À qui la faute

L'ouvrage:
Islande. Quatre amis se retrouvent pour un week-end. Armann a vanté les joies de la chasse à la perdrix aux trois autres. Seulement, le samedi, une tempête de neige éclate, ce que la météo n'avait pas prévu. Au lieu de chasser, les personnages se retrouvent aux prises avec le blizzard, mais aussi avec les ressentiments des uns envers les autres...

Critique:
Ce roman m'a plu, mais moins que «La dame de Reykjavik».

J'ai apprécié que l'auteur alterne, grâce à de courts chapitres, le point de vue des quatre protagonistes. Ainsi, le lecteur sait ce que pense chacun au long du week-end, et se fait une opinion quant à eux. Je ne les ai pas appréciés. Certes, il y en a que j'aimais moins que d'autres, mais globalement, ils ne m'ont pas été sympathiques.

J'ai apprécié que Ragnar Jonasson fasse peu à peu monter la tension. Entre les pensées et répliques des personnages, la tempête, et les remous causés par la présence d'un inconnu, l'ambiance est assez oppressante. De plus, le romancier révèle certaines choses alors que ces éléments ont distillé cette atmosphère: cela rend ces révélations d'autant plus marquantes. Je reconnais qu'il en est une qui, à y bien réfléchir, n'est pas si incroyable (elle n'est une surprise que pour le lecteur) mais elle m'a beaucoup étonnée, Justement parce que l'auteur avait préparé les circonstances dans lesquelles il la ferait.

La fin est logique lorsqu'on connaît les personnages. Je me demande comment l'un d'eux va accomplir ce qu'il souhaite, mais apparemment, l'histoire ne le dira jamais. Ragnar Jonasson ne pourrait pas écrire une suite, car le lecteur saurait immédiatement de quoi il retournerait. Il ne pourrait pas y avoir de suspense.

Il est dommage que l'auteur ait fait ce que j'appelle «un prologue insipide qui ne sert qu'à ennuyer». Le roman commence le vendredi soir, et le prologue est une scène du samedi. Il ne fait que dire des choses qu'on aurait pu apprendre au fil du déroulement du week-end, et créer du faux suspense.

Service presse des éditions Audiolib par l'intermédiaire de la plateforme de lecture NetGalley.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Slimane Yefsah.

C'est le premier roman que je lis enregistré par ce comédien. Pourtant, voilà plusieurs années que je vois son nom sur des notices de livres audio. Je ne sais pas encore si j'irai facilement vers d'autres livres qu'il a enregistrés. En effet, j'ai trouvé qu'il manquait de naturel lorsqu'il s'agissait de dire les propositions incises (répondit-il, dit Machin, cria Truc...). Cela m'a gênée. De plus, je n'ai pas apprécié que, souvent, il prononce «Helena» en marquant le «h». Certes, peut-être ce choix est-il une demande de l'éditeur audio.

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