lundi, 29 juin 2020

A hapy catastrophe, de Maddie Dawson.

L'ouvrage:
Marnie file le parfait amour avec Patrick depuis quatre ans. Ce soir-là, elle veut lui demander quelque chose de très important. Pour ce faire, elle a réservé une table dans un restaurant où ils ont leurs habitudes. Patrick n'accueille pas la demande de Marnie comme elle le souhaitait. Dès le lendemain, quelque chose d'absolument inattendu va bouleverser leur vie.

Critique:
Ce roman est la suite de «Matchmaking for beginners» que je n'ai pas lu, et ne lirai pas, car une partie (même s'il semblerait qu'elle soit courte) est lue par une comédienne dont l'interprétation me déplaît. De plus, les chroniques, sur Audible, ne sont pas très bonnes. Ceux qui ont aimé n'argumentent pas, et ceux qui n'ont pas aimé ont surtout trouvé Marnie stupide et niaise. Il est vrai que la jeune femme m'a parfois agacée, parce qu'elle semble croire que tout se termine toujours bien (Si seulement c'était possible...!). De plus, je l'ai trouvée extrêmement ridicule et sotte lorsqu'elle se persuade que ses cheveux sont un peu plus brillants, et que c'est un signe que ce qu'elle souhaite arrive. Après m'être moquée d'elle, j'ai reconnu que... je faisais exactement pareil. Je souhaite ardemment quelque chose, et dès que je le peux, je vois des signes montrant que cela va arriver. Je le fais de manière moins mièvre et plus lucide que Marnie, mais je ne peux pas m'empêcher de le faire...

Quant au fait que notre héroïne croie que l'univers nous offre parfois de jolies surprises, je ne le remets pas du tout en cause. Parfois, de bonnes choses arrivent presque inopinément, donc pourquoi pas? Seulement, Marnie fait parfois valoir cela de manière un peu grandiloquente.

Au long du roman, certains personnages remettent leur vie en question, car ils ne se sentent pas bien, ne parviennent pas à communiquer comme il le faudrait. Concernant l'un d'eux, cela a de sympathiques conséquences. Concernant l'autre, c'est un peu plus délicat.

Je n'ai pas apprécié Tessa. Je comprends qu'elle n'ait pas la fibre maternelle, mais alors, pourquoi a-t-elle eu cette enfant? Pourquoi n'a-t-elle pas essayé, puisqu'elle était consciemment une mauvaise mère, de la confier à son père avant? Il est d'ailleurs étrange qu'avec une telle mère, Fritzy ait été si équilibrée, intelligente, et sympathique. La fillette est un personnage très attachant, ainsi que les parents de Marnie.

J'apprécie les romans qui se terminent bien, mais je préfère quand les éléments sont bien amenés. Ici, l'un d'eux n'est absolument pas crédible. La romancière aurait pu mieux le préparer.

C'est le troisième roman de Maddie Dawson que je lis. J'ai préféré les deux autres, même si celui-là m'a plu.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Sur Audible, parmi les personnes ayant donné leur avis sur «Matchmaking for beginners», deux n'ont pas apprécié la façon de lire de cette comédienne. Aimant beaucoup son jeu, je n'ai pas tenu compte de ces avis,. Je me suis quand même demandé pourquoi elle n'avait pas pris une voix plus enfantine pour Fritzy. Je me suis dit, comme cela a déjà été le cas, qu'elle avait peut-être eu peur de trop en faire. De plus, je me suis également demandé pourquoi Fritzy, qui a vécu en Angleterre les huit premières années de sa vie, n'avait pas l'accent anglais. N'aimant pas du tout l'accent anglais, j'ai remercié intérieurement amy McFadden d'avoir gardé son accent pour jouer Fritzy, mais je reconnais que ce n'est pas cohérent.

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37 lectures

jeudi, 18 juin 2020

Je suis une viking, d'Andrew David MacDonald.

Je suis une viking

L'ouvrage:
Lorsque Zelda était dans le ventre de sa mère, celle-ci a trop abusé de l'alcool. Cela a pour conséquence que Zelda est attardée.
À présent, elle vit avec son frère, Gert. Celui-ci va à l'université. Quant à Zelda, elle se passionne pour la civilisation des vikings, et entend bien être digne d'en être une. C'est alors qu'elle rencontre l'une des fréquentations de Gert, un jeune homme qui ne lui plaît pas.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Le personnage de Zelda touchera forcément le lecteur. En tout cas, cela a été mon cas. Je n'ai pas vraiment compris sur quels points exacts la jeune fille était en retard, si elle avait des comportements autistiques (elle a besoin de règles, de listes, d'un cadre)... Sa vision des choses n'est pas si simpliste. Pour moi, ce n'est pas vraiment celle d'une personne attardée. Certes, elle s'exprime de manière enfantine. De plus, elle ne comprend pas certaines choses, ou prend au pied de la lettre certaines répliques dites au sens figuré, mais ce ne sont rien que des erreurs que pourrait faire quelqu'un qui n'est pas au fait de certains codes, et cela ne veut pas forcément dire qu'on a des difficultés de compréhension. En fait, il me semble avoir trouvé beaucoup de moi dans la façon de penser de Zelda. Je suis peut-être attardée, et j'ai réussi à le cacher. ;-)
L'héroïne est peut-être un peu trop admirative des vikings, a peut-être trop envie de leur ressembler (moralement), mais cela ne fait pas d'elle une inadaptée. On peut tous avoir une passion pour un sport, une culture, ou autre chose, et cette passion peut devenir une obsession. La différence entre Zelda et la personne lambda, c'est que la personne lambda ne dira pas à tous ceux qu'elle rencontre à quel point elle est passionnée de telle ou telle chose. De toute façon, je n'ai pas vraiment vu le handicap de l'héroïne comme quelque chose qui l'empêcherait d'avancer. Malheureusement pour elle, certaines personnes sont stupides (moralement), et ne veulent pas prendre les personnes comme elle au sérieux. De plus, sur certains points, la jeune fille est totalement dans les clous: il lui suffit de passer très peu de temps avec Toucan pour se rendre compte que c'est une personne peu fréquentable.
L'auteur donne quand même d'autres exemples. Marxy et Sarabeth sont moins évolués que Zelda, et ils ont davantage de mal à s'adapter à la vie et à ses codes. Je n'ai pas réussi à les apprécier, surtout Marxy qu'on côtoie davantage que Sarabeth.

Le frère de l'héroïne est intéressant parce qu'il est complexe. Il fraie avec des individus louches, ne respecte pas toutes les règles que Zelda et lui ont fixées (il lui ment, par exemple), s'emporte très facilement... Mais il est évident que ce qu'il souhaite, c'est le bien-être de sa soeur. Il reconnaît qu'elle se bat tous les jours pour apprendre à vivre en société, qu'elle souhaite être quelqu'un de bien, et comprend qu'elle tienne à ce que rien de mal n'arrive à ceux qu'elle aime.

J'aimerais bien que ce livre ait une suite. J'aimerais savoir comment évolueraient Zelda, Gert, et AK47 (personnage très sympathique). Bon, je dois dire que je ne serais pas ravie de retrouver Marxy qui m'agace, mais j'imagine que s'il y avait une suite, il en ferait partie.

Éditeur français: Nil.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Simon and Schuster Audio.

Phoebe Strole fait partie des comédiens dont j'aime beaucoup le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Elle n'a jamais pris un ton affecté, n'a pas exagéré... Bref, encore une fois, son interprétation est parfaite.

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73 lectures

lundi, 8 juin 2020

The line between, de Tosca Lee.

The line between

L'ouvrage:
Wynter a vingt-deux ans. Le roman s'ouvre sur son expulsion de la secte Nouvelle Terre, secte dans laquelle elle vivait depuis l'âge de sept ans.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu, même si j'ai de petits reproches à lui adresser. Le principal concerne sa structure. Pendant les vingt-huit premiers chapitres, l'auteur alterne le présent et le passé de Wynter. L'idée est de retarder le fait que le lecteur apprenne certaines choses du présent. Le tout début étant l'expulsion de Wynter, j'ai trouvé pénible qu'ensuite, on nous raconte ses années dans la secte. Certes, c'est intéressant, mais pour moi, cela aurait été plus percutant si la structure avait été linéaire.

J'ai également trouvé l'histoire d'amour un peu grosse. On me dira que lorsque les personnages vivent quelque chose de fort, sans être sûrs qu'ils s'en sortiront, il est possible qu'une histoire d'amour naisse alors qu'ils se connaissent peu. C'est vrai...

Wynter voulait quitter la secte, parce que son esprit critique lui avait montré des failles dans les actes du gourou. Cependant, il ne faut pas oublier qu'y étant entrée à sept ans, elle ignorait beaucoup de catastrophes du monde. Lorsqu'elle découvre que des atrocités arrivent, elle est bouleversée, et commence à remettre des éléments en question. Je m'imaginais à sa place: sachant qu'un gourou peut être très persuasif, n'aurais-je pas été déstabilisée en découvrant, après m'être révoltée contre lui, qu'à première vue, il semble avoir raison? Je n'étais pas contente que Wynter puisse envisager que le gourou ait pu avoir raison, mais je me disais qu'à sa place, j'aurais sûrement réagi de la même façon. Il est logique qu'elle perde ses repères, et ne sache plus quoi penser.

Tous les personnages, qu'ils soient sympathiques ou pas, sont intéressants.

L'intrigue ne souffre pas de longueurs, car entre la psychologie de Wynter, les manigances de Magnus, et le fléau qui secoue le pays, le lecteur n'a pas le temps de souffler. Tosca Lee crée certains rebondissements que je n'avais pas vus venir.

Il y a un tome 2, mais je ne sais pas encore si je l'achèterai, car le résumé et certains avis de lecteurs (sur Audible.fr) me font penser qu'il est peut-être mièvre, et que certains éléments sont peu vraisemblables.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Simon and Schuster Audio

Comme très souvent, je n'ai rien à reprocher à l'interprétation de ce roman par Cassandra Campbell.

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76 lectures

lundi, 25 mai 2020

The accidentals, de Minrose Gwin.

The accidentals

L'ouvrage:
Opelika, Mississippi. Holly et Olivia McAlister ont deux filles, June et Grace. Lorsqu'elle est à nouveau enceinte, Olivia prend une décision dont les conséquences affecteront profondément et durablement la vie de sa famille.

Critique:
Ce roman m'a plu. Je l'ai trouvé dur psychologiquement, mais également très réaliste. Dès le départ, le souci de la famille McAlister vient du mal que ses membres ont à communiquer. Ensuite, Grace se reproche la conséquence la plus radicale de la décision d'Olivia (décision dont je parle dans mon résumé). Quelque part, sa soeur la lui reproche également. Plus tard, c'est June qui fera quelque chose qui changera certains paramètres de la vie de Grace. Quant à Holly, il aime ses filles, et à cause de ces événements qu'il ne peut contrôler, ne parvient pas toujours à le leur montrer.

Je voulais que Grace, au moment d'un événement qui marque son adolescence, puisse agir comme elle le souhaitait. En tout cas, en partie. Je ne comprenais pas pourquoi elle ne tenait pas davantage tête (surtout à cette horrible Frances), mais à y bien réfléchir, j'imagine que cela va avec ce mal à communiquer qui règne dans cette famille. Si je trouve des excuses à tous ses membres, je vilipende quand même Frances, qui a une très haute opinion d'elle-même, et n'est pas vraiment celle à qui on aurait envie de se confier. Elle aurait mérité de souffrir, à mon avis. Certes, on me dira qu'elle a peut-être souffert de sa décision la plus égoïste. Je n'en ai pas vraiment trouvé de traces dans le roman, mais il y a peut-être des choses au détour de phrases que je n'ai pas voulu retenir. Me connaissant, c'est possible. ;-)

Des aspects de ce livre sont assez frustrants. Par exemple, certains personnages ne savent pas une chose donnée, et la savoir aurait amélioré leur vie. Bien sûr, ceux qui taisent cet élément ne sont pas à blâmer, car ils ignorent les conséquences de cela. Dire la vérité leur aurait même nui. À la fin, on imagine que peut-être, les personnes concernées finiront par savoir, car l'autrice leur donne de minuscules indices que seul le lecteur peut déchiffrer. À la suite de cela, il faudrait qu'unetelle devienne assez proche de telles autres pour leur raconter sa vie... et encore, la conteuse devrait tout connaître de sa vie, et peut-être ses parents ne lui ont-ils jamais dit comment elle avait commencé...

À un moment, je me suis dit que Minrose Gwin exagérait. Dans la vie, on ne va pas vraiment tomber sur des personnes qui ont été mêlées, sans le savoir, à la même histoire, et qui finissent par se connaître tout en ignorant ce lien. Et puis j'ai pensé que si cela se trouvait, ce genre de choses arrivait davantage que ce que j'imagine.

Olivia, Grace, June, et d'autres font certaines choses qui soulèvent des questions, parfois dérangeantes. Cela donne à réfléchir.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Harper Audio.

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85 lectures

lundi, 18 mai 2020

Carnegie Hill, de Jonathan Vatner.

Carnegie Hill

L' ouvrage:
Penelope (dite Pepper) vient d'acheter un appartement dans la résidence de Carnegie Hill. Elle est ravie, car elle va faire partie de l'assemblée des copropriétaires, là où se décide tout ce qui est important pour la résidence. D'autre part, la jeune femme va bientôt épouser Rick, son compagnon.

Critique:
Ce roman m'a plu. (Heureusement pour moi, parce que je l'ai précommandé, et de ce fait, je n'ai pas pu regarder des avis de lecteurs avant.) Si Pepper est le personnage principal, Jonathan Vatner montre la vie d'autres personnages vivant dans la résidence. À travers eux et les événements qu'ils vivent, certains thèmes sont intelligemment abordés. Par exemple, Sergueï ne parvient pas à «sortir du placard», ayant peur d'être rejeté par ses parents, renvoyé par ses employeurs... Pepper se rend rapidement compte que certains copropriétaires de sa résidence (dont celle qui supervise les réunions) ne tiennent pas à ce que des personnes faisant partie de minorités ethniques vivent près d'eux. Malheureusement, Jonathan Vatner n'exagère pas. La société est loin d'être aussi tolérante que ce qu'elle tente de faire croire. C'est d'autant plus écoeurant que le fait est que si on apprécie ou pas quelqu'un, cela tient à son caractère, et non au fait que sa peau soit d'une certaine couleur ou qu'il soit homosexuel.

J'ai eu du mal à apprécier Birdie. Son mari (George) et elle vivent une crise dont elle le rend seul responsable. Les choses sont pourtant plus nuancées. Certes, Birdie est à plaindre, mais pas seulement; George est à blâmer, mais pas seulement.

Quant à Pepper et Rick, l'auteur tente de nuancer certaines choses, mais l'attitude de Rick n'inspire pas vraiment confiance. Par exemple, lorsqu'il dit à Pepper qu'il ne veut pas la tromper, mais préfère avoir son pardon à l'avance au cas où il céderait à la tentation... D'autres choses font qu'il n'est pas appréciable, mais je n'en dirai pas trop. Certains lecteurs arriveront peut-être à nuancer leur jugement concernant Rick, surtout que Pepper n'est pas absolument parfaite. Moi, je n'ai pas pu. Quant à Pepper, parfaite, elle ne serait pas crédible. Au moins, elle essaie de bien faire.

J'ai apprécié Francis et Carole. Certains de leurs côtés sont sympathiques, d'autres sont agaçants. À l'instar de George et Birdie, ils souffrent de difficultés à communiquer. Cependant, pour moi, ils y parviennent mieux au long du roman. L'auteur présente des situations délicates dont il n'est pas toujours simple de se tirer. J'ai apprécié la fin. Elle nous dit que si on parvient à faire avec les aléas de la vie, on tirera son épingle du jeu.

Un livre sympathique, qui fait réfléchir en teintant la gravité de notes humoristiques.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Macmillan.

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