Romans et documentaires humoristiques

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dimanche, 1 avril 2018

Menu excerpts from our favorite Newark restaurants.

Menu excerpts from our favorite Newark restaurants

Note: Ce billet n'intéressera que les amateurs de comédiens qui enregistrent des livres en anglais.

En général, je ne fais rien de particulier pour le 1er avril. Seulement, hier, j'ai découvert quelque chose de très drôle que je voudrais partager.

En cherchant les derniers livres en anglais enregistrés par des lecteurs que j'affectionne, sur Audible.fr, je suis tombée sur (je traduis): «Extraits de menus de nos restaurants préférés». Cela dure 10 minutes. Ne comprenant pas l'utilité de cet ouvrage, je clique pour lire le résumé. Cela dit en substances: «Vous dites que vous liriez n'importe quoi si c'était lu par vos lecteurs préférés. Eh bien, nous, travaillant chez Audible, avons eu l'idée de faire enregistrer les menus de nos restaurants préférés par des lecteurs très appréciés. Vous n'avez rien vécu si vous n'avez pas entendu Cassandra Campbell vous lire toutes les sortes de burgers indiens!»

Faisant partie de ces gens qui affirment régulièrement que certains comédiens que j'adore pourraient me lire l'annuaire, j'ai pris ce livre audio qui, en plus, est gratuit. Je me suis donc délectée à écouter des menus lus par ces narrateurs dont la plupart font partie de mes chouchous. Parmi les six, mes préférés sont Cassandra Campbell et Eric Michael Summerer.

Presque chaque lecteur a parfaitement joué le jeu. Cinq d'entre eux ont interprété ces menus aussi naturellement que lorsqu'ils lisent des romans ou autres. Eric Michael Summerer et Nick Podehl ont même réussi à jouer comme si ce qu'ils lisaient était absolument passionnant, et comme si la nourriture proposée était plus que savoureuse. Ils m'ont donné envie. Cassandra Campbell et Victor Bevine étaient plus sobres, mais j'ai retrouvé leur style, et eux aussi m'ont donné envie de manger ce qu'ils lisaient. Quant à Bailey Carr, elle a un jeu particulier, et je me demandais comment elle le ferait coller à un menu de restaurant. Elle y a très bien réussi!
Il n'y a que Therese Plummer dont je n'ai pas aimé le jeu. Elle ne lit pas naturellement, prend un accent étrange, et fait une voix comme si elle caricaturait une personne âgée... Je n'ai pas compris ce qu'elle voulait faire. Cela m'a déçue, mais moins que si cela avait été l'un des cinq autres, car elle ne fait pas partie de mes lecteurs préférés.

Cette petite plaisanterie d'Audible.com m'a bien amusée, et je suis contente d'avoir trouvé le livre sur Audible.fr. Je regrette un peu que l'éditeur n'ait pas demandé le concours de comédiens comme Rebecca Lowman, Andi Arndt, Emily Woo Zeller, Amy McFadden, Scott Aiello, Kirby Heyborne, Scott Merriman, Ann Marie Lee, Kathe Mazur, Mark Deakens... Peut-être une autre fois.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Victor Bevine, Therese Plummer, Cassandra Campbell, Nick Podehl, Eric Michael Summerer, et Bailey Carr pour les éditions Audible Studios.

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lundi, 5 mars 2018

The care and feeding of rubber chicken, de Scott William Carter.

The care and feeding of rubber chicken

L'ouvrage:
Été.
Trevor Livingston a dix-sept ans. Ce jour-là, il apprend que Janna (pour qui il soupire sans espoir depuis cinq ans) n'est plus en couple. Il doit tenter sa chance. Mais sa mère contrarie ses plans en lui annonçant que dans quelques semaines, il ira en internat à cause des mauvaises notes qu'il a eues au long de l'année scolaire. L'adolescent est désespéré: il ne peut partir alors que la fille de ses rêves est peut-être à sa portée!

Critique:
Ce livre m'a beaucoup plu, mais il était risqué. L'humour domine. Certains trouveront peut-être que l'auteur est très lourd. C'est voulu, et pour moi, c'est très bien fait.

Scott William Carter prend plaisir à parodier des codes. Par exemple, dès le début, il annonce un élément qui ne se produit qu'à l'avant-dernier chapitre, dévoilant donc quelque chose. Pourtant, cela ne gâche rien, puisqu'on ignore qui sera la cible. On sait juste qu'on doit s'y préparer, et on peut se poser des questions quant à celui qui sera touché. Le roman étant majoritairement amusant, j'ai pu assez vite parier sur quelqu'un...
Au dernier chapitre, le moment d'annoncer quelque chose est retardé à dessein. C'est encore un clin d'oeil aux romans où ce genre de ficelles est trop employé.

L'auteur n'hésite pas à verser dans la caricature. Par exemple, Victor, le jardinier, est russe. On apprend rapidement que c'est un ancien espion, qu'il est spécialiste de la torture... Puis, il est tourné en dérision plusieurs fois au long du récit. On n'a pas très peur de lui... On ressent de la compassion pour sa victime lors de la scène de torture, mais... on rit aussi justement à cause de ce qui est torturé.

Dès le début, Trevor s'adresse au lecteur. Il le fait très souvent pendant le livre. Il s'amuse, par exemple, à dire que ceux qui ont acheté l'ouvrage uniquement pour la scène de sexe ne seront pas déçus, il jure qu'elle y est. Cependant, il traite ces lecteurs de pervers. À un moment, il parle d'un film adapté d'un roman, et dit en substance: «Non non, je ne suis pas du genre à ne pas lire le livre! Je lis toujours le livre et ne regarde pas forcément le film! Qu'est-ce que vous croyez!»

Le meilleur ami du narrateur (Rick) est également cocasse. J'aurais d'ailleurs aimé en savoir un peu plus sur lui, à la fin. Trevor n'est pas toujours très sympathique avec lui. Rick est un peu étrange, complètement dans son univers de geek et de «Star Trek», mais c'est un ami fidèle.

L'humour est omniprésent. Outre la parodie de la caricature, beaucoup de répliques, de remarques, de situations sont drôles, même lorsqu'elles semblent désespérées. Par exemple, quand Trevor est poursuivi par Kurt, il est d'autant plus en mauvaise posture qu'un autre danger se matérialise. On rit malgré tout à cause de la tenue du héros et des dialogues entre lui, Kurt et Janna.

Le titre du roman donne bien le ton: «Soigner et nourrir les poulets en caoutchouc». Cela résume bien: absurde, loufoque, étrange, délirant... Sinon, le titre fait référence au père de Trevor, fier propriétaire d'une usine de poulets en caoutchouc.

Un roman inclassable avec lequel j'ai passé un très bon moment, souriant beaucoup, et ayant quelques éclats de rire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Eric-Michael Summerer.

Pour moi, le comédien est parfaitement entré dans l'ambiance du roman. Il n'était pas facile de jouer des personnages si marqués. Il devait exagérer, mais pas trop. Il a réussi à le faire sans tomber dans l'excès. Je ne sais pas quel personnage (de Rick ou de Victor) était le plus dur à jouer...

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samedi, 4 novembre 2017

Une fois dans ma vie, de Gilles Legardinier.

Une fois dans ma vie

L'ouvrage
Eugénie et Victor sont à la retraite. Ils sont maintenant gardienne et régisseur bénévoles du théâtre Jacila. Autour d'eux, gravitent les comédiens de la pièce du moment, et d'autres bénévoles dont Juliette, Céline, et plus tard, Laura. Chacun se confie, on s'entraide...

Critique:
Habituellement, la force des comédies de Gilles Legardinier, c'est qu'elles content des situations souvent rocambolesques, et qu'on y croit. Pour moi, la magie n'a absolument pas opéré avec «Une fois dans ma vie». L'auteur s'essouffle-t-il? En ai-je assez de ce genre? En tout cas, à mon avis, 90% de ce roman sonne faux, car tout y est excessif. Les éléments supposés amusants deviennent pathétiques. Par exemple, lorsque Céline et ses amies organisent une expédition punitive chez Martial, on devrait rire de leur déconfiture programmée, et trouver leur solidarité attendrissante. J'ai plutôt soupiré. Puisqu'il était couru d'avance que cela ne fonctionnerait pas, et pouvait même attirer des ennuis à Céline, pourquoi le faire?

En outre, Juliette et Céline sont focalisées sur le fait qu'il leur faut un homme! Il est logique qu'elles aient envie de rencontrer quelqu'un, mais elles semblent ne voir que par cette solution. En parlant de Juliette, son coup de foudre et les songes mièvres qui en découlent m'ont exaspérée. Les rêves niais des amoureux peuvent être amusants, mais ici, cela a eu l'effet inverse sur moi, me faisant imaginer Juliette comme une pauvre fille sans cerveau! En plus, j'ai eu énormément de mal à comprendre comment il se faisait qu'elle imagine Loïc comme l'homme de sa vie, alors qu'elle le connaît à peine. Qu'elle désire le découvrir, qu'il lui ait tapé dans l'oeil, pourquoi pas? Mais qu'au bout de quelques petites rencontres (non fortuites), elle soit dans un état de délire extrêmement avancé, c'est exagéré.

Eugénie aussi m'a profondément agacée. Madame s'ennuie, elle ne sait plus quoi faire de son temps, alors, elle remet toute sa vie en question. Je comprends qu'on puisse, à un moment, s'interroger, craindre d'être inutile, et faire quelque chose de sa vie, mais à ce point...! Notre héroïne va se mêler de la vie de tous, ce qui, là aussi, a provoqué mes soupirs énervés. Pourtant, c'est un ingrédient qui fonctionne, d'habitude, dans ce genre de livres. Ici, j'avais envie de dire à Eugénie que si elle s'ennuyait vraiment, je pouvais lui faire faire mon ménage! Mais surtout, je souhaitais qu'elle cesse de se mêler des affaires de ses amis sans qu'on le lui demande, même si je savais qu'elle n'avait que de gentilles intentions.

D'autres passages et répliques m'ont semblé grandiloquents sans comique, mais je pense que vous avez saisi le principal, donc je n'en énumérerai pas plus.
Tout se termine trop bien. Non que cela me déplaise, je suis plutôt pour les fins optimistes, surtout dans ce genre. Mais ici, c'était à la limite du crédible, surtout concernant les histoires d'amour...

Passons à ce qui m'a plu.
J'ai aimé Victor. Il est à la fois drôle (même s'il en fait trop dans les premiers chapitres), généreux (sans en faire des tonnes), pragmatique... C'est lui qu'on retrouve dans les rares scènes qui m'ont fait sourire. Je pense notamment au moment où Juliette fait son numéro de pleureuse. Alors que je pestais en me demandant pourquoi elle n'avait pas agi ainsi plus tôt, et pourquoi il fallait que ce soit fait de manière si grandiloquente, Victor a sauvé le tout en me le rendant nettement plus agréable!

J'ai également apprécié l'incongruité créée par Céline qui ne sait plus à quel saint se vouer (si j'ose dire), et a besoin d'un regard masculin. La façon dont cela s'achève m'a plu, parce que c'est une situation à la fois tendre et cocasse sans affectation.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Valérie Marchant.

Ayant beaucoup aimé Valérie Marchant dans «La fille du train», j'étais contente qu'elle enregistre ce titre. J'ai malheureusement été déçue qu'entre autres, elle prenne une voix très grave et éraillée (j'avais envie de lui dire de se racler la gorge) pour Victor, et une voix haut perchée (qui ne me paraissait pas naturelle) pour Juliette. Cela renforçait l'image d'imbécile heureuse que j'avais de la jeune femme, et je ne pense pas que c'est ce que voulait l'auteur. Au fil des chapitres, soit je me suis habituée, soit la comédienne a moins accentué les différentes voix qu'elle faisait, car cela passait mieux. Cependant, j'aurais préféré qu'elle ne marque pas à ce point certains rôles.

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samedi, 9 septembre 2017

Pour un soir seulement: journal sexuel d'une ex petite moche, de Thomas Raphaël.

Pour un soir seulement: journal sexuel d'une ex petite moche

L'ouvrage:
Janvier 2014. Julie Haricot, trente-et-un ans, est célibataire. Le 1er janvier, elle connaît une expérience assez déplaisante avec un homme. Plus tard, elle apprend une nouvelle déstabilisante quant à sa santé. Elle change alors son statut sur les réseaux sociaux, et écrit qu'elle cherche des aventures sans lendemains.

Critique:
Ce roman est un peu dans l'esprit des «Bridget Jones». Julie y fait d'ailleurs allusion. Ayant apprécié les deux premiers tomes de la série ainsi que certains romans de Sophie Kinsella, ayant ri à l'écoute de l'extrait proposé sur Audible.fr, j'ai voulu tenter celui-là. Peut-être ne suis-je plus adepte du genre ou peut-être l'auteur a-t-il moins bien réussi. Toujours est-il que je n'ai pas beaucoup ri... Certaines choses m'ont même agacée... Par exemple, Julie règle ses comptes avec le passé, et écrit à des personnes qui la traumatisèrent alors qu'elle était enfant. Pourquoi pas? Mais pourquoi n'écrit-elle pas aussi de gentilles lettres à ceux qui furent de bonnes rencontres?

À partir du moment où la jeune femme se rend compte qu'elle est amoureuse, je n'ai pas aimé qu'elle tente de s'interdire cet amour, prétextant le départ imminent de celui qu'elle aime. D'abord, cette ficelle est remâchée. Ensuite, elle m'a toujours déplu. Il est plus sain d'en parler directement à l'intéressé, de tout mettre à plat. Bien sûr, ici, cela aurait retranché toutes les parties où la narratrice hésite, mais pour moi, cela n'aurait pas été si grave...

Certaines répliques se veulent drôles... elles ont eu l'effet inverse sur moi. Exemple: Julie est très excitée par les préliminaires que fait son partenaire. Elle dit en substance: «Toutes les parties de mon corps n'ayant pas encore été touchées se sont mises à crier comme le premier rang d'un concert de Johnny Halliday.»
C'est un peu pareil concernant des passages. Ils auraient dû me faire rire, mais cela n'a pas été le cas. Je pense surtout à l'expérience de cybersex à laquelle se prête notre héroïne.

J'ai trouvé dommage que beaucoup de personnages mettent en avant qu'une femme doit absolument être coquette et porter des jupes sexy plutôt que des pantalons confortables pour séduire un homme. Bien sûr, l'auteur rattrape cela, et il est vrai que cette pensée est partagée par beaucoup de monde dans la vraie vie.

Audrey est un peu trop facile à détester. On dirait qu'elle n'a pas de cerveau ou qu'il est constamment branché sur «Comment puis-je attirer un homme dans mes filets et dégommer toutes celles qui s'approcheront de lui à moins de trois mètres?» J'ai apprécié la vengeance de Julie à son égard.

J'ai quand même apprécié certaines choses. Par exemple, l'anecdote à répétition de l'érection «tonitruante» de Jérémy.
J'ai bien aimé les parents de Julie. Ils l'ont plongée dans des abîmes de perplexité, mais ils ne l'ont pas fait volontairement. Sa mère n'a pas très bien tenu son rôle, mais elle tente de se rattraper.

Ce qui arrive le 30 mai m'a bien fait rire, notamment la collaboration de Kiki, Caca, et Cucu.

Corail m'a plu. Elle est ouverte, et tente de composer avec sa mère (Grâce) qui semble ne pas tenir compte d'elle, qui pense tout savoir sur ce qui est bon pour elle... J'ai bien ri lorsque Corail jette Grâce hors de chez elle.

L'histoire d'amour principale est un peu rapide, mais c'est le propre du genre.

Un roman sympathique, mais qui contient des éléments poussifs.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Eve Dufresne.

Je connais peu cette comédienne. J'ai apprécié son jeu. Elle n'avait pas la partie facile, notamment lors de la fameuse scène de cybersex où il ne fallait pas surjouer mais ne pas avoir l'air coincé non plus. Elle ne modifie pas exagérément sa voix pour les rôles masculins, ce qui m'a plu.
J'ai été un peu déçue qu'elle ne chante pas «Est-ce que tu viens pour les vacances?», mais l'éditeur audio aurait dû payer des droits pour l'utilisation de la chanson.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être respectée.

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lundi, 28 août 2017

The antiques, de Kris d'Agostino.

The antiques

L'ouvrage:
Après la mort de George Westfall, ses deux aînés (Josef et Charlie) reviennent dans la maison de leur enfance. La famille se retrouve pendant quelques jours. Cela sera l'occasion pour ses membres de se dire certaines vérités, de prendre des risques stupides, et surtout, de rire ensemble.

Critique:
Ce livre est un coup de coeur. Kris d'Agostino parvient à se moquer de ses personnages, à en montrer les pires côtés, tout en les rendant attachants.
Josef est tellement obsédé par le sexe qu'il se rend compte qu'il est malade, et suit une thérapie de son plein gré. En général, les gens comme lui (tant dans la vie que dans les romans) m'agacent très vite. Ici, j'ai plutôt ri. Complètement accro, mais pas méchant, Josef éveille la compassion. Il se raccroche à l'espoir qu'il peut guérir. Il est bien le seul à y croire. Son obsession donne lieu à des situations amusantes, comme les échanges de textos entre Nora et lui. Parfois, il pense qu'il va revenir dans le droit chemin, et cinq secondes plus tard, il pense à n'importe quelle femme nue et à ce qu'il pourrait lui faire.

Armie est la caricature du perdant: son père ne manque aucune occasion de montrer qu'il ne l'aime pas, il ne peut pas subvenir à ses besoins, soupire pour une voisine et n'ose pas le lui dire... Il fera rire et agacera, mais il inspirera aussi la sympathie.

J'ai eu du mal à m'attacher à Charlie. C'est une mère déplorable, et cela fait moins rire que le reste parce qu'elle nuit à son fils. Elle ne cesse de répéter qu'elle l'aime, mais pour elle, cela se résume à dire oui à tout ce qu'il veut. Elle est la caricature du parent qui pense qu'il faut encourager son enfant quoi qu'il fasse. Bien sûr, là encore, il faut rire lorsqu'on voit jusqu'où va Charlie, mais cela ne m'a pas été facile. Comme l'histoire est plutôt une comédie, il n'arrive rien de mal (sauf au début): le petit monstre produit de l'éducation de Charlie ne tue personne, ne fait pas de mal au chien, etc, mais dans la vraie vie, cela ne se passerait pas ainsi.

Ces personnages, ayant des griefs les uns contre les autres, vont se retrouver. Cela donne un résultat explosif. Si les rancoeurs s'expriment, la plupart du temps, les situations sont plutôt cocasses. Par exemple, l'expédition improbable à Albany, ou Josef s'agenouillant devant son frère et le priant d'être son équipier.
Un autre personnage est source de rire. Pourtant, au départ, il était très agaçant. J'ai apprécié que Kris d'Agostino l'ait introduit dans son récit pour créer des situations et des répliques cocasses.

Je suis loin d'avoir dit tout ce qui, pour moi, fait l'intérêt de ce roman. Ses côtés délirants, les directions inattendues qu'il prend alors que tout semble balisé, tout nous indique que rien n'est figé, et que la pire des situations peut parfois se transformer en avantage. Je pense qu'un film adapté de ce roman serait très drôle.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Tantor Media.
Amy McFadden avait fort à faire: il fallait rendre le cocasse des situations, modifier sa voix sans exagération pour les hommes et certaines femmes... elle a très bien fait tout cela. Par exemple, elle était obligée de faire une voix particulière à Melody, sinon, il aurait manqué quelque chose au personnage. Au long du roman, il aurait été très facile de tomber dans le surjeu. La comédienne l'a brillamment évité, se glissant habilement dans la peau de tous les personnages, et rendant parfaitement l'ambiance du livre.

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