Carnegie Hill

L' ouvrage:
Penelope (dite Pepper) vient d'acheter un appartement dans la résidence de Carnegie Hill. Elle est ravie, car elle va faire partie de l'assemblée des copropriétaires, là où se décide tout ce qui est important pour la résidence. D'autre part, la jeune femme va bientôt épouser Rick, son compagnon.

Critique:
Ce roman m'a plu. (Heureusement pour moi, parce que je l'ai précommandé, et de ce fait, je n'ai pas pu regarder des avis de lecteurs avant.) Si Pepper est le personnage principal, Jonathan Vatner montre la vie d'autres personnages vivant dans la résidence. À travers eux et les événements qu'ils vivent, certains thèmes sont intelligemment abordés. Par exemple, Sergueï ne parvient pas à «sortir du placard», ayant peur d'être rejeté par ses parents, renvoyé par ses employeurs... Pepper se rend rapidement compte que certains copropriétaires de sa résidence (dont celle qui supervise les réunions) ne tiennent pas à ce que des personnes faisant partie de minorités ethniques vivent près d'eux. Malheureusement, Jonathan Vatner n'exagère pas. La société est loin d'être aussi tolérante que ce qu'elle tente de faire croire. C'est d'autant plus écoeurant que le fait est que si on apprécie ou pas quelqu'un, cela tient à son caractère, et non au fait que sa peau soit d'une certaine couleur ou qu'il soit homosexuel.

J'ai eu du mal à apprécier Birdie. Son mari (George) et elle vivent une crise dont elle le rend seul responsable. Les choses sont pourtant plus nuancées. Certes, Birdie est à plaindre, mais pas seulement; George est à blâmer, mais pas seulement.

Quant à Pepper et Rick, l'auteur tente de nuancer certaines choses, mais l'attitude de Rick n'inspire pas vraiment confiance. Par exemple, lorsqu'il dit à Pepper qu'il ne veut pas la tromper, mais préfère avoir son pardon à l'avance au cas où il céderait à la tentation... D'autres choses font qu'il n'est pas appréciable, mais je n'en dirai pas trop. Certains lecteurs arriveront peut-être à nuancer leur jugement concernant Rick, surtout que Pepper n'est pas absolument parfaite. Moi, je n'ai pas pu. Quant à Pepper, parfaite, elle ne serait pas crédible. Au moins, elle essaie de bien faire.

J'ai apprécié Francis et Carole. Certains de leurs côtés sont sympathiques, d'autres sont agaçants. À l'instar de George et Birdie, ils souffrent de difficultés à communiquer. Cependant, pour moi, ils y parviennent mieux au long du roman. L'auteur présente des situations délicates dont il n'est pas toujours simple de se tirer. J'ai apprécié la fin. Elle nous dit que si on parvient à faire avec les aléas de la vie, on tirera son épingle du jeu.

Un livre sympathique, qui fait réfléchir en teintant la gravité de notes humoristiques.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Macmillan.

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