Romans policiers, thrillers, suspense

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi, 10 octobre 2019

L'âme du chasseur, de Deon Meyer.

L'âme du chasseur

L'ouvrage:
Après l'épisode mouvementé au cours duquel il a rencontré Zet Van Heerden, Thobela (dit P'tit) Mpayipheli a décidé d'abandonner la vie périlleuse qu'il menait. Deux ans ont passé depuis. Il est homme à tout faire dans un garage, et en ménage avec Myriam. Il aime tendrement Pakamile, six ans, le fils de sa compagne.
Or, voilà que son passé resurgit. La fille d'un de ses vieux camarades vient lui demander de l'aide. Thobela pense avoir une dette envers son ancien ami. Voilà pourquoi il se lance dans une mission extrêmement dangereuse.

Critique:
J'ai pris ce roman avec un peu d'appréhension, car (certains s'en souviennent peut-être) je l'ai déjà lu (en 2007) et il m'a traumatisée. Lors de ma lecture de 2019, je recomposais l'histoire, et à un moment, je me suis souvenue de ce qui m'avait marquée. C'est une chose absolument injuste, qui a au moins l'avantage de pousser un personnage à se remettre totalement en question... Bien sûr, ce qui est choquant, c'est que cette chose, en plus d'être terrible, a de graves conséquences, et qu'elle ne serait pas arrivée si Thobela était resté chez lui. D'ailleurs, au long de ma lecture, je pensais: «Il n'aurait pas dû y aller! Tant pis pour sa vieille amitié!» Au début, je me répondais à moi-même: «Oui, mais dans ce cas, il n'y aurait pas d'histoire.» Lassée par cette réponse, je me suis mise à imaginer une intrigue dans laquelle Thobela aurait dit non, et où la fille de son ancien ami aurait dû agir seule. Il l'aurait aidée de loin. Je ne sais pas encore comment il l'aurait aidée, mais le fait que cela aurait pu se passer ainsi n'a fait que me faire davantage râler parce que Thobela n'est pas resté chez lui.

Dans ce roman, le lecteur côtoie quelque peu van Heerden. (D'où, encore une fois, l'intérêt de lire les romans de Deon Meyer par date de publication.) Il m'a plu de retrouver ce protagoniste, mais je n'ai pas aimé qu'il fricote avec l'un des personnages. D'abord, je n'aime pas trop le personnage en question (je pense que mon aversion tient beaucoup à ce que sa profession lui fait faire), et ensuite, je croyais que van Heerden était déjà avec quelqu'un. Certes, c'est seulement sous-entendu, et après coup, on peut imaginer que justement, ce n'est pas explicite parce qu'ils ne sont pas ensemble.

J'ai été agacée par Janina Mentz. Il m'a semblé qu'elle ne se remettait pas en question. À l'inverse de Vincent, elle n'essaie pas de comprendre qui est Thobela, pourquoi il fait ce qu'il fait, etc. Certes, elle n'est pas aussi horrible que Tiger, mais elle n'en est pas loin dans un autre genre. Je sais qu'on la revoit au moins dans «À la trace». Dommage. Remarque, elle sera peut-être plus sympathique.

J'ai bien aimé la toute fin. Je la prévoyais depuis un petit moment. J'espère que c'est un bon signe.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
J'ai été ravie de retrouver ce comédien dont le grand talent n'est plus à prouver. Comme d'habitude, son intonation est toujours adéquate, et il joue sans jamais être affecté.

Acheter « L'âme du chasseur » sur Amazon
Acheter « L'âme du chasseur » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio (Audible.fr)

Partage

34 lectures

jeudi, 3 octobre 2019

Les soldats de l'aube, de Deon Meyer.

Les soldats de l'aube

L'ouvrage:
Hope Beneke, avocate, a besoin d'un service assez particulier: l'une de ses clientes a sept jours pour retrouver le testament de son défunt compagnon. Elle y est désignée comme héritière. Cependant, l'homme a été assassiné, et le meurtrier a emporté le testament. Hope fait appel à un ancien policier devenu détective privé, Zet van Heerden. Très vite, elle est déroutée par le côté ombrageux de l'homme.

Critique:
J'ai lu ce roman en 2004, et l'ayant beaucoup aimé, l'ai offert à une amie. Puis j'ai lu «L'âme du chasseur» qui m'a traumatisée, et récemment (ayant digéré le traumatisme), je lis les livres de Deon Meyer dans l'ordre de publication. Je pense avoir eu raison de faire fi du classement proposé par Audible, et de me fier à l'ordre de publication. En effet, dans ce roman, nous croisons Mat Joubert (le personnage principal de «Jusqu'au dernier»), et il vaut mieux avoir lu «Jusqu'au dernier» avant d'apprendre un détail de la vie privée de ce personnage dans «Les soldats de l'aube». Après ce petit moment d'intense autosatisfaction pour avoir suivi mon instinct ( ;-) ), je recommande ce roman.

Le lecteur se doute rapidement qu'il est arrivé quelque chose qui a rendu van Heerden imbuvable. On a de petits aperçus de cette chose, mais on n'en connaît le fin mot (disons l'estocade finale) qu'alors que le roman est bien avancé. Le récit de l'enquête est entrecoupé de passages à la première personne du singulier racontant le passé de van Heerden. On finit par apprendre pourquoi ces scènes sont là. À ce sujet, j'ai apprécié ce que le personnage principal fait de cette histoire de son passé à la fin, et l'argument qu'il donne afin de ne pas faire ce qu'une autre personne souhaiterait.

Hope engage ce détective-là parce qu'on lui a dit que si quelqu'un pouvait résoudre cette affaire, c'était lui. Au départ, j'ai pensé: d'accord, c'est un très bon détective, mais comment va-t-il faire avec rien? En effet, les meurtriers n'ont laissé aucun indice, et d'après la compagne du mort, celui-ci ne côtoyait personne d'autre qu'elle. Van Heerden s'est attardé (sûrement par habitude, pour ne rien négliger) sur quelque chose qu'il ne me serait pas du tout venu à l'idée de prendre en compte... et c'est là qu'il parvient à tirer un fil qui le mènera sur la piste. C'est bien joué de la part de l'auteur, car ce n'est absolument pas tiré par les cheveux.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid (qui étaient les éditions Livraphone au moment où ce livre a été enregistré).

Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus concernant ce comédien. Outre mes habituels compliments pour son interprétation toujours de qualité, j'ajouterai qu'il a bien prononcé le nom d'un personnage (nom assez difficile à dire de manière naturelle). On retrouve ce personnage dans «L'âme du chasseur», et je me souviens que la lectrice bénévole qui l'avait enregistré à l'époque s'était trompée dans la prononciation. Étant maniaque, cela m'avait agacée. «L'âme du chasseur» est le prochain roman de Deon Meyer que je lis, cette fois interprété par Éric Herson-Macarel... :-)

Acheter « Les soldats de l'aube » sur Amazon
Acheter « Les soldats de l'aube » en audio sur Amazon

Partage

55 lectures

jeudi, 26 septembre 2019

Jusqu'au dernier, de Deon Meyer.

Jusqu'au dernier

L'ouvrage:
Afrique du Sud. La police du Cap est confrontée à un braqueur de banques qui utilise toujours le même modus operandi. Parallèlement, un meurtre est commis. La victime (James Wallace) semble ne pas avoir d'ennemis. Seulement, l'homme ne serait pas aussi fidèle que le pense sa femme.
Mat Joubert, capitaine de police, enquête sur ces affaires en tentant de faire avec l'incommensurable peine qui est la sienne depuis deux ans, depuis la mort de sa femme.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai d'abord beaucoup apprécié Mat Joubert dont je comprenais la douleur et l'amour du métier. Je le suivais dans d'autres détails: son goût prononcé pour la nourriture pas forcément bonne pour la santé, mais aussi sa volonté d'être mieux dans son corps. Il commence par détester ce que lui impose son supérieur, mais finit par souhaiter lui montrer qu'il peut maigrir et être bien dans sa peau. C'est la même chose quant à sa vie privée. Il reste dévasté par la mort de sa femme et ses circonstances, semble ne pas vouloir s'en sortir, mais finit par se rendre compte qu'il veut reprendre le dessus. C'est un personnage très sympathique. Il a été brisé, mais se reconstruit peu à peu. J'ai également apprécié son attitude envers Benny Griessel.

Les deux énigmes sont plaisantes à suivre. J'ai tout de suite pensé que celle du braqueur de banques serait la plus facile à élucider. Quant à la seconde, au moment où le coiffeur (j'écris plutôt sa profession, car je n'ai pas l'orthographe de son nom) commence à dresser une liste de noms, j'ai imaginé quelque chose qui aurait regroupé certains lors d'un événement arrivé de nombreuses années auparavant. L'énigme se tient, il n'y a pas d'incohérences. J'aurais quand même préféré que le meurtrier fasse beaucoup souffrir ses victimes avant de les tuer. J'ai trouvé qui était coupable avant Mat, parce qu'à un moment, un personnage dit quelque chose, et j'ai pensé que ce personnage agissait à dessein... J'avais le bon raisonnement. De ce fait, j'avais également deviné le mobile avant Joubert. Une fois qu'on a le coupable, étant donné les victimes, on se doute de ce qui est arrivé. Avoir résolu l'énigme n'a en rien gâché ma lecture. Je restais attachée à la psychologie des personnages, surtout celle de Joubert.

Après avoir lu «Les soldats de l'aube» (ce blog n'existait pas à l'époque), j'ai souhaité lire d'autres romans de Deon Meyer. J'ai donc lu «L'âme du chasseur» (une bibliothèque sonore l'a enregistré à ma demande), et... j'ai été traumatisée. Pendant plusieurs années, j'ai vu les romans de cet auteur sortir en audio, tous lus par le très talentueux Éric Herson-Macarel, et à chaque fois que je pensais réessayer, je me disais: "Souviens-toi de «L'âme du chasseur».» Plus tard, j'ai lu «Meurtres pour rédemption», puis "Nous rêvions juste de liberté»... Ces deux livres m'ont beaucoup marquée, et ont repoussé mon seuil de tolérance. Je me suis donc dit que je pouvais sûrement retenter Deon Meyer. Étant donné qu'il vaut mieux lire ses romans dans l'ordre de publication (d'après ma lecture des résumés, on se retrouve un peu dans le même cas que pour les romans de Michael Connelly), et que j'ai complètement oublié les deux que j'ai lus, il va falloir que je relise «L'âme du chasseur». Je verrai bien si je suis aussi touchée que la première fois. Au sujet de l'ordre de lecture, je ne sais pas pourquoi, mais sur Audible, les romans de Deon Meyer ne sont pas classés dans l'ordre de publication. Par exemple, «Jusqu'au dernier» est indiqué comme étant le tome 6 de la série mettant en scène Benny Griessel. Or, si on voit Benny dans ce roman, il n'en est pas le policier principal. Je pense qu'il ne faut pas suivre l'ordre indiqué par Audible (je ne sais pas sur quoi ils se sont basés pour le déterminer), mais l'ordre de publication.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Le talent d'Éric Herson-Macarel reste inaltéré: lecture fluide, jeu naturel, ton toujours adéquat, prononciation jamais affectée... Je suis contente: me lancer dans les Deon Meyer signifie beaucoup d'heures d'écoute de ce comédien.

Acheter « Jusqu'au dernier » sur Amazon
Acheter « Jusqu'au dernier » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio (Audible.fr)

Partage

64 lectures

lundi, 23 septembre 2019

Evie, de K. L. Slater.

Evie

L'ouvrage:
Voilà trois ans qu'Evie Cotter (qui avait cinq ans) a été enlevée. Les journalistes ont montré sa mère (Toni) comme négligente. Le dossier n'est pas classé, mais on a perdu espoir de retrouver l'enfant. Pourtant...

Critique:
Il n'est pas facile d'écrire un résumé aussi attrayant que celui de la quatrième de couverture, tout en essayant d'éviter un élément que celle-ci ne devrait pas donner. Donc, je vous conseille de ne pas lire la quatrième de couverture, et de garder à l'esprit que le livre est plus palpitant que ce que laisse entrevoir mon résumé.

Ce roman m'a beaucoup plu, même si, en bonne pinailleuse, je lui adresserai quelques reproches.
K. L. Slater alterne le récit des quelques semaines ayant précédé l'enlèvement d'Evie et la narration du présent. Cette structure est ainsi car le but est de faire mariner le lecteur, ce que je n'apprécie pas, mais il aurait été étrange que l'écrivain ne l'utilisât pas.
Pendant le récit de ce qui arriva trois ans plus tôt, l'autrice dévoile certaines de ses cartes, ce qui m'a plu. En effet, elle ne tente pas de nous faire croire une certaine chose, alors qu'elle aurait pu. Je lui en ai été reconnaissante, j'aurais trouvé cela un peu déloyal. Ensuite, elle utilise un procédé qu'on retrouve souvent dans ce genre de romans: tout le monde est suspect. Comme dans d'autres livres, je me suis amusée à tenter d'écarter ceux que la romancière nous met trop sous le nez, à chercher des mobiles à chacun... J'avais deviné certaines choses. J'avais même réussi à trouver le mobile de la personne responsable. Bien sûr, je n'avais pas tout deviné, je n'avais que des suppositions et de grandes lignes.
Certains personnages m'ont tout de suite déplu, et je me suis dit que même s'ils n'étaient pas coupables, ils n'étaient pas appréciables. L'auteur a tenté de rendre l'un d'eux sympathique en expliquant certains faits, en en montrant d'autres... Certes, ce protagoniste finit par faire quelque chose de bien, mais de toute façon, au départ, ce n'était pas un personnage aimable. Soit, il a été abusé, mais cela n'aurait pu être possible s'il avait été moins présomptueux.

J'ai trouvé Toni trop prompte à juger certaines gens, et pas assez méfiante envers d'autres. Cela m'a agacée.

K. L. Slater fait quelque chose afin de créer un rebondissement, et je pense qu'elle s'y est prise de la manière la moins malhonnête possible. Malgré tout, il y a quelques incohérences. Certaines sont explicables, et donc ne sont pas de vraies incohérences, mais elles sont un peu discutables. D'autres sont plus difficiles à expliquer.

Afficher ne cliquez ici que si vous avez lu le livre.Masquer ne cliquez ici que si vous avez lu le livre.

L'autrice tente de faire croire au lecteur que Jo, la femme qui a fait un AVC est Toni. Jo parle donc d'Evie comme si celle-ci était sa fille. Cela s'explique par le fait que, selon Tara, Jo s'attachait trop à l'enfant. Mais Jo en parle comme si elle avait gardé Evie très longtemps, puis Tara dit que la fillette était avec Phil et elle tout le temps. On imagine donc que l'enfant n'est pas restée si longtemps avec Jo, un mois tout au plus... En outre, une phrase de Jo ne cadre pas avec cela. Elle laisse entendre qu'Evie était avec elle jusqu'à son AVC, alors que celui-ci a eu lieu il y a peu. Enfin, il est étrange que personne ne trouve rien concernant cette femme qui a fait un AVC (D'ailleurs, qui donc l'a emmenée à l'hôpital si personne ne sait qui elle est?) et qu'on laisse entrer quelqu'un qui se dit sa soeur, sans rien vérifier. Surtout qu'ensuite, Nancy dit que les renseignements donnés par la soi-disant soeur ne semblent pas cadrer...

Comme souvent, j'aurais souhaité des chapitres supplémentaires racontant l'après.

Service presse de la plateforme d'écoute Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Émilie Ramet pour les éditions Hardigan.

J'avais un a priori très négatif quant à cette comédienne. En effet, elle a enregistré d'autres livres qui m'ont tentée, et lorsque j'ai écouté des extraits, son jeu ne m'a pas paru naturel. Quand «Evie» est apparu dans les précommandes d'Audible, j'ai tellement voulu le lire que je me suis dit que je devais redonner une chance à la lectrice. Avant de le prendre, j'ai écouté un extrait, et la comédienne ne m'a pas semblé mauvaise. Après avoir lu un livre entier enregistré par elle, je peux dire que j'ai apprécié son jeu, mais que certaines choses m'ont déplu. Globalement, elle a bien rendu les émotions des personnages. Il y a eu un ou deux petits couacs, par exemple lorsqu'Anita répond doucement (ici, j'ai imaginé qu'elle répondait d'une voix lasse et triste à cause du contexte), et que la comédienne adopte plutôt un ton belliqueux. Je n'ai pas non plus apprécié qu'elle modifie sa voix pour certains personnages comme le policier. J'ai trouvé cela très peu naturel. En revanche, j'ai apprécié l'intonation et le timbre de voix qu'elle donne à Evie. Je tenterai d'autres livres qu'elle a enregistrés.

Acheter « Evie » sur Amazon
Acheter « Evie » en téléchargement audio (Audible.fr)

Partage

63 lectures

jeudi, 12 septembre 2019

La dame de Reykjavik, de Ragnar Jónasson.

La dame de Reykjavik

L'ouvrage:
Islande.
Hulda est policière. Elle doit prendre sa retraite à la fin de l'année. Cela ne l'enchante guère, car elle aime son métier. Quelle n'est pas sa déconvenue lorsque son patron, Magnus, lui apprend qu'il la met à la retraite dans quelques jours, son remplaçant étant attendu sous peu. Elle ne peut même pas achever ses enquêtes en cours, car il les a distribuées aux autres membres du commissariat. La voyant désemparée, Magnus lui jette un os à ronger: elle peut, si elle le souhaite, rouvrir une enquête non élucidée. Hulda choisit l'une de celles effectuées par un collègue dont elle n'approuve pas les méthodes: la découverte, un an pus tôt, du cadavre d'une femme russe demandeuse d'asile.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Je me suis très vite attachée à Hulda, et j'ai aimé découvrir son passé au fil des chapitres. À certains moments, je me disais que dans telle situation, elle aurait plutôt dû faire ceci ou cela, et j'aurais souhaité savoir ce qui serait arrivé si elle avait choisi ma solution. Je pense surtout à son attitude face à son mari.
Je me suis identifiée à elle parce qu'elle agit souvent en solitaire dans son métier.

En parallèle, nous découvrons l'histoire d'une jeune mère et de son bébé. Au début, j'ai hésité à relier ce récit à l'un des personnages. Au bout d'un moment, quelques indices m'ont menée vers quelqu'un, et quelques chapitres plus tard, cela a été confirmé par le personnage. Cette histoire m'a touchée et beaucoup frustrée. J'aurais voulu que la jeune mère soit davantage aidée, qu'elle parvienne à tisser des liens avec son bébé... et j'ai regretté d'autres choses par la suite.

Ensuite, il y a l'enquête. Elle n'est pas fourmillante de rebondissements, mais elle m'a plu. Il y a au moins deux choses que je n'avais pas comprises avant que l'auteur ne les dévoile. De plus, j'ai trouvé sa façon de faire originale. En effet, on ne voit pas seulement Hulda enquêter, on suit un pan de l'histoire d'un autre point de vue.

La fin m'a laissée perplexe, parce que j'avais cru comprendre que ce roman était un tome 1. Or, il y a peu de possibilités (même s'il y en a quand même) qu'il puisse y avoir une suite. J'ai pu constater, sur Audible, que les romans existent en audio anglais. Il y a bien un tome 2. Cependant, il me semble que l'intrigue se passe avant celle du tome 1. Bien sûr, je ne me suis basée que sur la date de l'intrigue du tome 2 (1997), et sur le fait que je suis persuadée que le 1 se passe dans les années 2010. Mais en réfléchissant, rien n'indique que le tome 1 se déroule à cette période' J'ai sûrement dû rater des indications temporelles...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne O'Dolan pour les éditions Lizzie.

J'avais beaucoup apprécié la lecture de cette comédienne dans «La coupure». J'ai donc été ravie de la retrouver ici. Elle ne m'a pas déçue. Son intonation calme n'est jamais trop sobre, son jeu est naturel et approprié. J'espère qu'elle enregistrera beaucoup d'autres livres qui me tenteront.

Acheter « La dame de Reykjavik » sur Amazon
Acheter « La dame de Reykjavik » en audio sur Amazon ou en téléchargement audio ici (Audible.fr)

Partage

79 lectures

- page 1 de 109