Des rêves infinis

L'ouvrage:
Cela a commencé dans une université de Santa Laura, petit village de Californie. Une étudiante, Cara, s'est allongée, s'est endormie, et on n'a pu la réveiller. D'autres étudiants, puis des habitants du village se sont endormis ainsi. On se demande si c'est un virus... Des personnes extérieures au village doutent de la véracité de cet étrange sommeil qui s'empare de n'importe qui.

Critique:
Sans vouloir comparer «Des rêves infinis» à «L'âge des miracles», je me suis quand même souvenue que j'étais tout de suite entrée dans le premier roman de Karen Thompson Walker, et l'avais apprécié de bout en bout. Ici, cela n'a pas été le cas. D'abord, j'ai trouvé qu'on voyait trop de personnages, et qu'à chaque fois, on les voyait trop peu pour s'y attacher réellement. Au bout d'un moment, on finit par tous les connaître à peu près, et par les suivre, mais pendant assez longtemps, j'ai eu du mal à passer des uns aux autres. J'ai aussi trouvé le tout très lent. Il y a des romans où cela me plaît, parce qu'on prend le temps de découvrir les choses. Ici, cela m'a plutôt ennuyée. J'imagine que l'autrice a souhaité utiliser un thème déjà abordé (un genre de virus dont les effets sont assez surprenants) sans que cela ne ressemble trop à certains aspects de son premier roman ni à ce qui a déjà été créé sur ce genre de sujets. Je la comprends, mais je suis assez déçue du résultat. En plus, certains personnages m'ont agacée, comme Annie.

J'ai quand même apprécié certains protagonistes: les deux soeurs (Sarah et Livie), Ben, et Mei (même si je l'ai préférée au début, et qu'ensuite, elle m'a agacée). J'ai trouvé intéressant que la romancière finisse par développer une théorie concernant tous ces gens qui dorment pendant tout ce temps. J'ai compris le désarroi de Rebecca, même si j'ai eu du mal à m'attacher à elle, parce qu'elle s'est mise à dormir très rapidement, et que, par conséquent, on connaît très peu sa personnalité. En plus, avant de s'endormir, elle fait quelque chose qui, au mieux, est stupide, et au pire, est très méchant.

Me trouvant un peu tiède concernant ce roman, je suis allée lire les commentaires recensés sur Audible.fr. Globalement, les gens pensent comme moi. Certains vont même plus loin, disant que l'histoire ne va nulle part, qu'à la fin, on en est au même point qu'au début. D'autres (comme moi) ont aimé la performance de la lectrice, mais se sont ennuyés à cause de l'intrigue et des personnages qu'ils ont jugés peu intéressants. Une personne a même dit que Cassandra Campbell avait l'air de se demander: «Pourquoi est-ce que j'ai accepté d'enregistrer ce roman!» Cela m'a fait rire, même si, pour moi, la comédienne ne semblait pas s'ennuyer.

Je souligne ici que je suis assez contente que certaines personnes n'aient pas aimé le livre pour les mêmes raisons que moi. Cela me fait penser à la fois où mon mari (qui ne lit jamais mes chroniques, sauf celle qu'il aurait pu laisser de côté), m'a demandé pourquoi mon avis sur «Appelle-moi», de Sophie McKenzie, était si négatif, alors que la plupart des commentaires encensaient le livre. Bah, chacun son opinion: ma chronique négative était argumentée, et je n'ai pas du tout aimé que mon mari (n'allez pas lire son blog, ça lui fera les pieds) remette mon avis en question (le faquin sous-entendait que je n'avais sûrement rien compris au roman) sous prétexte que beaucoup de lecteurs avaient aimé le livre.

Pour en revenir à «Des rêves infinis», je ne regrette quand même pas mon achat, parce que de toute façon, je voulais lire le deuxième roman de Karen Thompson Walker. J'ai tellement aimé «L'âge des miracles» que je pense que si j'avais lu les commentaires avant d'acheter «Des rêves infinis», je ne les aurais pas écoutés.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Penguin Random House Audio.

Comme d'habitude, j'ai apprécié la prestation de la comédienne. Dans les commentaires, certains disent qu'elle n'est pas à remettre en cause, mais d'autres l'ont trouvée aussi lente et ennuyeuse que le roman.

Pour information, la structure du livre n'a pas été respectée: beaucoup de chapitres sont coupés en plusieurs pistes. Cela m'a beaucoup étonnée, car 99,9% du temps, les éditeurs audio américains (et surtout Penguin Random House Audio) respectent la structure des livres. J'espère que le découpage de celui-là est une exception...

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