Hunger Games, tome 2: L'embrasement

L'ouvrage:
À la fin des Hunger Games, Katniss a défié le Capitole. On craint un soulèvement. La jeune fille est en danger. En outre, la soixante-quinzième édition des Hunger Games se prépare.

Critique:
Après avoir eu des échos, j'avais peur que ce tome me plaise moins que le premier. Il y a bien certaines choses qui m'ont agacée, mais dans l'ensemble, je n'ai pas été déçue. À un moment, l'auteur prend un pari risqué: montrer à nouveau des Hunger Games pouvait donner lieu à des répétitions. Même si on retrouve l'ambiance, les données changent. Les épreuves sont différentes (l'une d'elle est davantage psychologique que physique, et donc plus dévastatrice), les alliances sont nuancées, etc. D'autre part, les compétences de chacun sont montrées. C'est pareil dans le tome 1, mais ici, ce sont des compétences différentes, donc cela ne m'a pas ennuyée.
Au long du roman, Suzanne Collins aborde à nouveau certains thèmes: solidarité, manipulation, suprématie des oppresseurs...

La mère de Katniss est davantage présente. On la voit sous un jour plus favorable que dans le tome 1.

Le triangle amoureux est peut-être trop présent. Cependant, ce roman est d'abord pour les adolescents, et a pour héros des adolescents. Il est normal qu'on trouve ce genre d'intrigues. Ce qui m'a un peu agacée, c'est surtout l'attitude de Katniss. Elle aime celui-ci et certainement pas celui-là, puis elle hésite, puis elle confond proximité dans l'adversité et sentiment... D'autre part, dans une autre situation, le lecteur se montrera plus futé qu'elle. Ce n'est pas si important, mais ajouté au reste, cela a renforcé mon exaspération à son égard. Le tout est couronnée par la manière dont elle réagit à la fin. Par ailleurs, à un moment, elle critique d'éventuels survivants du district 13 qui auraient dû, selon elle, aider les opprimés. Elle oublie un peu vite qu'elle voulait s'enfuir avec sa famille et celle de Gale. Fuir l'oppresseur n'est pas une mauvaise chose. Il est normal de vouloir s'en sortir. Mais reprocher à ceux qui s'en seraient peut-être sortis de ne pas aider ceux qui restent, c'est un peu fort, surtout quand c'est ce qu'on s'apprêtait à faire.

Quant à Peeta, son «besoin» de protéger Katniss, son abnégation le rendent un peu lourd. Il va même jusqu'à dire qu'il préférerait mourir que de vivre sans elle. Ce genre de sentiments est possible, mais ici, cela m'a paru niais. J'avais aussi l'impression que Peeta ne prenait pas vraiment la mesure de ce qu'il disait.

Il y a une incohérence, à mon avis. Il n'est pas très logique que les personnages reconnaissent une voix qui crie sans parler. Je pense qu'il est beaucoup plus difficile de reconnaître une voix qui émet des sons sans prononcer de paroles.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Kelly Marot.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.

Là encore, j'ai beaucoup apprécié la lecture de Kelly Marot. Sans efforts apparents, elle passe d'un registre à l'autre: narration dramatique, personnage affecté et un peu superficiel (Effie), dialogues parfois amusants (notamment lorsque Katniss et sa famille donnent le change auprès des pacificateurs), colère, peur... À chaque fois, son ton est approprié. Certains trouveront peut-être que sa narration est un peu trop dramatique, mais les événements contés et les conditions de vie des personnages expliquent aisément cela.

Depuis que je chronique des livres, j'ai décidé de ne pas parler de la structure du live audio. Je me disais que c'était inutile, puisqu mon reproche serait toujours le même. Mais puisque j'ai souvent dit à quel point j'étais désolée qu'il y ait de la musique, pourquoi ne pas parler de ce que je pense de la structure? Je ne comprends pas pourquoi dès qu'un chapitre fait plus d'un quart d'heure, Audiolib le coupe en deux. Je pense que si c'était ainsi dans un livre papier, le lecteur serait décontenancé d'avoir un chapitre coupé en deux ou plus: les dernières pages de chaque partie d'un chapitre ne seraient pas pleines. À l'heure où il est très facile de revenir où on s'est arrêté ou de savoir où on en est (si on a le temps d'arriver à la fin d'une piste), je ne vois pas l'intérêt de ces coupes. Et comme je suis maniaque, elles me perturbent. ;-)

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