Romans policiers, thrillers, suspense

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lundi, 17 février 2020

Sisterland, de Curtis Sittenfeld.

Sisterland

L'ouvrage:
Daisy et Violet (dite Vi), nées dans les années 70, sont jumelles. Depuis leur petite enfance, elles savent qu'elles ont des dons de voyance. Après qu'elles ont été tourmentées à cause de cela dans leur adolescence, Daisy a décidé de «tuer» ce don. Vi, elle, continue à prédire des événements. En 2009, elle prévoit un tremblement de terre, le 16 novembre, à Saint-Louis, la ville où sa soeur et elle habitent.

Critique:
Ce roman m'a plu. Il est un peu lent, et les retours en arrière m'ont un peu gênée pour bien assembler les pièces du puzzle, mais ces détails ne gâchent pas la lecture. La lenteur ne m'a pas dérangée, parce que Curtis Sittenfeld prend le temps de présenter ses personnages. Quant aux retours en arrière, je ne les apprécie pas, en général. Certains auteurs ont su les rendre sympathiques. Ici, la structure m'a déplu, mais pas autant que dans d'autres romans où elle était dérangeante, et où il était évident que l'auteur pouvait faire autrement.

La relation entre Daisy et Vi est compliquée. L'auteur en montre peu à peu toutes les facettes. Aucune des deux n'est à blâmer davantage que l'autre. Chacune a du mal à comprendre les choix de l'autre, et parfois, chacune l'exprime de manière peu aimable, ce qui est ressenti comme un jugement. Pourtant, il est évident que les deux soeurs s'aiment. C'est auprès de Vi que Daisy finit par chercher un peu de réconfort après avoir fait une bêtise.

Chaque soeur a, pour moi, des côtés plaisants et d'autres déplaisants, comme tout humain. Par exemple, Vi est très agaçante lorsque Rosie marche dans une crotte de chien. De plus, elle semble souvent juger le mode de vie de sa soeur. D'un autre côté, Daisy semble rejeter certains aspects la rattachant à sa famille. Par exemple, alors qu'elle ne déteste pas son prénom, elle se fait appeler Kate (diminutif de son deuxième prénom). Son envie de ne plus avoir le don est aussi un rejet. Bien sûr, cela s'explique aussi par le fait que ce don l'a fait souffrir lorsqu'elle était adolescente. J'ai aimé qu'elle soit très attachée à son mari et à ses enfants... ce qui a fait que j'ai trouvé d'autant plus affreux ce qu'elle fait (et elle le fait en sachant qu'elle saccage tout) le 16 novembre. D'une manière générale, il m'a semblé que Daisy ne tentait pas de comprendre ses parents. Bien sûr, en 2009, elle essaie d'être proche de son père, mais là encore, les relations ne sont pas forcément simples. Vi m'a un peu agacée, parce que j'avais l'impression qu'elle pensait détenir un immense savoir sur tous (pas seulement grâce à son don), mais elle m'a paru davantage proche de ses parents.

Je ne sais pas trop quoi penser de la fin. J'aurais souhaité que Daisy soit davantage punie, mais pas de manière irréversible. En fait, je pense surtout que j'aurais aimé qu'elle ne commette pas cette mauvaise action, parce que pendant les trois quarts du roman, elle était mon personnage préféré, et je lui pardonnais ce qui me gênait, me disant qu'après tout, il était normal qu'elle ne soit pas parfaite. Mais cette mauvaise action faite en connaissance de cause m'a énormément déplu.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Rebecca Lowman pour les éditions Random house audio.

Rebecca Lowman fait partie des comédiens dont j'aime beaucoup le jeu, même s'il m'est arrivé de la trouver trop sobre. Ici, son interprétation m'a plu, et je n'ai pas trouvé qu'elle ne jouait pas assez.

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21 lectures

jeudi, 13 février 2020

Je sais pas, de Barbara Abel.

Je sais pas

L'ouvrage:
Ce vendredi, des professeurs des écoles emmènent une classe en sortie dans les bois. Pendant cette sortie, Emma Verdier, cinq ans, se perd. On finit par la retrouver, mais voilà que c'est Mylène, l'une des institutrices, qui manque à l'appel. La police se rend sur les lieux, un hélicoptère survole la zone: la jeune femme reste introuvable.

Critique:
Après avoir lu des chroniques concernant ce roman, j'avais peur qu'il me déplaise, d'autant plus que j'ai trouvé à redire à la plupart des romans de Barbara Abel que j'ai lus. Ayant été très agréablement surprise par «Je t'aime», et sachant que «Je sais pas» avait été enregistré, pour la Ligue Braille, par une lectrice que j'apprécie, j'ai décidé de le tenter. Il ne m'a pas autant plu que «Je t'aime», mais pas autant déplu que d'autres de cette autrice.

Je n'ai pas trop apprécié que dans l'équation, on trouve une histoire d'adultère. J'ai l'impression qu'il y en a un peu trop dans les romans. En outre, aucun personnage ne m'a paru sympathique. Mylène, dans le passé, ne faisait que pleurer sur son sort, se montrer extrêmement désagréable avec son père... Certes, elle avait matière à être ainsi, mais il m'a semblé qu'elle en faisait trop. Quant à son père, pour moi, il y a une incohérence. Je ne comprends pas pourquoi il agit d'une certaine manière à un moment donné. Il y a bien une bribe d'explication, mais je ne la trouve pas justifiée. En outre, cela ne cadre pas avec son attitude générale concernant ce sujet.

Quant à Camille et Patrick (les parents d'Emma), je ne les ai pas appréciés, même si à certains moments, Camille trouvait un peu grâce à mes yeux. Patrick passe beaucoup de temps à vilipender ceux qui, selon lui, ont perdu sa fille alors qu'ils en avaient la charge.
Camille n'agit pas toujours bien, mais je reconnais que c'est la seule qui se remet vraiment en question. Bien sûr, elle assortit cela de justifications irrecevables, mais elle accepte quand même de voir ses failles.
Emma n'a que cinq ans, et elle est déjà détestable. Certes, dans le week-end qui nous est conté, elle a des circonstances atténuantes, et elle finit par se révéler plus perdue que méchante, mais d'une manière générale, elle n'est pas sympathique.

J'ai apprécié un élément que nous apprend la fin. Je n'aurais pas cru qu'il se produirait. L'un des personnages a donc été assez fort pour faire une chose qui, même si elle a de néfastes conséquences, est positive. C'est mis en regard avec un autre aspect de l'intrigue. Cela ne veut pas dire que tout s'est passé de la même façon, mais qu'il est possible que certains comportements se répètent.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Pascale Wykens pour la Ligue Braille.
La lectrice a un jeu un peu neutre, mais elle n'est pas trop sobre. Je la retrouverai avec plaisir.

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39 lectures

lundi, 10 février 2020

Une autre histoire, de Sarah Naughton.

Une autre histoire

L'ouvrage:
Londres. Abraham (dit Abe) McKenzie a sauté du Quatrième étage de l'immeuble (une église reconvertie) où il habitait. Il est dans le coma. Sa soeur, Mag, qui ne l'a pas vu depuis de nombreuses années, et qui est avocate à Las Vegas, se rend à son chevet. Elle y rencontre Jodi, la petite amie d'Abe.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Sarah Naughton utilise pourtant certaines ficelles qui, en général, me déplaisent. Par exemple, au début, il y a un chapitre évoquant quelque chose qui arrive bien plus tard dans le roman. Ici, il est assez habilement construit pour ne pas être un prologue qui ne sert à rien. Bien sûr, au bout d'un moment, on imagine qu'il se rapporte à tel élément, mais normalement, on ne le replace que très peu de temps avant l'événement dont il parle.

L'autre ficelle, ce sont des chapitres dont on ne sait pas de quel point de vue ils sont racontés (Celui d'une petite fille, mais qui est-ce?), et dont on devine rapidement qu'ils sont arrivés avant l'action centrale du roman. Concernant ces chapitres, j'ai su gré à l'autrice de ne pas trop traîner avant de nous dire qui ils concernent. Elle ne fait pas attendre le lecteur jusqu'à peu de pages avant la fin, et cela ne détruit absolument pas le suspense concernant l'action centrale.

J'ai apprécié la construction de l'énigme. Mag veut forcément savoir ce qui a poussé son frère au suicide, elle cherche, fouille, et fait fatalement des découvertes. J'ai trouvé tout cela bien amené. J'ai également pensé que la romancière s'en sortait bien entre faux indices et demi-vérités. Pour moi, tout est crédible et cohérent, et quand je me lançais sur des fausses pistes, je gardais en tête qu'elles pouvaient être fausses, parce que Sarah Naughton ne les pointait pas exagérément du doigt. Ce n'étaient que des hypothèses à ne pas rejeter tout de suite.

L'écrivain aborde avec justesse le thème de l'enfance meurtrie et ce qui en découle. Je n'ai pas trop apprécié ce qu'est devenu l'un des personnages, mais je l'ai compris. En outre, ce protagoniste finit par se remettre en question.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Lizzie. Ne connaissant pas bien le comédiennes, j'ai déduit la distribution. S'il y a une erreur, je suis désolée, et je la corrigerai si on me la signale. Clémentine Domptail lit les chapitres racontés par Mag, Lila Tamasit interprète ceux du point de vue de Mira, Caroline Tillette lit ceux relatés par Jodi et ceux du point de vue de la petite fille, Jean-Christophe Lebert interprète ceux du point de vue de Rob, et Xavier Bord lit celui narré par Abe.

Je me souviens avoir été sévère avec Clémentine Domptail concernant sa lecture de «Ça peut pas rater», puis avoir préféré sa prestation dans «Au fond de l'eau». Ici, j'ai beaucoup apprécié son jeu. Elle exprime les sentiments de Mag sans exagérer. En outre, elle fait partie des très rares personnes qui prononcent correctement le mot «moeurs».

Je ne connaissais pas du tout Caroline Tillette. J'ai apprécié sa lecture. Elle aussi a joué sans surjouer. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir.

J'avais un a priori négatif concernant la lecture de Lila Tamasit, car j'ai écouté un extrait d'un livre qu'elle a enregistré, et je l'ai trouvée trop sobre. Dans «Une autre histoire», elle a balayé mes craintes. Soit j'ai mal choisi mon extrait, soit c'était un accident de parcours... en tout cas, je retrouverai également cette comédienne avec plaisir sur d'autres livres. Tant mieux pour moi, car elle a enregistré au moins deux pavés qui me tentent.

J'ai été ravie de retrouver Jean-Christophe Lebert dont j'apprécie le jeu depuis plusieurs années. Ici, il n'a pas démérité.

Je ne connaissais pas du tout Xavier Bord. Il ne lit qu'un chapitre, donc j'avais peu de matière à entendre. À première écoute, son jeu est naturel. J'espère pouvoir l'entendre sur un livre entier.

Je pense que l'éditeur aurait dû recruter une lectrice supplémentaire pour enregistrer les chapitres du point de vue de la petite fille. Si je dis pourquoi je pense cela, je risque de donner trop d'indices sur un pan de l'histoire. Je dirai donc que l'éditeur a été confronté au problème inverse (si je puis le tourner ainsi) dans «Les jours de ton absence», et que là, il a judicieusement choisi de ne pas faire intervenir un autre lecteur. Cela aurait donné le même type d'indices que ceux donnés par le fait qu'il n'y ait pas une lectrice qui lirait uniquement les chapitres dédiés à la petite fille dans «Une autre histoire».

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45 lectures

samedi, 8 février 2020

Dans son silence, d'Alex Michaelides.

Dans son silence

L'ouvrage:
Voilà six ans qu'Alicia Berenson a été arrêtée pour le meurtre de son mari. Depuis ce soir-là, elle ne parle pas. Comme beaucoup de monde, Théo, psychiatre, est très intrigué par cette histoire. Il veut percer le mystère d'Alicia, mais également l'aider. Il postule donc dans l'hôpital psychiatrique où elle est enfermée. Ayant obtenu le poste, il va tenter une thérapie avec elle.

Critique:
Ce roman m'a plu. L'auteur a fait un pari difficile. La solution de son énigme devait être à la hauteur des questions que suscite le comportement d'Alicia. Est-elle réellement coupable? Qu'elle le soit ou pas, pourquoi ne s'explique-t-elle pas? Pourquoi s'enferme-t-elle dans un silence à toute épreuve? Concernant ces questions, les explications ne m'ont pas absolument satisfaite. On peut comprendre l'état d'esprit d'Alicia, mais pour moi, certaines choses restent un peu bancales. En fait, pour avoir une opinion tranchée, il faudrait être Alicia.

L'auteur fait une seule chose qui m'a déplu. Afin de créer un rebondissement, tout en évitant de donner un indice important, il n'est pas honnête avec le lecteur, de la même manière que Michel Bussi ne l'a pas été dans «Nymphéas noirs». (Oui, j'ai la rancune tenace, car je reproche cela à Bussi dans différentes chroniques.) Je n'en tiens pas autant rigueur à Alex Michaelides qu'à Michel Bussi, parce que dans «Dans son silence», c'est mieux fait. Il est davantage possible de l'expliquer et de le justifier.

D'autre part, l'auteur a réussi à me surprendre avec des éléments auxquels j'aurais dû m'attendre. Par exemple, une chose est dite par un personnage, puis les faits viennent contredire cette chose. Dans n'importe quelle situation, on ne croirait pas forcément le personnage. Moi, je l'ai cru, car dès le départ, j'avais décidé que ce personnage ne mentirait jamais. J'avais d'ailleurs raison, ce personnage n'a pas menti, même si l'affirmation dont je parle s'avère fausse... Tout cela pour dire que l'auteur a bien amené les choses.
Quant à l'intrigue, elle est bien menée, et ne souffre pas de temps morts. Je n'ai trouvé aucune lenteur, et j'ai quand même eu le temps, à mesure que les choses avançaient, de me poser des questions sur tel ou tel aspect du récit.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Benjamin Jungers (qui narre les chapitres écrits du point de vue de Théo) et Audrey Sourdive (qui lit le journal d'Alicia).

J'avais un avis tiède concernant le jeu de Benjamin Jungers, après des expériences qui m'ont déplu. Et puis, j'ai lu «Mon amie Adèle» (ma critique paraîtra en mai), et j'ai trouvé qu'il jouait bien mieux. J'ai donc décidé de lire «Dans son silence» sans a priori négatif. J'ai eu raison, car là encore, son jeu m'a plu. Il a joué sans faire d'effets de voix ou d'intonation inappropriés.

Quant à Audrey Sourdive, son jeu est naturel. Elle est parvenue à faire passer les émotions d'Alicia sans exagérations, tout en nuances. Elle n'a pas fait d'effets de voix inappropriés pour les personnages masculins. À mon avis, cette comédienne est une excellente recrue. J'espère qu'elle enregistrera encore beaucoup de livres qui me tenteront.

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46 lectures

lundi, 27 janvier 2020

Le jeu des trente, de William Kotzwinkle.

Le jeu des trente

L'ouvrage:
Jimmy McShane est détective privé. Ce jour-là, son ami, Saul Feldman, diamantaire, lui fait savoir qu'il l'a recommandé à Temple Rennseler. Celle-ci n'est pas satisfaite de la manière dont la police enquête sur le meurtre de son père, Tomy. Ce dernier, antiquaire spécialisé en objets égyptiens, a été tué d'une injection de venin de serpent.

Critique:
Après avoir adoré «Midnight examiner», j'ai essayé quelques livres de William Kotzwinkle, mais j'ai été déçue. Je me suis finalement décidée pour «Le jeu des trente» parce que le résumé était intéressant, et parce que j'apprécie la façon de lire de celle qui l'a enregistré. Je pense qu'il y a une autre raison pour laquelle j'ai accepté d'essayer de le lire: j'ai arrêté de m'attendre à ce qu'un livre de cet auteur me fasse autant rire que «Midnight examiner». Je suis contente, car ce roman m'a plu. Il n'est pas aussi hilarant que «Midnight examiner», mais l'auteur glisse quelques notes d'humour, et elles sont toujours à propos. Par exemple, l'apparition de Viola est toujours synonyme d'amusement, même si cela se teinte de gravité. Le chapitre 1 aussi est cocasse. Tout cela n'est pas source de fous rires, mais de sourires. Comment ne pas glousser à la mention de la prophétie de l'omelette?

L'intrigue ne souffre pas de temps morts. L'auteur aborde un thème que beaucoup d'auteurs ont déjà utilisé (Lisa Gardner gagne sûrement le pompon), et cela a commencé par m'agacer, mais je reconnais qu'il le fait avec à propos. Pas de pathos. Tout est (malheureusement pour certains personnages) très réaliste. À la fin, il laisse entrevoir que ceux qui ont souffert sont rejetés par ceux qui devraient leur apporter le plus de réconfort possible. Ça, je ne l'ai jamais lu dans aucun roman évoquant ce thème, et je suis triste de dire que là encore, William Kotzwinkle est très réaliste. C'est assez écoeurant.

Quant au nom du coupable de la mort de Tomy... À un moment, j'ai soupçonné le personnage ainsi que ce qui lui arrive (ceux qui ont lu le livre comprendront), mais j'espérais que ce ne serait pas la solution. Je n'en veux pas trop à l'auteur parce qu'il a tout préparé au long du roman, donnant beaucoup d'indices, mais aussi parce qu'il a tout expliqué sans incohérences. La seule qu'il puisse y avoir est celle que je reproche lorsque les auteurs s'engagent dans ce genre de choses... Étant donné que beaucoup le font, j'imagine que de la documentation soutient leurs affirmations. Il faudrait qu'un jour, j'aie le courage de me plonger là-dedans.

Je sais que William Kotzwinkle a écrit beaucoup de livres. J'espère qu'il y en a d'autres mettant Jimmy McShane en scène. Outre que je le trouve sympathique, j'imagine que dans une suite, le lecteur aurait des nouvelles de certains protagonistes de ce roman-ci.

Éditeur: Rivages.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Elvire de Montjou pour la Bibliothèque Sonore Romande.
J'apprécie la façon de lire de cette lectrice. En plus d'un jeu naturel (ni trop sobre ni exagéré), elle a une voix très agréable.

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