jeudi, 17 juin 2021

The expanse, tome 1: L'éveil du Léviathan, de James S. A. Corey.

The expanse, tome 1: L'éveil du Léviathan

L'ouvrage:
Futur. Voilà longtemps que les humains ont colonisé certaines planètes du système solaire: Mars, la Lune, et la «Ceinture», constituée d'astéroïdes.
Un jour, le Canterburry, un vaisseau spatial transportant de la glace, est atomisé. Cinq membres de l'équipage (dont le second, Holden) en réchappent, car ils étaient allés prêter main forte aux voyageurs d'une autre navette qui émettait des signaux de détresse. Furieux de l'anéantissement des vies de ses amis, Holden passe une annonce à toutes les planètes où on peut l'entendre disant qu'il fera tout pour retrouver ceux qui ont fait cela. Il sous-entend que cela pourrait être l'oeuvre de l'équipage d'un vaisseau martien. Cela ouvre les hostilités entre la Terre et Mars...

L'inspecteur Miller a été chargé par sa hiérarchie de retrouver une jeune femme dont les parents n'acceptent pas le départ. Lorsqu'il entend l'annonce d'Holden, il pense que ce dernier n'aurait pas pu mieux s'y prendre pour semer le chaos.
Quand on lui retire l'enquête, il décide de faire cavalier seul...

Critique:
Commençons par le seul (mais énorme) reproche que j'ai à formuler: je n'ai pas accès à la suite du roman! C'est terrible! ;-) Vivement qu'elle sorte en audio!

Vous aurez donc compris que ce premier tome m'a beaucoup plu. Avec justesse et finesse, l'auteur aborde certains thèmes comme le racisme, les personnes avides de pouvoir, l'intégrité, les dégâts que peut causer une «arme» mise entre de mauvaises mains... À travers Holden et Miller, sont évoquées les frontières, parfois ténues, entre le bien et le mal. Qu'aurions-nous fait à la place de Miller? Puis à celle d'Holden? Quant à moi, je pense savoir ce que j'aurais fait à la place de Miller, mais pas à celle d'Holden...

Je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Entre les éléments sur lesquels nos héros enquêtent, les rebondissements, l'analyse de la psychologie des personnages, et le dépaysement occasionné par les particularités de l'univers créé par James S. A. Corey, je n'ai pas vu le temps passer. Je ne m'attendais pas du tout à ce que finit par comprendre Miller, et donc à ce qu'il fait ensuite.
En début de chronique, je me désolais que la suite ne soit pas encore sortie, mais ce n'est pas pour une question de suspense. Ce tome 1 a une vraie fin. Je regrette de ne pouvoir lire la suite parce que j'ai beaucoup aimé cette histoire. Je me demande d'ailleurs ce que sera la trame du livre suivant. Ce qui ne fait que renforcer ma hâte. ;-)

Je souhaite que dans la suite, quelque chose se produise. Or, c'est impossible. Donc si l'auteur fait cette chose, je serai contente, mais je crierai à l'invraisemblance, et s'il ne la fait pas, je serai déçue, mais tout restera parfaitement crédible. À moins qu'il puisse faire advenir cet événement tout en restant crédible... Vivement le tome 2!!! (Oups, je me répète...)

Je me suis fait une réflexion amusante: les deux personnages qui «devaient se rencontrer» (si j'ose le tourner ainsi) ont les mêmes initiales... ;-)

Je lis peu de science-fiction, parce que peu de roman de ce genre m'attirent. Cela fait que j'ai fait une association d'idées que les lecteurs chevronnés ne feront pas. Dans ce roman, il y a parfois des scènes où la navette spatiale des héros est prise en chasse, et où les passagers doivent se battre pour neutraliser l'ennemi. Ils lancent des missiles, se protègent des tirs adversaires... Or, cela m'a rappelé le seul autre roman (une autre série) que j'ai lu où ce genre de scènes arrive: «The voyage home saga», de D. J. Holmes. Les deux intrigues n'ont rien à voir, mais peut-être que si vous appréciez «L'éveil du léviathan», et que vous lisez en anglais (les D. J. Holmes ne me semblent pas traduits) vous aimerez cette autre série.

Service presse des éditions Audiolib par l'intermédiaire de la plateforme de lecture NetGalley.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Thierry Blanc.

Thierry Blanc est un comédien que je retrouve avec plaisir parce que j'apprécie beaucoup son jeu. Ici, il n'a pas démérité. Son jeu est vivant sans être exagéré, et sobre sans être monotone. Il parvient à entrer dans la peau d'une galerie de personnages sans modifier sa voix à outrance, signe (pour moi) que c'est un bon comédien.
Comme je pinaille, je regrette qu'il ait prononcé McBride avec, parfois, un «r» anglophone, mais ce personnage intervient peu, alors... ;-)

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jeudi, 22 avril 2021

Des enfants trop parfaits, de Peter James.

Des enfants trop parfaits

L'ouvrage:
John et Naomi Kleason ont perdu leur fils, car celui-ci est né avec une maladie transmise par leurs gènes. Ils veulent un autre enfant, mais souhaitent qu'il ne soit pas porteur des gènes qui pourraient le rendre malade. Ils ont fini par s'adresser au docteur Detore. Celui-ci leur promet qu'il peut influer sur les gènes de leur futur enfant. Les Kleason font affaire avec lui. Seulement, tout ne se passe pas comme prévu.

Critique:
J'ai renoncé à lire la série de Peter James dont le tome 1 est «Comme une tombe», car je n'ai pas aimé ce roman. Je voulais d'ailleurs ne pas lire d'autres Peter James, mais le résumé de «Des enfants trop parfaits» m'a tentée. Je suis contente d'avoir donné une autre chance à l'auteur, car ce roman m'a plu. D'abord, il ne traîne pas. Certes, les chapitres contant les préparatifs et les pensées du disciple m'agaçaient, car je souhaitais retrouver rapidement les personnages principaux, mais ces chapitres montrent bien à quel point et pourquoi on peut être endoctriné. Je sais que le fanatisme peut aller loin, mais en l'exposant, Peter James nous rappelle comment il est possible.

Le début prépare le lecteur à certaines choses, donc ce qui arrive ensuite ne surprend pas trop. Cependant, il est intéressant de voir comment se comportent Luke e Phoebe (je ne dirai pas qui ils sont pour ne pas trop en dévoiler à ceux qui n'ont pas lu le livre), et ce qu'en disent les spécialistes qui les rencontrent.

Dans ce roman, Peter James soulève plusieurs questions. On peut comprendre que John et Naomi souhaitent proscrire les gènes qui rendraient leur futur enfant malade, mais ce n'est pas la seule chose que le docteur Detore leur propose. Comme le souligne Naomi, où est la frontière avec l'eugénisme?
Plus tard, deux points de vue s'affrontent: certains personnages souhaitent agir afin que le monde tourne mieux, d'autres veulent récupérer leur vie tranquille. La première idée met mal à l'aise parce que ceux qui l'expriment ont de bons arguments et de bonnes idées, seulement ils ont l'air de fanatiques. Leur façon d'agir équivaut presque à celle des disciples. Bien sûr, eux n'ont pas été fanatisés de la même manière que les disciples. Ils ne remettent d'ailleurs jamais cela en question: ils auraient pourtant dû. Cependant, c'est là toute la perversité de la chose: cela a été fait de manière à ce qu'ils ne le remettent pas en question.

Je n'avais pas deviné ce qu'on apprend à la toute fin. Pourtant, c'est préparé tout au long du roman. L'auteur a donc finement joué. Je pense quand même que d'autres lecteurs le trouveront.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Ludmila Ruoso pour les éditions Lizzie.

J'avais une autre raison de donner une chance à ce livre. J'avais promis à une éditrice de livres audio que je lirais en entier un livre enregistré par Ludmila Ruoso. En effet, l'éditrice et moi n'étions pas d'accord quant à cette comédienne. Après avoir écouté un extrait d'un livre enregistré par elle, j'avais trouvé qu'elle cabotinait. L'éditrice m'a certifié que Ludmila Ruoso était une très bonne comédienne, jouait très bien. Voilà pourquoi j'ai promis d'essayer un livre en entier. J'ai eu raison, car je n'ai rien trouvé à redire au jeu de la comédienne. Je n'ai trouvé aucune exagération. Donc soit elle joue mieux depuis que j'ai écouté l'extrait de l'autre livre, soit ce n'était pas le bon moment le jour où je l'ai écouté.

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jeudi, 8 avril 2021

La prisonnière du ciel, de serge Brussolo.

La prisonnière du ciel

L'ouvrage:
Une jeune femme tombe du ciel, et s'écrase dans la piscine d'un hôtel de Tokyo. Sa chute est d'une telle violence que tous ses organes se brisent. Seulement, elle ne meurt pas. Elle est récupérée par Evguéni. Les circonstances étant extrêmement incongrues, celui-ci tient à savoir ce qui se cache derrière cela. Il va mettre Peggy Meetchum sur cette mission.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Si «L'homme de la banquise» contenait un peu de science-fiction, «La prisonnière du ciel» est bâti sur ce genre. Comme la plupart du temps avec Brussolo, on ne s'ennuie pas. L'énigme que pose d'abord cette jeune femme tombée du ciel est vite remplacée par celle que pose ce à quoi elle s'était laissée prendre. À partir de là, l'auteur joue avec les nerfs de Peggy, et entre ce qu'elle vit et ce qu'elle découvre, le lecteur a de quoi passer un bon moment. Le suspense est au rendez-vous, et rien n'est incohérent.

Ce qui arrive permet à Brussolo de développer des idées à la fois effrayantes, fascinantes, et loufoques. Il n'y a que lui qui puisse me faire rire et frémir à la fois. Il évoque (comme dans d'autres romans) la folie à grande échelle, et c'est très réaliste.

Finalement, il est expliqué pourquoi l'affrontement que j'attendais à la fin de «L'homme de la banquise» n'a pas eu lieu. Cela permet au romancier de prolonger la tension concernant une certaine chose. Cependant, à la fin de «La prisonnière du ciel», on en est au même point concernant ce sujet.

J'apprécie toujours Peggy, même si, là encore, je la trouve moins «elle-même» que dans les trois premiers romans l'évoquant.

J'ai été déçue par certains romans de Brussolo parmi les plus récents, je suis donc contente de me plonger dans la série «DESSTROY» dans laquelle je retrouve l'auteur un peu plus en forme.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anika pour Littérature Audio, avec l'aimable autorisation de serge Brussolo.

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209 lectures

jeudi, 1 avril 2021

L'homme de la banquise, de Serge Brussolo.

L'homme de la banquise

L'ouvrage:
On demande à Peggy Meetchum de retrouver un corps enfoui sous la glace en montagne. D'autres grimpeurs plus expérimentés qu'elle ont été pris en défaut. Ce travail est très bien payé. Manquant d'argent, Peggy accepte la mission.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai d'abord été contente de retrouver Peggy Meetchum, même si j'ai été un peu déçue qu'elle semble moins travaillée que dans les trois romans précédents la mettant en scène.
J'ai également apprécié que l'intrigue soit pleine de surprises. La mission confiée à Peggy en début d'ouvrage n'est qu'une toute petite partie de ce qui arrive. Cette mission ne sert qu'à précipiter notre héroïne dans d'autres aventures. Outre ce genre de rebondissements, l'auteur fraie ici avec la science-fiction. Cela m'a un peu déroutée, au départ, parce que pour moi, les romans évoquant Peggy Meetchum n'ont aucun rapport avec ce genre, mais pourquoi pas? De plus, si les possibilités et les effets secondaires apportés par les nanoparticules sont de la science-fiction, il me semble que ce n'est pas si éloigné de notre société que cela.

J'ai également aimé retrouver la description de ce qui arrive dans une ambiance glacée. Cela contribue aux rebondissements du récit.

Si un habitué de Brussolo sait très bien que le romancier sait créer de très méchants personnages, en général, le lecteur finit par peu côtoyer ces individus. Ici, c'est quelque peu différent. Brussolo met une très méchante sur notre route, et c'est à nous de voir ce qu'on ressent exactement pour elle. Elle est détestable, mais ce qui lui arrive peut éveiller la sympathie du lecteur à son égard. Quant à moi, je ne l'ai pas appréciée. De plus, j'ai compris qu'elle souhaite se venger, mais elle m'a tout de suite paru moins digne de compassion quand elle a décidé de ne pas s'en prendre aux véritables responsables de son malheur. Elle aurait été plus facile à apprécier s'ils avaient été sa cible.

Il m'a semblé que ce roman n'avait pas de fin. En fait, le lecteur s'attend à une confrontation, et elle n'a pas lieu. J'ai commencé à lire la suite, et rien n'y dit que la confrontation s'est passée pendant le temps écoulé entre les deux tomes. J'espère en savoir plus au long de ma lecture...

Éditeur: Vauvenargue.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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lundi, 25 janvier 2021

La mer sans étoiles, d'Erin Morgenstern.

La mer sans étoiles

L'ouvrage:
Zachary Ezra Rawlins est en train d'écrire une thèse sur les jeux vidéo. Féru de lecture, il fréquente souvent la bibliothèque. Un jour, il emprunte «Doux chagrin», un mystérieux livre dont le nom de l'auteur n'est écrit nulle part. En le lisant, il découvre qu'un chapitre raconte un moment de son enfance. Très intrigué, il va tenter de comprendre...

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Au départ, j'ai douté, car les passages de «Doux chagrin» (ils alternent avec le présent de Zachary) me paraissaient difficiles à suivre, me semblant décousus. En fait, je n'ai eu aucun souci pour me retrouver dans ce qui, au départ, m'apparaissait comme un labyrinthe. Le mystère ne vient pas de ce que lecteur patauge, mais plutôt de l'aspect onirique du roman. Et cet aspect est extrêmement intéressant. Erin Morgenstern s'ingénie à jouer avec certains genres: conte (merveilleux, distorsion du temps, éléments récurrents...), légende (anecdotes semblant mythiques), suspense (plusieurs énigmes se posent), aventure, tout cela baigné d'onirisme. Pour son lecteur, elle ouvre certaines portes, afin qu'il réfléchisse aux possibilités qui se présentent à lui dans la vie, au quotidien, à sa façon d'appréhender tel événement. L'autrice parsème son roman de clins d'yeux (les uns explicites, les autres discrets) à «Alice au pays des merveilles». Il y a peut-être aussi une allusion à la série «Le cimetière des livres oubliés» de Carlos Ruiz Zafón.

À un moment, la romancière a dû penser que le lecteur allait tirer une conclusion hâtive concernant quelque chose. Alors, elle imagine un personnage qui tente de faire croire à Zachary que cette chose arrive justement. J'ai trouvé cela très bien fait, car j'avais justement peur que la chose en question soit la solution de l'énigme, et je me préparais à pester, car je déteste cette ficelle. J'ai donc bien ri de la manière dont l'autrice m'a rassurée sur ce point.

Pour moi, la fin appelle une suite. Mais c'est surtout parce que j'aimerais retrouver certains personnages, et qu'ils soient réunis. Je ne sais pas trop quelles aventures l'autrice pourrait leur faire vivre, mais il me plairait que Kat rencontre Dorian, par exemple, et que Zachary et eux soient les personnages principaux de la suite. Bien sûr, il semble que c'est ce qui va arriver, mais ce serait sympathique qu'Erin Morgenstern nous le montre.

Ce roman regorge de thèmes, de façons de penser, de magie (oups, Mirabelle me dirait que c'est un gros mot)... Je sais que ma chronique est trop fade pour lui rendre justice comme il le mérite, mais écrire davantage en profondeur signifierait trop en dévoiler. Donc si vous n'avez pas lu ce roman, laissez-vous tenter.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emmanuel Dekoninck pour les éditions Lizzie.

Emmanuel Dekoninck fait partie des comédiens qu'il me plaît de retrouver parce qu'il a toujours le ton adéquat. Pour ce livre, à mon avis, autre chose entre en jeu. Emmanuel Dekoninck a la voix parfaite pour interpréter ce type de romans où les genres sont mélangés, et où tout baigne dans une ambiance onirique. Donc, je pense que le choix de ce comédien pour ce roman a été plus que judicieux, car outre son grand talent, il a la voix pour.

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