jeudi, 23 janvier 2020

L'empire de sable, de Kayla Olsen.

L'ouvrage:
En 2055, le monde fut bouleversé, et des hommes se désignant comme les loups, prirent le pouvoir. Tous les «privilégiés» furent envoyés au goulag, et les «loups» investirent leurs maisons, et profitèrent du luxe qu'ils leur avaient arraché.
Eden est adolescente, et fait partie des anciens privilégiés. Cela fait deux ans qu'elle prépare son évasion. Ce jour-là, elle va mettre son plan à exécution.

Critique:
Ce lire me tentait moyennement parce que j'avais peur que ce soit un de ces romans à la «Hunger games». De plus, des avis disaient que l'autrice en faisait trop. Cependant, le livre étant enregistré par Adeline Chetail (dont j'aime le jeu), et ces denrées étant rares, je me suis laissée tenter. Mon sentiment est mitigé.
D'une manière générale, il n'y a pas de temps morts. Comme le disent des avis, certains rebondissements sont trop gros, mais en tout cas, on ne s'ennuie pas. Les pièges de la jungle sont sûrement les rebondissements qui m'ont le plus plu. Parmi ceux que j'ai trouvés gros, il en est un auquel je m'attendais, et j'espérais que Kayla Olsen ne ferait pas quelque chose de si spectaculaire... Hé si, elle l'a fait! ;-)

Au départ, j'étais contente, parce qu'on ne suivait que des filles: sachant depuis le début qu'Eden était hétérosexuelle, je pensais échapper à une histoire d'amour sirupeuse. Malheureusement, l'autrice a sorti des garçons de sa manche.

Eden ne m'a pas autant cassé les pieds que Katniss («Hunger games»). Elle ne tente pas de faire croire au lecteur qu'elle est parfaite (à l'inverse de Katniss), elle essaie de ne pas trop juger ce qu'elle ne comprend pas (je pense surtout à Alexa) même si elle est tentée. De plus, j'ai compris sa douleur lorsqu'elle se rappelle certaines choses, son attachement quasi fanatique au guide de son père, et Tout cela fait que je m'identifiais facilement à elle.
Quant aux autres personnages, je les ai globalement appréciés (les «gentils», en tout cas), sauf Finnley. Je n'ai pas réussi à accrocher avec elle.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail pour les éditions Lizzie.

J'apprécie beaucoup cette comédienne lorsque j'entends ses doublages. Cela fait longtemps que j'espère qu'elle va enregistrer des livres. Dans ce roman, son interprétation a répondu à mes attentes. Elle rend l'ambiance, les sentiments des protagonistes, et n'est ni trop sobre ni cabotine. Malheureusement pour moi, le seul autre livre qu'elle a enregistré ne me tente pas du tout. J'espère qu'elle en enregistrera beaucoup d'autres qui me tenteront.

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32 lectures

lundi, 20 janvier 2020

Le meurtre du commandeur, d'Haruki Murakami.

L'ouvrage:
Le narrateur raconte un moment marquant de sa vie: après que sa femme lui a dit qu'elle souhaitait divorcer, il a vécu plusieurs mois dans une maison à la montagne, appartenant au peintre Tomoïco Amada, père d'un de ses amis. Il y a vécu des événements qu'il n'est pas près d'oublier.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Il a été édité en deux tomes, mais il aurait pu l'être en un seul. Il faut lire les deux volumes d'affilée.

Le prologue, même s'il donne un minuscule indice sur un élément de l'histoire, n'est pas du tout de ceux qui gâchent la lecture. D'abord, on ne devine l'indice qu'au moment du récit où la chose arrive. À ce moment, on repense au prologue. Ensuite, cela ne donne aucune indication quant à la manière dont s'est terminée la période où le narrateur a vécu dans cette maison.

J'ai apprécié que l'auteur prenne le temps de nous présenter son narrateur. Celui-ci décrit d'abord les circonstances qui ont fait qu'il a vécu dans cette maison. Le début est assez lent. Cette lenteur m'a plu, justement parce que le narrateur prend son temps. Comme il parle aussi d'après cette période, il est intéressant de relire le premier chapitre après avoir fini le roman, et de voir quels échos éveille telle ou telle phrase.

L'intrigue m'a plu, même si j'ai un petit reproche à son sujet. D'abord, Haruki Murakami mélange habilement lenteur, éléments étranges, rebondissements... Si vous n'êtes pas férus de peinture, ne vous inquiétez pas: le fait que le narrateur soit peintre, qu'il habite chez un peintre, et que beaucoup d'événements soient en rapport avec des tableaux n'est pas du tout ennuyeux. Rien n'est énoncé pompeusement. Les toiles dont il est question sont plutôt source d'étonnement et de mystère. Par exemple, je n'ai pas réussi à comprendre pourquoi le narrateur décide de ne pas achever certains de ses portraits. Certains personnages sont d'accord avec lui, et pour au moins une de ces peintures, il semblerait qu'il pourrait être dangereux de la finir. Cela m'amène à l'habileté de l'auteur à distiller une ambiance d'horreur. On n'est pas dans un Stephen King, donc ce n'est pas fait avec de gros sabots, mais entre la toile représentant le meurtre du commandeur, le tableau inachevé de l'homme à la Subaru, et ce que découvre le narrateur après avoir été éveillé plusieurs fois en pleine nuit, nous avons un cadre propice à certains phénomènes. D'ailleurs, un mystère au parfum de fantastique nimbe l'un d'eux. Certains éléments restent inexpliqués concernant la fosse et la clochette.
Le personnage de Menchiki est aussi un élément accentuant l'étrangeté, le mystère. Il ne fait rien de mal, mais ses requêtes auprès du narrateur, sa façon de vivre, et ce que nous apprend Radio Jungle sont des éléments qui pourront éveiller la méfiance du lecteur. À vous de voir si vous lui accorderez votre confiance.

Si ces éléments peuvent paraître quelque peu effrayants, l'un donne lieu à une chose cocasse: l'apparition du commandeur. Sa façon de parler, sa verve, et sa sympathie font qu'on sera plutôt à l'aise en sa présence.

Venons-en à mon reproche: ce qui arrive alors que le narrateur et son ami rendent visite au père de ce dernier n'a pas lieu d'être. L'espèce de voyage du narrateur ne sert à rien (puisque la personne en difficultés s'en sort grâce à un événement planifié depuis longtemps), et l'acte odieux qu'il est contraint de commettre est également inutile. Il ne fait que priver le narrateur et le lecteur de quelque chose. Bien sûr, tout cela occasionne des effets de suspense et d'attente. Le lecteur comprend bien que tel élément est une clé, etc. Cependant, cela ne sert absolument à rien, à part à ce qu'un événement néfaste (celui que j'ai cité plus haut) arrive sans bonnes raisons, comme le pressent d'ailleurs le narrateur! Peut-être cela a-t-il été utile au personnage qui a fait une espèce de parcours initiatique, et qui, en plus, semble s'être guéri d'une peur difficile à maîtriser, mais cet élément de l'intrigue ne me plaît pas. Ce n'est ni le fantastique ni l'ambiance un peu délirante qui m'ont déplu, c'est le fait que cela doive se passer. Cela n'apporte que du désagrément, au final. En plus, cela fait que j'ai eu peur que la fin du roman devienne du grand n'importe quoi. Heureusement, ce n'est pas le cas.

À l'instar de certaines peintures du personnage principal, des pans de l'histoire sentent l'inachevé. Je ne parle pas seulement de ce qu'on n'arrive pas à savoir, mais aussi de la relation entre le narrateur et Menchiki. Tout est expliqué, et cela reflète ce qui peut arriver dans la vie, mais cela ne m'a pas satisfaite. Je pense que mon souci vient surtout du fait que j'aurais aimé que l'histoire continue. Il y a une vraie fin, mais comme dans d'autres livres, j'aurais souhaité que cela ne s'arrête pas. Je ne voulais pas forcément que le narrateur renoue avec Menchiki, mais j'aurais aimé savoir la suite de son histoire, ses relations avec Yuzu, sa fille, et un autre personnage. C'est un compliment que je fais à l'auteur: son histoire est terminée, mais j'aimerais qu'il y ait une suite. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Christophe Brault pour les éditions Lizzie.

Je ne connaissais pas du tout ce comédien. Son interprétation m'a globalement plu. Il a trouvé le ton adéquat pour transmettre la façon de parler du commandeur. À mon avis, cela n'est pas facile, parce que les effets de style du personnage sont propices (pour un mauvais comédien) à du surjeu. En outre, Christophe Brault n'exagère pas sa voix lorsqu'il s'agit des rôles féminins. Il module sa voix un peu autrement lorsqu'il interprète Menchiki. Je comprends qu'il ait voulu le différencier du narrateur, mais je me serais passée de cet effet de voix.
En bonne pinailleuse aimant le français standard, j'ai été déçue que le comédien prononce la plupart des «ais», «ait», «aient», etc. fermés alors qu'ils doivent être ouverts.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: la plupart des chapitres sont coupés en deux voire trois pistes.

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jeudi, 16 janvier 2020

L'année du lion, de Deon Meyer.

L'ouvrage:
Un jour, la fièvre s'est abattue sur le monde, et a décimé une grande partie de la population. Les survivants ont tenté de recréer un peu de civilisation. Nous suivons Willem Storm et son fils, Nico. Willem fonde la communauté d'Amanzi, et fait de son mieux pour en faire un havre de paix, d'entraide, et d'abondance.

Critique:
Après avoir fini «En vrille», je me suis trouvée désemparée de ne plus avoir de romans policiers de Deon Meyer à découvrir. Je souhaitais lire «L'année du lion», mais le fait qu'on n'y retrouve ni Benny, ni Lemmer, ni Mat Joubert m'empêchait de sauter le pas. En plus, c'est un récit post-apocalyptique, et malheureusement, beaucoup d'écrivains ont galvaudé le genre. J'ai fini par m'imposer cette lecture, et heureusement que je l'ai fait. Ce roman m'a tout de suite happée, je ne me suis pas ennuyée, et... je l'ai trouvé trop court (je rappelle qu'il dure 19h27).

Dès le départ, Nico, le narrateur, nous apprend quelque chose qui n'arrive que vers la fin du livre. Tout au long du récit, il revient sur ce fait, car c'est ce qui a déclenché son besoin d'écrire tout ce qui lui est arrivé après la fièvre. En général, quand un élément clé est dévoilé bien avant qu'il ne se passe, je fustige l'auteur. Ici, je préfère qu'il en ait été ainsi, car l'élément révélé est de ceux dont le lecteur souhaite qu'il ne se produise pas. Sachant qu'il aura lieu, il a le temps de se préparer psychologiquement. Cela n'a pas atténué mon envie que cet événement ne se produise pas, mais au moins, il ne m'est pas tombé dessus par surprise.

À travers les actes et les réactions de ses personnages, à travers ce que certains (surtout Domingo) disent à Nico, l'auteur analyse les façons de penser de l'homme. Deux «courants» (si j'ose dire) s'opposent: ce que croit Willem et ce que pense Domingo. Je suis moins tranchée qu'eux. Je pense que beaucoup d'hommes sont comme l'imagine Domingo, mais que certains (il aurait fallu que seuls ceux-là survivent) sont comme le souhaite Willem. Willem lui-même est ainsi, donc d'autres le sont. Bien sûr, la majorité des hommes est telle que l'imagine Domingo, c'est ce qui a rendu possible toutes les atrocités dont l'homme est coupable. Les événements racontés ici montrent bien que ces deux «courants» de pensée rivaliseraient si quelque chose comme la fièvre venait à anéantir 90% de la population. Tout ce qui est décrit est très réaliste. Domingo a beau penser pis que pendre de ses semblables, il tente de préserver ceux qui auraient une chance de sauver (moralement) l'humanité. Je pense que j'aurais ce genre d'attitude.

Parmi ceux qui s'illustrent, il y a le pasteur. Je n'ai pas du tout aimé ce personnage. Je m'en méfiais avant qu'il commence à faire son numéro. Il utilisait la religion pour endoctriner des gens qui, par sa faute, ne voyaient pas que Willem faisait toujours au mieux dans l'intérêt de tous.

Le roman varie les points de vue grâce aux discussions que Nico a avec d'autres, et au projet de l'histoire de la colonie qui fait que Willem (et plus tard Sophia) recueilleront les pensées de plusieurs habitants d'Amanzi. Il est intéressant d'avoir le sentiment des personnages principaux sur ce qui arrive. Une chose m'a même fait rire: le fait que Willem demande à certains de donner la chose du monde d'avant qui leur manque le moins. Je suis bien d'accord avec ce qu'ont répondu les interrogés: tout ce qu'ils ont dit ne me manquerait pas du tout.

Le fait que Sophia recueille certains récits est également une indication sur la manière dont va se terminer le roman. Là encore, je suis reconnaissante à l'auteur de l'avoir fait savoir bien avant qu'une autre éventualité ne se présente. En effet, cette possibilité me répugnait, et grâce au fait que Sophia soit la transcriptrice de certains récits et pensées d'habitants d'Amanzi, j'ai rapidement su qu'elle ne se concrétiserait pas. J'aurais même voulu que Nico rejette totalement le personnage qui est à l'origine de cela, personnage que j'appellerai X. D'ailleurs, il y a une minuscule incohérence quant à ce dont X est responsable. On peut l'expliquer par la bêtise humaine qui a sûrement fait que certains, sûrs d'eux et sans scrupules, ont effrayé quelqu'un avant de lui exposer la raison de leur venue, ce qui tendrait à prouver que ces hommes et X (qui leur a demandé d'agir) n'ont pas appris l'humilité et le respect de l'autre. En outre, il y aurait eu un moyen de faire les choses sans casse: au lieu d'une opération de démonstration de puissance, X aurait pu tout simplement contacter par radio l'autre personnage. Donc, ce que j'appelle une incohérence est plutôt une façon irréfléchie d'agir de la part de X et de ses sbires. Vous aurez sûrement compris que je n'aime pas du tout X, et que je ne lui trouve aucune excuse quant à ce qu'elle fait après la fièvre. Pour ce qui est de son attitude avant, je ne sais pas quoi penser. Qu'aurais-je fait à sa place? On me dira que je pourrais également me demander ce que j'aurais fait après au lieu de faire pleuvoir mes reproches sur X. Je ne sais pas ce que j'aurais fait, mais en tout cas, à l'inverse de X, je n'aurais pas fait quelque chose qui aurait mis une personne que je prétends aimer en danger! J'aurais voulu que X souffre beaucoup après son méfait.

Au long de ses mémoires, Nico fait une sorte d'examen de conscience. L'auteur analyse très bien les sentiments et les émotions du narrateur. Cela fait que j'ai à la fois blâmé et plaint ce dernier.

Avant de taper cette chronique, j'ai regardé les avis des lecteurs sur Audible.fr. Certains sont d'accord avec moi: on est très vite immergé dans l'histoire, tout est réaliste, et surtout, il faudrait une suite. Une personne a dit qu'il y avait trop de récits inutiles de batailles. En général, j'adhère à ce point de vue, mais ici, ces récits ne m'ont pas dérangée. Je ne les ai pas trouvés si longs. Pour moi, ils s'insèrent très bien dans l'intrigue.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.

Comme d'habitude, la lecture du comédien est fluide et naturelle. Il n'est ni trop sobre ni cabotin. Il rend parfaitement les émotions des personnages. Parmi les avis des lecteurs sur Audible.fr, certains considèrent, comme moi, qu'Éric Herson-Macarel est un grand comédien. D'autres déplorent qu'il ne varie pas sa voix en fonction des personnages. Moi qui ai une horreur absolue de cela (sauf dans de très rares cas) je le remercie plutôt de ne jamais faire cela: pour moi, c'est du cabotinage, et c'est affreux.
Personne n'étant parfait, et mon esprit pinailleur n'étant jamais hors service, j'ai remarqué qu'Éric Herson-Macarel ne prononçait pas bien le prénom Lizzie. Il dit (comme beaucoup) Lidzie, alors qu'on doit le prononcer sans faire entendre de «d». Heureusement pour mon esprit pinailleur et râleur, ce prénom n'apparaît que deux ou trois fois dans le livre.

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mardi, 14 janvier 2020

L'accident de l'A35, de Graeme Macrae Burnet.

L'ouvrage:
Saint-Louis, ville près de la frontière Suisse. L'avocat Bertrand Barthelme se tue dans un accident de voiture. Lorsque le policier Georges Gorski annonce la nouvelle à Lucette, la veuve, celle-ci se demande ce que son mari faisait sur cette route, alors qu'il lui avait dit se rendre ailleurs.

Critique:
Ce roman m'a plu, malgré les quelques reproches que je ferai. Par exemple, tout comme dans le tome 1, à la fin, certaines choses ne sont pas résolues. Concernant le tome 1, je n'en ai pas parlé dans ma chronique, parce que je savais qu'il y avait un tome 2, et imaginais que l'ultime réponse de l'enquête serait donnée au détour des pensées de Gorski, au début de ce tome 2. Non seulement, la réponse ne nous est pas donnée (ce qui n'est pas extrêmement grave, même si j'aurais préféré qu'elle y soit), mais le tome 2 laisse également le lecteur avec des questions. Celles-ci ne sont pas cruciales, mais il est dommage de ne pas avoir toutes les réponses.

Il m'a plu de retrouver Gorski: son amour pour son métier et son désir de bien le faire, ainsi que sa chaotique histoire de couple. Tout comme dans le tome 1, je n'ai pas vraiment apprécié sa femme, Céline. Je trouve dommage qu'ici, ce soit elle qui ait décidé de ne plus tourner autour du pot. Je trouve étrange que Clémence n'ait pas davantage fait preuve de volonté concernant son lieu de résidence. Soit, elle n'est pas majeure, mais elle n'en est pas loin.

Je n'ai pas éprouvé de sympathie pour Raymond, le fils de Bertrand. On me dira qu'il a les circonstances atténuantes: il se cherche, veut se prouver certaines choses... De plus, son père n'en a pas vraiment été un. Malgré cela, ce personnage m'a déplu. Il semble ne penser qu'à lui.

Excepté le fait que quelques réponses manquent, j'ai trouvé le récit lent, mais sans temps morts, ce qui m'a plu. Gorski n'a d'ailleurs pas beaucoup de cartes en mains lorsqu'il commence à enquêter. Il aurait fallu que vers la fin, il sût ce que Raymond vient de découvrir.

J'espère qu'il y aura un tome 3, ne serai-ce que pour retrouver Gorski.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Florian Wormser.

Comme dans «La disparition d'Adèle Bedeau», j'ai aimé la prestation du comédien. Son jeu est naturel, sa voix se fond dans l'ambiance du roman.

Pour information, la structure du livre est respectée.

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42 lectures

lundi, 13 janvier 2020

Sauveur et fils (tomes 1 à 4), de Marie-Aude Murail.

L'ouvrage:
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien à Orléans. C'est ainsi que le lecteur rencontre quelques-uns de ses patients: l'adolescente souffrant de phobie scolaire, celle qui se scarifie, celui qui a des problèmes pour être remarqué des filles, la famille dont les membres acceptent mal la recomposition... Une porte sépare le cabinet de consultation de la maison de Sauveur. Le soir, il retrouve Lazare, son fils de huit ans. Mais tout serait trop simple si sa vie privée et sa vie professionnelle ne finissaient par se rencontrer.

Critique:
Ayant lu les quatre tomes de la série les uns à la suite des autres en deux jours, j'ai décidé de trahir l'un de mes grands principes, et de faire une chronique globale. En effet, ces livres pourraient être réunis en un seul volume, sans précisions concernant le passage d'un tome à un autre, même si plusieurs mois s'écoulent entre le 1 et le 2.

Cette série m'a beaucoup plu. Je connais Marie-Aude Murail depuis mon enfance: j'adorais les aventures de Serge et de sa petite bande qu'elle publiait dans Je Bouquine. Au début, j'ai un peu grogné: arf, une adolescente qui se scarifie, une autre qui souffre de phobie scolaire, ça va encore être de la faute de l'école, etc. Heureusement, l'autrice n'a pas du tout fait cela. Ella, celle qui a une phobie scolaire, révèle très vite que ce mal n'est que la conséquence de plusieurs autres éléments qui la minent. J'ai beaucoup apprécié que Marie-Aude Murail aborde intelligemment certains thèmes à travers cette adolescente. Au départ, quand la jeune fille a commencé à se dévoiler, j'ai eu peur que la romancière y aille avec d'énormes sabots, ou pire, tente de montrer qu'Ella déraisonnait, mais heureusement, il n'en est rien. Au contraire, elle expose le mal être de celle qui se sait différente, et ne peut pas vivre si on n'accepte pas cette différence. En outre, j'ai apprécié qu'Ella tisse un lien assez fort (et absolument pas malsain) avec Sauveur. Elle sait qu'à lui, elle peut se confier, qu'il lui donnera de bons conseils, qu'il la comprendra. Le contraste entre Sauveur et le docteur Pincé (le nom va bien au caractère) est peut-être un peu caricatural, mais à mon avis, il est réaliste.

Pour chaque patient que le lecteur côtoie, la romancière s'efforce de ne pas faire de généralités, de ne pas catégoriser... On me dira que certaines situations (celle de Margot, celle de Cyril) sont peut-être un peu clichées. Malheureusement, on les rencontre dans la vie de tous les jours, et souvent, il n'y a pas de personnes comme Sauveur pour les débloquer.

J'exagère peut-être un peu quand je dis que la vie privée et la vie professionnelle du psychologue se rencontrent, mais lorsque Gabin se met à prendre de la place, qu'on se rend compte qu'Alice a un rapport avec une patiente de Sauveur, quand celui-ci va à un certain concert à la fin du tome 3, comment ne pas voir que la frontière entre les deux est franchie?

J'ai aussi beaucoup apprécié que l'autrice ait voulu bien faire comprendre ce qu'était réellement le racisme. Piétinant l'hypocrisie des nombreuses personnes qui proclament: «Moi, je ne suis pas raciste, mais...», elle s'attache à montrer qu'une pensée ou un acte que celui qui s'en rend coupable croit anodin sont, en réalité, des preuves de son racisme. Il va de soi que si on apprécie ou pas quelqu'un, ce sera grâce ou à cause de sa personnalité, et non parce qu'il n'a pas la même couleur de peau, ou la même culture, ou les mêmes goûts vestimentaires que soi. En effet, les préjugés envers une culture ou une façon de s'habiller s'apparentent à du racisme.

J'ai aussi apprécié que l'écrivain nous présente un bon psychologue. En effet, beaucoup de gens ont des préjugés (encore...) concernant ceux qui exercent cette profession. Je ne nie pas que certains sont mauvais, mais dans tout corps de métier, il y a des gens qui exercent bien et d'autres mal. On me dira que la romancière n'allait pas s'amuser à nous présenter un mauvais praticien. Soit, mais son livre rappelle les préjugés quant à cette profession, et indique que, comme pour tout, il ne faut pas en avoir.

J'ai aimé la plupart des personnages récurrents de cette série. Je m'interroge quand même parce que je n'ai pas réussi à vraiment apprécier... Louise. Pourtant, elle est sympathique. Ce qui m'a le plus agacée, c'est qu'elle revendique une place en voulant chasser certains personnages. Bien sûr, je dis cela de manière un peu rude, et en plus, il est normal qu'elle souhaite que ses enfants puissent être accueillis chez l'homme qu'elle aime, mais cela m'a cassé les pieds. Quant à ces deux idiotes de copines, en voilà des clichés du genre! J'aurais cru que Louise (qui semble en avoir dans la cervelle) aurait des amies plus futées que cela!

Certains seront peut-être surpris que j'aie des réserves quant à Louise, et que je ne dise rien concernant Alice. Certes, celle-ci n'est pas toujours appréciable, mais elle s'en rend compte, et apparemment, est perdue. Ensuite, il y a des personnages dont l'antipathie ne fait pas de doute. Nul besoin de les évoquer.

N'oublions pas que l'humour est omniprésent. Malgré beaucoup de situations délicates, Marie-Aude Murail le distille avec à propos. Pour ne donner qu'un exemple (mais ce n'est qu'un parmi tant d'autres), l'ex belle-mère de Louise s'exclame: «Qu'il est beau!» en voyant Sauveur, et celui-ci regarde autour de lui pour voir qui est la personne dont elle parle.

Je suis très loin d'avoir indiqué tout ce qui fait la pertinence de cette série, tout ce qui fait qu'on s'y attache. Personnages et situations complexes, événements qui parleront forcément à la plupart d'entre nous, appel à la tolérance (pas seulement en mettant à bas le racisme), bonne humeur... Je ne peux que conseiller cette lecture à tous!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par plusieurs personnes pour deux bibliothèques sonores. Le tome 1 est lu par Cécile Guérin pour l'association Valentin Haüy, le tome 2 est lu par Danielle Jacoby pour la Ligue Braille, le tome 3 est lu par Marie-Rose Fischweiler pour la Ligue Braille, et le tome 4 est lu par Michelle Noiret pour la Ligue Braille.

J'ai pioché dans deux bibliothèques sonores différentes parce que j'ai des préférences pour certaines lectrices. Le jeu de celle qui a lu le tome 1 pour la Ligue Braille me plaît, mais je préfère celui de la lectrice de l'AVH. Quant aux tomes 2, 3, et 4, je ne connaissais qu'une des lectrices de l'AVH (dont je n'aime pas la façon de lire), et je connaissais, depuis plusieurs années, deux des lectrices de la Ligue Braille: Marie-Rose Fischweiler et Danielle Jacoby. J'apprécie beaucoup leur façon de lire, même si je trouve que Danielle Jacoby fait un peu trop de blancs. Quant au tome 4, je ne connaissais aucune des deux lectrices. Après écoute des deux, j'ai préféré Michelle Noiret, mais la lectrice de l'AVH ne m'a pas déplu.

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vendredi, 10 janvier 2020

La disparition d'Adèle Bedeau, de Graeme Macrae Burnet.

L'ouvrage:
Saint-Louis, petite ville près de la frontière Suisse.
Manfred Baumann est un habitué du restaurant de la Cloche. Un jour, il constate qu'Adèle, la serveuse, n'est pas là. Pour une raison inexpliquée, elle n'est pas venue travailler. Les jours se suivent, et elle ne réapparaît pas...

Critique:
Ce roman m'a plu. La quatrième de couverture indique que cela ressemble à du Simenon. Moi qui suis plutôt tiède envers les écrits de ce romancier, j'ai (encore une fois) eu raison d'écouter mon instinct plutôt que cette indication. Certes, il y a une ambiance à la Simenon, mais j'ai trouvé les personnages (surtout les deux principaux) davantage creusés. L'auteur prend le temps de les présenter, de les montrer dans diverses situations, d'évoquer leur passé. Manfred m'a paru difficile à réellement cerner. Je me suis demandé s'il n'y avait pas un brin d'autisme dans son comportement. Il s'accroche à une routine, semble à l'écart, a parfois des pensées un peu étranges. Bien sûr, quelque chose influe sur sa façon d'être, mais je ne suis pas sûre que cette chose soit la seule. Je ne sais pas trop quoi penser concernant la faute passée (si j'ose le tourner ainsi) de Manfred. Je n'ai pas réussi à savoir s'il était «perturbé» ou si autre chose (de la confusion, de l'égarement, une perte de contrôle) l'a fait agir ainsi...

Quant à Gorski, j'ai apprécié ce que nous apprend l'auteur. Gorski m'a amusée parce qu'il pensait qu'il devait peut-être revoir ses méthodes, mais ne s'y résolvait pas. J'ai été surprise de tomber sur un inspecteur qui n'accordait aucun crédit à l'intuition. Souvent, les policiers des romans se fient à leur intuition.
Je n'ai pas vraiment compris pourquoi il a épousé Céline. Bien sûr, on peut se l'expliquer, mais j'imaginais que Gorski aurait été plus perspicace quant au fait qu'ils ne s'entendraient pas, étant donné leurs débuts.

Pour moi, le récit ne souffre d'aucun temps mort, d'aucune incohérence. Quant à savoir ce qui est arrivé à Adèle... ;-)

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Florian Wormser.

Je connais peu ce comédien, mais j'ai beaucoup apprécié le peu que j'ai lu. Donc je savais que sa lecture me plairait, ce qui a été le cas. Il ne fait pas d'horribles effets de voix pour les rôles féminins (ce qui serait absolument désastreux, étant donné le timbre et le léger voile de sa voix). Il rend bien les sentiments des personnages. Par exemple, lorsque Gorski se rend chez le grand-père de Manfred, le comédien joue sans faille le mépris teinté de condescendance, mais aussi d'une note d'indulgence, du vieil homme envers le policier.

Pour information, la structure du livre est respectée.

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44 lectures

jeudi, 9 janvier 2020

Possession, de Paul Tremblay.

Possession

L'ouvrage:
Meredith (Merry) Barett a vingt-trois ans. Elle a accepté que les terribles événements que sa famille a vécus quinze ans plus tôt soient racontés dans un livre. De ce fait, elle aura plusieurs réunions avec une autrice chargée d'écrire son récit. À l'époque, une partie avait été connue du grand public. Quinze ans plus tôt, Marjorie, la soeur de Merry, avait quatorze ans, et entendait des voix. Elle voyait un médecin, mais son père (John) était persuadé qu'elle était possédée. Il avait fini par réussir à convaincre sa femme (Sarah) que leur fille devait être exorcisée. De plus, on avait proposé à la famille de faire une émission télévisée là-dessus.

Critique:
Je ne suis pas très friande de livres d'horreur, mais celui-là m'a tentée. De plus, il est lu par une comédienne dont j'aime beaucoup le jeu. Au final, ce roman ne m'a pas passionnée, mais cela ne veut pas dire qu'il n'est pas bien. Je me suis aperçue que j'attendais quelque chose de précis. Je voulais qu'il se passe ceci et cela, et comme je ne suis pas l'auteur, il n'a pas fait absolument ce que je voulais. En fait, j'avais presque écrit les événements dans ma tête avant d'attaquer le livre, et je voulais absolument qu'ils arrivent comme je les voyais. ;-)

L'auteur montre bien le désarroi de Merry et de Marjorie. En effet, Merry, très proche de sa grande soeur, découvre soudain que celle-ci change: elle se met à hurler sans raisons, raconte d'effrayantes histoires, profère des menaces... --- Le lecteur ne sait jamais si elle s'amuse à terrifier sa petite soeur ou si c'est sa maladie mentale qui la fait parler ainsi. J'ai supposé qu'il y avait des deux. Mais les choses se compliquent. Beaucoup d'éléments (notamment les étrangetés qui arrivent pendant l'exorcisme) sont expliquées. Cependant, un mystère reste. Cela concerne ce que Merry raconte à Rachel à la fin. Que faut-il penser de Marjorie? De Merry? De leur père?... En effet, John est assez antipathique: il ne jure que par Dieu, impose la présence du prêtre et l'exorcisme... Il n'essaie pas vraiment d'aider sa fille, ayant eu la tête farcie de religion, ne cherchant pas si ce qui arrive à son aînée pourrait être autre chose... Cependant, ce sont les propos de Marjorie qui, depuis le début, évoquent ce qui arrive par la suite, et qui fera l'objet du dernier récit de Merry à Rachel. Dans quelle mesure John en est-il responsable? Le récit de Merry ne concorde pas avec un élément qui ne peut être contesté. Mais pourquoi Merry mentirait-elle? Elle n'y aurait aucun intérêt. Je n'ai pas apprécié ce flottement, car il apporte davantage de questions que de réponses.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Florine Orphelin pour les éditions Lizzie.

Malheureusement pour moi, je confonds Florine Orphelin avec sa soeur, Noémie. J'ai entendu Noémie Orphelin en tant que comédienne de doublage, et Florine lisant des romans («L'autre rive du Bosphore» et «Possession». J'apprécie le jeu de ces deux comédiennes, et j'espère que chacune enregistrera beaucoup de livres qui me tenteront.
Ici, la lectrice a toujours adopté le ton adéquat. Lorsqu'elle prend une petite voix pour le rôle de Merry à huit ans, c'est réaliste, et elle n'en fait jamais trop. D'autre part, elle joue à merveille la peur de Merry lorsque Marjorie raconte ses histoires. Elle rend également très bien le ton de Marjorie, quelle que soit la situation. Bref, Florine Orphelin a fait un excellent travail. À mon avis, il aurait été très facile de surjouer.

Je regrette que chaque chapitre commence par un passage musical. Comme je l'ai déjà dit, je rêve que tous les livres audio soient sans musique.

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mercredi, 8 janvier 2020

L'ombre de la menace, de Rachel Caine.

L'ombre de la menace

L'ouvrage:
Wichita, Kansas.
Ce soir-là, Gina Royal rentre chez elle avec ses enfants. Elle découvre qu'une voiture a défoncé la porte de son garage. À peine a-t-elle le temps d'assimiler cela que des policiers lui demandent de sortir de son véhicule, et l'arrêtent. Dans le garage, se trouvent des cadavres de femmes. C'est Melvin, le mari de Gina, qui les a assassinées. La police se demande si la jeune femme ne serais pas complice.

Critique:
Mon résumé n'est pas aussi palpitant que la quatrième de couverture, mais à mon sens, celle-ci en dit trop.

Ce roman m'a beaucoup plu. Rachel Caine montre très bien les effets d'un tel traumatisme sur ceux qui l'ont subi. Gina (qui a changé d'identité) est dévastée. Elle est toujours sur ses gardes, s'effraie à la moindre anomalie... Qui n'aurait pas peur à sa place? En outre, elle se rend très bien compte de l'effet destructeur de sa perpétuelle angoisse sur ses enfants, et elle tente de les préserver. C'est un beau personnage qui essaie de garder la tête hors de l'eau, et qui, surtout, tient à ce que ses enfants soient le mieux possible.

L'autrice finis par créer une situation à cause de laquelle le lecteur soupçonne tout le monde. Je ne lui en ai pas du tout voulu pour deux raisons. D'abord, j'ai rapidement su le nom de l'un des coupables. Je pense que l'autrice souhaite que le lecteur ait ce temps d'avance sur Gina. D'ailleurs, il est étrange que sa paranoïa galopante (justifiée) ne la fasse pas suspecter ce personnage. Ensuite, la romancière maintient un suspense haletant. Même si le lecteur a un petit temps d'avance, il est loin de tout savoir. Le plus effrayant, outre les horreurs dont sont adeptes Melvin et ses admirateurs, est certainement l'implication de deux personnes. (Je ne peux pas trop en dévoiler, mais je pense que ceux qui ont lu le roman comprendront de qui je parle.) Cela m'a effrayée parce que je pense que si l'autrice l'a écrit, c'est que dans la vie, ce cas de figure est possible.

Je n'ai trouvé aucun temps mort, aucune incohérence, et j'ai respiré au rythme de l'héroïne et de ses enfants. En bonne pinailleuse, j'aurais souhaité une fin moins abrupte. J'aurais aimé un chapitre supplémentaire (oui, encore...) expliquant la suite immédiate... Après avoir écrit cela, j'ai cherché Rachel Caine sur Audible.fr: il se trouve que ce roman est le tome 1 d'une série qui en compte au moins quatre. Moi qui pensais que l'écrivain ne parviendrait pas à maintenir le suspense si elle écrivait une suite (je m'imaginais aussi déçue que lorsque j'ai lu les suites de «Le poète», de Michael Connelly)... Je suis curieuse de voir comment elle a fait pour en écrire autant... Maintenant que je sais qu'il y a des suites, je vais les guetter en audio français. Pour cette fois, je vais m'abstenir de les lire en anglais parce que j'apprécie beaucoup le jeu de Flora Brunier (qui, je pense, fera partie des comédiens enregistrant la suite), et aussi parce que je n'aime pas le jeu de Lauren Ezzo qui fait partie des comédiens lisant les suites en anglais. J'espère que si Audible se lance dans la suite en français, il n'y aura aucun comédien dont je n'apprécie pas le jeu...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Flora Brunier.

Comme je m'y attendais, j'ai apprécié l'interprétation de la comédienne. Je n'ai lu que deux autres romans qu'elle a enregistrés, et j'ai tout de suite apprécié sa lecture. Ici, elle avait fort à faire, car en plus de la femme angoissée, elle devait jouer un psychopathe. Elle s'en est très bien tirée, ainsi que des autres rôles pas forcément évidents. Par exemple, au tout début, les enfants sont jeunes, et elle parvient à prendre une voix enfantine sans avoir l'air affecté. Enfin, j'approuve la façon dont elle a prononcé Javier. Là encore, elle n'exagère pas, je pense que je l'aurais prononcé comme elle à sa place. Malheureusement pour moi, rien d'autre, parmi les livres qu'elle a enregistrés, ne me tente...

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Pour information, la structure du livre est respectée à 99,9%. Les deux derniers chapitres sont sur la même piste.

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