By the book

L'ouvrage:
Septembre.
Anne Corey, trente-deux ans, enseigne depuis plusieurs années dans une petite université américaine. Elle s'y plaît beaucoup, d'autant que son meilleur ami (Larry) y officie également. Seulement, comme elle n'a aucune publication à son actif, son contrat pourrait ne pas être renouvelé dans un an. C'est alors qu'elle apprend que le nouveau président de l'université n'est autre qu'Adam Martinez, avec qui elle a rompu dix ans plus tôt.

Critique:
J'ai passé un agréable moment avec ce roman. J'ai tout de suite apprécié Anne qui fait de son mieux pour ne pas s'engluer dans les regrets, et doit faire face aux refus des maisons d'éditions, ainsi qu'à un bouleversement familial.

Outre une narratrice sympathique, l'auteur a créé beaucoup de scènes amusantes. Elles ont souvent lieu lorsqu'Anne et Larry discutent, même quand les sujets sont graves. Les passages où l'héroïne est avec son père sont plutôt tristes, mais jalonnés de situations amusantes.

J'ai aimé découvrir les quelques événements de la vie universitaire contés par Julia Sonneborn. Ils ne sont pas très nombreux, mais intéressants.

Quant à l'intrigue, j'ai trouvé dommage que la romancière use de gros sabots pour retarder un événement: d'abord, tout le monde attend qu'il se produise; ensuite, j'aurais aimé voir évoluer les héros après que ce fait se serait passé. De plus, il m'a été trop facile de ne pas aimer Rick (le retardateur de ce que tout le monde attend). Tout aurait peut-être été plus crédible de ce côté si Rick avait été vraiment sympathique. Or, on devine rapidement que ceux qui l'apprécient ont tort. Quant à moi, il m'a tout de suite semblé antipathique.
J'ai trouvé dommage que Julia Sonneborn utilise un autre «retardateur», d'autant qu'il était encore moins crédible que Rick...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Amy McFadden fait partie de mes lecteurs préférés. Ici, comme d'habitude, elle n'a pas démérité. Elle est parvenue à modifier sa voix pour les rôles masculins sans exagérer.
Elle prend un accent anglais pour Rick (qui est britannique). Je n'aime pas trop cela, mais elle le fait de manière à ce que cela reste supportable.
À un moment, un jeune enfant fait un caprice. Il aurait été très facile de dire ses répliques en en faisant beaucoup trop. La comédienne n'est pas tombée dans ce travers.