qualité, j'ajouterai qu'il a bien prononcé le nom d'un personnage (nom assez difficile à dire de manière naturelle). On retrouve ce personnage dans «L'âme du chasseur», et je me souviens que la lectrice bénévole qui l'avait enregistré à l'époque s'était trompée dans la prononciation. Étant maniaque, cela m'avait agacée. «L'âme du chasseur» est le prochain roman de Deon Meyer que je lis, cette fois interprété par Éric Herson-Macarel... :-)

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70 lectures

mardi, 1 octobre 2019

*Parutions des éditions Audiolib, octobre 2019.

Les titres suivants sont annoncés pour le 9 octobre.

  • L'automne à Pékin, de Boris Vian lu par Denis Lavant, 8h28.
    À dire vrai, il n’est pas question de Pékin dans ce roman, et d’automne guère plus, mais seulement d’un homme qui, ayant raté son autobus, se retrouve à construire des voies de chemin de fer en plein désert. Ils seront d’ailleurs plusieurs, bientôt, à s’en mêler : archéologue, médecin, abbé..., chacun venu là pour des raisons qui restent à élucider, mais avec une vision des choses bien précise, des rêves et des désirs bien singuliers.
  • Journal d'un amour perdu, d'Éric-Emmanuel Schmitt, lu par l'auteur, 3h.
    Pendant deux ans, Eric-Emmanuel Schmitt a tenté d’apprivoiser l’inacceptable : la disparition de la femme qui l’a mis au monde. Ces pages racontent son « devoir de bonheur » : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Car, demeurer inconsolable reviendrait à trahir sa mère, tant cette femme lumineuse et tendre lui a donné le goût de la vie, la passion des arts, le sens de l’humour, le culte de la joie. Ce journal explore le présent d’une détresse tout autant que le passé d’un bonheur, tandis que s’élabore la recomposition d’un homme mûr qui prend conscience de ne plus être « l’enfant de personne ». Dans la lignée de La nuit de feu, ce récit est peut-être son livre le plus personnel.
  • Jours sans faim, de Delphine de Vigan, lu par l'auteur, 3h30.
    Laure a 19 ans, elle est anorexique. Hospitalisée au dernier stade de la maladie, elle comprend peu à peu pourquoi elle en est arrivée là. Jours sans faim raconte trois mois d'hôpital, trois mois pour rendre à la vie ce corps vidé, trois mois pour capituler, pour guérir. La guérison de Laure, c'est aussi l'histoire de sa rencontre avec le médecin qui la prend en charge, peut-être le seul qui soit capable d'entendre sa souffrance, cette part d'enfance à laquelle elle n'arrive pas à renoncer. Delphine de Vigan, sous le pseudonyme de Lou Delvig, a écrit ce roman pour exorciser cette histoire en la transformant, en la réinventant. Elle a trouvé une voix, une voix extérieure, clinique, légère parfois. Le roman, écrit à la troisième personne, permet de raconter la souffrance physique et la détresse.
  • La cerise sur le gâteau, d'Aurélie Valognes, lu par Patrick Borg, 10h20.
    La vie est mal faite : à 35 ans, on n'a le temps de rien, à 65, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire... Bernard et Brigitte, couple solide depuis 37 ans, en savent quelque chose. Depuis qu’elle a cessé de travailler, Brigitte profite de sa liberté retrouvée et de ses petits-enfants. Pour elle, ce n’est que du bonheur. Jusqu’au drame : la retraite de son mari ! Car, pour Bernard, troquer ses costumes contre des pantoufles, hors de question. Cet hyperactif bougon ne voit vraiment pas de quoi se réjouir. Prêt à tout pour trouver un nouveau sens à sa vie, il en fait voir de toutes les couleurs à son entourage ! Ajoutez à cela des enfants au bord de la crise de nerfs, des petits-enfants infatigables, et surtout des voisins insupportables qui leur polluent le quotidien... Et si la retraite n’était pas un long fleuve tranquille ?
  • Octobre, de Søren Sveistrup, lu par Ingrid Donnadieu, 17h20.
    Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d’une femme amputée d’une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d’allumettes. Chargés de l’enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l’inspecteur Mark Hess découvrent vite que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte. Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révéleraient un lien entre la disparition de la fille de la ministre et la victime à la main coupée. Lorsqu’une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer...
  • La forêt des ombres, de Franck Thilliez, lu par Jean-Christophe Lebert, 11h23m.
    Hiver 2006. Cœur de la Forêt-Noire. Le froid, la neige, l’isolement... Les conditions idéales pour écrire sur un tueur en série, retrouvé pendu voilà plus d’un quart de siècle. Le Bourreau 125... Cent vingt-cinq, pour les cent vingt-cinq grammes de chair qu’il faisait prélever aux épouses sur leurs maris, avant de les torturer. Aujourd’hui, Arthur Doffre, riche héritier, vieil homme paraplégique, souhaite le ramener à la vie par l’intermédiaire d’un roman. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur de polar occasionnel, a un mois pour écrire, enfermé dans un chalet avec sa famille, Doffre et sa jeune compagne. Mais il est des portes qu’il vaut mieux laisser fermées... et très vite, la psychose s’installe. Dès lors, une seule idée pour les hôtes : la fuite. Mais on ne quitte pas la Forêt-Noire si facilement. Pas avec une voiture mise hors d’état, pas en plein hiver, si loin de tout. Ne reste alors qu’une seule solution : combattre ses peurs, repousser la folie, grouper ses maigres forces ; et affronter l’impensable...
  • Les trois jours de Pompéi, d'Alberto Angela, lu par Thibault de Montalembert, 14h46.
    Auriez-vous survécu à l'éruption du Vésuve si vous aviez habité Pompéi en 79 après J.-C., et quelle existence auriez-vous menée jusqu'alors ? Elle n'aurait pas eu lieu le 24 août mais le 24 octobre, et ce qu'on appelait «Vesuvius» n'était qu'un modeste relief dont on ignorait la vraie nature, mais qui libéra soudain une énergie équivalant à celle de 50 000 bombes d'Hiroshima. Malgré l'ampleur du cataclysme, l'auteur a retrouvé sept survivants. C'est notamment à leurs côtés que nous participons à un passionnant reportage sur la vie quotidienne au pied du volcan puis à un film catastrophe avec bien des rebondissements. Un voyage au coeur de l'histoire.
  • La solution intérieure, de Thierry Janssen, lu par l'auteur, 9h14.
    De plus en plus de gens recourent aux « médecines alternatives et complémentaires ». La science s'y intéresse de près et invente de nouveaux modèles pour expliquer la santé, la maladie et la guérison. Ainsi, l'effet placebo n'est plus considéré comme une anomalie mais plutôt comme la preuve d'une réelle influence de la pensée sur la santé. La psycho-neuro-immunologie dénonce les dangers du stress et insiste sur le bénéfice des émotions positives. La relaxation, la méditation et l'hypnose sont étudiées dans les laboratoires de neurosciences. Les massages et la réflexologie se révèlent efficaces pour stimuler l'immunité. Le yoga, le tai-chi et le qigong mobilisent les mécanismes réparateurs de l'organisme. L'acupuncture produit de véritables effets sur le cerveau. À travers ces passionnantes découvertes et le témoignage de son expérience médicale et psychologique, Thierry Janssen nous rappelle que chacun de nous possède d'importantes capacités de prévention et de guérison.

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lundi, 30 septembre 2019

Scarlett Bernard, tome 1: Dead spots, de Melissa F. Olson.

Scarlett Bernard, tome 1: Dead spots

L'ouvrage:
Le commun des mortels l'ignore, mais les peuples du «vieux monde» (loups-garous, sorcières, et vampires) existent. Scarlett Bernard, elle, le sait. Elle travaille d'ailleurs pour eux. Ces créatures ne veulent surtout pas que les humains sachent qu'elles partagent leur monde, et lorsqu'elles dérapent, par exemple, lorsqu'elles tuent un humain, c'est à Scarlett qu'elles font appel pour nettoyer la scène de crime. D'autre part, la jeune femme a un pouvoir sur ces créatures...
À Los Angeles, les trois espèces cohabitent, et parviennent à ne pas se marcher sur les pieds. Dash (un vampire) contrôle ce petit monde.
Ce jour-là, Scarlett se rend trop tard sur les lieux dont elle doit s'occuper. Elle va commencer à «nettoyer» quand un policier arrive. Elle lui échappe grâce à la diversion qu'un loup-garou crée involontairement.

Critique:
J'ai hésité à acheter ce roman, parce que ce genre me fait un peu peur. J'ai renoncé à lire les Charlaine Harris (autres que les Harper Connelly), les Patricia Briggs (j'avais bien aimé le tome 1 de la série «Mercy Thompson», mais pas assez pour lire la suite)... J'ai fini par me décider pour ce roman parce que le résumé m'intéressait, et que des lecteurs le trouvaient bien. L'argument qui m'a décidée disait qu'il était différent des romans du genre. Je suis contente d'avoir essayé, car j'ai maintenant hâte de lire le tome 2.

L'héroïne est sympathique. Elle a appris à s'accommoder de son travail, de ce qu'il implique... Elle a des choses à régler avec son passé, et cela ne lui sera pas facile.

L'intrigue ne souffre pas de temps morts. L'autrice s'arrange pour nous faire savoir ce qui concerne le «vieux monde» entre les réflexions de Scarlett (qui narre certains chapitres), et le récit qu'elle fait à Jesse (le policier du début qui finit par la retrouver). Le tout est bien amené. Melissa F. Olson ne traîne pas avant de révéler ceci ou cela. Par exemple, je ne me suis réellement intéressée au nom du coupable que lorsque l'héroïne a été sur la sellette, et il me semble qu'à partir de ce moment, on a vite su à quoi s'en tenir.
Il y a un prologue, mais il ne fait pas partie de ceux qui ne servent à rien, et gâchent la lecture. Il se passe avant les faits racontés par la suite.
J'ai beaucoup apprécié que le dernier chapitre prenne le temps de raconter les choses. Moi qui me plains de certaines fins trop rapides, je sais gré à Melissa F. Olson de n'avoir pas fait ainsi. Quant à la toute fin, elle donne envie de lire la suite, mais de toute façon, sans cela, j'aurais voulu la lire. D'ailleurs, je n'aime pas ce qu'on y apprend. Ce n'est pas du tout incohérent (je me suis même tout de suite dit que j'aurais dû y penser), mais cela veut dire qu'il va falloir que je fraie avec un personnage que j'ai appris à détester au long de ce tome.

La romancière présente plusieurs personnages attachants. Les vampires font plutôt figure de «méchants», mais elle atténue cela, en montrant qu'ils ne sont pas tous pareils. C'est d'ailleurs pour cela que Scarlett fera son possible pour sauver l'une d'eux.

Venons-en au petit reproche... J'ai trouvé dommage que deux personnages masculins se disputent le coeur de notre héroïne. Je reconnais que c'est bien amené, que l'écrivain n'en fait pas trop, et qu'en plus, ces deux personnages sont très sympathiques (j'ai quand même une petite préférence). Cependant, je n'ai absolument pas envie que ça fasse un truc à la Stephanie Plum où au bout du tome 16 ou 17, l'héroïne est toujours entre les deux mêmes hommes que dans le tome 1, et qu'on lit une interview de l'autrice disant fièrement que son héroïne ne choisira jamais, parce que c'est très bien comme ça. Je n'ai pas non plus envie que celui que Scarlett ne choisirait pas l'attende en soupirant. Et surtout, je ne voudrais pas qu'elle se décide pour celui que je ne préfère pas. En fait, il faudrait qu'elle opte pour celui que je préfère, et que l'autre tombe amoureux d'un personnage qui serait très sympathique au lecteur. ;-) La suite nous dira ce qu'il en est.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

J'ai trouvé ce roman en cherchant parmi les livres enregistrés par cette comédienne dont j'aime beaucoup le jeu. Ici, j'ai d'abord été surprise parce que je ne la reconnaissais pas. Ce roman a été enregistré en 2012, et à cette époque, elle ne lisait pas comme en 2015 ou 2018. Pour moi, sa voix et son jeu étaient très différents. Quand j'ai entendu la présentation, j'ai eu peur, parce qu'elle prenait une voix annonçant qu'elle allait jouer aussi mal qu'Angela Dawe dans «Hidden», de Catherine McKenzie. Heureusement, dès le prologue, j'ai compris que son interprétation ne serait pas mauvaise, et à mesure que j'avançais dans ma lecture, je la reconnaissais. J'ai donc été un peu étonnée et perturbée, au début, mais je l'ai autant appréciée que dans les autres romans enregistrés par elle que j'ai lus.

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