Coups de foudre

L'ouvrage:
Après avoir été frappée par la foudre, Jessica Taylor s'éveille à l'hôpital. Mais rien ne va plus: on l'appelle Lauren Richardson, et on lui apprend qu'elle a un mari (Grant) et quatre enfants.

Critique:
Mélanie Rose fait partie des auteurs dont je trouve qu'ils écrivent des romans «faciles», mais qui parviennent à me faire entrer tout de suite et totalement dans l'intrigue qu'ils ont créée. Ici, elle a démarré avec une idée qui a été exploitée plusieurs fois (avec des variantes), mais je ne me suis pas ennuyée avec ce roman. D'abord, les personnages sont réalistes (même si ce qui leur arrive ne l'est pas). On entre très vite dans la vie des uns et des autres, on s'attache à tout ce petit monde.

Ensuite, même si la situation a déjà été exploitée, plusieurs choses peuvent en découler. Et puis, c'est le genre qui fascinera toujours certains lecteurs. On ne pourra s'empêcher de se demander comment on réagirait si pareille chose nous arrivait, même s'il est impossible que cela arrive.

D'autre part, l'intrigue ne souffre d'aucun temps mort. Une fois la situation posée, que le lecteur et Jessica l'ont comprise, l'histoire peut se dérouler.
L'auteur a créé deux héroïnes très différentes l'une de l'autre, et elle exploite ces différences. Par exemple, Jessica finit par découvrir que certaines choses qu'elle est obligée de vivre lui plaisent, alors qu'elle pensait que cela lui déplairait. Il est peut-être un peu gros qu'elle s'adapte si facilement, mais après tout, pourquoi pas? J'ai aimé le questionnement et le cheminement intérieur de l'héroïne quant à ce qui lui arrive.

J'ai aimé lire les scènes familiales: elles sont pleines de chaleur, de joie de vivre...
Le coup de foudre (au sens figuré) est un peu gros, mais il passe bien, car il est bien amené.

Il est peut-être un peu dommage qu'il soit si facile de ne pas apprécier Lauren. L'auteur tente de la rendre un peu plus humaine à un moment, mais cela ne m'a pas convaincue. D'autre part, Mélanie Rose a trouvé un moyen un peu trop simple de se débarrasser des «gêneurs». D'ailleurs, eux aussi sont un peu facile à déprécier, même s'ils sont plus épais que Lauren, qui est le seul personnage que j'ai trouvé brossé à trop grands traits, et donc artificiel.

Le lecteur se doute très vite que les choses ne pourront pas continuer, et que l'auteur ne peut se permettre une fin en queue de poisson. En y réfléchissant, la fin ne pouvait être autre, car elle n'aurait pas satisfait la majorité des lecteurs, même si je me serais accommodée d'une autre solution. En effet, ce genre de romans obéit à certains codes. Cependant, quelque chose m'a déçue. J'aurais aimé une discussion plus «franche» à la toute fin. Soit, c'était peut-être un peu prématuré, et l'auteur montre bien, par quelques signes,que l'un des personnages comprend ce qui se passe, mais j'aurais préféré que cela soit davantage engagé. Il aurait peut-être fallu que le roman se prolongeât un peu. J'ai conscience de pinailler.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

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