L'ouvrage:
John et Naomi Kleason ont perdu leur fils, car celui-ci est né avec une maladie transmise par leurs gènes. Ils veulent un autre enfant, mais souhaitent qu'il ne soit pas porteur des gènes qui pourraient le rendre malade. Ils ont fini par s'adresser au docteur Detore. Celui-ci leur promet qu'il peut influer sur les gènes de leur futur enfant. Les Kleason font affaire avec lui. Seulement, tout ne se passe pas comme prévu.

Critique:
J'ai renoncé à lire la série de Peter James dont le tome 1 est «Comme une tombe», car je n'ai pas aimé ce roman. Je voulais d'ailleurs ne pas lire d'autres Peter James, mais le résumé de «Des enfants trop parfaits» m'a tentée. Je suis contente d'avoir donné une autre chance à l'auteur, car ce roman m'a plu. D'abord, il ne traîne pas. Certes, les chapitres contant les préparatifs et les pensées du disciple m'agaçaient, car je souhaitais retrouver rapidement les personnages principaux, mais ces chapitres montrent bien à quel point et pourquoi on peut être endoctriné. Je sais que le fanatisme peut aller loin, mais en l'exposant, Peter James nous rappelle comment il est possible.

Le début prépare le lecteur à certaines choses, donc ce qui arrive ensuite ne surprend pas trop. Cependant, il est intéressant de voir comment se comportent Luke e Phoebe (je ne dirai pas qui ils sont pour ne pas trop en dévoiler à ceux qui n'ont pas lu le livre), et ce qu'en disent les spécialistes qui les rencontrent.

Dans ce roman, Peter James soulève plusieurs questions. On peut comprendre que John et Naomi souhaitent proscrire les gènes qui rendraient leur futur enfant malade, mais ce n'est pas la seule chose que le docteur Detore leur propose. Comme le souligne Naomi, où est la frontière avec l'eugénisme?
Plus tard, deux points de vue s'affrontent: certains personnages souhaitent agir afin que le monde tourne mieux, d'autres veulent récupérer leur vie tranquille. La première idée met mal à l'aise parce que ceux qui l'expriment ont de bons arguments et de bonnes idées, seulement ils ont l'air de fanatiques. Leur façon d'agir équivaut presque à celle des disciples. Bien sûr, eux n'ont pas été fanatisés de la même manière que les disciples. Ils ne remettent d'ailleurs jamais cela en question: ils auraient pourtant dû. Cependant, c'est là toute la perversité de la chose: cela a été fait de manière à ce qu'ils ne le remettent pas en question.

Je n'avais pas deviné ce qu'on apprend à la toute fin. Pourtant, c'est préparé tout au long du roman. L'auteur a donc finement joué. Je pense quand même que d'autres lecteurs le trouveront.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Ludmila Ruoso pour les éditions Lizzie.

J'avais une autre raison de donner une chance à ce livre. J'avais promis à une éditrice de livres audio que je lirais en entier un livre enregistré par Ludmila Ruoso. En effet, l'éditrice et moi n'étions pas d'accord quant à cette comédienne. Après avoir écouté un extrait d'un livre enregistré par elle, j'avais trouvé qu'elle cabotinait. L'éditrice m'a certifié que Ludmila Ruoso était une très bonne comédienne, jouait très bien. Voilà pourquoi j'ai promis d'essayer un livre en entier. J'ai eu raison, car je n'ai rien trouvé à redire au jeu de la comédienne. Je n'ai trouvé aucune exagération. Donc soit elle joue mieux depuis que j'ai écouté l'extrait de l'autre livre, soit ce n'était pas le bon moment le jour où je l'ai écouté.