lundi, 12 juin 2017

The immortalist, de Scott Britz.

The immortalist

À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
La virologue Cricket Rensselaer-Wright revient aux États-Unis, après un séjour en Afrique. Elle se rend à l'institut de recherches où exerça son père. Non loin, habitent son ancien mari (Hank) et leur fille (Emmy). C'est à cette occasion que la jeune femme revoit son mentor, également ami de son défunt père: Charles Gifford. Celui-ci lui demande de rester pour assister à la loterie qui aura lieu dans cinq jours et qui désignera cent personnes pouvant se faire injecter le vecteur Methuselah, gène de l'immortalité, mis au point par Gifford.

Critique:
J'ai aimé cette lecture, mais les défauts du roman font que je ne le recommanderai pas.

Dans ce genre de thrillers, le lecteur est supposé s'attacher au héros ou à l'héroïne. Ici, ce rôle revient à Cricket. Il est bon qu'elle ne soit pas parfaite afin de ne pas être terriblement agaçante, mais les défauts qu'a choisi de lui attribuer l'auteur la montrent comme quelqu'un de très bête, à mon avis. Elle n'a pas été une bonne mère pour Emmy, et soudain, elle débarque et entend jouer son rôle. C'est très bien, mais quelqu'un qui aurait décidé d'être une bonne mère aurait commencé par s'installer dans la ville, et aurait voulu essayer de mieux connaître sa fille en la laissant dans son environnement. Que nenni! Cricket, qui semble très capricieuse, veut que sa fille parte avec elle immédiatement. Bien sûr, cela énerve Emmy qui répète à sa mère sur tous les tons qu'elle ne souhaite pas partir avec elle pour plusieurs raisons, la principale étant que Cricket a été tellement absente (même lorsqu'elle était encore mariée au père d'Emmy) que l'adolescente a l'impression de ne pas la connaître. Cricket (qui n'a peut-être pas connecté tous ses neurones) s'obstine, pique des colères, puis se lamente parce qu'Emmy ne veut plus la voir. Cela ne la rend pas particulièrement sympathique.
Il y a bien un moment où elle se repent pour ses mauvaises actions, mais pour moi, cela vient un peu tard. On dirait que l'auteur a pensé: «Bon, maintenant, il faudrait que sa fille se mette à l'aimer. Oui, mais alors, il faudrait qu'elle reconnaisse à quel point elle a été c****.» D'autre part, notre héroïne (et pas seulement elle) pense qu'un adultère moral est moins grave qu'un adultère physique. À partir du moment où il n'y a pas eu fusion des corps, le fait de l'avoir ardemment souhaité importe peu...

Vous allez me dire que je pinaille, que le plus important, c'est cette histoire de gène de l'immortalité. Soit. Seulement, là encore, Scott Britz a un peu gâché ce qui aurait pu ne pas l'être. D'abord, le lecteur un peu futé sait qu'il y aura forcément des complications. Ensuite, l'auteur donne trop d'indices: dès que la première complication arrive, je savais qui l'avait causée. Je savais à quoi c'était lié. Les personnages le découvrent assez tard. Attendre cette trouvaille est un peu long. En plus, rien ne les pousse à chercher de ce côté, sauf... l'instinct de Cricket. Comme elle me tapait passablement sur le système, le fait que son seul instinct ait raison m'a un peu agacée.

Il y a d'autres étrangetés. Par exemple, si on fait chauffer quelque chose au micro-ondes, puis qu'on ouvre le micro-ondes tout de suite après, je suppose que des vapeurs de ce qui a chauffé se répandent aux alentours. Notre virologue y fait chauffer ce qu'elle considère être un dangereux virus, et personne n'est protégé (même pas elle) lorsqu'elle ouvre le micro-ondes ensuite. Cherchez l'erreur.
Si on peut comprendre que l'obstination de Gifford l'emmène très loin, voire jusqu'à la folie, alors on aura du mal à comprendre ce qu'il pense à la fin. Ce n'est pas très logique, étant donné sa conduite tout au long du roman.

En fait, j'ai aimé lire ce roman, mais je me rends compte que je n'en tire pas grand-chose de positif... J'ai suivi avec intérêt la lutte et les recherches de Cricket pour vaincre ce virus inconnu et foudroyant. J'ai apprécié certains personnages, comme Hank, le docteur Wagner (qui est perdu dans ses recherches et en est parfois comique), Emmy qui n'a pas la langue dans sa poche, et semble bien plus équilibrée que sa mère...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Simon and Schuster Audio.

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lundi, 12 décembre 2016

Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes.

Des fleurs pour Algernon

Note: ma chronique porte sur le roman. Ce dernier fut écrit après la nouvelle.

L'ouvrage:
Des scientifiques ont mis au point une technique pour développer l'intelligence. Après l'avoir testée sur une souris du nom d'Algernon, ils veulent un humain pour cobaye. Aiguillonnés par miss Kinnian, une institutrice qui donne des cours à des adultes attardés, ils choisissent Charlie Gordon. Celui-ci a un QI de 70 et une énorme envie d'apprendre.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Daniel Keyes aborde plusieurs thèmes avec justesse. Par exemple, les conséquences de l'opération faite à Charlie sont nombreuses. Certes, son intelligence croît, mais cela lui fait découvrir certaines réalités qui le blessent. Il s'est tissé un cocon de bien-être où les choses semblaient simples et où il pensait avoir des amis, et il se rend compte que c'est bien plus complexe. Lorsqu'il comprend que ses soi-disant amis se moquent de lui, il en souffre. Seulement, lui-même se montre parfois condescendant envers ceux qui n'ont pas sa capacité à assimiler et à comprendre. L'auteur ne veut pas dire que l'intelligence apporte la méchanceté, car Alice, elle, n'est jamais moqueuse ou injuste.
Quant aux différents docteurs et savants, Charlie leur en veut de ne voir en lui qu'un cobaye témoignant de leur réussite. Il est vrai qu'on aurait pu s'attendre à davantage d'humanité de leur part, mais ils ne sont pas toujours obsédés par leurs résultats. En outre, l'un d'eux invite Charlie à se pencher sur les circonstances, sur la vie du savant qui semble le plus antipathique. Il est quand même vrai que ces hommes manquent d'empathie, et si Charlie est là pour le leur faire remarquer, Algernon, elle, ne le peut pas.

D'autre part, l'opération permet à Charlie de retrouver des souvenirs enfouis dans son inconscient et de les analyser avec ses facultés décuplées. Là encore, il se demandera si c'est une bonne chose, car il connaîtra le comportement de ses parents envers lui. Pour ma part, je n'ai pas compris sa mère. Certes, elle a commencé par refuser de voir la vérité, puis a voulu se débarrasser du problème. Certains la verront peut-être comme perdue, impuissante. Je lui en ai plutôt voulu, car elle aurait, avant tout, dû être une mère.

Par différents biais, Daniel Keyes soulève une question qu'on retrouve dans certains romans de science-fiction: n'est-il pas dangereux de «jouer» avec ce qu'on ne maîtrise pas, en l'occurrence le cerveau?

Remarque annexe:
Je n'ai pas vraiment compris pourquoi une souris femelle avait un prénom masculin. Ou bien, Algernon est-il un prénom mixte?

Éditeur: J'ai Lu.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bertrand Baumann pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Bertrand Baumann fait partie des lecteurs que je retrouve avec plaisir. Sa lecture est fluide et vivante. Pour ce roman, il n'avait pas la partie facile. En effet, au début, le narrateur a un QI de 70, et cela transparaît forcément dans ce qu'il dit (écrit en l'occurrence) et dans sa manière de le dire (l'écrire). Bertrand Baumann a trouvé le juste milieu quant à cette interprétation. À l'entendre, on sent cela, mais il ne le caricature pas. Je le souligne parce que je pense que ce n'est pas facile à faire, d'autant que j'ai essayé de lire ce roman, il y a quelques années, et que le lecteur bénévole qui l'a enregistré (pour une autre bibliothèque sonore) surjouait, à mon avis, caricaturant Charlie lorsqu'il avait un QI de 70. Cela m'a fait poser le roman.
D'autre part, au début es à la fin, Charlie fait beaucoup de fautes d'orthographe. Le lecteur en explique quelques-unes (les plus grosses, les plus récurrentes), mais ne s'arrête pas toutes les cinq secondes pour signaler une faute. Il a su trouver la dose d'informations à donner pour que l'auditeur ait une bonne idée des fautes sans que cela ne gêne la lecture.
Enfin, j'ai déjà râlé parce que je trouvais qu'il prononçait les noms anglophones de manière trop marquée: ici, j'ai trouvé que cela allait. Là aussi, il a trouvé le juste milieu.

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lundi, 5 septembre 2016

Danger, parking miné!, de Serge Brussolo.

Danger, parking miné!

­L'ouvrage:
Il y a les hypernommés qui vivent sur les toits des immeubles. Il y a les anonymes qui vivent au sol. Ces deux clans vont bientôt s'affronter. Chacun s'y prépare.

Critique:
Mon avis est mitigé quant à ce roman. J'ai adoré les idées exploitées. Brussolo imagine un microcosme où n'existeraient plus que deux «religions» ou même «sectes». Les anonymes le sont devenus parce qu'à leur avis, avoir une identité (et tout ce qui va avec) faisait qu'ils étaient facilement repérables. Je n'ai pu m'empêcher de penser que cette idée est présente dans la tête de certains à cause du fait qu'actuellement, il est très facile de «tracer» quelqu'un. Tout est de plus en plus dématérialisé. C'est une bonne chose, mais cela fait que nous sommes plus faciles à «surveiller»... Cette idée est d'autant plus intéressante que le livre est sorti en 1986. Brussolo poussait déjà le raisonnement très loin, comme il le fait souvent.

J'ai également aimé la description de l'état d'esprit des anonymes et des hypernommés. Ils vont loin dans le fanatisme (comme le font les sectes). Par exemple, les anonymes vont jusqu'à faire élever leurs enfants par des personnes différentes. Au début, c'est untel, puis on passe à un autre, puis à un autre... Quant aux hypernommés, ils chérissent l'identité au point d'accoler d'autres noms à celui qu'on leur donne à la naissance.
Ces deux exemples ne sont qu'une infime partie des idées développées ici.

D'autre part, si ces deux clans sont assez effrayants, ils feront immanquablement sourire le lecteur. Comment ne pas rire à la lecture des noms ridicules dont s'affublent les hypernommés? Noms qu'ils arborent fièrement comme des étendards, ce qui accentue le rire. Comment ne pas rire en découvrant l'horreur d'un anonyme qui entendrait ou lirait un nom?! Quant aux cérémonies de marquage et de purification, outre le fanatisme dont elles dégoulinent, il est amusant de lire ce genre de discours, prononcé tout à fait sérieusement. Enfin, le fait que l'auteur les mette en parallèle n'est pas innocent. Il montre que si les deux clans sont sectaires, ceux qui les observent ne sont pas mieux.

Si les idées développées m'ont beaucoup plu, si j'ai ri de voir la dégénérescence de ces hommes, l'histoire m'a laissée indifférente, tout comme les personnages. C'est peut-être voulu de la part de l'auteur. En tout cas, ce roman est à lire pour ses idées.

Éditeur: Vauvenargues.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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jeudi, 11 août 2016

Écarlate, d'Hillary Jordan.

Écarlate

L'ouvrage:
États-Unis, dans le futur.
Hannah Payne est condamnée pour s'être fait avorter. En outre, elle a refusé de donner le nom de son amant. Pour cela, elle fera trente jours de prison, et sa couleur de peau sera génétiquement modifiée: elle sera rouge (la couleur du sang fraîchement versé) pendant seize ans.

Critique:
Ce roman m'a plu, mais je l'ai trouvé inégal. D'abord, j'ai aimé la manière dont Hillary Jordan utilise la science-fiction pour servir son propos. Ici, le rouge est la couleur de l'infamie. Il est impossible à un criminel de cacher ce qu'il est puisque sa couleur parle pour lui. En outre, il est très facile de savoir de quoi s'est rendue coupable telle ou telle personne.

Ensuite, j'ai beaucoup aimé la manière dont l'auteur montre les dangers du fanatisme. Hannah ne peut pas tout de suite rentrer chez elle, et va dans un centre où on fait culpabiliser les «pensionnaires», où on les tyrannise, tout cela au nom de Dieu. Tour à tour d'un doucereux sadisme et d'une implacable dureté, les dirigeants déploient des trésors d'énergie pour façonner leurs victimes. Jouant sur leur culpabilité, leur envie de bien faire, de trouver la paix et la rédemption, ils leur assènent des ordres qui sont autant de preuves de leur extrême fermeture d'esprit. Tout est finement analysé par l'auteur.

J'ai également apprécié le fait qu'Hannah voie très bien ce qui arrive à sa soeur et tente de la protéger, malgré tout, même si celle-ci n'a pas encore assez souffert pour admettre qu'il faudrait qu'elle prît ses jambes à son cou en faisant fi des conventions.
D'une manière générale, les épreuves font que notre héroïne se penche sur sa condition et les mentalités de ses semblables. Petit à petit, elle mûrit et comprend certaines choses. Bien sûr, c'était déjà en germe en elle puisqu'elle refusait d'accepter tout ce qu'on lui présentait comme vérités universelles.

C'est ensuite que j'ai trouvé le livre moins intéressant, à partir du moment où Hannah fraie avec ceux que j'appelle les «résistants». D'abord, je trouve ces résistants brossés à trop grands traits. Ils ne sont pas vraiment crédibles. Les simili histoires d'amour ne m'ont pas plu... pour moi, cela montre des personnages sans personnalités qui s'entichent des premiers venus. On me ressortira le vieux cliché qui veut que si la situation semble désespérée, on vit à cent à l'heure, quitte à se jeter dans les bras de tel ou telle. Justement, cela fait cliché. L'une de ces histoires est là pour qu'Hannah voie un personnage et une situation sous un autre angle, mais j'ai trouvé que c'était très mal amené, même si la leçon qu'en tire Hannah est bonne.
En outre, pourquoi sauver uniquement Hannah et certaines filles dans son cas? C'est expliqué, mais je n'ai pas été convaincue.
De plus, j'ai trouvé que les parties avec les résistants traînaient.

Enfin, Hannah m'a beaucoup agacée, à faire passer un personnage (qui n'a pas été vraiment bien dans l'histoire) avant un autre (qui, lui, a surtout pensé à elle). Je ne le lui pardonne pas, car elle est ainsi jusqu'au bout, et c'est, à mon avis, une chose assez importante.

Je suppose qu'une partie de ce roman est une allusion modernisée à «La lettre écarlate», de Nathaniel Hawthorn. Maintenant, cela me paraît évident, mais je n'y aurais pas pensé sans le titre français (j'ai lu ce livre en anglais), qui, je trouve, est bien choisi. Le titre original parle d'un aspect plus insidieux, et qui court tout au long du roman, alors que le titre français pointe un aspect plus flagrant.

Éditeur français: 10/18.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Heather Corrigan pour les éditions Highbridge Audio.

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jeudi, 21 avril 2016

Les chroniques lunaires, tome 4: Winter, de Marissa Meyer.

Les chroniques lunaires, tome 4: Winter

Si vous n'avez pas lu les trois premiers tomes, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:Cinder et ses amis se rendent sur Luna afin de tenter de renverser Levana. De plus, ils veulent retrouver Scarlet, prisonnière, et donnée par la reine à Winter, sa belle-fille, comme animal de compagnie.

Critique:
Ce tome reste dans l'esprit des trois premiers. Certaines choses peuvent agacer, mais elles s'expliquent par le contexte. Par exemple, j'ai eu un peu de mal avec certaines histoires d'amour (les deux dernières). Je pensais que l'auteur aurait peut-être dû s'en tenir à deux. Pourtant, cela n'aurait pas été logique: nous sommes dans une série de romans reprenant des contes, et dans les contes (en tout cas, dans ceux repris, sauf un), il y a une histoire d'amour.
Il est d'ailleurs intéressant que Marissa Meyer en ait créé une à partir d'un conte qui n'en avait pas. Bien sûr, c'est l'interprétation qu'en donnent certains, lorsqu'il s'agit de décortiquer ce conte, mais c'est plus une histoire de possession. Or, ici, l'auteur a choisi que ce serait une histoire très forte, où «l'homme» ne pourrait pas exister sans celle qui l'aime. Cette histoire n'est pas celle qui m'a agacée.

J'ai apprécié que certaines allusions aux contes repris soient préparées depuis longtemps. En effet, à la fin du tome 3, on voit Winter. Lorsqu'une scène rappelant le conte à partir duquel elle a été créée arrive dans le tome 4, on n'est pas étonné de voir par quel appât (si j'ose dire) Winter est attirée.
Bien sûr, au détour des pages, on trouve d'autres allusions (plus ou moins décelables) aux contes dont il est question. Celles que j'ai reconnues m'ont paru judicieusement placées. L'une d'elles a été explicitées par Marissa Meyer dans l'interview qu'elle accorde à Rebecca Soler (dont une partie se trouve en fin d'ouvrage).

Comme dans les autres tomes, nos héros sont précipités dans une multitude de péripéties. Au plus fort de certaines, quelques personnages trouvent la force de plaisanter. Je pense surtout à Iko qui, par deux fois, est traitée de «coquille», avec un pistolet braqué sur elle, et trouve la force de riposter malicieusement: «Pas loin!»
Parmi ces péripéties, il y a certaines scènes de bataille. Marissa Meyer a su les écrire sans les transformer en un catalogue de coups. Elle a su décrire le chaos engendré par la révolution provoquée par Cinder. Entre désordre, manipulation mentale, effervescence, peur, et souffrance, le lecteur se représentera très bien ces passages.

Bien sûr, il y a d'autres formes de tension: les plus évidentes étant les confrontations entre Kai et Levana ainsi que celles entre Cinder et Levana. Là encore, le lecteur est tenu en haleine.

Iko et Thorn sont les personnages préférés de Rebecca Soler (la comédienne qui a enregistré la série). Je partage son avis quant à Iko, et pas seulement parce que celle-ci plaisante dans les situations désespérées. Elle est toujours pleine de ressources, d'idées, d'énergie... J'aimerais bien qu'une androïde comme elle soit mon amie. ;-)
Quant à Thorn, je comprends la comédienne. C'est probablement lui qui se démarque le plus parmi les personnages masculins. Wolf est sympathique et inspire la compassion; Kai force l'admiration et est attachant; mais Thorn semble plus vivant. Peut-être parce qu'il est risque-tout et que lui aussi manie l'humour dans beaucoup de situations, pour la plus grande joie du lecteur. Ce n'est pas Thorn que je préfère chez les garçons, mais je comprends pourquoi il est très apprécié. Quant à Jacin, il ne m'inspire pas grand-chose. Pourtant, il est travaillé, son histoire est intéressante...
Quant aux filles, après Iko, ma préférence va à Cinder. Elle sait faire preuve d'empathie, ne veut surtout pas faire règner la terreur, se remet en question en se demandant si elle pourrait devenir despotique, n'est pas en sucre...

La fin paraîtra peut-être convenue à certains, mais je pense qu'elle n'aurait pas pu être autre. Dans l'interview sus-citée, l'auteur explique qu'elle a voulu donner le temps à certains personnages de se retrouver. J'ai apprécié cela. En effet, je reproche parfois à certains auteurs d'avoir fait une fin trop rapide. Ici, elle prend le temps qu'il faut.

L'interview que j'ai déjà mentionnée est très intéressante. L'auteur y parle de son travail, de certains changements opérés en cours de rédaction, des personnages, de l'écriture de certaines scènes, et de beaucoup d'autres choses. J'ai été également heureuse d'entendre l'avis de Rebecca Soler sur les personnages, comment elle les imagine, etc.
Sinon, Rebecca Soler et Marissa Meyer prononcent Iko, alors qu'en tant que narratrice, Rebecca Soler dit Aïko. Je suppose que lorsqu'elle a su que l'auteur le prononçait Iko, le tome 1 était déjà enregistré, et qu'elle a gardé cette prononciation pour le reste de la série. Je trouve que cela aurait dû être expliqué dansl'interview, parce qu'au départ, j'ai eu un moment de flottement à les entendre dire Iko et non Aïko... ;-)

Éditeur français: Pocket Jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Rebecca Soler pour les éditions Macmillan.
La lecture de Rebecca Soler est toujours aussi vivante. J'aime particulièrement sa manière d'interpréter Thorn et Iko (ses personnages préférés). Comme d'habitude, son jeu est très bon. Je regrette qu'elle ait fait certains accents, mais je suppose qu'il était normal que la reine Camilla (par exemple) ait un accent anglais. Par contre, je pense qu'elle aurait pu s'abstenir pour Scarlet. Je ne sais plus s'il est explicité que Scarlet a un petit accent français, mais j'avoue que cela m'a agacée. Heureusement, la lectrice n'en fait pas trop. En revanche,, lorsque Scarlet parle à Émilie, je suppose qu'elles parlent toutes les deux en français: il était dons malvenu de leur faire un accent français à toutes les deux, puisque si leur conversation est transcrite en anglais, elle se tient en français. Enfin, ça, c'est l'habituel pinaillage de la livrophile. ;-)

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