Romans policiers, thrillers, suspense

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi, 6 août 2019

La disparition d'Annie Thorne, de C. J. Tudor.

La disparition d'Annie Thorne

L'ouvrage:
Joe Thorne revient à Arnhill, petit village minier où il a passé son enfance. Voilà vingt-cinq ans qu'il l'a quitté. Le drame qu'y a vécu sa famille n'a jamais été officiellement élucidé: un soir, sa soeur, Annie, a disparu. Elle a été retrouvée quarante-huit heures après, mais on n'a jamais su ce qui lui était arrivé pendant ce temps. De plus, à son retour, elle avait changé. Si Joe revient à Arnhill maintenant, c'est, entre autres, à cause de cela.

Critique:
Ce livre a commencé par me plaire. Le narrateur, Joe, raconte alternativement son présent et son passé. Même si ce genre de structures me dérange, ici, c'est judicieux: cela donne du rythme au roman, ainsi que plusieurs sources de suspense. Soudain, au détour d'événements ordinaires, on tombe sur une scène d'horreur (les toilettes envahies de scarabées), et on se doute rapidement que cela aura son importance. On retrouve aussi le thème de l'inimitié entre le narrateur et un autre personnage, inimitié qui date de leur adolescence. Il y a aussi une espèce d'écho: tel élève était «utilisé» dans le passé, tel autre est harcelé dans le présent par le fils de celui qui se servait de l'autre...
De plus, Joe a des ennuis qui sont très différents, mais qui sont également sources de suspense.

Certains de ces aspects évoquent un peu Stephen King. Au début, cela ne m'a pas gênée, parce que ces éléments me rappelaient une ambiance particulière qu'on trouve dans certains livres de cet auteur, et aussi dans «Le signal», de Maxime Chattam. Cela ne voulait pas dire que C. J. Tudor avait copié des idées, cela voulait dire qu'il avait su créer une ambiance d'horreur. Cela me plaisait... et soudain, un élément important s'est précisé, et m'a fait penser à l'élément central d'un livre de Stephen King que je n'ai pas du tout aimé, à l'inverse du monde entier ( ;-) ), «Simetierre». Cela fait très longtemps que je l'ai lu, donc je m'en souviens peut-être mal, mais j'ai été très déçue de lire quelque chose qui paraissait y ressembler autant.
Par ailleurs, je n'ai pas aimé l'épilogue qui rappelle ceux qui pour moi, ne sont pas bons, et ont trop souvent cours. Je ne dirai pas pourquoi pour ne rien dévoiler.

Après que j'ai digéré cet élément, j'ai apprécié le reste. Par exemple, vers la fin, l'auteur ménage quelques surprises, et je ne les ai vraiment pas vues venir. De plus, il n'y a pas de temps morts, pas d'incohérences, et rien n'est bâclé. Donc ma déception quant à ce qui ressemble à «Simetierre» et à l'épilogue est atténuée par tout le reste.

J'ai été très triste pour certains protagonistes... Mais je reconnais que s'il ne leur était pas arrivé ceci et cela, l'intrigue n'aurait pas pu exister.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par François Montagut.

Je suis toujours ravie de retrouver ce comédien dont j'apprécie la voix et le jeu. Pour la petite histoire, je me suis surprise à penser la même chose que lorsque j'entends Jeff Cummings (voir ma chronique de «Hidden», de Catherine McKenzie). Lorsque j'entends la présentation du livre faite par le comédien, je ne sais pas pourquoi, je me dis: «Hmmm... il n'est plus naturel... ça va capoter...», et puis, j'écoute le début du livre, et tout va très bien, l'interprétation du comédien est aussi bonne que d'habitude.
Comme je suis une horrible personne, je me plaindrai encore et toujours que François Montagut prononce certains noms propres à l'anglophone. Pour Brendan, il fait du moitié moitié. Pour Chris, c'est dommage qu'il ait, presque à chaque fois, fait le «r» anglophone. Quant à Beth, je ne sais pas trop comment je le dirais dans un texte en français, donc pour celui-là, je ne râlerai pas. Je reconnais quand même qu'au moins, François Montagut ne prononce pas les noms propres anglophones avec accent de manière erronée, à l'inverse d'autres, comme Sophie Loubière, dont la prononciation m'a traumatisée. ;-)

Acheter « La disparition d'Annie Thorne » sur Amazon
Acheter « La disparition d'Annie Thorne » en téléchargement audio sur Amazon (Audible.fr)

Partage

66 lectures

samedi, 3 août 2019

Comme toi, de Lisa Jewell.

Comme toi

L'ouvrage:
Un jour, Ellie Mack, lycéenne, se rend à la bibliothèque, et ne rentre pas chez elle. À partir de ce moment, la famille se délite. Dix ans plus tard, Laurel, la mère d'Ellie, parvient à peine à surmonter cette disparition. C'est alors qu'elle rencontre Floyd, et accepte de sortir avec lui. Peu après, elle fait la connaissance de sa fille, Poppy. Cela la perturbe, car la fillette ressemble beaucoup à Ellie.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai compris certaines choses avant que l'autrice ne les explique, mais c'était voulu, car il y a des indices avant les révélations, et de toute façon, cela ne m'a pas gênée, sauf un point. Il est dommage qu'on sache très vite qu'il n'y a aucun espoir à avoir concernant l'un des personnages. Remarquez, si j'avais eu un espoir plus longtemps, puis que l'écrivain l'avait déçu, j'aurais râlé.

Je suis contente que le lecteur finisse par tout savoir. J'aurais quand même voulu que Lisa Jewell soit plus précise quant à l'espèce de confession qu'un personnage adresse à un autre. Apparemment, le personnage visé n'a jamais eu la chose écrite entre les mains. Elle était peut-être uniquement dans la tête du protagoniste qui la raconte, mais justement, j'aurais préféré que les autres aient, eux aussi, les détails. Étant donné qu'ils finissent par connaître les grandes lignes, les détails n'auraient sans doute fait que leur apporter davantage de souffrance. Cependant, la manière de l'autrice d'amener le récit de l'individu détestable est un peu maladroite, à mon avis, car on dirait vraiment que celui-ci l'a écrit quelque part...

Un élément pourrait paraître incohérent, et il ne l'est pas du tout. Heureusement pour moi, je m'en suis aperçue après que sa cohérence a été prouvée. Ainsi, je n'ai pas passé un grand moment à pester et à râler: «Mais ça, c'est pas logique! C'est trop gros!»

La romancière dépeint avec justesse les conséquences de la perte soudaine et inexpliquée d'un membre d'une famille. Le livre est surtout centré sur Laurel et sa manière de gérer sa souffrance, mais les autres ne sont pas oubliés.

Pour moi, il n'y a pas de temps morts, l'intrigue est bien menée, tout est réaliste. Oui, malheureusement, des gens aussi malades et méchants qu'un des protagonistes doivent exister... Vous ressentirez peut-être, comme moi, une immense tristesse de ne pouvoir aider le personnage sacrifié...

Service presse de la plateforme d'écoute Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Manon Jomain pour les éditions Hardigan.

Il m'a plu de retrouver cette comédienne dont j'apprécie le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Lorsque le personnage détestable s'exprime, le ton de la lectrice est toujours adéquat, laissant, quand il le faut, transparaître ce qui ne va pas chez ce protagoniste. Lorsque d'autres souffrent, leur désarroi est toujours bien exprimé. Quand Poppy parle, Manon Jomain modifie sa voix (Poppy est une enfant), mais ce n'est jamais à outrance. C'est la même chose concernant les rôles masculins.

Tous les chapitres commencent par un passage musical. Comme je l'ai dit dans d'autres chroniques, je n'aime pas du tout qu'il y ait de la musique dans un livre audio. Cela ne fait que retarder la suite du récit, selon moi, et cela enlève de la fluidité à l'ensemble.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée. Certaines pistes regroupent deux chapitres.

Acheter « Comme toi » sur Amazon
Acheter « Comme toi » en téléchargement audio sur Amazon (Audible.fr)

Partage

146 lectures

jeudi, 1 août 2019

Je t'aime, de Barbara Abel.

Je t'aime

L'ouvrage:
Un jour, Maud rentre chez elle plus tôt que prévu, et s'aperçoit que sa belle-fille, Alice, est déjà là, alors qu'elle aurait dû être au lycée. Maud se rend dans la chambre de l'adolescente pour lui demander pourquoi elle est rentrée plus tôt, et se rend compte que la pièce sent le cannabis. Alice jure que si Maud ne dit rien à son père, elle ne fumera plus... Désemparée à l'idée de cacher quelque chose de si important à son compagnon, la jeune femme commence par refuser... puis se laisse fléchir.

Critique:
Après que j'ai été déçue par «L'instinct maternel», «Après la fin», et «La brûlure du chocolat», après que ma méfiance et des chroniques m'ont dissuadée de lire «Je sais pas», on peut se demander pourquoi j'ai essayé «Je t'aime». D'abord, le synopsis m'intéressait. Ensuite, j'aime beaucoup la lectrice qui l'a enregistré. Je suis contente d'avoir lu ce roman, car il m'a beaucoup plu.

Ici, l'autrice a réussi à faire en sorte que son idée de départ ne se casse pas la figure en chemin. Par exemple, j'ai rapidement pensé savoir qui était responsable d'une certaine chose, et... je me suis trompée. Étant pinailleuse, j'ai déniché une petite faille: la police aurait pu mettre la main sur le coupable en le piégeant par l'intermédiaire de l'un de ses clients. Il suffisait de demander «de la marchandise», et de faire surveiller l'endroit où elle serait apportée bien avant le jour et l'heure du dépôt. Barbara Abel ayant réussi à créer des rebondissements à la fois intéressants et cohérents, je ne lui en ai pas voulu de ne pas avoir recouru à mon idée. Parmi ce que je pense être les très bonnes trouvailles de la romancière, il y a ce que finit par croire Simon et les conséquences que cela entraîne. J'ai moins aimé que Nicole ne connaisse pas ces conséquences...

J'ai apprécié la manière dont Barbara Abel illustre l'affirmation selon laquelle on ferait n'importe quoi pour ses enfants. Simon, Maud, Nicole, et Solange ont chacun des réactions montrant que cette affirmation est vraie. Je n'ai pas du tout aimé la solution de Simon pour sauver sa fille, ainsi que les moyens qu'il utilise. De ce fait, je n'ai pas été déçue de ce qui lui arrive ensuite. Concernant Nicole, j'ai regretté qu'elle s'invente une coupable. Elle n'avait aucune preuve que l'objet responsable de l'accident avait été apporté par celle qu'elle n'aimait pas. Elle avait d'ailleurs tort. Je comprenais qu'elle veuille défendre son fils, mais qu'elle arrange l'histoire ne m'a pas plu. Pourtant, quelqu'un qui souffre (qui plus est une mère) fera son possible pour laver son enfant de toute souillure, surtout si elle juge cela immérité. J'ai préféré l'attitude de Solange et de Maud. Solange se contente de suivre Nicole, croyant que ce que celle-ci lui dit est vrai.
J'ai compris Maud sur toute la ligne. Je n'ai pas pu l'approuver de bout en bout, mais c'est certainement elle que j'ai le mieux comprise... J'ai apprécié que la romancière nous présente des gens se débattant dans une situation extrême, prenant parfois de dangereuses décisions... Si certains personnages m'ont déplu, cela ne signifie pas qu'ils ont été mal pensés. Je ne les ai pas appréciés, mais la faute n'en revient pas à l'autrice.

Si, comme moi, vous avez été déçus par des romans de Barbara Abel, n'ayez pas peur d'essayer «Je t'aime»!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cachou Kirsch pour les éditions Lizzie.

J'aime beaucoup le jeu de Cachou Kirsch, même si, pour d'autres romans, j'ai été un peu sévère avec elle. Ici, je l'ai trouvée très bien. Elle est parfaitement entrée dans la peau de chaque personnage, et sa narration allait bien avec l'ambiance du roman. À certains moments, il lui a fallu jouer des sentiments extrêmes: elle s'en est bien tirée. J'imagine que la partie la plus difficile à interpréter a été la scène où Arthur est victime d'un autre personnage. Il fallait jouer le désarroi de l'adolescent sans mettre de côté le fait que sa voix partait dans des notes aiguës, et tout cela ne devait pas être ridicule. La comédienne s'en est très bien sortie.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

Acheter « Je t'aime » sur Amazon
Acheter « Je t'aime » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio (Audible.fr)

Partage

98 lectures

mardi, 30 juillet 2019

Les suppliciées du Rhône, de Coline Gatel.

Les suppliciées du Rhône

L'ouvrage:
Lyon, décembre 1897. Le cadavre d'une jeune fille vient d'être retrouvé. Pour découvrir qui a commis ce meurtre, le médecin criminologue Alexandre Lacassagne pratique une autopsie, et tente d'interpréter les indices qu'il trouve. Mais ce corps semble être le premier d'une série. Deux jeunes médecins ayant rejoint son équipe enquêteront, s'aidant de méthodes scientifiques qui commencent à apparaître: prises d'empreintes, profil psychologique du tueur, etc. Ces deux médecins (Félicien Perrier et Bernard Lécuyer) seront secondés par Irina, une journaliste.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Colime Gatel aborde les débuts de la police scientifique: c'est captivant. Par exemple, à un moment, elle montre Félicien vérifiant que ses propres empreintes digitales ne peuvent absolument pas être confondues avec d'autres. Ensuite, nos trois pionniers dressent un profil psychologique du tueur en série qui sévit en cette fin d'année 1897. Ils cherchent également des indices qui les mèneraient sur la piste du coupable.

L'intrigue ne souffre pas de temps morts. Outre un thriller psychologique bien construit, la romancière plonge son lecteur dans une époque grâce à l'ambiance qu'elle instille parfaitement dans son livre. Que le lecteur côtoie les nones ou les fumeries d'opium, le décor et les faits sont toujours propres à l'immerger dans l'époque. Comme je suis pinailleuse, j'ai relevé une minuscule incohérence à ce sujet. À un moment, Irina dit: «Arrête ton char, Ben Hurr.» Or, si le livre date d'avant l'époque où se déroule «Les suppliciées du Rhône», il semblerait que l'expression soit apparue suite au film.

L'intrigue est bien menée, rien n'est bâclé. J'aurais souhaité qu'une chose tournât autrement, mais le fait que Coline Gatel ait fait différemment de ce que j'aurais préféré n'enlève rien à la solidité du récit. J'aurais aussi aimé en savoir plus sur ce qui arrive après, mais peut-être l'autrice a-t-elle prévu une suite. Dans ce cas, ce serait intéressant, mais il lui serait peut-être difficile de mettre en place un autre thriller psychologique, ou alors, ce qui arriverait serait forcément moins important pour nos héros...

Les trois personnages principaux sont sympathiques. Deux d'entre eux ont une part d'ombre. Il m'a été un peu difficile de faire avec celle qui montre une forme d'intolérance, mais je me dis que c'est une raison de plus pour qu'il y ait une suite dans laquelle le personnage, à force d'expérience, admettrait qu'il a tort. Bien sûr, à l'époque, ce qu'il rejette était rejeté (cela l'est encore aujourd'hui), mais ce n'est pas uniquement ce qui ne m'a pas plu chez lui.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Thierry Blanc.
J'avais déjà apprécié le jeu de ce comédien dans deux autres livres audio. Ici, je l'ai trouvé meilleur. Qu'il joue la colère, l'amusement, la contrition, son ton est adéquat. À un moment, un personnage rit de manière à glacer le sang d'un autre. Là encore, Thierry Blanc s'en est sorti sans cabotiner, ce qui, à mon avis, n'est pas facile. J'espère que ce comédien enregistrera beaucoup d'autres livres qui me tenteront.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée. Il est divisé en chapitres constitués de sous-chapitres. Certaines pistes regroupent plusieurs de ces sous-chapitres.

Acheter « Les suppliciées du Rhône » sur Amazon
Acheter « Les suppliciées du Rhône » en téléchargement audio sur Amazon (Audible.fr)

Partage

95 lectures

mardi, 23 juillet 2019

La dernière chasse, de Jean-Christophe Grangé.

La dernière chasse

L'ouvrage:
Le policier Pierre Niémans a mis du temps à se remettre des événements contés dans «Les rivières pourpres». Aujourd'hui, sa coéquipière, Ivana Bogdanovic, et lui forment une unité qui est envoyée en renfort sur des enquêtes. Celle à laquelle ils vont prêter leur concours porte sur le meurtre de Jürgen von Geyersberg, un riche héritier.

Critique:
À mon avis, ce roman ne fait pas partie des meilleurs de Jean-Christophe Grangé. En tout cas, il ne fait pas partie de mes préférés de cet auteur. Je sais que certaines choses propres à ce romancier ne me plaisent pas (meurtres sanglants, personnages qui ont forcément vécu un traumatisme et sont fatalement marginaux), donc je savais, en commençant ce livre, que je trouverais ces thèmes. Ils ne m'ont pas plu, mais en plus, je me suis fait la réflexion que j'avais oublié à quel point Niémans était abîmé. Bien sûr, il y a longtemps que j'ai lu «Les rivières pourpres» (juin 1999), mais je ne me souviens pas qu'il y était question de sa peur des chiens. Il faudrait que je le relise. Maintenant que j'y réfléchis, j'ai le vague souvenir d'une scène où le personnage principal a peur d'un chien, provoquant l'étonnement indigné du propriétaire, car ledit chien est très gentil, et en plus, n'a pas une attitude menaçante envers le personnage. Mais cette scène vient-elle de «Les rivières pourpres»? Elle m'est venue en tête parce que je fouille mon cerveau à la recherche d'un indice venant de ce roman, mais rien ne dit qu'elle en est extraite.

Pendant une grande partie du roman, l'énigme m'a paru plate. Niémans m'était moins sympathique que dans «Les rivières pourpres», Ivana m'indifférait (trop clichée pour moi), la famille du mort m'était antipathique, il me semblait que nos enquêteurs se traînaient... De plus, Niémans fait preuve de violence, ce qui, à mes yeux, n'est que du remplissage. Ça fait qu'il est rappelé à l'ordre, qu'il promet de ne pas recommencer, qu'on tergiverse un peu pour savoir ce qu'on va faire de lui... Enfin, je n'ai pas compris pourquoi Niémans n'avait pas deviné l'identité du tueur de Jürgen au moment où je l'ai trouvée. L'indice était quand même flagrant!

Les chapitres exposant les raisons de la mort de la victime étaient intéressants. Ils montrent (comme le font d'autres romans de cet auteur, mais aussi de Serge Brussolo) la folie et la perversité à grande échelle. J'imagine que malheureusement, ce genre d'horreurs est plausible...

Quant au thème de la chasse, il ne me plaît pas, mais l'écrivain a su l'exploiter au mieux pour servir son intrigue.

J'imagine qu'on retrouvera au moins Ivana dans un futur livre de Jean-Christophe Grangé, parce qu'on ne connaît pas les détails d'un élément de sa vie.

En relisant ma chronique de «Lontano» (roman de cet auteur que j'ai beaucoup aimé) je suis tombée sur une remarque que je voulais écrire concernant «La dernière chasse». Étant donné que mes exemples auraient été les mêmes que ceux utilisés pour ma chronique de «Lontano», je colle cette phrase ici. «Je trouve dommage que l'auteur use abusivement d'anglicismes. Il parle du «feeling» du personnage, celui-ci «check» sa boîte vocale, etc. Pour moi, c'est affecté.»

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Thierry Blanc.
Je dois avouer que j'aurais aimé retrouver José Heuzé, qui a enregistré «Les rivières pourpres», que je n'ai pas entendu depuis longtemps (il a enregistré quelques livres pour Audible, mais ils ne me tentent pas), et dont j'aime beaucoup le jeu. Cela ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié l'interprétation de Thierry Blanc, comédien que j'avais découvert en lisant «La marque de Windfield». Cette prestation m'a donc plu. Il n'exagère pas lorsqu'un personnage est en colère. Même quand il modifie sa voix pour certains rôles, cela reste naturel. J'ai été déçue qu'il ne prononce pas Niémans comme l'a fait José Heuzé, principalement parce que je préfère la façon de le dire de ce dernier qui, à mon avis, est plus logique. Je ne vois pas pourquoi on aurait envie de le prononcer comme l'a fait Thierry Blanc. (Je ne sais pas comment l'écrire pour transcrire sa manière de le dire... Peut-être Niémannse. En tout cas, quand je l'écris comme ça, ma synthèse vocale le dit comme lui.) J'imagine que cela a été concerté avec l'éditeur, et justement, je trouve dommage que la personne qui s'est penchée là-dessus ait pensé judicieux de prononcer ce nom ainsi.

Acheter « La dernière chasse » sur Amazon
Acheter « La dernière chasse » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio (Audible.fr)

Partage

68 lectures

- page 2 de 108 -