Romans policiers, thrillers, suspense

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lundi, 7 août 2017

As night falls, de Jenny Milchman.

Les

L'ouvrage:
C'est une soirée comme les autres dans la famille Tremont. Ben et Sandy terminent leur repas, leur fille (Ivy) est dans sa chambre. C'est alors que Nick et Harlan (deux prisonniers en fuite) entrent chez eux.

Critique:
Ma première pensée après avoir terminé ce roman a été: Karine Giébel a fait mieux dans «Purgatoire des innocents». L'idée de départ est bonne. Lorsqu'elle est bien exploitée, elle tient le lecteur en haleine. D'ailleurs, au début, Jenny Milchman y parvient. Seulement, elle a voulu créer trop de rebondissements, et pour ce faire, n'a pas hésité à insérer des incohérences. Par exemple, il est logique qu'Ivy soit en colère après sa mère lorsqu'elle découvre un certain fait, mais cela ne devrait pas la rendre bête au point d'informer les bourreaux de quelque chose d'essentiel. D'autre part, à un moment, Sandy parvient à atteindre un téléphone. Elle se dit qu'elle ne va pas appeler la police parce que celle-ci est déjà venue. Elle appelle la personne qui, pense-t-elle, pourra peut-être les aider. D'abord, même si Nick est occupé à parler à Harlan, il n'est pas crédible qu'il ne se rende compte de rien (surtout qu'il a anticipé certains autres gestes qui étaient moins prévisibles). Ensuite, il n'est absolument pas logique que Sandy appelle la personne en question et pas la police! Il y a d'autres incohérences qui affadissent le roman.

D'une manière générale, l'intrigue perd vite de sa force. Les personnages agissent souvent en dépit du bon sens (comme le montrent certains de mes exemples), plusieurs rebondissements sont gros, il y a des redondances... On n'avance pas vraiment. En outre, je n'ai pas aimé la toute fin dont un élément rappelle la fin de mauvais films d'horreur. Bien sûr, on n'a aucune certitude, mais un gros doute plane.

Les personnages ne sont pas vraiment sympathiques, sauf peut-être Ben et Harlan. Sandy et Ivy m'ont beaucoup agacée. Sandy a quand même les circonstances atténuantes, étant donné son passé. Quant à Nick, l'auteur nous le montre détestable, puis il semble qu'elle change d'idée, et veuille montrer un côté de lui qui attirerait la compassion. Cela n'a pas fonctionné sur moi, j'ai trouvé cela trop gros.

Il y a quelques retours en arrière sur l'enfance de Nick, ce qui fait que le lecteur comprend pourquoi les choses sont ainsi par la suite. J'ai apprécié que l'auteur n'ait pas choisi le thème galvaudé de l'enfant maltraité. Ici, c'est plus compliqué.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Susie Berneis pour les éditions Dreamscape.

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65 lectures

samedi, 29 juillet 2017

Cheval rouge, de Serge Brussolo.

Cheval rouge

L'ouvrage:
Rex Heller a créé un parc à thème à la gloire de la série «Cheval rouge» dans laquelle il jouait le premier rôle. Âgé et malade, il souhaite retrouver la fille qu'il eut avec l'amour de sa vie (l'actrice Zelda Marlowe, aujourd'hui décédée) afin d'en faire son héritière.

Critique:
Voilà plusieurs fois que je suis déçue par les derniers romans de Serge Brussolo. Ici, on retrouve des thèmes qu'il exploite toujours avec brio (la folie à très grande échelle, par exemple), mais il manque les très bonnes idées qui vont avec. Bien sûr, on sera fasciné par ce parc où toute l'ambiance de l'époque où se déroule la série est recréée: il y a des saloons, on n'utilise que les médicaments du dix-neuvième siècle... Cependant, j'ai trouvé que cela manquait de superbe, que cela n'était pas assez creusé, à l'inverse de romans comme «Les enfants du crépuscule» ou «Le labyrinthe de Pharaon».

Il y a bien quelques rebondissements, notamment lorsqu'Arley donne les résultats des tests ADN à Rex, ou ce qui advient de ceux qui tombent dans les mains de Mercurio, mais c'est peu par rapport à d'autres romans où Brussolo n'est jamais où on l'attend et ne cesse de sortir de très bonnes cartes de sa manche. «Cheval rouge», à mon avis, fait pâle figure à côté. De plus, l'écriture est souvent crue: évocation fréquente des organes génitaux, images impliquant des excréments... Dans d'autres romans, cela passe mieux pour moi parce que le reste tient la route. On me dira que ce langage va avec l'histoire. Peut-être, mais il m'a gênée.

Il y a beaucoup de violence. Presque personne n'est sympathique (ils ont tous une tare). On me rétorquera qu'on retrouve cela dans d'autres ouvrages de Serge Brussolo. Certes, mais c'est contrebalancé par la qualité du reste, et cela me semble davantage présent ici.

Mia est sympathique, mais elle n'a pas le charisme des personnages de Brussolo. Généralement, ils sont portés par les événements, mais leur lucidité, leur capacité à l'empathie, leur rage d'être impuissants, leurs tentatives pour améliorer les choses... tout cela les rend sympathiques. Mia se laisse porter, est facilement manipulée, ne semble jamais rien décider.

Tout comme pour «Les geôliers», j'ai dû attendre un certain temps (jusqu'au chapitre 14 sur 34) avant de commencer à adhérer aux événements.

Serge Brussolo s'essouffle-t-il? En attends-je trop de lui? Il y a sûrement un peu des deux. Mon mari a aimé ce roman. Il en a lu d'autres, mais pas ceux que j'ai le plus aimés (sauf la série concernant l'exovétérinaire et «Le roi Squelette)). Il doit lire ceux que j'ai beaucoup aimés et me dire si je deviens trop exigeante ou si les derniers sont moins palpitants.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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124 lectures

lundi, 17 juillet 2017

Pull me under, de Kelly Luce.

Pull me under

L'ouvrage:
Chizuru Akitani a un père japonais et une mère américaine. Elle est harcelée par certains de ses camarades d'école. Un jour, peu de temps après qu'elle a perdu sa mère, Tomoya Yu, le plus acharné, la persécute une fois de trop. Elle voit rouge et lui enfonce un coupe-papier dans le cou. Ayant douze ans, elle purgera sa peine dans un centre de détention pour mineurs. Après cela, elle souhaite tout oublier. La vie en décidera autrement.

Critique:
Dans l'ensemble, ce roman m'a plu. Il y a un moment où j'ai trouvé qu'il traînait un peu, mais c'est contrebalancé par le reste. Il est classé dans les thrillers. Pour moi, ce n'en est pas vraiment un. Si Chizuru revient sur son passé, ce n'est pas pour découvrir quelque chose de palpitant. Bien sûr, elle va mettre au jour quelques faits qui expliqueront l'attitude de certaines personnes à l'époque, mais pour moi, c'est l'histoire d'une lente acceptation de soi. Chizuru tente, pendant de nombreuses années, d'effacer cette partie de sa vie par plusieurs moyens. À un moment, son mari lui dit qu'elle pouvait dire qu'elle avait eu une enfance rude, mais qu'elle n'avait pas besoin de mentir en inventant des anecdotes qu'elle aurait vécues. Il a raison, mais c'est peut-être surtout elle qu'elle essayait de convaincre avec ce passé inventé. J'ai éprouvé de la compassion pour Chizuru, même si elle m'a également agacée à cause de sa manière de refuser, pendant une grande partie du roman, l'aide que son mari pouvait lui apporter. D'un autre côté, sa peur se comprend. Bien sûr, on n'oublie pas son crime, et on doit concilier la sympathie qu'elle nous inspire, celle qu'inspire l'enfant qu'elle était alors, et cet acte terrible. J'avoue que je n'ai pu ressentir de compassion à l'égard de Tomoya.
Bien sûr, Chizuru ne finit pas par tout régler d'un claquement de doigts. Certains éléments ne pourront d'ailleurs jamais avoir une issue positive, mais on sent qu'elle commence à se réconcilier avec elle-même.

Dès que l'héroïne a évoqué Danny (alors qu'elle purgeait sa peine) je n'ai pas apprécié ce personnage. Ce sentiment est allé croissant à mesure de ma lecture. Danny finit par présenter ses excuses, et à l'instar de Chizuru, je la crois sincère, mais à l'époque, elle savait parfaitement ce qu'elle faisait. Voilà pourquoi je ne lui accorde aucune circonstance atténuante. Quelqu'un qui fait de mauvaises choses sans vraiment prendre la mesure de ce qu'il fait, puis qui se repent peut être excusable, mais certainement pas quelqu'un qui agit en connaissance de cause. Pour moi, Danny a toujours agi ainsi. Elle finit par tout raconter parce qu'elle est acculée, et veut grappiller un peu de pitié.

Les parents de Chizuru m'ont semblé difficiles à cerner. Ce n'est pas forcément une faille du roman. Ils sont vus à travers ses yeux d'enfant. On essaie de s'expliquer certains de leurs actes. Son père semble avoir plusieurs facettes...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Blackstone audio.
C'est le deuxième livre enregistré par cette lectrice que je lis. J'ai apprécié son jeu. Elle a une voix particulière qui fait qu'elle peut lire des romans racontés du point de vue d'une femme ou d'une adolescente. C'est d'ailleurs le cas ici, puisqu'au début, Chizuru a entre douze et vingt ans. D'autre part, elle parvient à modifier sa voix pour certains personnages sans que cela soit affecté. J'ai eu un peu de mal avec l'accent qu'elle donne à Danny, mais je suppose qu'on lui a demandé de le faire, Danny étant néo-zélandaise. Lorsque les Japonais s'expriment en anglais, Amy McFadden n'exagère pas leur accent, ce qui m'a plu.

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76 lectures

samedi, 15 juillet 2017

La menace de S. K. Tremayne.

La menace

L'ouvrage:
Rachel, trente ans, issue d'une famille pauvre, vient d'épouser David Kerthen, riche propriétaire du manoir de Carnhallow, en Cornouailles, et veuf depuis dix-huit mois. Le fils de David, le petit Jamie, semble apprécier Rachel. La jeune femme s'installe avec bonheur dans son nouveau foyer. Mais au bout de quelque temps, cette joie se crevasse. Le souvenir de Nina (la première femme de David) reste très présent. Jamie croit la voir dans la maison, et il se met à faire de terribles prédictions.

Critique:
Mon sentiment est mitigé quant à ce roman. Je l'ai lu avec beaucoup de plaisir, et je n'ai pas pu le lâcher avant la fin. L'auteur décrit très bien une ambiance: cet immense manoir dans les corridors duquel on a l'impression de voir se promener un fantôme, ces superstitions entourant les Kerthen, ce qu'on apprend quant à certains ascendants de David... le tout ayant lieu près de mines pleines d'histoires d'événements terrifiants dont le dernier n'est pas le moindre, et de la mer qui peut être tour à tour accueillante et dangereuse. D'autre part, SK Tremayne crée des rebondissements bienvenus, et force le lecteur à se demander ce qui est vrai, propose des demi-pistes... Il ne triche pas, laissant plutôt travailler l'imagination du lecteur.

Cependant, certaines choses sont un peu lentes. Par exemple, Rachel pense qu'il y a un indice sur la photo d'un magazine. Entre ce moment et celui où elle découvre tout, le temps est un peu long. Cela est excusable, car on peut penser que le souvenir est enfoui dans la mémoire de l'héroïne et met du temps à sortir.
D'autre part, la peur manifestée par Rachel et Jamie est un facteur d'angoisse, et il est très bien que le lecteur en soit témoin. Pourtant, cela aussi finit par durer trop longtemps. Ce sont des moments qui tiennent en haleine, mais je trouve que l'auteur tire un peu trop sur cette corde.

Ensuite, il y a des choses franchement très grosses. Ce que Rachel découvre au moment où elle trouve l'indice donné par la photo en est une. Surtout qu'apparemment, aucun protagoniste n'a tenté, après la mort de Nina, de forcer le destin (ou alors, j'ai manqué quelque chose). Si l'un d'eux avait fini par révéler qu'il avait forcé le destin, cela aurait également été gros, car pas vraiment dans le caractère des personnages, ou alors, il aurait fallu beaucoup d'explications...
La manière dont les «hallucinations» de Rachel et de Jamie sont expliquées est un peu bancale. Ça peut se tenir, mais cela ne me convainc pas vraiment.
De plus, comment peut-on être absolument sûr qu'une psychose comme celle décrite ici est bien due à une dépression postpartum, et ne se reproduira que si la femme est à nouveau enceinte? Qu'est-ce qui fait qu'une grossesse et rien d'autre peut être vecteur de cela?

Certaines critiques disent que ce roman est un mauvais remake de «Rebecca», de Daphné du Maurier. Il est vrai qu'on retrouve un écho de ce roman. L'éditeur audio a d'ailleurs fait enregistrer «La menace» par la comédienne qui a enregistré «Rebecca» pour les éditions Audiolib. Je pense que c'est un clin d'oeil voulu qui accentue l'écho pour ceux qui écouteraient ces deux romans. Je pense que l'auteur ne nie pas cet écho. Le prénom de Rachel est peut-être même un clin d'oeil à Daphné du Maurier et à son roman «Ma cousine Rachel». Quant à moi, cela ne m'a pas du tout gênée. L'auteur a repris certaines idées, mais en a fait quelque chose de différent. Ce qui a peut-être le plus agacé ceux qui ont fait ce reproche, c'est le fait que Carnhallow semble vivante, semble avoir une personnalité, et jouer un rôle prépondérant, tout comme Manderley.

Service presse des éditions Audible Studio, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Virginie Méry.

Je connais cette comédienne pour ses doublages. Je l'apprécie beaucoup. J'ai été ravie de l'entendre ici. Pour moi, elle est à la hauteur de ce que me laissaient supposer ses doublages. Elle ne surjoue pas. Lorsque Rachel est prête à pleurer, la comédienne sait adopter un ton à la fois brouillé et apeuré. Beaucoup auraient surjoué.
Virginie Méry ne modifie pas sa voix (ou à peine) pour faire les hommes, et cela passe très bien. J'ai l'impression que certains comédiens ont peur de mal jouer s'ils ne modifient pas leur voix pour les rôles du sexe opposé au leur. Ici, je trouve que la comédienne a eu raison. Je pense qu'un changement de voix flagrant aurait été affreux. Cela aurait été une corvée pour elle, puis pour moi au moment de l'entendre.
Le talent de la comédienne est une des raisons pour lesquelles j'ai apprécié ce livre, malgré ses défauts. J'espère qu'elle enregistrera à nouveau des livres qui me tenteront.

Pour information: la structure du livre a été respectée à 99%. Seul un chapitre est coupé en deux.

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119 lectures

lundi, 10 juillet 2017

Zero day, de Jan Gangsei.

Zero day

À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
À huit ans, Addie Webster a été enlevée alors qu'elle se trouvait dans le manoir de son père, gouverneur de Virginie.
Aujourd'hui, à seize ans, elle réapparaît. Son père, Mark, est maintenant président des États-Unis. Le retour d'Addie semble être synonyme de soulagement. Cependant, tout n'est pas si simple.

Critique:
Ce roman contient quelques grosses ficelles qu'on peut pardonner à l'auteur parce qu'elle aborde un thème assez important et sensible: le terrorisme. L'homme pervertissant tout, les anti-terroristes deviennent, sous la plume de Jan Gangsei, ceux dont il faut se méfier. C'est effrayant parce que plausible.

D'autre part, l'auteur s'aventure dans le thème de la manipulation psychologique. On peut comprendre que le personnage (que j'appellerai X pour ne pas dévoiler son nom et ne pas répéter «le personnage») ait été dupé: entre bourrage de crâne, circonstances... Cependant, X aurait dû douter beaucoup plus tôt. L'auteur le rappelle d'ailleurs sans vraiment le vouloir lorsque Michael explique qu'il sait quelque chose grâce à un rapport du FBI. J'avais oublié cette chose, et ce que dit Michael m'a tout de suite fait penser que X aurait dû, dès le départ, voir l'incohérence entre ce que dit ce rapport et ce qu'on lui fait croire.
Ensuite, lorsque le doute s'installe et que X va jusqu'à défier celui qui en est l'objet, les choses devraient être plus tranchées: X devrait savoir que son acte de révolte aura des conséquences, mais devrait aussi, étant donné ce qu'implique la prise d'un tel risque, ne plus vouloir agir comme convenu au départ... L'auteur a fait douter X pour donner un peu de réalisme au roman. En effet, il n'était pas possible que l'état d'esprit de X change trop brusquement. Cependant, elle a voulu garder ce avec quoi elle fait mariner le lecteur depuis le début: le bouquet final... cela donne lieu aux incohérences mentionnées ci-dessus.
Il y en a quelques autres, notamment l'attitude du président sitôt Addie revenue, puis par la suite... Il y a également le fait que des parents semblant aimants et attentionnés forcent une enfant de six ans à participer à une soirée mondaine.
Enfin, l'auteur ne s'attarde pas sur la manière dont un personnage fait pour récupérer un certain objet. On sait quand cela a pu avoir lieu, mais le «comment» reste flou. On peut imaginer, mais de petites zones d'ombre restent.

Si Jan Gangsei s'y entend pour créer tension et suspense, elle fait également traîner son récit. En effet, si j'ai été tenue en haleine par plusieurs éléments (comme lorsqu'Alvarez est contrainte d'agir d'une manière donnée), j'ai trouvé que certaines choses allaient trop lentement. Il est vrai que le but de tout auteur de romans policiers est de ne donner la solution qu'à la fin. Mais certains se débrouillent pour faire patienter le lecteur. Ici, ce n'est pas toujours réussi.

D'un autre côté, outre le réalisme du thème principal, le décor est bien planté. Il m'a plu de voir fonctionner le FBI, les services secrets, etc. Tout cela était très crédible.
De plus, on s'attache aux personnages. On les comprend, ils ne sont pas manichéens (sauf l'affreux-vilain-méchant, bien qu'il dise ne pas l'être). Eleanor, par exemple, peut paraître méchante et capricieuse, mais on voit bien qu'elle cherche sa place, et tente de faire avec ce qui a bouleversé la vie de sa famille.
Addie m'a paru tour à tour forte et fragile. Parfois, je trouvais ses réactions inappropriées, mais il ne faut pas oublier qu'elle sort de huit ans de «captivité»... Ce qu'elle a vécu l'a rendue inadaptée au monde dans lequel elle se retrouve parachutée, avec des paramètres prédéfinis...
J'ai bien aimé McKenzie. Elle est particulière, parfois un peu difficile à suivre, mais je l'ai trouvée très sympathique et très futée.
J'ai également apprécié Darrow, même s'il fait un peu trop chevalier blanc en armure qui va sauver la princesse Addie. ;-)

Je ne sais pas trop quoi penser de la fin. Elle est logique. L'auteur l'a peut-être faite ainsi pour se donner la possibilité d'une éventuelle suite... Cependant, je pense qu'une suite serait risquée... cela tournerait en rond, à mon avis... D'un autre côté, j'aurais souhaité qu'il y ait une discussion (une mise à plat des choses) entre Addie et ses parents...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt pour les éditions Blackstone audio.
J'aime beaucoup la voix et le jeu naturel d'Andi Arndt. Je suis seulement un peu déçue qu'elle juge nécessaire de modifier sa voix lorsque des hommes parlent...

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