Romans policiers, thrillers, suspense

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi, 29 novembre 2019

Ce que savait la nuit, d'Arnaldur Indridason.

Ce que savait la nuit

L'ouvrage:
Le cadavre d'un homme, disparu depuis trente ans, émerge d'un glacier islandais. Konrad, policier à la retraite, reprend l'enquête, poussé par le principal suspect qui nie être coupable aussi farouchement que trente ans auparavant.

Critique:
J'avais abandonné l'idée de lire des romans d'Arnaldur Indridason, après avoir tenté «L'homme du lac» sans parvenir à le finir. Cependant, le résumé de celui-ci m'a tentée, et j'ai décidé (comme d'habitude) d'écouter mon instinct. Bien m'en a pris, car ce livre m'a plu? et je compte tenter (dans l'ordre, cette fois) la série dont «L'homme du lac» est le tome 5.

Le roman part sur quelque chose de classique: une affaire non élucidée qui remonte à la surface, un policier marqué par cette affaire, un suspect qui nie Être le coupable... Ces éléments sont bien exploités, car ils ne m'ont pas du tout ennuyée. À cause du chapitre 2, le lecteur se doute très vite que le principal suspect est innocent. D'autres choses viennent rapidement renforcer cette impression. Cela non plus ne m'a pas agacée, parce qu'il restait quand même la possibilité que le suspect soit coupable (cela pouvait se faire sans rendre le reste incohérent).

Le roman démarre lentement, mais ce n'est pas une lenteur pénible. L'auteur présente l'affaire, son personnage principal, etc. Ensuite, rien ne traîne. Au milieu de l'enquête, par petites touches, Arnaldur Indridason en révèle davantage sur Konrad. Celui-ci a eu le temps de s'attirer la sympathie du lecteur, et le fait qu'il ne soit pas parfait la renforce, car on s'identifie à lui, même si on lui reproche certains détails.
S'il est quelque peu classique (certains pans de son passé sont douloureux), cet aspect ne m'a pas dérangée, car Konrad ne joue pas les pauvres malheureux, et assume ses méfaits, même si c'est un peu tard pour l'un d'eux. D'autre part, l'auteur ajoute certaines notes d'humour lorsque le personnage principal côtoie ses petits-enfants.

À un moment, le romancier utilise la ficelle qui consiste à proposer un suspect qui, au final, n'a pas commis le meurtre. Je n'aime pas cette ficelle, mais je ne la reproche pas ici, parce que l'écrivain fait cela très finement. En outre, ce suspect a quand même des choses à se reprocher.

Moi qui me demande toujours ce que je ferais à la place de tel personnage, je pense que j'aurais réagi exactement comme Herdis, à la fin.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martin Spinhayer.

Martin Spinhayer fait partie des comédiens dont j'apprécie beaucoup le jeu. Ici, il n'a pas démérité. Que ce soit pour la narration ou pour les personnages, son interprétation est toujours sans failles. Il modifie à peine sa voix pour les rôles féminins, ce qui fait que ce n'est pas affecté. Il rend, sans difficultés apparentes, les sentiments des personnages.

Pour information, la structure du livre est respectée.

Acheter « Ce que savait la nuit » sur Amazon
Acheter « Ce que savait la nuit » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio (Audible.fr)

Partage

60 lectures

lundi, 25 novembre 2019

Vol au-dessus d'un nid de coucou, de Ken Kesey.

Vol au-dessus d'un nid de coucou

L'ouvrage:
Dans un hôpital psychiatrique, un nouveau patient (McMurphy) arrive. Il découvre rapidement que le service dans lequel il atterrit est dirigé d'une main de fer par une infirmière qui passe pour un ange, et qui, en réalité, est sadique. Il promet aux autres patients qu'il la vaincra. Les paris sont ouverts.

Critique:
Voilà très longtemps que j'entends parler de ce livre, et également du film qui en a été tiré. C'est mon mari qui m'a poussée à tenter le livre: comme je n'en entendais que du bien, j'avais peur de ne pas aimer. Heureusement, j'avais tort. Ce roman n'est pas uniquement une guerre des nerfs entre un patient et une infirmière. L'auteur prend prétexte de cela pour analyser la psychologie de ses personnages, mais aussi le résultat que la pression de la société peut avoir sur eux. Le narrateur (le patient le plus ancien du service) explique bien que beaucoup sont là à cause du système.

L'idée principale, à mon avis, est de montrer des gens enfermés pour des broutilles, maltraités par plaisir, et à qui on inflige des électrochocs parce qu'ils ont osé tenter de prouver qu'ils étaient sains d'esprit. Je pense que malheureusement, on trouvait beaucoup ce cas de figure dans les années 60, et peut-être encore aujourd'hui.

L'intrigue ne traîne pas. McMurphy fait souvent en sorte de dédramatiser les choses, mais le lecteur ressent la tension engendrée par les enjeux, par la résignation des patients, etc.

À l'instar de McMurphy, je n'ai pas compris pourquoi certains patients étaient là alors qu'ils pouvaient ne pas y être. C'est expliqué, Harding le dit à McMurphy, et Branden le dit de plusieurs manières différentes lorsqu'il nous fait part, au long du roman, de ses considérations, mais j'ai été estomaquée que cela en soit à ce point.

Je trouve la fin frustrante. Soit, certaines choses évoluent positivement, mais pour cela, il a fallu un sacrifice... D'autre part, j'aurais aimé en apprendre davantage sur ce qu'il advient de Branden. Surtout que je n'arrive pas à savoir si le récit est totalement chronologique ou si le tout début se déroule après la fin. J'envisage cela à cause de quelque chose que dit le narrateur. Mais si le tout début se passe après la fin, cela veut dire une chose qu'il m'est très pénible d'envisager...

La préface est intéressante, mais j'imaginais que l'auteur en dirait davantage.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Philippe Spiteri.

Je ne connaissais pas du tout ce comédien. Sa lecture m'a plu. Il rend les sentiments des personnages sans cabotinage. Il modifie sa voix pour certains, et moi qui n'aime pas cela, ici, j'ai trouvé que c'était judicieux, car Philippe Spiteri ne le fait pas à outrance. Ses changements de voix renforcent la représentation qu'on se fait des personnages.

Acheter « Vol au-dessus d'un nid de coucou » sur Amazon
Acheter « Vol au-dessus d'un nid de coucou » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio sur (Audible)

Partage

47 lectures

jeudi, 21 novembre 2019

Dans la neige, de Danya Kukafka.

Dans la neige

L'ouvrage:
Broomsville, petite ville du Colorado. Lucinda Hayes, quinze ans, est trouvée morte, dans un parc. Après cette découverte, trois habitants de la ville racontent l'enquête, se dévoilent... Il y a Cameron et Jade, deux adolescents, et Russ, un policier.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Le résumé peut annoncer de la banalité, et si certains faits sont effectivement ordinaires, l'autrice dépeint des personnages et une intrigue creusés. Parfois, des choses banales mènent à d'autres qui le sont moins. Par exemple, on découvre vite que Cameron était amoureux de Lucinda, et que cela tournait à l'obsession. Quoi de plus simple que de penser (comme certains de ses camarades) qu'il l'a tuée parce qu'il ne pouvait pas l'avoir? Quant à Jade, elle en voulait à Lucinda pour diverses raisons. N'aurait-elle pas pu la tuer dans un accès de colère? J'ai choisi de ne soupçonner aucun des narrateurs. La lecture du livre vous dira si j'avais raison ou pas.

Au long du roman, on découvre que si Jade est parfois agressive, et semble un peu perturbée, certains faits l'ont menée à cela. Je ne l'excuse en rien, et elle-même ne tente jamais de se chercher des excuses. Cependant, ce qu'elle vit explique sa façon d'être. Elle a très vite éveillé ma compassion, ainsi que Cameron et Russ. Chacun retient en lui-même des choses avec lesquelles il n'ose pas vivre. Comme souvent, la vie fait que chacun devra admettre ce qui ne va pas.
J'ai bien aimé le petit jeu de Jade concernant ce qu'on aimerait dire, mais qu'on ne peut pas dire, sous peine de passer pour un connard. Je me suis aperçue, en lisant la jeune fille, que je faisais parfois cela dans ma tête. ;-)

Russ n'a pas grand-chose à voir avec Lucinda, excepté qu'il enquête sur son meurtre, mais cette affaire le touche parce qu'elle fait qu'il va devoir fouiller du côté de la famille de son ancien coéquipier, du côté de son beau-frère...

Je ne sais pas trop quoi penser de Lucinda. On la voit à travers des regards peu objectifs. Cela ne m'a pas vraiment gênée, mais cela a fait que si j'ai forcément ressenti de la compassion pour elle, cela s'est teinté d'indifférence. Ce n'est pas plus mal. En général, soit on plaint énormément la victime, soit on la déteste. Ici, on a l'image d'une adolescente normale.

L'intrigue ne souffre d'aucun temps mort. Danya Kukafka ne tente pas de nous faire soupçonner tout le monde. Il est même amusant qu'à un moment, une personne paraisse suspecte à certains yeux, et qu'elle ne le soit pas du tout à ceux du lecteur. Je n'ai pas trouvé qui avait tué Lucinda, et je ne me suis pas doutée de la manière dont le lecteur finirait par le savoir. J'aurais pourtant dû.
Il y a une autre chose que le lecteur finit par apprendre. Je suis contente parce que malgré certains indices, je ne l'avais pas du tout trouvée avant que la romancière ne le décide.

J'ai beaucoup apprécié que le livre ne s'achève pas sur la découverte du coupable. L'autrice prend le temps de montrer l'après pour ses personnages. Je préfère toujours lorsque la fin d'un roman n'est pas précipitée. Ceux qui pensent comme moi accueilleront celle de «Dans la neige» avec plaisir.

Dans la VO, Cameron appelle sa mère «mom». Je trouve dommage que le traducteur l'ait gardé ainsi. Pourquoi ne pas l'avoir traduit par «maman», voire «m'man», s'il s'agissait de montrer l'abréviation? Autant en anglais, «mom» est logique puisqu'il est naturellement employé, autant en français, cela fait affecté puisque ce n'est pas un mot français.

Note qui paraîtra sûrement inutile: j'ai vu que dans la VO, c'est Candace Thaxton qui lit le rôle de Jade. J'aime beaucoup le jeu de cette comédienne, mais je suis très dubitative quant à sa capacité à prendre une voix adolescente. L'éditeur audio français a choisi une comédienne qui a la voix pour jouer des adolescentes. Je suis très étonnée que l'éditeur audio américain ait choisi cette comédienne, surtout que le rôle de Cameron est lu par Kirby Heyborne, qui, lui, a une voix pour jouer des adolescents. Je suis très loin de connaître toutes les comédiennes qui enregistrent des livres en anglais, mais je sais que certaines ont à la fois le talent et la voix, et auraient pu interpréter Jade: Phoebe Strole, Arielle Delisle, Becca Battoe, Em Eldridge, Rebecca Soler, Amy McFadden, et Andi Arndt (même si pour ces trois dernières, ce serait plus discutable).

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Lizzie. Pierre-Henri Prunel lit les chapitres donnant le point de vue de Cameron, Clara Soares interprète ceux narrés par Jade, et Florian Wormser lit ceux montrant le point de vue de Russ.

Je n'avais entendu Pierre-Henri Prunel que dans des extraits (quand j'ai lu «Dans la neige», je n'avais pas encore lu «L'ombre de la baleine»), et j'avais un a priori positif quant à son jeu. Maintenant que je l'ai entendu sur tout un livre, je peux dire que je l'entendrai à nouveau avec plaisir. Sa voix est claire, il joue les émotions des personnages sans trop en faire.

J'avais apprécié le jeu de Clara Soares dans «Emma dans la nuit». Ici, elle n'a pas démérité. Entre le désespoir calme et la gaieté forcée, elle n'avait pas vraiment la partie facile.

Je n'avais entendu Florian Wormser que dans des extraits. J'ai beaucoup apprécié sa voix et son jeu. Lui non plus n'avait pas la partie facile, car les sentiments de Russ sont souvent racontés alors que le temps est passé, et qu'en plus, lui-même ne peut pas admettre tout ce qu'il ressent... Le comédien a toujours adopté le ton adéquat.
J'ai été un peu déçue qu'il prenne un accent espagnol pour Ivan, mais il n'en fait pas trop, et cela ne dure pas.
Je regrette que Pierre-Henri Prunel et Florian Wormser aient prononcé Loucinda. Ils auraient dû, à mon avis, le dire comme le fait Clara Soares, cela me paraît plus naturel.

Je suis contente, car il n'y avait pas de musique au début des chapitres.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

Acheter « Dans la neige » sur Amazon
Acheter « Dans la neige » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio sur (Audible)

Partage

61 lectures

mercredi, 20 novembre 2019

Le blues du chat, de Sophie Chabanel.

Le blues du chat

L'ouvrage:
L'équipe de la commissaire Romano est confrontée à une nouvelle enquête. Pendant la soirée au cours de laquelle il recevait la légion d'honneur, François-Xavier Tourtier a été pris de convulsions comme s'il avait été mis en contact avec des fruits de mer, produits auxquels il est allergique. Sa femme lui a fait des piqûres d'adrénaline, mais cela n'a rien donné, il est mort. La police enquête. Quelqu'un a-t-il glissé du jus de crevette sur les canapés qu'avait mangé le défunt?

Critique:
J'ai été ravie de retrouver Romano, Tellier, et même Clément. Ce dernier est moins maladroit que dans «La griffe du chat». Il commence à avoir certaines habitudes (comme la boisson hypercalorique qu'il commande lors des réunions au Macchiato), ce qu'il veut dire qu'il commence à être intégré.
Quant à Tellier, je crois être d'accord avec lui sur beaucoup de choses. J'ai beaucoup ri à son idée de blog, mais j'ai aussi apprécié le concept. À noter que je n'ai pas vu «Les minions», mais je crois volontiers Tellier quant à ce qu'il en dit.
Romano a marqué un mauvais point auprès de moi parce qu'elle ne prend pas très bien soin de son chat. Certes, elle ne souhaitait pas avoir de chat au départ, mais elle m'a agacée à tenter de justifier ses actes. Je sais qu'elle est comme beaucoup d'humains qui ne cherchent pas vraiment à comprendre leur animal de compagnie, mais j'ai trouvé cela dommage venant d'elle qui, à part cela, a de très bonnes valeurs.

J'ai retrouvé avec grand plaisir l'humour de Sophie Chabanel: répliques des personnages ou du narrateur omniscient, situations cocasses (l'histoire des fiches de temps, par exemple), etc. Si son intrigue est grave, si elle révèle des personnages (surtout un) peu reluisants, elle parvient à merveille à entourer cela d'un humour qu'on n'oublie pas, et qui est toujours à propos.

Quant à l'enquête, sous n'importe quelle autre plume, elle m'aurait très rapidement agacée. Je n'avais pas forcément deviné qui était coupable ni le mobile du personnage, mais l'enquête reste longtemps en suspens. Ici, entre l'intérêt qu'éveillent les suspects et les pistes données par les suppositions des policiers, je ne me suis pas ennuyée. D'autant que la personnalité des deux policiers principaux prenait (à mon grand plaisir) beaucoup de place.

J'aurais souhaité que l'un des personnages soit épargné... Certes, mais s'il l'avait été, un autre aurait été encore plus durement touché. Il m'est difficile de savoir à quel point j'approuve Romano et Tellier à ce sujet. Je comprends qu'ils ont agi pour le mieux, et beaucoup de lecteurs les approuveront. Moi, je ne peux m'empêcher de penser que le personnage «sacrifié» (oui, j'emploie un grand mot, mais c'est mon ressenti), aurait pu être épargné un peu plus longtemps si les enquêteurs avaient agi autrement. Ceci dit... qu'aurais-je fait à leur place? Leur position n'était pas simple.

Un tome 2 aussi agréable et captivant que le tome 1!

Service presse des éditions Sixtrid.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Christine Letort.

S'il m'a beaucoup plu de retrouver la causticité de Sophie Chabanel et de ses personnages, c'est aussi parce que le roman était enregistré par cette comédienne. Marie-Christine Letort joue les sentiments des personnages sans trop en faire, et ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins. Son interprétation est naturelle. Elle sert parfaitement la verve de l'autrice.

Acheter « Le blues du chat » sur Amazon
Acheter « Le blues du chat » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio sur (Audible)

Partage

108 lectures

lundi, 18 novembre 2019

En vrille, de Deon Meyer.

En vrille

L'ouvrage:
La police du Cap enquête sur le meurtre d'Ernst Richter dont le cadavre vient d'être découvert.

Critique:
Ce roman m'a autant plu que les précédents. L'auteur a fait une chose que j'aime moins, mais je comprends pourquoi il l'a faite. Cela tient à la structure. Le récit de l'enquête alterne avec des chapitres où un certain François Dutoit raconte sa vie (il y a un but à ce récit) à une avocate. J'aurais préféré quelqe chose de linéaire, mais je sais que là, cela n'aurait fonctionné qu'avec moi. Pour 99,9% des lecteurs, il vaut mieux que Deon Meyer ait agencé son récit de cette manière. Je pense même que ce que j'aurais préféré aurait ennuyé certains lecteurs. En fait, je devrais plutôt dire que ce choix est très judicieux, alors que dans d'autres romans, il est désastreux.

Concernant Richter, dès le départ, je ne l'ai pas trop apprécié parce qu'il avait créé une entreprise qui, pour moi, encourage les mauvaises actions. À mesure que le récit avance, je n'ai rien trouvé de positif le concernant. Quant à François, je suis à peu près passée par les mêmes phases que l'avocate à qui il se confie. D'ailleurs, à ce sujet, le romancier dose très bien ses révélations. Il tient le lecteur en haleine sans faire traîner le récit. J'ai beaucoup apprécié Elena et Guillaume. J'aurais souhaité que certaines choses soient mieux pour eux. Je les ai aussi admirés face à la «maladie» de leur fils. Ils ont toujours pris le problème à bras-le-corps, n'ont jamais tenté de faire les autruches... Moi qui me demande toujours comment je réagirais à la place de tel personnage de roman, j'ai la certitude que je n'aurais pas eu le courage de ces parents. Et bien sûr, lorsque Guillaume joue son va-tout, j'aurais préféré qu'une chose soit différente, et j'imagine que les autres lecteurs de ce roman penseront comme moi.

J'ai aimé retrouver certains policiers. Jimmy et Arnold m'ont fait rire, même s'ils taquinent Vusi que j'aime bien. Vaughn Cupido m'a épatée parce qu'il se retrouve confronté à une situation très délicate, et qu'il met de côté son attitude inconséquente pour tout gérer du mieux qu'il peut. Comme le remarque Benny, Cupido change en une journée: il mûrit parce qu'en plus de l'enquête, il prend une grosse responsabilité.

Quant à Benny... Je dois dire que j'ai été moins accommodante que Cupido le concernant. Dans ce volume, Benny ma beaucoup exaspérée. Pourtant, je savais que cela n'était pas de sa faute. Je l'ai reconnu quand je me suis posé la fameuse question: comment réagirais-je à sa place? J'ai trouvé qu'Alexa aussi savait gérer la situation. À l'instar de Barkhuizen, je ne l'en aurais pas crue capable.

Le récit est exempt de temps morts et de remplissage. Tout est cohérent, rien n'est bâclé.

Dans une interview qu'il a accordée à Audible au moment où «L'année du lion» est sorti, Deon Meyer explique qu'il est en train d'écrire un roman où on retrouve Benny et les autres policiers. J'ai l'impression que ce roman n'et même pas encore sorti en afrikaans... Moi qui avais peur de me lancer dans les Deon Meyer, voilà que je pleure parce que le pochain livre mettant en scène la police du Cap risque de se faire attendre...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.

Acheter « En vrille » sur Amazon
Acheter « En vrille » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio sur (Audible)

Partage

79 lectures

- page 2 de 113 -