Don't play in the sun

L'ouvrage:
Bufford, Caroline du sud. En 1941, à l'âge de onze ans, Alice Whitmore rencontre Jack Miles. Ils deviennent très vite amis. Plus tard, ils se marient. Tout va bien pour eux, mais Jack souhaite ouvrir un garage à Washington DC. Cela signifie que le couple habitera à une assez grande distance des parents d'Alice. Celle-ci est triste de tant s'éloigner d'eux, mais souhaite être une bonne épouse. Alors, elle suit son mari.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. À travers le récit d'Alice et celui de ses ancêtres (la jeune femme accède à des lettres et à des journaux intimes écrits par sa mère, sa grand-mère, et ses arrière-grands-mères), l'auteur montre des femmes qui ont dû se battre pour sortir d'une condition, ou être respectées, ou sauver leurs enfants... En très peu de pages, elle rend la vie de certaines de ces femmes très intéressante. Par exemple, il n'y a qu'une courte lettre de Lily, et ce qu'elle raconte est malheureusement quelque chose dont on sait que c'est très souvent arrivé (donc cela peut faire remâché aux yeux de certains), mais on ne peut qu'éprouver de la compassion pour elle. Chacune des femmes dont Alice découvre l'histoire a eu, un jour, la force de faire quelque chose. Les conséquences n'ont pas toujours été heureuses, mais ces femmes ont toujours fait au mieux. Peut-être Sheila aurait-elle pu agir autrement, mais ce n'est pas sûr...

Au long de ma lecture, Alice m'a beaucoup agacée. Je sais que ce qu'elle vivait était extrêmement difficile, et qu'elle n'avait pas la force de mettre un terme à ces tortures. Je sais que c'est souvent le cas des femmes qui subissent ce qu'elle endurait. Cependant, ses parents et sa fille auraient été un soutien si elle avait décidé d'agir comme il l'aurait fallu. Donc même si je la comprenais un peu, je lui en voulais aussi.
Ensuite, quelque chose arrive, et après cela, j'ai espéré qu'Alice aurait appris de ses erreurs. Certes, il est logique qu'elle éprouve de la compassion, mais à sa place, j'aurais été aussi intransigeante que Denise. Celle-ci paraîtra peut-être un peu extrémiste à certains lecteurs. Quant à moi, je l'ai toujours comprise. De plus, lorsqu'Alice est honnête avec elle, même si elle est furieuse et blessée, elle finit par se calmer, parce qu'elle a obtenu la vérité.

La fin fait qu'on veut savoir ce qui va arriver. La dernière scène laisse à penser que certains personnages vont y laisser des plumes, voire davantage. Ce livre étant un tome 1, je me demande par qui la suite sera racontée. Alice est la narratrice de ce tome. Sera-t-elle celle de la suite? Ou bien, sera-ce Denise? J'aurais dû attendre que le tome 2 sorte avant de lire le tome 1... Maintenant, je bave d'envie... ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden.

Amy McFadden est aussi talentueuse que d'habitude. Elle exprime très bien les fortes émotions de certains personnages. Elle n'en fait pas trop, ne tombe pas dans le larmoiement. Elle prend un petit accent pour Javier, et cela ne m'a pas agacée, car elle sait le doser. Elle modifie un peu sa voix pour les rôles masculins: cela ne m'a pas gênée, car là non plus, elle n'exagère pas. Enfin, elle prend un accent du sud des États-Unis pour certains personnages. Je n'aime pas trop cela, mais Amy McFadden fait partie de ceux qui le font de manière naturelle.

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