Avalanche hôtel

L'ouvrage:
Joshua s'éveille dans une chambre d'un grand hôtel. Il pense avoir fait une chute. Ses souvenirs sont flous. Il se rend compte qu'il travaille dans cet hôtel, et que la police enquête sur la disparition d'une jeune fille, qui y séjourne souvent avec ses parents. Le calendrier lui apprend qu'on est en janvier 1980.
Puis un employé de l'hôtel lui dit qu'il doit absolument partir, et lui montre par où et comment. En suivant ses instructions, Joshua est précipité dans une avalanche... et s'éveille à l'hôpital où il apprend qu'on est en janvier 2018. Il ne se souvient de rien, excepté de ce qu'il vient de vivre à l'Avalanche Hôtel, et qui, pense-t-il, doit être un rêve. Cela a-t-il un rapport avec l'enquête sur laquelle il travaille? Est-ce pour cela qu'il est allé seul dans la montagne, et s'est retrouvé pris dans une avalanche?

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Il n'y a aucun temps mort. J'ai d'ailleurs été tout de suite happée par l'intrigue. Le début fait qu'on se pose des questions, la suite épaissit le mystère... Rien n'est bâclé, il n'y a pas d'incohérences. Étant très prise par le récit, je n'ai pas cherché à le disséquer pour trouver la solution avant que l'auteur ne la donne, petits morceaux par petits morceaux. À un moment, Joshua obtient une information importante. Cette découverte m'a, bien sûr, captivée, mais je ne voyais pas le rapport avec le reste. Je ne l'ai pas vu avant que l'auteur ne le dévoile.

Comme souvent, j'aurais voulu qu'il y ait davantage de détails à la fin, surtout quant à un élément. Mais je pinaille, car on peut deviner ces détails ou faire sans.

Niko Tackian expose une théorie à laquelle je ne crois pas trop. Si Joshua a pu «voir» certaines choses, c'est qu'il en a été imprégné par une autre mémoire que la sienne, la mémoire de quelqu'un qu'il a côtoyé assez longtemps pour créer des liens. J'ai déjà entendu cette théorie. Je n'y crois pas vraiment, mais je sais qu'elle n'a pas été inventée pour ce roman. En outre, elle s'insère bien dans la trame.

L'ambiance est importante ici, et contribue à faire monter la tension. Souvent, les personnages sont en montagne, sous un froid intense. Les efforts des protagonistes pour atteindre leur but, les effets du froid sur eux (circulation sanguine coupée, crampes...), tout est si bien décrit qu'on s'y croirait. Je m'imaginais d'autant plus les choses que j'ai lu une grande partie du roman dans mon lit, et que je pouvais remonter la couette sur moi si l'évocation du froid me le rendait trop présent.

Au-delà d'un récit palpitant, ce roman soulève certaines questions. Comment appréhende-t-on sa propre histoire? Comment des souvenirs qui ne sont pas les nôtres peuvent-ils s'imposer au point de nous pousser à les explorer? Peut-on aimer son enfant malgré tout?...

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Olivier Chauvel.

Olivier Chauvel fait partie de ceux que je retrouve avec plaisir. Il m'est arrivé d'être un peu sévère concernant certains de ses choix d'interprétation, mais c'est un bon comédien. D'ailleurs, ici, les modifications de sa voix ne m'ont pas gênée, sauf pour certaines personnes âgées à qui il fait une voix caricaturant un peu celle de quelqu'un d'âgée, mais cela reste plausible. En outre, tous ses autres choix de jeu m'ont paru judicieux.

Comme d'habitude lorsque le livre est édité par Audiolib, il y a de la musique, ce que je n'aime toujours pas. Heureusement, ici, il n'y en a pas en début de chaque chapitre. En outre, la structure du livre est respectée.

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