Anatomie d'un scandale

Ce livre sort en audio mercredi 16 janvier.

L'ouvrage:
Angleterre, fin 2016. James Whitehouse, sous-secrétaire d'état, est accusé de viol par son assistante, Olivia. Sa femme, Sophie, est d'autant plus choquée que peu de temps auparavant, James a dû lui avouer une liaison de cinq mois avec ladite Olivia. Sentant son couple voler en éclats, Sophie ne sait pas si elle pourra être un soutien sans failles pour son mari lors du procès.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. J'ai apprécié que Sarah Vaughan présente ses personnages, et expose leur psychologie au long du roman. Certains chapitres sont racontés du point de vue de James, d'autres de celui de Sophie, et ceux à la première personne sont narrés par Kate (l'avocate d'Olivia). Cela permet à la romancière de montrer tous ces points de vue, le ressenti de chacun lors de moments cruciaux...

Une ficelle qui ne me plaît pas est utilisée. Le récit du procès est entrecoupé de scènes appartenant au passé des protagonistes. C'est quelque chose dont je me passerais volontiers. Certains auteurs s'en tirent assez bien pour que cela ne m'agace pas. Ici, c'est plus complexe. Je n'ai pas aimé: j'aurais préféré que le passé soit conté au départ, puis qu'au bout de quelques chapitres, on en arrive au présent. Néanmoins, je comprends que Sarah Vaughan ait procédé ainsi, parce que cela lui a permis de créer au moins un rebondissement que je n'ai pas vu venir.

Il ne m'est pas facile de dire ce que je pense des personnages, parce que cela vous donnerait trop d'indices sur qui agit comment. Je peux quand même dire que j'ai compris Kate. Outre ce qu'elle est devenue et son besoin d'aider les faibles, j'ai aimé les remarques qu'elle fait dans le premier chapitre concernant la société. Je peux également dire que j'aurais souhaité que le personnage que je n'aimais pas soit davantage puni, à la fin. Soit, certaines choses donnent à penser que ce protagoniste sera enfin traité comme il le mérite, mais j'aurais voulu y assister. ;-)

Le récit du procès est bien mené, la plupart du temps par Kate. Le lecteur respire au rythme de la narratrice, absorbe ses remarques quant aux témoignages, à l'avocate de James, aux jurés... Tout cela m'a plu.

Remarque annexe:
Je regrette que la plupart du temps, le mot «colledge» n'ait pas été traduit. Il existe «université» ou «campus». Certes, ce dernier mot est le même en anglais, mais on l'emploie en français. Je ne sais pas du tout si c'est un anglicisme, mais en tout cas, le mot «colledge» n'est pas utilisé en français.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marcha Van Boven (pour les chapitres à la troisième personne) et Claire Tefnin (pour ceux narrés par Kate).

J'ai été contente de retrouver Marcha Van Boven. Comme dans les rares romans enregistrés par elle que j'ai lus, son intonation est toujours appropriée, et elle ne force pas le trait quand il s'agit des rôles masculins. Elle a très bien interprété le dépit, la colère, le découragement, ou encore la tristesse.

Claire Tefnin lit pour Audiolib depuis plusieurs années. Cela fait donc un moment que je souhaite l'entendre davantage que sur des extraits de quelques minutes, car à l'écoute de ceux-ci, j'ai pensé que c'était une comédienne talentueuse. J'ai donc été ravie d'être enfin tentée par un livre dont elle avait enregistré une partie. Je n'ai pas été déçue par son interprétation. Elle est très bien entrée dans la peau du personnage de Kate, montrant subtilement dès le début, le désarroi que celle-ci ressent lorsqu'elle ne peut pas aider une victime.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: certains chapitres sont coupés en deux pistes.

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