Romans policiers, thrillers, suspense

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jeudi, 30 juillet 2020

Chez nous, de Louise Candlish.

L'ouvrage:
Vendredi 13 janvier 2017. Ce jour-là, Fiona (dite Fi) Lawson rentre chez elle pour trouver... un couple en train d'emménager, les Vaughan. Ils lui assurent que la maison leur a été vendue. Fi et son mari (Bram) en étant propriétaires, la jeune femme s'affole. Bram reste injoignable. Le monde de Fi s'écroule.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. J'ai un peu regretté que la structure soit ce qu'elle est, mais cela fait durer le suspense, donc je comprends que l'autrice ait agencé son roman ainsi. Cela commence par le présent (le 13 janvier 2017), puis nous sont contés les événements qui ont mené à cela. Ces chapitres sont entrecoupés d'autres racontant la suite de la journée du 13 janvier 2017. La romancière décrit et explore bien la psychologie de ses personnages, donc j'ai réussi à faire abstraction de la structure.

Dans ce genre de romans, il y a des rebondissements. Parfois, l'auteur en fait trop, et les rebondissements, en s'accumulant, tuent l'effet qu'ils devraient avoir. Ici, ce n'est pas le cas. Il y a une réponse que j'aurais dû deviner, parce que quand je suis arrivée au moment où Louise Candlish la donne, je me suis dit: «Mais oui! Tel personnage avait dit telle chose! C'était un indice!» Je suis contente, car l'indice a été assez finement placé pour que je ne le décortique pas. ;-)

À la toute fin, j'ai souri parce que j'ai failli ne pas comprendre une chose. Lorsque le livre s'est terminé, j'ai pensé: «Bon, au moins, les choses s'achèvent comme le souhaite tel personnage.» Et puis, trente secondes après, j'ai pensé: «Ah, mais en fait, non, parce que...» J'ai également apprécié cela: portée par la certitude de l'un des personnages et l'assurance d'un autre, j'ai commencé par ne pas voir ce que sous-entendait la toute fin. J'imagine que c'est voulu. En tout cas, j'espère, car sinon, ça veut dire que mon mari a raison, et que je suis une andouille. ;-) J'aimerais bien savoir si lui saurait tout de suite à quoi s'en tenir.

Ce qu'implique cette fin m'amène à un reproche: j'aurais souhaité quelques chapitres supplémentaires afin que le lecteur sache exactement à quoi s'en tenir sur le sort des personnages. Certes, on le devine, car c'est préparé, mais j'aurais voulu voir comment la romancière aurait agencé tout cela. De plus, j'aurais voulu savoir ce qu'il advient d'un personnage sur lequel j'aurais aimé avoir davantage de renseignements... Bien sûr, l'autrice a préféré écrire une fin brutale, et laisser le lecteur imaginer le reste, mais j'aurais préféré lire ce reste.

Les personnages principaux, Bram et Fi, m'ont été sympathiques. Bien sûr, il y a eu des moments où j'ai traité l'un ou l'autre de crétin pour diverses raisons, mais il m'ont davantage inspiré de la compassion. Je me disais qu'à la place de l'un d'eux, j'agirais autrement. Certes, mais qu'aurais-je réellement fait si j'avais été à sa place...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Lizzie.
Jean-Pierre Leblan lit les passages narrés par Bram, Sylvie Jacob lit ceux contés par Fi, et Vincent Ropion lit les chapitres dans lesquels les points de vue de Fi et Bram sont rapportés par un narrateur omniscient.

Je connaissais Vincent Ropion pour ses doublages. C'est une voix de mon enfance et de mon adolescence. Son interprétation est sans failles, comme je m'y attendais. Il met toujours le ton approprié. Que Fi soit déboussolée, que Merle soit réconfortante ou directive, qu'un personnage dont je tairai le nom s'exprime avec colère ou mépris, Vincent Ropion rend parfaitement les états d'âme de chacun. En outre, il ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles féminins. J'espère qu'il enregistrera d'autres livres qui me tenteront.

Je ne connaissais pas les deux autres comédiens. Je connaissais le nom Sylvie Jacob (car je l'ai vu dans des distributions de versions françaises de séries étrangères), mais je n'ai pas dû beaucoup entendre sa voix. Sa lecture m'a également plu. C'est la même chose concernant Jean-Pierre Leblan. Chacun a bien rendu les émotions des personnages sans cabotiner.
Je regrette que les trois comédiens aient fait des blancs entre le numéro du chapitre, la date, l'annonce du nom de la personne ou le lieu où elle était... Sylvie Jacob, qui énonce des durées, fait même des blancs entre l'annonce des heures et des minutes, puis des minutes et des secondes. Je le dis pour ce livre parce que cela faisait davantage de blancs que d'habitude, mais d'une manière générale, je déteste les silences dans un livre.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: plusieurs chapitres sont coupés en deux pistes.

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46 lectures

lundi, 13 juillet 2020

L'archipel des larmes, de Camilla Grebe.

L'archipel des larmes

L'ouvrage:
Stockholm, février 1944. Elsey est auxiliaire de police. Un soir, ses collègues et elle sont appelés à se rendre dans un appartement où une dispute a été signalée. Ils trouvent le cadavre d'une femme clouée au sol. Le meurtrier est surnommé l'assassin des bas-fonds. En 1974, le même modus operendi est utilisé. Est-ce le même tueur ou bien un imitateur?

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. J'ai apprécié que Camilla Grebe évoque le contexte historique, car outre qu'il s'insérait dans son intrigue, cela m'a appris des choses. J'ignorais qu'en Suède, les femmes avaient pu entrer dans la police à la même place que les hommes dans les années 60-70. La réaction de certains hommes (comme le supérieur de Britt-Marie) est prévisible, mais rappeler ce contexte fait que le lecteur peut se rendre compte du chemin parcouru, même si le sexisme existe toujours, malheureusement.

En peu de pages, l'auteur parvient à rendre Elsey très attachante. Quant à Britt-Marie, je l'ai également très vite appréciée et comprise.
Il est un peu dommage pour moi de découvrir Malin et Hanne dans ce roman. Je sais qu'il aurait fallu que je lise la série dans l'ordre, mais je l'ai lu dans l'ordre dans lequel Audiolib l'a publiée. J'ai donc commencé par «L'ombre de la baleine» et n'ai pas encore lu «Un cri sous la glace» et «Le journal de ma disparition». Dans les romans que j'ai lus, on apprend, sur Hanne et Malin, des choses qu'il vaut mieux découvrir en lisant les deux premiers. Tant pis pour moi, mais au moins, je préviens les lecteurs qui ne sauraient pas que c'est une série, et qu'il vaut mieux la lire dans l'ordre.

L'intrigue est très bien agencée. Bien sûr, j'ai râlé très fort lorsque le narrateur nous explique (à la fin de la partie concernant Britt-Marie) qu'il ne peut pas nous en dire davantage sur elle pour le moment, mais je me doutais bien qu'il y avait une raison à cela. Il y en avait bien une, et elle était tout à fait valable. Il était impossible que le narrateur nous en dise davantage à ce moment-là, cela aurait tout gâché.
Je n'ai trouvé aucun temps mort, les personnages sont travaillés et bien analysés, et les rebondissements arrivent à propos.

Quant au coupable... J'ai soupçonné tout le monde (ce que souhaitait l'auteur) tout en espérant qu'un personnage n'était pas le meurtrier. Je trouvais des raisons à sa non culpabilité, et je m'aperçois que ce n'était pas seulement parce que je l'aimais bien. Si ce personnage avait été coupable, cela n'aurait pas cadré avec ce qu'on voit de lui. L'autrice a, encore une fois, très bien joué, car rien n'est incohérent.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Audrey Sourdive.

Comme d'habitude (même si je n'ai pas lu tous les livres qu'elle a enregistrés) Audrey Sourdive a été parfaite. Elle parvient, sans efforts apparents, à prendre la voix et l'intonation qu'il faut pour les rôles masculins. Elle joue le dépit, la colère, et bien d'autres émotions. Et tout ça sans affectation! En outre, elle prononce correctement les mots «moeurs» et «dégingandé», ce qui lui fait des points en plus dans mon esprit maniaque. ;-) :-)

Pour la petite anecdote, lorsque j'ai entendu mon premier livre enregistré par elle, je me suis fait la réflexion qu'elle avait le même type de voix que Martine Irzenski (que je connais surtout pour avoir doublé Meg Ryan entre autres dans «Quand Harry rencontre Sally», et qui, à ma connaissance, n'a pas enregistré de livres). Et pendant toute ma lecture de ce premier livre, je pensais beaucoup à la voix de Martine Irzenski. Je me rends compte qu'en lisant «L'archipel des larmes», je n'ai pas une seule fois évoqué cette voix. Je commence donc à bien distinguer les deux.

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203 lectures

lundi, 6 juillet 2020

Au loup, de Lisa Balantyne.

Au loup

L'ouvrage:
Angela a treize ans. Ses parents sont séparés. Elle s'entend très mal avec sa mère, est violente envers ses camarades... Un matin, elle dit à sa mère qu'elle a été agressée sexuellement par Nick Dean, un acteur qui donne des cours d'art dramatique au collège où va la fillette.

Critique:
Quand j'ai lu le résumé de ce roman, j'ai eu peur que ce soit une pâle copie de «The best kind of people», de Zoe Whittall (livre qui, à ma connaissance, n'est pas traduit en français). Heureusement, cela n'est pas du tout le cas. On retrouve seulement (et c'est tout à fait logique) l'idée d'inconnus qui, ne se basant que sur des rumeurs, menacent celui qui est accusé.

L'auteur a bien joué. Au départ, Nick semble être un homme normal: marié, deux enfants, etc. Quant à Angela, on voit tout de suite que son équilibre est perturbé. C'est là que j'ai pensé que Lisa Balantyne pointait trop cela du doigt: Nick est propre sur lui, Angela semble complètement instable. C'est fait exprès pour que le plus facile soit de croire tout de suite que Nick est innocent. Mon esprit retors a aussitôt eu une autre idée: ah oui, mais justement, si elle le pointe beaucoup du doigt pour qu'on se dise que l'innocence de Nick est trop facile à croire, et que donc, on n'y croie pas, c'est peut-être justement parce qu'il faut y croire! Concernant l'innocence ou la culpabilité de Nick, voyons ce que vous croirez. Quant à moi, je me suis étonnée: souvent, je ne vois pas certaines choses que les auteurs de romans de ce genre montrent très subtilement. Dans «Au loup», je les ai tout de suite vues. Cela fait que j'ai rapidement soupçonné une chose... Ensuite, je me suis dit que j'exagérais, que ce n'était pas parce que tels détails à propos d'un personnage me le rendaient antipathique que ce personnage était forcément quelqu'un à qui il ne fallait pas se fier... mais je ne parvenais pas à l'apprécier.

Donna peut paraître plate, mais est assez complexe. Elle se débat avec des sentiments compliqués, elle sent qu'elle ne maîtrise rien, elle est perdue.

Je sais que beaucoup de gens normaux apprécient les sites et les films pornographiques. Seulement, je fais partie de ces gens qui pensent que quelqu'un qui apprécie le pornographique où des violences sont exercées ne sont pas tout à fait normaux, tout à fait fiables. L'auteur met son lecteur et certains de ses personnages face à cette question. Elle n'y apporte d'ailleurs pas toutes les réponses. Probablement parce que ce n'est pas facile.

Un roman sans temps mors, qui soulève d'intéressantes questions.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par François Montagut pour les éditions Lizzie.

François Montagut fait partie des comédiens dont j'apprécie le jeu. Ici, il n'a pas démérité. Je l'ai même trouvé plus à l'aise que dans certaines de ses précédentes lectures. En tout cas, il joue sans surjouer, ne prend pas de ridicules voix pour les différents personnages, et ne prend pas un accent anglophone pour les noms propres. Pour moi, cela ne lui fait que des bons points.

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100 lectures

jeudi, 2 juillet 2020

Une vérité à deux visages, de Michael Connelly.

Une vérité à deux visages

L'ouvrage:
Dans son bureau du SFPD, Bosch reçoit la visite de son ancienne équipière, Lucia Soto, accompagnée d'un autre policier. Ils lui apprennent qu'une affaire à laquelle il a participé, trente ans auparavant, va être réexaminée, car une preuve ne pouvant être analysée à l'époque innocenterait celui qu'Harry et son coéquipier de l'époque ont envoyé dans le couloir de la mort. Harry n'a pas le temps de se remettre du choc de cette révélation. Bella, sa coéquipière, lui apprend qu'un double meurtre vient d'être commis dans une pharmacie. Ils s'y rendent tous les deux.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai apprécié que, comme dans le roman précédent, Bosch travaille sur deux affaires, car cela fait que l'auteur n'avait pas à traîner et faire du remplissage. Si on est tatillon, on peut même dire qu'il travaille sur trois affaires...
J'ai également apprécié que l'une de ces enquêtes nécessite l'intervention de Mickey. Ce personnage me plaît, et sa présence est synonyme de procès ou tout au moins de joutes verbales mettant en avant les lois et les qualités oratoires des avocats, en l'occurrence de Mickey.

Concernant l'affaire datant de trente ans, je me doutais bien qu'Harry et son coéquipier n'avaient rien à se reprocher, et je pensais que la «nouvelle preuve» n'était pas vraie, mais je me demandais comment l'auteur ferait pour que la découverte de la vérité ne semble pas tirée par les cheveux. Certains trouveront peut-être des éléments un peu poussifs, mais finalement, tout se tient.

Quant à l'affaire de la pharmacie, je ne pensais pas que Michael Connelly irait aussi loin concernant ce que doit faire Harry. C'est une bonne chose parce que cela sort le policier de sa zone de confort, et le lecteur aussi. Harry est placé dans une situation très délicate, inhabituelle de surcroît. J'ai compris ce qui l'a poussé à faire cela. Je pense que tous les lecteurs le comprendront, et partageront l'opinion d'Harry concernant le fils du pharmacien.
De plus, cette enquête plonge le lecteur dans un milieu auquel il n'est pas habitué, du moins avec Michael Connelly. Cela m'a plu. Par ailleurs, je suis sûre que, malheureusement, l'auteur n'exagère absolument pas à propos de ce milieu.

Outre Bella et Mickey, j'ai aimé retrouver certains personnages qui côtoyèrent Harry dans les autres romans. L'un d'eux est d'ailleurs celui qui initie une conversation qui m'a fait bien rire concernant une bouteille de bourbon. Et puis, ce personnage (que j'appréciais déjà parce que je suis moins tranchée qu'Harry) fait quelque chose qui le rachète en partie aux yeux de Bosch.

Je ne terminerai pas cette chronique sans raconter une anecdote amusante. Avant, c'étaient les éditions Sixtrid (elles ont commencé du temps où elles s'appelaient Livraphone) qui sortaient les romans de Michael Connelly en audio. Tout comme l'éditeur actuel, elles assortissaient le roman de musique. Cela m'était davantage supportable car il y en avait moins (au tout début, et à la toute fin). L'une de ces musiques m'a beaucoup plu. Il faut noter l'exploit, étant donné que je suis allergique à la musique dans les romans. C'est celle qui illustre «Les égouts de Los Angeles», «La blonde en béton», et «La défense Lincoln». Pendant ma lecture de «Une vérité à deux visages» (et aussi pendant celle de «Sur un mauvais adieu»), j'avais cette musique dans la tête. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.

J'avais déjà remarqué que, depuis longtemps, la France avait un ou deux ans de retard sur la sortie des romans de Michael Connelly. En cherchant la date de parution de la version originale de «Une vérité à deux visages», j'ai constaté que maintenant, l'éditeur audio a du retard sur les livres existant en français, «Nuit sombre et sacrée» étant sorti cette année. Heureusement, Audiolib sort ce roman ce mois-ci. L'année dernière, j'ai même remarqué qu'il existait un roman, paru en 2015 en France («Les dieux du verdict»). Or, il n'est pas sorti en audio.

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jeudi, 25 juin 2020

Un couple irréprochable, d'Alafair Burke.

Un couple irréprochable

L'ouvrage:
Jason et Angela sont mariés depuis six ans. Il gagne très bien sa vie: il est professeur à l'université, a publié un livre qui s'est bien vendu, anime un podcast à succès... C'est alors qu'une jeune femme porte plainte contre lui pour harcèlement sexuel.

Critique:
C'est le premier roman d'Alafair Burke que je lis. J'ai tendance à ne pas trop faire attention à elle parce qu'elle publie des romans coécrits avec Mary Higgins Clark que je trouve insipide. Cependant, voyant que ce roman était lu par des comédiennes dont j'apprécie le jeu, j'ai lu le résumé. Celui-ci m'a plu, alors, j'ai décidé de tenter le roman. Je l'ai aimé, même si j'ai quelques reproches.

À part Corinne, Colin, Spencer, et Susan, je n'ai pas apprécié les personnages. On me dira que j'ai quand même apprécié pas mal de monde. C'est vrai, mais parmi ceux-là, il y a peu de personnages principaux. En admettant que Jason soit innocent, d'autres aspects de sa personnalité m'ont déplu. On me dira que dans certaines situations, il s'est arrangé comme il a pu. Soit, mais cela ne m'a pas plu. Quant à Angela, au long du roman, je la comprenais et éprouvais de la compassion pour elle, mais trouvais dommage qu'elle agisse de telle ou telle manière. Concernant ces personnages, les choses se complexifient...

Après avoir fini le roman, le lecteur aura un goût amer dans la bouche en évoquant l'un des personnages. Quant à moi, j'ai eu beau brandir mon habituel: «Qu'aurais-je fait à sa place?», je n'ai pas réussi à lui trouver de circonstances atténuantes, notamment parce qu'il y a eu un moment où ce personnage aurait pu agir autrement. Je pense que je suis d'autant plus déçue que ce protagoniste échappe à son châtiment.

L'intrigue est bien menée, il n'y a pas de temps morts.
L'autrice avait besoin de retarder une révélation, donc elle a créé une incohérence. Je ne peux pas dire laquelle, et je ne sais pas comment j'aurais procédé, à sa place, pour garder le rebondissement pour la fin tout en gommant l'incohérence. Cependant, ce que je vois, c'est qu'il y a une incohérence. Certes, on peut trouver des détails qui la rendent crédible, mais pour moi, ce n'est pas convaincant.

Je ne sais pas quoi penser de la toute fin, à part que j'aurais préféré un chapitre (ou plusieurs) supplémentaire afin que le lecteur n'ait aucun doute. Je sais que beaucoup de thrillers se terminent avec une fin de ce genre, et je me rends compte que cela me déplaît de plus en plus. D'accord, cela permet d'envisager d'autres possibilités, mais alors, autant les écrire. On me dira que dans le cas de «Un couple irréprochable», Alafair Burke a peut-être matière à une suite. Cela ne me déplairait pas, même s'il lui serait difficile de ne pas s'essouffler...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Audrey d'Hulstère (qui lit les chapitres narrés par Angela) et Fabienne Loriaux (qui interprète ceux du point de vue de Corinne) pour les éditions Lizzie.

Je gardais un bon souvenir de ces deux comédiennes, même s'il était lointain. Ici, elles ne m'ont pas déçue. Elles ont bien rendu les divers sentiments des personnages, et n'ont pas modifié leur voix à outrance pour les rôles masculins.

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