mardi, 11 février 2020

Métro 2033, de Dmitry Glukhovsky.

Métro 2033

L'ouvrage:
2033. La terre est devenue inhabitable car radioactive. Certains se sont réfugiés sous terre, dans les couloirs du métro. Artyom vit, avec son père adoptif, dans la station VDNKH.
Un jour, son ami et lui décident de faire partie d'une expédition apportant des vivres à une station amie. Artyom a une autre raison de partir...

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Par certains côtés, il m'a rappelé «Neverwhere». Non que son auteur ait copié sur Neil Gaiman, mais l'ambiance m'y a fait penser. De plus, il y a quelques clins d'oeil, comme par exemple Chasseur, ou le fait que le monde où vit Artyom soit souterrain.

Notre héros va de péripéties en mésaventures. Il est emporté dans un tourbillon d'événements, dont certains lui sont presque fatals. Mais il y a aussi des éléments amusants, qui, en plus, s'enchaînent. Je pense à la course de rats, à ses conséquences, à la manière dont Artyom parvient à fuir ces conséquences, et enfin à la nature de ceux qui finissent par le recueillir. Ces personnages sont l'occasion pour l'auteur de critiquer toute forme de fanatisme.
Tout cela pour dire que malgré son épaisseur, le roman ne souffre pas de temps morts. À mon avis, il fait partie de ces livres dans lesquels on découvre quelque chose de nouveau à chaque relecture. En effet, il foisonne d'aventures, de thèmes assez importants (le racisme, le fait que l'homme dégrade la terre, la recherche des racines...).

Au cours de son périple, Artyom croisera des gens qui se montreront aimables et secourables, puis qui disparaîtront de la vie du jeune homme. C'est un peu déroutant, mais c'est la vie.

Ce que nous apprenons à la fin m'a rappelé un roman de Serge Brussolo. D'ailleurs, outre «Neverwhere», l'ambiance du roman (surtout l'enchaînement des péripéties) m'a rappelé l'écriture de Brussolo d'une manière générale. Cette fin rappelle aussi au lecteur de ne jamais se fier aux apparences. Cette remarque est extrêmement banale, voire remâchée, mais il faut bien que je donne mon ressenti sans dire ce qu'est cette fin. En tout cas, je ne m'y attendais pas.

Je sais qu'il y a une suite (elle sort prochainement en audio), et j'ai hâte de voir ce qu'elle réserve. Je suis contente que les choses ne se terminent pas ainsi, mais je me demande comment elles vont pouvoir repartir. Eh bien, je le saurai en lisant le tome 2.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julien Chatelet.

Je retrouve toujours ce comédien avec plaisir. Ici, il n'a pas démérité. Il se glisse dans la peau des personnages, et leur donne vie sans exagération. Par exemple, à un moment, il doit jouer quelqu'un qui veut absolument sortir ses compagnons de l'espèce d'hallucination dans laquelle ils sont plongés. Le personnage, pris de frénésie, se met à chanter, espérant secouer ses acolytes. Julien Chatelet joue parfaitement cette scène: on sent la détermination du personnage, on entend son sentiment d'urgence.

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jeudi, 23 janvier 2020

L'empire de sable, de Kayla Olsen.

L'empire de sable

L'ouvrage:
En 2055, le monde fut bouleversé, et des hommes se désignant comme les loups, prirent le pouvoir. Tous les «privilégiés» furent envoyés au goulag, et les «loups» investirent leurs maisons, et profitèrent du luxe qu'ils leur avaient arraché.
Eden est adolescente, et fait partie des anciens privilégiés. Cela fait deux ans qu'elle prépare son évasion. Ce jour-là, elle va mettre son plan à exécution.

Critique:
Ce lire me tentait moyennement parce que j'avais peur que ce soit un de ces romans à la «Hunger games». De plus, des avis disaient que l'autrice en faisait trop. Cependant, le livre étant enregistré par Adeline Chetail (dont j'aime le jeu), et ces denrées étant rares, je me suis laissée tenter. Mon sentiment est mitigé.
D'une manière générale, il n'y a pas de temps morts. Comme le disent des avis, certains rebondissements sont trop gros, mais en tout cas, on ne s'ennuie pas. Les pièges de la jungle sont sûrement les rebondissements qui m'ont le plus plu. Parmi ceux que j'ai trouvés gros, il en est un auquel je m'attendais, et j'espérais que Kayla Olsen ne ferait pas quelque chose de si spectaculaire... Hé si, elle l'a fait! ;-)

Au départ, j'étais contente, parce qu'on ne suivait que des filles: sachant depuis le début qu'Eden était hétérosexuelle, je pensais échapper à une histoire d'amour sirupeuse. Malheureusement, l'autrice a sorti des garçons de sa manche.

Eden ne m'a pas autant cassé les pieds que Katniss («Hunger games»). Elle ne tente pas de faire croire au lecteur qu'elle est parfaite (à l'inverse de Katniss), elle essaie de ne pas trop juger ce qu'elle ne comprend pas (je pense surtout à Alexa) même si elle est tentée. De plus, j'ai compris sa douleur lorsqu'elle se rappelle certaines choses, son attachement quasi fanatique au guide de son père, et Tout cela fait que je m'identifiais facilement à elle.
Quant aux autres personnages, je les ai globalement appréciés (les «gentils», en tout cas), sauf Finnley. Je n'ai pas réussi à accrocher avec elle.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail pour les éditions Lizzie.

J'apprécie beaucoup cette comédienne lorsque j'entends ses doublages. Cela fait longtemps que j'espère qu'elle va enregistrer des livres. Dans ce roman, son interprétation a répondu à mes attentes. Elle rend l'ambiance, les sentiments des protagonistes, et n'est ni trop sobre ni cabotine. Malheureusement pour moi, le seul autre livre qu'elle a enregistré ne me tente pas du tout. J'espère qu'elle en enregistrera beaucoup d'autres qui me tenteront.

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jeudi, 16 janvier 2020

L'année du lion, de Deon Meyer.

L'année du lion

L'ouvrage:
Un jour, la fièvre s'est abattue sur le monde, et a décimé une grande partie de la population. Les survivants ont tenté de recréer un peu de civilisation. Nous suivons Willem Storm et son fils, Nico. Willem fonde la communauté d'Amanzi, et fait de son mieux pour en faire un havre de paix, d'entraide, et d'abondance.

Critique:
Après avoir fini «En vrille», je me suis trouvée désemparée de ne plus avoir de romans policiers de Deon Meyer à découvrir. Je souhaitais lire «L'année du lion», mais le fait qu'on n'y retrouve ni Benny, ni Lemmer, ni Mat Joubert m'empêchait de sauter le pas. En plus, c'est un récit post-apocalyptique, et malheureusement, beaucoup d'écrivains ont galvaudé le genre. J'ai fini par m'imposer cette lecture, et heureusement que je l'ai fait. Ce roman m'a tout de suite happée, je ne me suis pas ennuyée, et... je l'ai trouvé trop court (je rappelle qu'il dure 19h27).

Dès le départ, Nico, le narrateur, nous apprend quelque chose qui n'arrive que vers la fin du livre. Tout au long du récit, il revient sur ce fait, car c'est ce qui a déclenché son besoin d'écrire tout ce qui lui est arrivé après la fièvre. En général, quand un élément clé est dévoilé bien avant qu'il ne se passe, je fustige l'auteur. Ici, je préfère qu'il en ait été ainsi, car l'élément révélé est de ceux dont le lecteur souhaite qu'il ne se produise pas. Sachant qu'il aura lieu, il a le temps de se préparer psychologiquement. Cela n'a pas atténué mon envie que cet événement ne se produise pas, mais au moins, il ne m'est pas tombé dessus par surprise.

À travers les actes et les réactions de ses personnages, à travers ce que certains (surtout Domingo) disent à Nico, l'auteur analyse les façons de penser de l'homme. Deux «courants» (si j'ose dire) s'opposent: ce que croit Willem et ce que pense Domingo. Je suis moins tranchée qu'eux. Je pense que beaucoup d'hommes sont comme l'imagine Domingo, mais que certains (il aurait fallu que seuls ceux-là survivent) sont comme le souhaite Willem. Willem lui-même est ainsi, donc d'autres le sont. Bien sûr, la majorité des hommes est telle que l'imagine Domingo, c'est ce qui a rendu possible toutes les atrocités dont l'homme est coupable. Les événements racontés ici montrent bien que ces deux «courants» de pensée rivaliseraient si quelque chose comme la fièvre venait à anéantir 90% de la population. Tout ce qui est décrit est très réaliste. Domingo a beau penser pis que pendre de ses semblables, il tente de préserver ceux qui auraient une chance de sauver (moralement) l'humanité. Je pense que j'aurais ce genre d'attitude.

Parmi ceux qui s'illustrent, il y a le pasteur. Je n'ai pas du tout aimé ce personnage. Je m'en méfiais avant qu'il commence à faire son numéro. Il utilisait la religion pour endoctriner des gens qui, par sa faute, ne voyaient pas que Willem faisait toujours au mieux dans l'intérêt de tous.

Le roman varie les points de vue grâce aux discussions que Nico a avec d'autres, et au projet de l'histoire de la colonie qui fait que Willem (et plus tard Sophia) recueilleront les pensées de plusieurs habitants d'Amanzi. Il est intéressant d'avoir le sentiment des personnages principaux sur ce qui arrive. Une chose m'a même fait rire: le fait que Willem demande à certains de donner la chose du monde d'avant qui leur manque le moins. Je suis bien d'accord avec ce qu'ont répondu les interrogés: tout ce qu'ils ont dit ne me manquerait pas du tout.

Le fait que Sophia recueille certains récits est également une indication sur la manière dont va se terminer le roman. Là encore, je suis reconnaissante à l'auteur de l'avoir fait savoir bien avant qu'une autre éventualité ne se présente. En effet, cette possibilité me répugnait, et grâce au fait que Sophia soit la transcriptrice de certains récits et pensées d'habitants d'Amanzi, j'ai rapidement su qu'elle ne se concrétiserait pas. J'aurais même voulu que Nico rejette totalement le personnage qui est à l'origine de cela, personnage que j'appellerai X. D'ailleurs, il y a une minuscule incohérence quant à ce dont X est responsable. On peut l'expliquer par la bêtise humaine qui a sûrement fait que certains, sûrs d'eux et sans scrupules, ont effrayé quelqu'un avant de lui exposer la raison de leur venue, ce qui tendrait à prouver que ces hommes et X (qui leur a demandé d'agir) n'ont pas appris l'humilité et le respect de l'autre. En outre, il y aurait eu un moyen de faire les choses sans casse: au lieu d'une opération de démonstration de puissance, X aurait pu tout simplement contacter par radio l'autre personnage. Donc, ce que j'appelle une incohérence est plutôt une façon irréfléchie d'agir de la part de X et de ses sbires. Vous aurez sûrement compris que je n'aime pas du tout X, et que je ne lui trouve aucune excuse quant à ce qu'elle fait après la fièvre. Pour ce qui est de son attitude avant, je ne sais pas quoi penser. Qu'aurais-je fait à sa place? On me dira que je pourrais également me demander ce que j'aurais fait après au lieu de faire pleuvoir mes reproches sur X. Je ne sais pas ce que j'aurais fait, mais en tout cas, à l'inverse de X, je n'aurais pas fait quelque chose qui aurait mis une personne que je prétends aimer en danger! J'aurais voulu que X souffre beaucoup après son méfait.

Au long de ses mémoires, Nico fait une sorte d'examen de conscience. L'auteur analyse très bien les sentiments et les émotions du narrateur. Cela fait que j'ai à la fois blâmé et plaint ce dernier.

Avant de taper cette chronique, j'ai regardé les avis des lecteurs sur Audible.fr. Certains sont d'accord avec moi: on est très vite immergé dans l'histoire, tout est réaliste, et surtout, il faudrait une suite. Une personne a dit qu'il y avait trop de récits inutiles de batailles. En général, j'adhère à ce point de vue, mais ici, ces récits ne m'ont pas dérangée. Je ne les ai pas trouvés si longs. Pour moi, ils s'insèrent très bien dans l'intrigue.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.

Comme d'habitude, la lecture du comédien est fluide et naturelle. Il n'est ni trop sobre ni cabotin. Il rend parfaitement les émotions des personnages. Parmi les avis des lecteurs sur Audible.fr, certains considèrent, comme moi, qu'Éric Herson-Macarel est un grand comédien. D'autres déplorent qu'il ne varie pas sa voix en fonction des personnages. Moi qui ai une horreur absolue de cela (sauf dans de très rares cas) je le remercie plutôt de ne jamais faire cela: pour moi, c'est du cabotinage, et c'est affreux.
Personne n'étant parfait, et mon esprit pinailleur n'étant jamais hors service, j'ai remarqué qu'Éric Herson-Macarel ne prononçait pas bien le prénom Lizzie. Il dit (comme beaucoup) Lidzie, alors qu'on doit le prononcer sans faire entendre de «d». Heureusement pour mon esprit pinailleur et râleur, ce prénom n'apparaît que deux ou trois fois dans le livre.

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samedi, 20 juillet 2019

Le problème à trois corps, de Liu Cixin.

Le problème à trois corps

L'ouvrage:
Chine, 1969. Après avoir été accusée d'avoir trahi son pays, Ye Wenjie est emmenée à Côte rouge, un complexe militaro-industriel où on fait des recherches scientifiques. Elle devra y travailler.

Trente-huit ans plus tard. Wang Miao, chercheur en nanotechnologie, se rend compte que sur des photographies qu'il a prises, de curieux chiffres sont inscrits.

Critique:
Ce roman ne m'a pas plu. La situation d'Ye Wenjie m'a intéressée, puis l'étrange découverte de Wang Miao m'a interpellée. Cependant, entre ces deux scènes (chapitres 2 et 3, puis chapitre 6), je me suis ennuyée. Ensuite, si le sort de ces deux personnages m'intéressait toujours, tout ce qui l'accompagnait me laissait froide. À mesure qu'on avance dans le roman, on retrouve un thème qui a souvent été utilisé (notamment par Serge Brussolo ou Pierre Bordage), mais ce n'est pas ce qui m'a ennuyée, car ce n'est pas parce qu'un sujet est réutilisé qu'il ne l'est pas à bon escient. J'ai d'ailleurs pensé que l'auteur décrivait des réactions plausibles concernant ce thème. (Je ne dirai pas ce que c'est pour ne pas trop en révéler)

Il y a également une idée qui devient de plus en plus courante, celle qui consiste à dire (en le prouvant) que l'homme est responsable de la dégradation de la planète, et n'a cure des autres espèces qui la peuplent. Les exemples donnés m'ont paru bien choisis. Je ne sais pas si cela m'aurait poussée à prendre la même décision qu'Ye Wenjie. Je suis incapable de dire ce que j'aurais fait à sa place...

Entre ces faits qui ont retenu mon attention, il y a de la science physique, de la politique, des stratégies de combat et d'assujettissement... Tout cela m'a agacée.

Wang Miao et d'autres jouent à un jeu en ligne appelé Les trois corps. Si certains aspects du jeu ont retenu mon attention (comme le système des ères régulières et chaotiques), j'ai trouvé que globalement, cela traînait.

Enfin, les personnages que j'appréciais finissent par faire des choses qui ne m'ont pas plu.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent Schmitt.
J'ai apprécié le jeu du comédien, mais je me rends compte que je n'ai pas grand-chose à en dire. Je pense que je m'ennuyais tellement que j'y ai fait moins attention. En tout cas, il n'a pas surjoué (je l'aurais remarqué) que ce soit pour ce qui est des sentiments des personnages ou quant au fait de modifier sa voix pour les protagonistes féminins.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: certains chapitres sont coupés en deux ou trois pistes.

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jeudi, 11 avril 2019

La boîte de Pandore, de Bernard Werber.

La boîte de Pandore

L'ouvrage:
2020. Un soir, René Toledano, trente-deux ans, professeur d'histoire en lycée, se rend, avec une amie (professeur de SVT dans le même lycée) à une soirée concernant l'hypnose. Opale, celle qui dirige les opérations, choisit René pour une expérience d'hypnose régressive. Il assiste à un épisode de l'une de ses vies antérieures, et en ressort choqué.
Le lendemain, il retourne voir Opale afin qu'elle lui montre une autre de ses vies antérieures pour tempérer le traumatisme subi.

Critique:
Après avoir beaucoup aimé la trilogie des fourmis (sauf les humains du tome 3) et le diptyque mettant en scène Lucrèce Nemrod et Isidore Katzenberg, j'ai été assez déçue par Bernard Werber. Pourtant, j'ai voulu tenter ce roman. J'ai surtout aimé les idées autour de l'intrigue: ce qui est dit sur la mémoire, le fait de pouvoir influencer un esprit, etc. Cela fait un moment que je me demande si nous avons des vies antérieures, et s'il nous est possible d'y accéder. L'expérience de René m'a donc beaucoup intéressée. Néanmoins, je ne sais toujours pas si ce qu'il vit est possible. Jusqu'où l'auteur s'est-il documenté? Qu'a-t-il imaginé? D'autre part, j'ai trouvé peu crédible qu'après avoir été guidé seulement trois fois par Opale, René parvienne à s'auto-hypnotiser, et à faire seul tout le chemin indiqué par la jeune femme. Autre chose m'a fait tiquer, comme d'habitude lorsque je rencontre un auteur qui imagine que tous ses lecteurs peuvent se servir de leurs yeux. Selon le déroulé indiqué ici, l'hypnotisé visualise un escalier, un couloir, une porte, puis derrière cette porte, celles (numérotées) de ses vies antérieures. Il doit ouvrir celle dont le numéro s'éclaire. Je ne sais pas si les personnes aveugles n'ayant jamais vu peuvent s'imaginer l'escalier et le couloir, mais je sais que j'aurais du mal. Néanmoins, cela doit être possible. Cependant, qu'en est-il de la porte dont le numéro s'éclaire?

Au long du roman, René s'attache à détromper les gens quant aux mensonges de l'histoire. Je ne suis absolument pas férue d'histoire, mais j'ai été surprise de constater que je savais certaines choses expliquées par le personnage. Si moi, qui suis très loin d'être aussi calée que les historiens, connaissais ces éléments, je me dis que d'autres en savaient encore plus que moi, et que pour beaucoup de lecteurs, les révélations de Bernard Werber n'en sont pas.

Au départ, je n'ai pas trop aimé ce que découvre René quant à sa première vie. Ensuite, l'auteur a su orienter les choses de manière à ce que cela m'agace moins. J'ai même fait un parallèle avec «Le jour des fourmis», lorsque cent-troisième (si je me souviens bien de son nom) regarde la télévision pour tenter de comprendre les «doigts». Après son expérience, elle parle des côtés négatifs de notre civilisation, puis elle glisse vers les côtés positifs, et si son exposé commence mal, elle reconnaît que les côtés positifs sont importants. Ici, c'est un peu la même chose: notre civilisation est comparée à celle de la première vie de René (il s'appelait Geb), et nous semblons avoir tous les défauts du monde, alors que ceux qui vivaient au temps de Geb paraissent parfaits en tous points. À mesure que le livre avance, Geb se rend compte des failles de sa civilisation.

C'est le premier livre que je lis où l'auteur donne la solution d'un tour de magie. Je connais donc au moins un tour que je pourrai faire à quelqu'un. Bien sûr, il faudra que ceux à qui je m'attaquerai n'aient pas lu ce roman. ;-)

Je n'ai pas vraiment adhéré à l'intrigue. Je ne vais rien en dire, car je m'aperçois que je dévoilerais trop de choses si je le faisais. Je ne regrette cependant pas ma lecture parce que tout ce qui a trait à la mémoire, à l'hypnose, et à la manière dont peut réagir notre esprit, m'a plu.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Aurélien Ringelheim.

J'apprécie beaucoup le jeu de ce comédien qu'à mon avis, on entend trop peu. Ici, il n'a pas démérité. Sans modifier sa voix à outrance, il entre très bien dans la peau des divers personnages. Son ton est toujours adéquat.

Pour information, la structure du livre a été respectée. J'ai été ravie de le constater, et cela m'a beaucoup étonnée. En effet, les éditions Audiolib sont attachées aux pistes d'environ un quart d'heure, et n'hésitent pas à couper des chapitres qu'elles jugent trop longs en plusieurs pistes, mais aussi à rassembler, sur une piste, des chapitres jugés trop courts. Dans «La boîte de Pandore», certains chapitres sont très courts. Heureusement, l'éditeur audio n'a pas fait subir à ce roman ce à quoi a eu droit (par exemple) «Nous», de David Nichols. Je suis vraiment contente de ce progrès!!! Pourvu qu'il s'étende aux chapitres durant plus d'un quart d'heure!!!

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