jeudi, 14 novembre 2019

Kobra, de Deon Meyer.

L'ouvrage:
Benny Griessel et Vaughn Cupido se rendent sur une scène de crime. Deux des victimes sont les employés de Jeannette Louw, propriétaire de l'agence de sécurité Body Armour. Elle explique aux policiers que ces deux hommes protégeaient un certain Paul Anthony Maurice. Or, il semblerait que ce dernier ait été enlevé par ceux qui ont tué les gardes du corps.

Critique:
Que ceux qui, comme moi, apprécient Lemmer, se rassurent: celui-ci n'a pas été tué par les ravisseurs dont il est question dans mon résumé. Il ne fait même pas partie de l'équipe qui relaie la première. Je me disais qu'on aurait peut-être de ses nouvelles dans ce roman, mais cela n'a pas été le cas. J'en ai été déçue, même si je suis contente qu'il n'ait pas été tué.

Ce livre m'a autant plu que les précédents. Ici, on sait rapidement que tout ce qui arrive en dehors de l'affaire Paul Anthony Maurice y est en fait lié. L'auteur a trouvé un moyen de tenir le lecteur presque perpétuellement en haleine. À partir du moment où Tyron est impliqué, on ne connaîtra pas le repos tant que tout ne sera pas élucidé... L'enquête va dans plusieurs directions, et chacune relance l'intérêt du lecteur. En outre, j'ai aimé que l'auteur ne traîne pas lorsque les policiers sont confrontés à la participation inopinée de Tyron. Ils comprennent vite pourquoi celui-ci est impliqué, et comment d'autres événements sont arrivés. Cela fait qu'ils passent rapidement à la suite: chercher Tyron et sa soeur.

Concernant Tyron, je pense être très injuste. En effet, je n'aime pas ce personnage. Pourtant, je pense que le romancier souhaite que la situation du jeune garçon éveille la compassion, et que sa débrouillardise quant à ce qui lui arrive force l'admiration. Certes, j'ai trouvé ses plans bien conçus, et j'ai bien compris qu'il ferait n'importe quoi pour sa soeur, mais je n'ai pas aimé qu'il ait choisi d'accomplir de vilaines actions. Cette mésaventure lui mettra-t-elle un peu de plomb dans la cervelle? Il faut l'espérer...

Au cours de cette affaire, on retrouve un personnage qu'habituellement, je n'apprécie pas. Je ne dirai pas qui c'est, car on ne connaît pas tout de suite son identité. Ici, ce personnage se montre sous un jour quelque peu différent... il se montre presque appréciable...

Benny est toujours aussi sympathique. Concernant son travail, il ose davantage de choses qu'avant. J'ai apprécié la solidarité entre lui, Mbali, Cupido, et d'autres au sujet de l'enquête. Quant à sa vie privée, il se retrouve avec de nouveaux soucis. Quand il se flagellait parce qu'il mentait à Alexa, je me doutais que ses mensonges n'avaient aucun rapport avec son alcoolisme. J'ai apprécié la manière dont ces problèmes finissent par être réglés. Bien sûr, si j'avais été dans le roman, j'aurais dit à Benny: «Tu pouvais pas faire ça avant!» C'est d'ailleurs ce que lui aurait également dit son parrain si le policier lui avait dit toute la vérité... ;-) De plus, il n'était pas très difficile de deviner la réaction d'Alexa, sachant ce qu'on sait d'elle...

Quant à Cupido, il m'a un peu moins agacée, mais je trouve dommage qu'il soit si présent. Je lui préfère Jimmy et Arnold (le gros et le maigre), Vusi (qu'on revoit un peu), Mbali, le zézéyeur...

Comme dans les autres romans, en filigrane, sont abordés des thèmes plus sensibles: le racisme, les remous dans la police, les séquelles de l'apartheid...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Comme d'habitude, il m'a plu de retrouver le jeu très naturel de ce comédien. Ici, il a dû interpréter le policier informaticien surnommé le Zézéyeur, comme il l'a fait dans je ne sais plus quel autre roman. À chaque fois, il reste naturel, et adopte le ton approprié... On me dira que c'est normal. Certes, mais je pense que cela ne doit pas être si facile.

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lundi, 11 novembre 2019

Sept jours, de Deon Meyer.

L'ouvrage:
La police du Cap reçoit des mails de menaces: quelqu'un assure qu'il tirera sur un policier chaque jour, tant que le meurtre de l'avocate Hanneke Sloet ne sera pas élucidé. Cette affaire a été classée un mois plus tôt. La police doit donc la réouvrir. C'est Benny Griessel qui en aura la charge.

Critique:
Ce livre de Deon Meyer m'a autant plu que les précédents. Pendant une bonne partie, on est dans le flou concernant l'enquête. Les choses semblent traîner (ce qui ne m'a pas du tout ennuyée parce que je n'avais pas l'impression que l'auteur brassait du vent). Les interrogatoires ne mènent pas loin, les policiers n'ont aucun indice concernant l'expéditeur des mails... Ensuite, l'affaire prend une direction qui ne m'a pas étonnée... Quant à la solution, j'en avais entrevu des morceaux, mais cela ne m'a pas dérangée, d'autant que je n'avais pas tout trouvé. Entre le mobile de l'expéditeur des mails et l'identité du tueur, tout est cohérent, rien n'est bâclé.
Un élément m'a attristée, mais je sais qu'il était là pour cela, et qu'il attristera sûrement les autres lecteurs...

Je suis contente d'avoir retrouvé Benny Griessel. Entre son enquête et sa vie privée, il a fort à faire. Certaines scènes sont assez réussies parce que l'auteur parvient à les rendre cocasses, alors que ce qu'elles disent est grave. Je pense surtout au petit cours en accéléré que Benny donne à Ella avant de lui confier Alexa, et aussi au moment où notre policier se commande... un whisky...
J'ai également apprécié le récit que fait Benny de son «faux pas», ce qui pousse Phil Pagel, le médecin légiste en chef, à lui en raconter un semblable.
D'une manière générale, Benny continue à travailler sur lui-même, et bien qu'il se mésestime, apprend de ses erreurs.

Quant aux autres policiers, ce roman nous donne l'occasion d'en connaître certains un peu mieux. Par exemple, Mbali Kaleni, que j'avais appréciée dans «Treize heures» parce qu'elle faisait du bon travail, m'a paru tout aussi sympathique, voire plus, surtout que ses pairs n'hésitent pas à la railler ou à inventer desrumeurs la concernant, tout cela parce qu'elle n'est pas toujours commode, que c'est une femme au caractère bien trempé...
Cupido, lui, m'a un peu agacée, tout comme il a agacé Benny. Il veut bien faire son travail, mais il est parfois trop prompt à se jeter sur un élément...

L'enquête fait que les policiers examinent le passé et le caractère de la victime. De ce fait, le lecteur se fait une idée de cette dernière. Eh bien, ici, je ne sais pas vraiment quoi penser d'Hanneke. Je crois quand même que je n'aurais pas aimé qu'elle fasse partie de mon entourage...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Là encore, le comédien a fait montre d'un grand talent.

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jeudi, 7 novembre 2019

À la trace, de Deon Meyer.

L'ouvrage:
Milla Strachan sait que son mari la trompe depuis longtemps. En outre, son fils adolescent la rabroue et la rabaisse sans arrêt. Un jour, la coupe déborde, et elle décide de déménager.

Critique:
La plupart des romans de Deon Meyer sont atypiques. Il y a toujours quelque chose qui les démarque. Celui-ci ne fait pas exception. L'auteur a même réussi à me perdre et à me faire douter de lui. Je me disais qu'il avait lancé trop de pistes, évoqué trop de personnages, qu'il n'arriverait jamais à nous expliquer comment se terminent les choses pour chacun! Pourtant, il y parvient. Bien sûr, j'aurais aimé avoir quelques renseignements supplémentaires, mais concernant l'intrigue, rien n'est bâclé, tout est dit (même si certains éléments sont un peu rapides).

J'ai apprécié Milla. D'abord, elle est très lucide. Elle ne tente jamais de trouver des excuses à son fils, par exemple. Ensuite, elle a le courage de repartir de zéro, puis de faire d'autres choses dont je ne l'aurais pas crue capable. J'ai toujours approuvé qu'elle agisse de telle ou telle manière. Il y a juste une chose que je n'ai pas comprise la concernant, mais cela ne tient pas à son caractère ou à un de ses actes. C'est un aspect de l'intrigue. (Je ne dirai pas ce que c'est pour ne pas dévoiler un élément important.) Je suis reconnaissante à l'auteur d'avoir fait cela, mais ce n'est pas très logique...

Dans ce roman, nous retrouvons Lemmer, ce qui m'a beaucoup plu. Ce personnage m'a été aussi sympathique que dans «Lemmer l'invisible». Il traîne encore le passé qui l'a façonné, et qui, parfois, le fait agir inconsidérément. À la fin, il semble que l'histoire dans laquelle il s'est embarqué ne sois pas achevée. J'espère que Deon Meyer en a écrit la suite, ou l'écrira...

On retrouve également Mat Joubert. Là encore, cela m'a plu, car j'apprécie ce personnage. Comme d'habitude, il fait preuve de rectitude, d'adresse dans son métier... J'aime bien que sa femme le pousse à faire quelque chose, sachant qu'ils peuvent se le permettre, et qu'il s'épanouira davantage ainsi.
Au détour de certaines pages, on a aussi des nouvelles de Benny Griessel... ;-)

Milla, Lemmer, et Mat sont tous trois le point de départ d'une intrigue différente, dont (le lecteur le devine rapidement) certins points finissent par se rejoindre. Si j'ai apprécié Milla et ce qu'elle vit, certains aspects de l'intrigue se rapportant au milieu dans lequel elle évolue m'ont déplu. C'est surtout le fait de retrouver Janina Mentz, ses sbires (comme Tiger Mazibuko) et ses façons de faire qui m'ont déplu. Je n'aime pas du tout ce personnage.
J'ai été davantage passionnée par ce que vivent Lemmer et Mat, car dans ces parties, rien ne m'a ennuyée. De plus, je n'ai rien deviné concernant leurs «enquêtes», ce qui m'a fait plaisir.

Je suis étonnée parce que sur le site d'Audible, il est dit que ce roman est le volume 5 de la série «Benny Griessel». En plus de tomes mal classés (je n'ai d'ailleurs toujours pas compris sur quoi se basait ce classement), Audible insère, parmi les livres où on voit Griessel, un roman où on ne le voit pas du tout. Mat parle un peu de lui, mais il n'apparaît jamais.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Comme je m'y attendais, le comédien n'a pas démérité. Son jeu reste irréprochable.

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57 lectures

lundi, 4 novembre 2019

Disrupted magic, tome 3: Shadow hunt, de Melissa F. Olson.

Si vous n'avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
C'est impossible, mais... Scarlett est enceinte. Que faire? Si elle garde le bébé, elle sait que cela pourrait avoir de très désagréables conséquences. Elle décide d'aller demander l'aide de la vampire pour qui travaille Lex.

Critique:
Lorsqu'on lit la quatrième de couverture et les chroniques des lecteurs sur Audible, on a l'impression que Scarlett est trahie par tous ceux en qui elle croyait. Je ne sais pas trop pourquoi certains ont imaginé cela. Au début, elle part avec Molly, et les choses se passent bien entre elles. Il y a même des scène très drôles où cette dernière exprime son amour pour la nourriture. Au moment de repartir, Molly demande quelque chose à Lex: cela montre bien qu'elle n'a absolument pas l'intention de trahir son amie. D'autre part, les trois employeurs de l'héroïne ne font rien contre elle.

Ce tome est aussi palpitant que les précédents. Scarlett a encore affaire à de très sérieux problèmes, manque d'être tuée, doit empêcher une catastrophe... Elle est donc précipitée dans un tourbillon d'aventures très périlleuses, mais après tout, ce n'est pas si différent (sur le plan du danger) de ce qui lui arrive dans les autres tomes. Je ne comprends donc pas pourquoi les chroniques ne cessent de dire que la jeune femme était seule, devait s'en sortir sans aide, etc.

Là encore, le prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture. Par contre, le début du premier chapitre est une répétition de la fin de l'épilogue de «Blood gamble». J'ai été déçue que Melissa F. Olson utilise une si grosse ficelle pour retarder la lecture de la suite.

J'ai apprécié que Dash semble un peu tomber le masque, soit moins coincé, moins prompt à châtier... Il m'a même fait sourire deux fois!
J'ai retrouvé Kirsten et Will avec plaisir. Ce qui arrive à Will à la fin n'est pas pour me déplaire. À l'instar de Scarlett, depuis «Blood gamble», je me demandais ce que pourrait faire l'autrice quant à Will et le secret qu'il n'apprend que dans «Shadow hunt». Je pense que la romancière a trouvé une solution intéressante. Bien sûr, cela n'ira pas sans heurts, mais je pense que c'est la meilleure solution. Celle que proposait Scarlett dans «Blood gamble» me plaisait moins. Le souci avec celle qu'a choisie l'autrice, c'est que l'absence de réaction de la meute est une incohérence. Il n'y a qu'à se souvenir de ce qui arrive dans «Hunter's trail»...

J'ai aussi aimé retrouver Shadow. J'ai d'ailleurs été heureuse qu'une fois le début du livre (que je ne dévoilerai pas davantage que dans mon résumé) passé, on n'attende pas la fin pour savoir où elle est. Je pense que c'est elle mon personnage préféré. Je dois quand même lui reprocher une chose: elle aime bien Jesse. Ce n'est toujours pas mon cas. Je crois vraiment être la seule fan de la série à ne pas aimer ce personnage. C'est bien ma chance... S'il y a une suite, on le reverra... encore plus et encore plus proche de Scarlett... Beurk!!! J'aimerais qu'il y ait une suite, mais que Jesse disparaisse du paysage.

Ayant aimé cette série, alors que mes tentatives de lire certaines séries de fantasy urbaine avaient échoué, j'ai cherché le site de l'autrice, pensant lui dire qu'elle avait réussi à se démarquer des autres à mes yeux. Justement, j'y ai lu qu'elle n'avait pas voulu commencer à écrire de la fantasy urbaine tant qu'elle n'aurait pas des idées qu'elle n'aurait jamais lues chez d'autres. Je voulais aussi lui dire que j'étais persuadée d'être une anomalie, parce que contrairement aux autres fan, et contrairement (je pense) à ce que souhaite l'autrice, je n'aime pas Jesse. Je ne lui ai pas écrit tout cela parce que j'ai aussi lu qu'elle refusait absolument de justifier tel ou tel choix de sa part concernant tel ou tel livre. Elle conseille à ceux qui la détestent de s'unir pour la vilipender, mais elle ne parlera jamais de tel ou tel choix avec les lecteurs. Cela m'a choquée. J'ai beaucoup aimé les aventures de Scarlett, mais que l'autrice dise qu'elle ne répondra jamais à une critique, j'ai trouvé cela très hautain. Il doit justement être très intéressant de discuter de tel ou tel événement qu'un auteur a choisi de créer. À partir du moment où le lecteur exprime son opinion de manière constructive et sans agressivité, bien sûr. Cela me rappelle la fois où j'ai dit à Camille Lamache (une comédienne très talentueuse) que je n'avais pas compris pourquoi, à un moment de la série «Yggdrasil», elle faisait une voix différente à l'un des personnages. Elle m'a expliqué pourquoi, et j'ai été contente de comprendre ce choix. Si elle avait fait sa Melissa F. Olson, elle m'aurait sûrement dit: «N'écoutez plus les livres que j'ai enregistrés, et ne venez pas me demander de justifier mes choix artistiques!» Je trouve le point de vue de Melissa F. Olson très fermé. Elle n'accepte pas la critique négative, et le revendique...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Comme toujours, la comédienne a fait un excellent travail. Entre les émotions des personnages qu'elle joue très bien, et la voix qu'elle prend pour chacun sans jamais forcer le trait, ma lecture a été très agréable.

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50 lectures

jeudi, 31 octobre 2019

Treize heures, de Deon Meyer.

Treize heures

L'ouvrage:
Le téléphone de Benny Griessel sonne à 5h36. L'un des nouveaux policiers qu'il supervise lui indique que le corps d'une adolescente vient d'être retrouvé.
Au même moment, une autre jeune fille, terrorisée, court.

Même jour, 7h02. La bonne des Barnard découvre le cadavre de son patron.

Critique:
Ce roman m'a plu. Il est un peu plus classique que les livres précédents de Deon Meyer, car on suit deux enquêtes concernant un meurtre. Cependant, cela n'a pas rendu le roman poussif à mes yeux. Il y a une enquête que j'ai moins appréciée, mais l'auteur a su faire ressortir des éléments (caractères de certaines personnes, immuabilité du racisme, etc) qui l'ont tout de même rendue intéressante.

Nous retrouvons Benny qui continue de lutter contre son addiction à l'alcool. Je l'ai encore plus apprécié que dans les autres romans, car il est moins obsédé par son besoin de boire. Il suit deux affaires car chacune est dirigée par l'un des six nouveaux policiers dont son chef l'a promu mentor. Outre sa manière posée et avisée de gérer les enquêtes ainsi que les policiers qu'il supervise, j'ai aimé ce qu'il fait afin que Fritz (son fils) revienne sur Terre.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce qu'Anna apprend à Benny. Ça ne me plaît pas, mais je sais que cela pouvait arriver. J'espère que ce désagrément ira de paire avec au moins une chose positive... À voir dans le prochain roman mettant Benny en scène. À ce sujet, «Treize heures» est bien la suite directe de «Le pic du diable», mais j'ai un souci temporel. Il est dit qu'il se passe quelques mois entre les événements de ce dernier et l'intrigue de «Treize heures». Or, outre le fait que trois ans se sont écoulés entre les parutions des deux ouvrages, il me semble que «Le pic du diable» se passe au moment de son année de publication (2005), et à la fin de «Treize heures», Benny dit qu'on est en 2009...

Concernant l'affaire que je préférais, j'avais peur de quelque chose (je ne peux pas dire quoi), et c'est effectivement arrivé, mais après réflexion, je n'en veux pas à l'auteur parce qu'il n'a pas passé son temps à traîner.
J'aurais voulu savoir ce qu'il advient d'un personnage mêlé à cette affaire... Il est étrange qu'on ne sache rien le concernant. Remarque, peut-être que c'est moi qui ai raté la phrase...
Si une enquête m'a moins plu, cela ne veut pas dire que je me suis ennuyée. En outre, la résolution de cette énigme m'a été impossible à deviner, et pourtant, après coup, j'ai pensé que c'était logique. L'auteur a donc finement joué.

C'est un peu bête, mais je souhaite qu'on revoie un protagoniste, qu'il garde contact avec Benny. Je pense que cela n'aura pas lieu, mais j'espère quand même.
Quant aux policiers, j'aimerais qu'aux côtés de Benny, on retrouvera Vusumuzi Ndabeni, dit Vusi. Ce personnage m'a plu: il s'implique dans son travail, et est soucieux de bien le faire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Le jeu du comédien est toujours très bon. Il fait preuve d'autant de talent que d'habitude.

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69 lectures

mardi, 29 octobre 2019

*Parutions Audiolib, novembre 2019.

Les titres suivants sont annoncés pour le 6 novembre.

Munkey Diaries (1957-1982), de Jane Birkin, lu par Jane Birkin, 11h40.
« J’ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche, gagné dans une tombola. ... En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu’on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd’hui. Les journaux sont forcément injustes, on montre ses cartes, il y a des versions de tout, mais là, il n’y a que la mienne. J’ai pris comme principe de ne rien arranger, et croyez-moi, j’aurais préféré avoir des réactions plus sages que celles que j’ai eues... »
On croyait tout connaître de Jane Birkin, tant elle fait partie de notre histoire depuis cinquante ans, jusqu’à ce livre qui nous fait vivre une époque flamboyante, du Swinging London au Saint-Germain-des-Prés des années 70, et donne à lire le quotidien d’une grande amoureuse, désopilante et fantasque, et d’une artiste exceptionnelle. Un journal à la fois intime et universel.

Les victorieuses, de Laetitia Colombani (suivi d'un entretien avec l'autrice), lu par Laetitia Colombani, 5h15.
À 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d'avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s'effondre. Tandis qu’elle cherche à remonter la pente, son psychiatre l’oriente vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène répond pourtant à une petite annonce : « association cherche volontaire pour mission d'écrivain public ». Elle déchante lorsqu’elle est envoyée dans un foyer pour femmes en difficultés... Dans le hall de l'immense Palais de la Femme où elle pose son ordinateur, elle se sent perdue. Loin de l’accueillir à bras ouverts, les résidentes se montrent distantes, insaisissables. À la faveur d’un cours de Zumba, d’une lettre à la Reine d’Angleterre ou d’une tasse de thé à la menthe, Solène va découvrir des femmes aux parcours singuliers, issues de toutes les traditions, venant du monde entier.
Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Capitaine de l’Armée de Salut, elle rêve d’offrir un toit à toutes les femmes exclues de la société. Sa bataille porte un nom : le Palais de la Femme.

Vol au-dessus d'un nid de coucou, de Ken Kesey, lu par Philippe Spiteri, 11h13.
« Un monde de carton-pâte peuplé de personnages en trompe-l’oeil, surgis de quelque histoire de fou qui serait vraiment drôle si ces héros n’étaient pas des types en chair et en os... »
Devenu un classique contemporain, le roman de Ken Kesey, paru en 1962, n’a rien perdu de sa puissance. Il plonge dans le chaos d’un hôpital psychiatrique où l’infirmière en chef Ratched règne en maître sur son service. Jusqu’à l’arrivée de McMurphy, un criminel qui simule la folie pour échapper à la prison. Rebelle et gouailleur, bien décidé à redistribuer les cartes et à redonner un peu de dignité et d’espoir aux malades, il engage alors à ses risques et périls une résistance acharnée contre l’institution.
Criant de vérité, Vol au-dessus d’un nid de coucou est une dénonciation en règle de l’enfermement psychiatrique, un hymne à la vie envers et contre tous.

La forêt sombre, de Liu Cixin, lu par Vincent Schmitt, 23h45.
L’humanité le sait désormais : dans un peu plus de quatre siècles, la flotte trisolarienne envahira le système solaire. La Terre doit impérativement préparer la parade, mais tout progrès dans les sciences fondamentales est entravé par les intellectrons. Grâce à ces derniers, les Trisolariens peuvent espionner toutes les conversations et tous les ordinateurs, en revanche ils sont incapables de lire dans l’âme humaine. Le Conseil de défense planétaire imagine donc un nouveau projet : le programme Colmateur. Quatre individus seront chargés d’élaborer chacun de leur côté des stratégies pour contrer l’invasion ennemie, sans en révéler la nature. Livrés à eux-mêmes, ils devront penser seuls, et brouiller les pistes. Trois des hommes désignés sont des personnalités politiques de premier plan et des scientifiques éminents, mais le quatrième est un parfait anonyme. Luo Ji ignore totalement la raison pour laquelle on lui confie cette mission. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il est désormais l’un des Colmateurs, et que les Trisolariens veulent sa mort.

Fondation foudroyée - Le cycle de Fondation, IV, d'Isaac Asimov, lu par Stéphane Ronchewski, 16h50.
Sachant l'Empire galactique sur le point de s'effondrer, le psycho-historien Hari Seldon a créé deux Fondations, l'une officielle, l'autre secrète, qui manipulent l'évolution de l'Humanité. En 498, après leur établissement, la foudre, tout à coup, menace. Quelqu'un fausse les cartes du jeu. Est-ce la Seconde Fondation, que la Première croyait avoir éliminée, est-ce une troisième force, qui œuvrerait dans l'ombre et dont nul ne saurait rien ? Commence alors une course-poursuite au terme de laquelle se cache une surprise de taille...

Ce que savait la nuit, d'Arnaldur Indridason, lu par Martin Spinhayer, 9h20.
Le cadavre d’un homme d’affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjökull. Son associé de l’époque est de nouveau arrêté, et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience, en partie sabotée par la négligence d’un policier toujours en service. Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude – le meurtre de son père n’a jamais été élucidé et sa femme vient de mourir d’un cancer –, Konrad doit reprendre ses recherches, malgré les embûches et la haine. Seul le témoignage d’une femme qui vient lui raconter l’histoire de son frère tué par un chauffard et le supplie de trouver ce qui s’est passé pourrait l’aider à avancer...

Beaumarchais, un aventurier de la liberté, d'Erik Orsenna, lu par Erik Orsenna, 3h.
La vie de Beaumarchais (1732-1799), écrivain, dramaturge, musicien, homme d’affaires, ne cesse d’intriguer. Éditeur de Voltaire, il est à l’origine de la première loi en faveur du droit d’auteur, et le fondateur de la Société des auteurs. Figure importante du siècle des Lumières, il serait l’un des annonciateurs de la Révolution française.
Erik Orsenna nous permet de redécouvrir la vie palpitante de ce fervent défenseur de la liberté d’opinion, qui marqua son époque par ses combats et ses œuvres.

L'affaire Dreyfus, de Vincent Duclert (suivi de « J'accuse ! » d'Émile Zola), lu par Franck Desmedt, 5h30.
Le 22 décembre 1894, un procès d’État condamne un capitaine juif, alsacien, innocent de toute charge, pour crime de « haute trahison » (en faveur de l’Allemagne). S’ouvre, deux ans plus tard, une crise majeure de la République. Le régime est menacé par l’effondrement de la justice, l’impunité de l’armée, la violence des nationalistes, la peur des républicains. Mais l’engagement pour Dreyfus, la défense des droits de l’homme et du citoyen, la lutte contre l’antisémitisme et le nationalisme entraînent un sursaut civique de la société. Le 12 juillet 1906, un arrêt solennel de la Cour de cassation réhabilite l’officier. L’Affaire inaugure un âge démocratique porté par l’engagement des intellectuels, les expériences dreyfusistes, la reconnaissance de nouvelles libertés comme celles d’association et de conscience (au fondement de la laïcité), la solidarité pour les opprimés de par le monde. Ces mutations si décisives pour la Belle Époque demeurent d’actualité, face à la raison d’État, au viol de la justice et à l’abandon des persécutés. Pour retrouver le sens des valeurs dans des sociétés traversées par le racisme, l’antisémitisme et les passions identitaires ?

Qu'est-ce qu'un chef ?, de Pierre de Villiers, lu par François d'Aubigny, 5h25.
« Je ne suis ni philosophe, ni sociologue, ni capitaine d’industrie. Je suis un praticien de l’autorité qui s’est toujours efforcé de placer les relationshumaines au cœur de son engagement au service de la France et de ses armées. Car l’autorité n’est pas spécifiquement militaire, c’est le lien fondamental de toute société humaine. Fort de ces convictions, je propose dans ce livre quelques jalons pragmatiques, simples et avérés pour sortir d’un mal-être sociétal croissant, diriger avec justesse et discernement. »
Le général Pierre de Villiers signe un essai ambitieux sur l’ordre, remettant l’Homme au centre du système. Comme le ferait un officier, il indique au lecteur le cap qu’il faut tenir dans un monde complexe et sa méthode pour y agir utilement. Mêlant une réflexion puissante sur les problèmes profonds que traverse notre époque et des solutions efficaces, le général de Villiers met ici son expérience unique au service de tous.

Les titres suivants sont annoncés pour le 20 novembre.

Les lois de la nature humaine, de Robert Greene, lu par Fabien Briche, 30h40.
Notre nature façonne notre vie plus que tout cadre social, éducation ou institution. Nos talents et capacités atteignent vite leurs limites, si nous ne comprenons pas les bases du comportement humain.
Dans son nouveau livre phénomène, Robert Greene, auteur de Power et de nombreux best-sellers qui ont su convaincre des millions de lecteurs dans le monde entier, puise dans 3 000 ans d’histoire et analyse les ressorts des grands personnages historiques et de personnalités contemporaines pour en tirer les grandes lois qui régissent nos comportements. Il nous montre ainsi comment maîtriser les forces qui dirigent nos actions, développer une résistance aux conformismes, et détecter les motivations, même inconscientes, de ceux qui nous entourent. Les Lois de la nature humaine propose de brillantes stratégies pour nous défendre, nous améliorer et réussir.

Miracle Morning pour millionnaires, ce que font les riches avant 8h, et qui fera votre fortune, de David Osborn, Hal Elrod, Honorée Corder, lu par Bernard Gabay, 7h40.
Et si le véritable secret des millionnaires ne consistait pas à en faire plus, mais à DEVENIR plus ? Hal Elrad nous livre lasuite indispensable de son best-seller mondial Miracle Morning. Les millionnaires savent que tout votre présent résulte de votre mode de pensée, de décisions et d’actions passées. Ils n’ignorent pas non plus que votre situation pourrait bien changer... dès maintenant. En effet, le guide vers la fortune extraordinaire que vous avez en main vous fera découvrir ceci :
- Le lien indéniable entre les matins et la fortune.
- Faire fortune ne constitue jamais une quête passive.
- Le processus simple de réveil en cinq étapes qui vous rendra matinal.
- Les quatre choix qui s’imposent pour faire fortune.
- Les actions à entreprendre pour devenir millionnaire. (Elles ne manqueront assurément pas de vous étonner.)
- Une méthode révolutionnaire pour tirer pleinement avantage des affirmations positives.
- Éviter que le : syndrome du rétroviseur freine votre croissance financière.
- La clé pour remplacer vos angles morts par une vision claire de l’avenir.

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85 lectures

lundi, 28 octobre 2019

Disrupted magic, tome 2: Blood gamble, de Melissa F. Olson.

Disrupted magic, tome 2: Blood gamble

Si vous n'avez pas lu la série «Scarlett Bernard», ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Molly et Scarlett ne se voient presque plus depuis que la vampire a demandé à sa locataire de déménager. Or, voici que Scarlett reçoit un mot de Molly: celle-ci a besoin d'aide. Elle a tué (en se nourrissant de leur sang jusqu'à l'écoeurement) les douze étudiantes avec qui elle vivait. Seulement, elle y a été forcée. Scarlett doit découvrir comment, et qui a pu obliger Molly à faire cela. Le temps lui est d'autant plus compté que les nuits des procès des créatures du vieux monde approchent. À cette occasion, Molly sera jugée.

Critique:
Cette nouvelle enquête de Scarlett Bernard m'a autant plu que les précédentes. Comme je le signale dans la chronique du tome 3 de la série précédente, il y a effectivement un «croisement» entre Scarlett et Lex, le personnage principal de la série «Boundary». Je comprends qu'il vaille mieux avoir lu «Boundary» pour mieux appréhender Lex et le monde dans lequel elle évolue, mais cette série ne me tente toujours pas. De ce fait, je n'ai pas regretté de ne pas mieux connaître Lex.

J'ai aimé que Scarlett n'hésite pas à risquer sa vie pour son amie, même si celle-ci n'a pas été à la hauteur de cette amitié, dernièrement. Je pense que j'ai mis cette attitude de côté, parce qu'il était évident que Molly était innocente, et que Dash (tout comme dans «Dead spots») se fichait de la justice du moment qu'il avait un coupable désigné.

J'ai également apprécié qu'un personnage semble être antipathique, puis devienne sympathique à partir du moment où on connaît son histoire. J'ai même un peu souri, car j'ai fait le même revirement que Scarlett au même moment.

J'aime beaucoup Shadow, et je suis contente que Scarlett lui témoigne le plus d'attention possible, la prenne toujours en compte, etc.

J'ai eu l'impression que Dash était un peu moins rude dans ce tome... Quant à Will, il est moins présent que dans le tome précédent. Kirsten m'est toujours aussi sympathique. On ne la voit pas beaucoup, mais son rôle est important, et elle prend une certaine place dans le coeur du lecteur.

Comme dans les autres tomes, je n'ai pas trouvé de temps morts. Là encore, le prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture. On sait rapidement à quoi il sert, et il aide à mieux comprendre certaines choses.
L'autrice insère des rebondissements que je n'ai pas vus venir: la raison pour laquelle Teddy est enlevé, ce que fait Molly juste avant qu'il soit emmené, ce qu'il devient...

J'ai eu du mal à accepter les sentiments compliqués de Molly envers un personnage. Pourtant, elle s'explique, et ce qu'elle dit n'est pas incohérent. Je n'ai cependant pas compris pourquoi l'attitude présente du personnage ne l'a pas dégoûtée de lui pour toujours. ;-)

Si vous n'avez pas lu la série précédente, ne lisez pas ce paragraphe.
Comme précédemment, il ne m'a pas vraiment plu de retrouver Jesse. Je persiste à penser que Scarlett pouvait être secondée d'Eli, qui, en plus, fait partie des créatures du vieux monde. Ainsi, on aurait vu davantage Eli, et on aurait été débarrassé de Jesse. Je n'aime pas trop ce dernier parce que depuis le début, j'ai l'impression que l'autrice fait d'énormes appels du pied pour que le lecteur voie en lui la huitième merveille du monde.
De plus, je dois dire que je n'aime pas du tout ce que Melissa F. Olson fait concernant la vie amoureuse de notre héroïne. Ce n'est pas vraiment crédible, parce que ce qui finit par être «reproché» à Scarlett n'est rien d'autre que ce qu'elle fait depuis cinq ans. Certes, cela devient de plus en plus dangereux, mais celui qui lui reproche cela l'a toujours connue comme ça. Il est compréhensible qu'il veuille préserver leur vie de famille en l'empêchant de trop frayer avec le danger, mais la solution qui finit par être choisie n'est certainement pas la meilleure. Comme cela m'agaçait, j'ai lu des chroniques des tomes 2 et 3 (qui, pour moi, sont le 5 et le 6, car je considère les deux séries comme une seule), et à travers les allusions de certains lecteurs, j'ai déduit que Scarlett finissait par être avec Jesse. Apparemment, beaucoup de lecteurs sont ravis, mais pas moi. Cela me rappelle une personne qui, il y a longtemps, m'avait dit qu'elle avait été très déçue quand, enfant, elle avait lu «Le petit chaperon rouge» (la version des frères Grimm) parce qu'elle ne voulait pas que le loup soit le grand perdant de l'histoire. En général, je suis plutôt du côté de ceux que les auteurs montrent comme les gentils, mais ici, rien à faire, Jesse ne me revient pas. En plus, on ne peut pas dire qu'Eli soit méchant. ;-)
Je sais que peu de gens fréquentant mon blog lisent à la fois en anglais et en français, donc j'imagine que je ne tomberai absolument jamais sur quelqu'un qui partagera mon avis à ce sujet. Snif.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Comme d'habitude, le jeu de la comédienne m'a beaucoup plu. Elle semble ne pas avoir eu de mal à entrer à nouveau dans l'ambiance des aventures de Scarlett. Que ce soit expression des sentiments et des émotions ou voix pour les personnages, Amy McFadden s'en sort toujours aussi bien.

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vendredi, 25 octobre 2019

Octobre, de Søren Sveistrup.

Octobre

L'ouvrage:
Copenhague, début octobre, de nos jours. Le cadavre d'une femme amputée d'une main est découvert. Sur la scène de crime, on trouve un petit bonhomme fait en marrons, avec des allumettes en guise de bras et de jambes. Sur ce bonhomme, figurent les empreintes digitales de Christine Hartung, la fille de la ministre des affaires sociales. Christine a disparu un an plus tôt, et est présumée morte. Chargée de l'enquête, l'inspectrice Naia Thulin va tenter de se repérer dans un écheveau d'étranges indices. Elle est assistée de Mark Hess, qui travaille à Europol, mais est affecté au commissariat de Copenhague pour refaire ses preuves.

Critique:
Concernant ce roman, j'ai eu le même cheminement de pensée que pour «ADN», d'Yrsa Sigurdardottir. D'abord, le résumé ne m'a pas du tout attirée. Ensuite, les éditions Audiolib l'ont annoncé à paraître lu par Ingrid Donnadieu. Appréciant beaucoup le jeu de cette comédienne, j'ai décidé de me laisser tenter. Comme pour «ADN», je suis très contente d'avoir cédé à la tentation. Il est d'ailleurs à noter que des détails de ce roman m'ont rappelé celui d'Yrsa Sigurdardottir. Cela n'enlève rien ni à l'un ni à l'autre, mais j'ai souri que deux livres pour lesquels j'avais eu le même cheminement de pensée aient certains détails communs.

Søren Sveistrup parvient à ne pas berner le lecteur tout en gardant la dose de suspense nécessaire, et en ménageant des surprises. Par exemple, il ne s'amuse pas à donner de faux indices. Lorsqu'il y a tentative de tromperie, le lecteur le sait, puisque Hess le sait.
Ensuite, malgré son épaisseur, le roman est exempt de remplissage. Tout en montrant au lecteur qu'il n'est pas près d'avoir la solution, en distillant les informations petit à petit, Søren Sveistrup ne crée aucune lenteur. Lorsque les enquêteurs découvrent un pan de la vérité (par exemple, le lien qui unit les victimes), le rebondissement est captivant, et je n'ai pas du tout été frustrée qu'il ne soit qu'une infime partie de la solution. Lorsque l'enquête est terminée aux yeux de certains, l'auteur ne fait pas attendre son lecteur avant de relancer l'action, d'autant que le lecteur, lui, sait que ce n'est pas fini.

Outre l'enquête, j'ai apprécié de découvrir les personnages principaux. Bien sûr, on retrouve quelques caractéristiques d'autres personnages de thrillers: le policier cabossé par la vie, celui qui travaille trop et voit trop peu son enfant... Cependant, cela ne m'a pas agacée (alors que c'est de plus en plus le cas) car j'ai trouvé cela bien amené, bien inséré dans l'histoire. Ce n'était pas exprimé de manière grandiloquente.

Quant aux personnages qui souffrent ou ont souffert, l'auteur sait, là aussi, éveiller la compassion du lecteur... même envers celui qui commet de mauvaises actions, ce qui ne veut pas dire que ces actes sont excusables.
Je regrette seulement de ne pas savoir ce que devient l'un des personnages. D'autant que ce protagoniste aurait mérité que le romancier s'attardât sur son cas...

Je ne sais pas si l'auteur a prévu que ce livre serait le premier d'une série, mais il me plairait de retrouver Thulin et certains autres.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Ingrid Donnadieu.

Comme d'habitude, j'ai été ravie d'entendre cette comédienne. (Bien sûr, puisque c'est elle qui a fait que j'ai décidé de tenter ce roman.) Je n'ai pas été déçue par son interprétation. Elle rend très bien les sentiments des personnages, et modifie sa voix pour certains rôles sans que cela soit affecté. De plus, elle prononce correctement le verbe «s'égailler». Je le souligne ici parce que j'ai constaté, avec surprise, que beaucoup se trompent, et le prononcent comme le verbe «égayer».

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