En attendant le jour

L'ouvrage:
Après avoir travaillé aux vols et homicides pendant plusieurs années, Renée Ballard est de quart de nuit. Son coéquipier et elle sont les premiers sur les lieux d'affaires qui nécessitent la police pendant la nuit, mais ensuite, ils doivent donner ces affaires aux équipes de jour. Cela fait qu'ils ne vont jamais au bout d'une enquête. C'est très frustrant pour Renée. Cette nuit-là, le tandem va assister au commencement de trois affaires: un cambriolage, une agression, et un quintuple meurtre. Cette fois, Renée écoute son désir de ne pas être mise hors-jeu dès le jour levé.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai trouvé que l'auteur se renouvelait, ce qui est bien, car il commençait à s'essouffler. Certains de ses romans précédents m'ont même ennuyée. D'abord, il nous présente un nouveau personnage, donc il doit nous montrer son caractère, son passé, etc. Elle est aussi assoiffée de justice et pugnace que Bosch et Haller.
Ensuite, Michael Connelly évite que le lecteur se traîne péniblement en lui donnant plusieurs enquêtes à lire à la fois. Pour moi, cela n'a que des avantages. D'abord, c'est réaliste. Certes, un policier va se focaliser sur une enquête, mais il est logique qu'il lui en tombe plus d'une dessus en même temps. Donc, ici, le lecteur réfléchit dans différentes directions, ce qui est très intéressant. De plus, l'auteur peut se permettre d'élucider un mystère bien avant la fin, puisqu'il en reste deux. Voilà comment il évite un roman trop routinier. Enfin, parfois, des événements liés à telle ou telle affaire soulèvent des questions ou entraînent des éléments inattendus... Bref, j'ai trouvé tout cela bien agencé.

J'ai apprécié la manière dont Renée a géré l'enquête concernant l'agression. Le reste aussi, mais je mets l'accent sur cette affaire-là parce qu'elle pousse notre héroïne dans ses retranchements.

Il y a, me semble-t-il, un clin d'oeil à d'autres romans de Connelly, outre l'allusion à la série «Bosch». L'un des policiers croisé dans «En attendant le jour» est, si je me souviens bien du nom, le fils d'un autre policier qui a travaillé avec Bosch, et que, d'ailleurs, celui-ci n'aimait pas. On voit aussi le docteur Hinojos, que Bosch rencontre dans «Le dernier coyote», puis à qui il demande, plus tard, d'aider Maddie.

Je n'ai qu'un reproche à adresser à l'héroïne. Elle a adopté une chienne (Lola) avec qui elle a une grande complicité. Bien. Cette chienne passe presque tout son temps à être gardée parce que sa maîtresse travaille. Lorsque celle-ci est sur le terrain, cela se comprend, mais quand elle va au commissariat, elle pourrait l'emmener. Souhaitant pouvoir être davantage auprès de mes animaux, le comportement de l'héroïne à ce sujet me fait d'autant plus pester. Un humain, même si cela ne lui plaît pas, comprendra que son père ou sa mère travaille beaucoup et le voie peu; un animal se sentira abandonné. C'est d'ailleurs le cas de la chienne de Renée...

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Caroline Klaus.

Je connais très peu cette comédienne, car la plupart des livres qu'elle a enregistrés ne me tentent pas. J'avais aimé sa prestation dans «Maman a tort». Ici, je l'ai beaucoup appréciée. Sa voix est très agréable, son intonation est toujours adéquate, elle transcrit très bien les émotions des personnages, ne fait pas d'affreux effets de voix... J'espère qu'elle enregistrera davantage de romans qui me tenteront, car j'ai très envie de l'entendre à nouveau.

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