Aujourd'hui, c'est Fabienne-Xavière Sturm, lectrice bénévole, qui répond à mes questions.

La Livrophile: Quel âge avez-vous?
Fabienne-Xavière Sturm: 62 ans.

L: Comment en êtes-vous arrivée à enregistrer des livres?
F.-X. S.: Lors d'un cocktail assez bohème chez un conservateur de musée - j'étais à l'époque assistante-conservateur au Musée d'art et d'histoire de Genève- j'ai bavardé avec une très belle femme assez mystérieuse qui m'a demandé d'où je venais. J'ai répondu que j'étais alsacienne et elle a remarqué que je n'avais pas l'accent alsacien! C'est elle qui m'a parlé du Bien des aveugles et de la lecture bénévole. Peu de temps après, j'ai proposé mes services qui furent acceptés, sans contrôle particulier. C'était géré par des dames de la bourgeoisie genevoise, assez "patronnesses", qui censuraient les passages scabreux - ce qui me scandalisait, ayant toujours estimé que les aveugles et mal-voyants étaient des personnes comme les autres- mais c'était une atmosphère sympatique, chaleureuse. On était assez libre de proposer des ouvrages.

L: Avez-vous suivi une formation de comédienne? (Je trouve que vous avez une voix très posée, très classe, et que vous parlez toujours très distinctement.)
F.-X. S.: Je n'ai suivi aucune formation de comédienne, mais fus éduquée chez les Ursulines à Mulhouse; nous avions des cours de diction et nous apprenions beaucoup de poèmes. Plus tard en faisant Sciences Po à Strasbourg, nous avions aussi des cours de diction pour apprendre à parler en public. Cela m'a beaucoup servi plus tard dans la pratique de mon métier de conservateur et combien de fois des Genevois sont-ils venus me féliciter après une conférence ou une visite commentée et me dire combien ils étaient sensibles à ma langue et à ma diction. La pratique de la lecture parlée a énormément entretenu cette diction.

L: Si j'ai bien compris, vous enregistrez des livres depuis 1978. Pouvez-vous m'expliquer comment se déroulaient les enregistrements avant que la BBR enregistre sur cassettes?
F.-X. S.: En 1978, le Bien des aveugles enregistrait déjà sur cassettes dans un studio tapissé de "cartons d'oeufs" très mal insonorisé. J'enregistrais toujours une cassette entière, soit deux fois 45 minutes. Je sais que certains lecteurs allaient ou vont encore à domicile. Cela je ne l'ai jamais encore jamais fait.
Aujourd'hui le Bien des aveugles s'est énormément professionnalisé, ce qui est bien. Plus n'importe quel lecteur n'est accepté; il y a des essais de voix et de lecture, des évaluations. Des séminaires de placement de voix, d'introduction à la ponctuation, avec des personnes compétentes, ont été organisés. Ce fut très enrichissant.

L: Maintenant que les enregistrements sont en numérique, j'ai constaté certains changements. Par exemple, les erreurs de lecture doivent être retirées. Est-ce fastidieux pour vous?
F.-X. S.: Rien n'est vraiment fastidieux pour moi et souvent ce sont d'autres qui se chargent de faire un toilettage. Parfois je me reprends dans la foulée de l'erreur en la laissant, c'est spontané, pas vraiment gênant si c'est fait avec naturel. L'aseptisation systématique au détriment d'une certaine "vie", ce n'est pas mon truc. Mais c'est vrai, il y a des liaisons fatales...

L: D'autre part, j'ai remarqué que pour certains livres (ceux ayant une table des matières et/ou un index), le lecteur bénévole devait paginer (annoncer «page tant« à chaque changement de page), afin que l'auditeur ait une présentation la plus proche possible de celle du livre papier. Je sais que vous avez dû paginer au moins un livre (assez gros, en plus). N'est-ce pas laborieux pour vous? Je vous avoue que j'ai été très fâchée de cette décision, car je ne possède pas de lecteur DAISY, je ne peux donc pas sauter les «page tant«. Tout ce que je demandais à mon lecteur MP3, c'était de reprendre là où j'ai arrêté la fois précédente. Pour être franche, je trouve que les lecteurs DAISY sont une arnaque (je l'ai d'ailleurs dit à Roberto Othenin-Girard), car ils sont beaucoup plus chers que des lecteurs «normaux«. Soit, ils offrent plus de possibilités, mais ces possibilités ne sont utilisées que rarement, du moins, par moi.
F.-X. S.: Je n'aime pas paginer, c'est lourd aussi pour le lecteur.

L: Sur chaque livre enregistré de la BBR, le lecteur bénévole annonce son nom. Pourquoi ne l'annoncez-vous pas de la même façon à chaque fois? Parfois, vous donnez votre prénom en entier, parfois non, parfois (me semble-t-il), vous dites «madame Sturm«...
F.-X. S.: Je ne sais pas, quand je dis "madame", franchement c'est stupide non?

L: Pour vos lectures personnelles, avez-vous une préférence pour un genre de livres? De même, y a-t-il un genre de livres que vous n'aimez absolument pas?
F.-X. S.: J'ai une préférence très particulière pour le roman anglo-saxon (et le genre des nouvelles dont ils sont les rois) que je trouve très remarquable: les Brontë, Jane Austen, Virginia Woolf, Katherine Mansdfield, Cowper Powis, Henry James, Wilde et pour les plus récents Anita Brookner, David Lodge, Paul Auster etc. Je suis une grande lectrice de romans policiers, de biographies, de journaux intimes, de correspondances, parfois de philosophie, en particulier François Jullien car le lien entre l'Orient et l'Occident m'a toujours intéressée, ou Simone Weil, ou Nietzsche. Les poètes aussi sont mes compagnons, surtout Verlaine ou Rilke, Char, Michaux. J'aime vagabonder dans ma collection de Pléiades, au hasard, comme une promenade ou une flânerie.
Je n'aime pas du tout la science-fiction. Et le roman français contemporain, mais je ne fais pas de grands efforts pour explorer je l'avoue!
L: Zut, vous non plus n'aimez pas la science-fiction... J'aimerais lire des romans de fantasy (un sous-genre du fantastique), mais les lecteurs bénévoles n'ont pas l'air fans. Et mes interviews me confirment ce que je pensais. En plus, les romans fantasy sont généralement des séries en plusieurs tomes.
F.-X. S.: Je suis prête à m'y mettre. Finalement, la curiosité est la plus forte!

L: Comment choisissez-vous quels livres vous allez enregistrer? Je suppose que vous n'enregistrez pas uniquement ceux que vous aimeriez lire. D'après mes déductions, vous prenez ce qu'on vous propose, car vous avez enregistré des documentaires, des romans policiers, des romans d'amour... A ce sujet, j'ai emprunté, dernièrement, un livre parce qu'il était lu par vous (J'emprunte en fonction du résumé, mais aussi en fonction du lecteur: je n'aime pas Danielle Steel, et j'ai pourtant emprunté certains livres d'elle parce qu'ils étaient lus par vous, ou par madame Laurence Gargantini. Je pense que je finirai par emprunter tous les Steel que vous avez enregistrés. J'aurai plus de mal pour les Cartland. Je l'aime encore moins.), et à l'écoute, je me suis aperçue que c'était un livre de la collection Harlequin. J'étais très déçue, mais je l'ai quand même lu, car il était lu par vous. Il était aussi creux que ce que j'avais imaginé lorsque j'ai entendu «Harlequin«. C'était «Une famille rêvée«, de Donna Clayton.
F.-X. S.: Je ne suis pas raciste même en littérature! Pourquoi pas la collection Harlequin? En plus c'était une demande de lectrice, personne ne voulait le lire, moi cela m'amuse énormément. Barbara Cartland est moins prétentieuse que Marc Lévy et pas si creuse que ça, moins creuse que Coehlo! On doit respecter tous les goûts et répondre aux demandes, c'est la moindre des choses. Se faire plaisir en lisant oui, mais d'abord faire plaisir à l'auditeur. Je prends ce qu'il y a sur le rayon, c'est souvent TRES décevant; tant de bons livres paraissent et parfois on me dit que je ne peux pas lire tel ou tel car il faut une voix d'homme. Cela ménerve... En tant qu'abonnée, n'hésitez pas à demander des livres, des bons livres. Quant à Danielle Steel, c'est la demande récurrente d'une abonnée. Là encore il y a peu d'amateurs parmi les lecteurs bénévoles, je me dévoue mais sans trop de peine. Steel est parfois très bonne, parfois très mauvaise, comme beaucoup d'auteurs non? Dès le moment où l'on sait dans quoi on s'embarque, il faut jouer le jeu jusqu'au bout. C'est un peu comme la musique, il y a un moment pour Schubert, un moment pour Lully, un moment pour Carla Bruni, un autre pour Messian ou Mouloudji etc.
L: Pour l'instant, tout les romans Harlequin que j'ai lus (je n'en n'ai lu que deux, en fait), m'ont paru trop clichés, trop téléphonés... Et donc, je n'ai pas été déçue par "Une famille rêvée», m'attendant à ça.
F.-X. S.: Harlequin c'est Harlequin. C'est un genre, c'est la littérature de ceux qui ne lisent pas mais qui sont respectables, c'est pour cela que je lis aussi des Harlequin: En plus cela m'amuse!

L: Parmi les livres que vous avez enregistrés, quels sont ceux que vous avez préférés?
F.-X. S.: J'en ai enregistré, selon la liste qui m'a été fournie, une bonne centaine! Je retiendrai la magistrale biographie de Yourcenar par Josiane Savigneau; la traduction magique de la Promenade au phare de Virginia Woolf par cette même Yourcenar (et là mon émotion à lire à haute voix fut mémorable...); j'ai adoré lire Vie et mort d'un étang de la belge Marie Gevers; Les dépouilles de Poynton d'Henri James; la biographie d'Anne Marie Schwarzenbach écrite avec une grande sensibilité par sa traductrice Dominique Laure Miermont, ou encore Laisse-moi de l'auteur suisse alémanique Markus Werner. Parmi les oeuvres faites à deux voix, formule que j'ai introduite, je me souviens des deux pièces de Jules Renard, Le plaisir de rompre et Le pain de ménage; Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée de Musset; Entre femmes, dialogue entre Jeanne Bourin et Régine Deforges; des extraits de Bérénice et d'Andromaque, de Jean Racine...
L: Je vais bientôt lire la biographie d'Anne Marie Schwarzenbach. Je vous dirai ce que j'en ai pensé.
F.-X. S.: Oui, je me réjouis de vous entendre à ce sujet. Le personnage est spécial, l'époque aussi, mais il y a beaucoup de charme un peu étrange.

L: Est-il arrivé qu'un livre à enregistrer vous tente, puis qu'après avoir approfondi, vous le trouviez beaucoup moins à votre goût? Pouvez-vous donner un ou plusieurs exemples? A l'inverse, un livre qui ne vous tentait pas s'est-il révélé bien plus plaisant que prévu? Pouvez-vous donner un ou plusieurs exemples?
F.-X. S.: Je n'ai pas un bon souvenir, curieusement, du livre de Daniel Boulanger, Les jeux du tour de ville; je n'ai pas aimé lire la saison 2 de Doggy bag de Philippe Djian et encore moins un méchant livre sur Ségolène Royal de Messieurs Mantoux et Aymeric...
A l'inverse, n'ayant pas une passion pour Modiano, j'ai aimé lire sa Dora Bruder...
L: Ah? Vous n'avez pas aimé la saison 2 de "Doggy bag»? Vous l'avez trouvée trop vulgaire?... (Philippe Djian peut être assez vulgaire...)
F.-X. S.: Cela m'a ennuyée parce que je n'avais pas lu le livre précédent, c'est une lecture partagée. Ce n'est pas la vulgarité qui me gêne, mais une écriture médiocre. Ce qui peut «marcher» à la télé, ne marche pas forcément en "littérature"... La confusion des genres, comme la confusion des valeurs, cela m'ennuie.

L: Combien de temps avez-vous pour vous approprier le livre avant de l'enregistrer? Le lisez-vous plusieurs fois? Lisez-vous un chapitre, puis l'enregistrez-vous? Découvrez-vous le livre au moment où vous l'enregistrez? Vous imaginez-vous facilement les personnages (lorsque c'est un roman)? Expliquez votre démarche, vos habitudes.
F.-X. S.: Nous avons tout le temps que nous voulons pour nous approprier un livre. Mais, seuls les livres que j'ai proposé à la lecture et qui furent acceptés, ont été lus avant. La plupart du temps je les découvre à la lecture, c'est une question de pratique. Quand il y a des noms russes, je les répète. Le reste du temps je fonce.

L: Vous est-il arrivé d'interrompre l'enregistrement d'un ouvrage parce que ce que vous lisiez vous choquait ou vous émouvait?
F.-X. S.: Je n'ai pas le souvenir d'avoir été "choquée". Mais émue, oui souvent, sans pourtant m'être arrêtée, mais en laissant couler l'émotion dans la suite du texte.

L: Si j'ai bien compris, vous enregistrez à domicile. Comment cela se passe-t-il? Empruntez-vous plusieurs livres que vous ramenez enregistrés tous en même temps? N'en n'empruntez-vous qu'un à la fois? ... Combien de temps enregistrez-vous à chaque fois? Enregistrez-vous tous les jours?...
F.-X. S.: J'ai commencé la lecture à domicile l'année dernière. Je suis assez irrégulière, moins disciplinée que le rituel imposé du rendez-vous hebdomadaire du lundi en studio où je lis une heure. A la maison je peux lire deux heures le matin, une heure l'après midi, le livre avance bien. Ma maison est dans la campagne à 20km de Genève, je n'y suis pas aussi souvent que j'aimerais. Mais je suis très bien installée, dans une pièce dite "la bibliothèque", car il y a une grande bibliothèque en acajou, très belle, qui prend deux murs et que je me suis achetée à tempérament avec mon premier salaire et qui m'a toujours suivie; c'est une pièce très claire et chaleureuse, agréable. Des conditions parfaites pour l'exercice. Mais il est fondamental que j'y sois seule pour avoir les bonnes conditions de concentration, de temps, de tranquililté. Il m'arrive d'avoir deux livres en même temps et je varie les plaisirs.

L: A quelle fréquence allez-vous à la BBR?
F.-X. S.: Tous les lundis de 11h15 à 12h30. Parfois nous lisons à deux, le jour et l'heure changent dès lors.

L: Lorsque vous enregistrez dans les cabines de la BBR, faites-vous plusieurs séances d'enregistrement par semaine?
F.-X. S.: Je n'ai toujours fait qu'une séance par semaine.

L: Qu'enregistrez-vous en ce moment?
F.-X. S.: Un livre sur la princesse de Lamballe...

L: Faites-vous particulièrement attention à ne pas abîmer votre voix dans la vie de tous les jours?
F.-X. S.: Non, pas particulièrement.

L: Fumez-vous?
F.-X. S.: Oui parfois, parfois pas. Parfois la cigarette, parfois le cigare (petit!).

L: Exercez-vous un métier en plus de cette activité de lectrice bénévole?
F.-X. S.: J'ai été conservateur de musée pendant plus de trente ans. J'ai eu une chance folle d'exercer cette profession passionnante. Aujourd'hui j'accepte des mandats divers et variés, du genre organiser et présider des colloques, diriger des projets, faire partie de conseils d'administration, publier...

L: Quels sont vos centres d'intérêt à part la lecture?
F.-X. S.: Le cinéma, le théâtre, les expositions, les amis, organiser des dîners, les siestes, le hamac, écrire... le farniente, voyager.

L: Avez-vous une devise dans la vie?
F.-X. S.: Depuis 2002, l'année où j'ai pris une retraite anticipée: pourquoi faire demain ce que j'aurais dû faire hier. Avant c'était du genre: Haut les coeurs!

L: Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez ajouter?
F.-X. S.: Lire ce n'est pas réciter, ce n'est pas "jouer", ce n'est pas parler, c'est lire. Et lire, dans cette circonstance particulière de lecture bénévole pour les aveugles et mal-voyants, c'est donner sa voix à l'auteur pour donner un texte à l'auditeur. En fait, ce qu'il faut donner c'est la "voix" de l'auteur.
C'est un délice absolu quand l'auteur sait écrire, quand il a du ou un style, quand il sait utiliser sa langue, quand il a quelque chose à dire que l'on a du bonheur à transmettre, faire passer, restituer. C'est un délice absolu de lire un auteur que l'on aime. J'ai appris à lire moins vite, à trouver la respiration d'un texte.
Rien n'est plus désagréable, parfois même pénible, que de lire un livre mal écrit, mal construit, mal ponctué, mal rythmé...

Liste des livres enregistrés par Fabienne-Xavière Sturm:
1977:
Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre («Un seul ennui: les jours raccourcissent», tome 2): Flora Groult

1980:
La nostalgie n'est plus ce qu'elle était: Simone Signoret
Le cygne de Fanny: Suzanne Prou

1981:
Gatsby le magnifique: Francis Scott Fitzgerald
Les dépouilles de Poyton: Henry James

1982:
Confidences: Marcel Pagnol
La liberté souffre violence: Elisabeth Miribel
Emma: Jane Austen

1983:
Pique-nique et autres charivaris: Gerald Durrell
Rosa Bonheur ou L'insolence : histoire d'une vie (1822-1899): Danielle Digne
Oeuvres, récits: Anton-Pavlovitch Tchekhov
Le couloir du dancing: Bertrand Poirot-Delpech
Vagabondages : évocations et réflexions: André Chedel

1984:
La mariée de Saint-Médard: Jeanne Cressanges
Fantasia chez les ploucs: Charles Williams
Le pain de ménage; Le plaisir de rompre: Jules Renard (avec monsieur Vaucher)
Les jeux du tour de ville: Daniel Boulanger

1985:
Le bal du gouverneur: Marie-France Pisier
L'héritage: Colette Audry
Les plaisirs et les jeux: mémoires du Cuib et du Tioup: Georges Duhamel
Adieu Volodia: Simone Signoret
La première habitude: Françoise Lefèvre

1986:
La petite fille à l'escarpolette: Charlotte Crozet
La volière: Diane de Margerie
Histoire de Marie Vallier: Michel Versant
Miséréré («Le royaume du nord», tome 3): Bernard Clavel
Un amour de chat: Frédéric Vitoux

1987:
Atteinte à la mémoire des morts: Dominique Schneidre
Le beau masque: Jean-Claude Pascal

1988:
La promenade au phare: Virginia Woolf
Mrs. Dalloway: Virginia Woolf

1989:
Une femme en exil: Madeleine Chapsal

1990:
La maison aux escaliers: Ruth Rendell
Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée: Alfred de Musset (avec monsieur Pierre Ducommun)
Des filles bien élevées: Anne Wiazemsky
Loving: Danielle Steel

1991:
Bérénice; Andromaque: Jean Racine (avec monsieur Pierre Ducommun)

1994:
Marguerite Yourcenar, l'invention d'une vie: Josyane Savigneau
Le tableau du maître flamand: Arturo Perez-Reverte

1995:
Providence: Anita Brookner
La fille que j'ai abandonnée: Shûsaku Endô
Jusqu'au dernier penny: Francis Scott Fitzgerald
Ce que vivent les roses: Mary Higgins Clark

1996:
Lila dit ça: Chimo
L'eau de neige, le tiède et le frais: histoire et géographie des boissons fraîches: Xavier Planhol
Les fourmis de la gare de Berne: Bernard Comment
Péplum: Amélie Nothomb (avec monsieur Hervé Choisy)
Histoire et traditions de Cartigny: Jean Martin
Petit traité des grandes vertus: André Comte-Sponville

1997:
Dora Bruder: Patrick Modiano
Douleur apache: Patrick Mosconi
Le moine et le philosophe: le bouddhisme aujourd'hui: Jean-François Revel (avec monsieur Pierre Ducommun)
La castration mentale: Bernard Noël
Le prochain amour: Yves Simon

1998:
Mon galurin gris: petites géographies: Olivier Rolin
Mémoire, mon beau navire: les vacances d'un ethnologue: Luc de Heusch
La République expliquée à ma fille: Régis Debray

1999:
une mort obsédante: Ruth Rendell
La dame qui aimait les toilettes propres : chronique d'une des plus étranges histoires colportées dans les environs de New York: James Patrick Donleavy
La vie commune: Lydie Salvayre
La sagesse des modernes: dix questions pour notre temps: André Comte-Sponville

2000:
La griffe du sud: Patricia Cornwell
Entre femmes: Jeanne Bourin et Régine Deforges (avec madame Martine Tavelli)
Politique des sexes: Sylviane Agacinski

2001:
Roméo et Juliette: William Shakespeare (plusieurs lecteurs)
Dans ces bras-là: Camille Laurens
Ah, quel bonheur!: Albert Memmi
Maintenant et pour toujours: Danielle Steel
Forces irrésistibles: Danielle Steel

2002:
Vie et mort d'un étang: Marie Gevers
Marie-Antoinette, journal d'une reine: Evelyne Lever
Laisse-moi: Markus Werner
Ce soir je veillerai sur toi: Mary Higgins Clark

2003:
D'un bord à l'autre («Chroniques de San Francisco», tome 5): Armistead Maupin
Tant que nous existons: Maruja Torrès
Rainier de Monaco et les Grimaldi: Stéphane Bern
Le rapport omertà 2003: Sophie Coignard
expériences de philosophie quotidienne: Roger-Pol Droit (Plusieurs lecteurs)
Jacques Prévert en vérité: Yves Courrière (plusieurs lecteurs)
Le cadeau: Danielle Steel

2004:
L'adieu aux abeilles et autres nouvelles: Alexandre Voisard
Nous nous connaissons déjà: Anne-Marie Garat
Je voudrais être l'herbe sur cette prairie ("Je suis tout ce que je rencontre", tome 2): Corinne Desarzens
Les grands philosophes et leur philosophie : une histoire mouvementée et belliqueuse: François Dagognet

2005:
Annemarie Schwarzenbach ou Le mal d'Europe: Dominique Laure Miermont
Colette: une dame, trois rois et quelques cavaliers: Paul Argonne
La natte coupée: Françoise Xénakis

2006:
Nazis dans le métro (une aventure du Poulpe): Didier Daeninckx
Le ranch: Danielle Steel

2007:
Le cher ange («Scènes de la vie de famille», tome 3): Nancy Mitford
Rendez-vous: Danielle Steel
Signe suspect: Patricia Cornwell
Saison 2 («Doggy bag», tome 2): Philippe Djian
Les grandes maisons: une institutrice neuchâteloise chez les nobles de Bavière et du Royaume-Uni: Ida Blanchard
Une dame de l'ombre à la cour de Russie: Louis Beroud
Un nouveau bonheur: Barbara Cartland
Une rose pour Almira: Barbara Cartland
Une famille rêvée: Donna Clayton
Ségolène Royal: la dame aux deux visages: Mantoux et Aymeric
Carnet: phrases notées au hasard des lectures: Charles-Ferdinand Ramuz