Disparues

L'ouvrage:
Alex Young aime faire des films, et par ce biais, étudier le comportement de ses semblables. Sa nouvelle idée est de filmer une petite communauté, et de recueillir les contributions vidéo de ses membres. Son idée est approuvée par ses supérieurs, et on lui suggère d'aller filmer les habitants de Blackwood Bay. Cette idée ne l'enchante guère, car elle fit partie, des années plus tôt, de cette communauté. Elle accepte tout de même le défi. Peut-être cela l'aidera-t-il. En effet, elle sait qu'elle a connu de mauvaises expériences à Blackwood Bay, mais elle ne se souvient plus lesquelles. Elle a de gros trous de mémoire. De plus, elle s'intéresse à la disparition de jeunes filles. La première est Daisy. Elle a disparu dix ans auparavant. Elle se serait suicidée. La seconde disparition a eu lieu peu de temps auparavant. C'était une autre adolescente.

Critique:
Après avoir aimé «Avant d'aller dormir», je guettais la parution de livres audio de l'auteur. C'est donc avec empressement que j'ai lu «Disparues». Quelle déception!!!

D'abord, après avoir posé l'énigme, l'écrivain traîne. La narratrice se perd en conjectures, les éléments censés faire monter la tension s'accumulent... À mon avis, beaucoup de ces éléments étaient du remplissage, car ils ne faisaient rien avancer.
De plus, l'auteur promène le lecteur entre plusieurs coupables possibles. Certes, tous les auteurs de livres à suspense utilisent cette ficelle, mais ici, elle m'a déplu parce que je ne trouvais pas le reste palpitant.

Beaucoup d'éléments sont trop gros pour être crédibles. Que tel personnage ferme les yeux, et se persuade que les filles ne souffrent pas, cela passe difficilement. Certes, c'est expliqué, et je pense que je l'aurais accepté sans sourciller si S. J. Watson n'avait pas créé d'autres faits de cet acabit. Le pire étant, à mon avis, les raisons pour lesquelles un personnage s'est laissé convaincre... d'en tuer un autre. Alors, bien sûr, c'est expliqué, mais être jeune, amoureux au point d'être un paillasson, et être accroc à la drogue... c'est trop. On me dira que tous ces éléments rendraient n'importe qui influençables, mais le personnage influencé savait qu'il l'était, savait qu'il agissait mal, savait qu'il n'était qu'une carpette aux yeux de celui à qui il obéissait, avait même projeté, se rendant compte de tout, de tout arrêter et de s'enfuir... Donc le fait que ce protagoniste ait fait cela n'est pas crédible.

Enfin, le pompon revient à ce que nous découvrons quant à Alex, et qu'elle découvre en même temps. Là encore, c'est expliqué, mais ce n'est pas crédible.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Audrey d'Hulstère pour les éditions Lizzie.

Audrey d'Hulstère fait partie des comédiens que je prends plaisir à trouver. Ici, elle n'a pas failli: elle ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins, et joue sans affectation les sentiments et émotions des personnages. Au départ, j'ai été ravie qu'elle prononce les noms propres étrangers sans affectation. Je me demande donc pourquoi elle a fait une exception pour David qu'elle prononce Dévide, et Zoé (sûrement écrit Zoe, car le livre est anglophone), qu'elle prononce «Zoï», à l'anglophone. C'est le seul reproche que je lui adresserai.

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