lundi, 9 décembre 2019

Personne n'est obligé de me croire, de Juan Pablo Villalobos.

Personne n'est obligé de me croire

L'ouvrage:
Mexique. Juan Pablo va bientôt partir à Barcelone: il a obtenu une bourse pour pouvoir aller rédiger sa thèse dans une université espagnole. Peu avant son départ, son cousin le convoque: celui-ci veut le faire participer à un important projet. Juan Pablo se retrouve forcé d'obéir à des truands, dont un certain avocat.

Critique:
Ce roman fait partie, à mon avis, de ceux qui ne bénéficient pas d'assez de publicité. Je continue de déplorer que certains auteurs connaissent un succès qui me semble immérité, et qu'à côté, d'autres ne soient pas autant vantés qu'il le faudrait.

Juan Pablo Villalobos réussit un tour de force. Il ne se contente pas d'une histoire aux thèmes rebattus (les truands qui s'emploient à faire faire leurs saletés à un quidam, la petite amie du quidam qui ne comprend pas sa manière d'agir, et finit par s'éloigner de lui), il parvient brillamment à assortir tout cela d'humour. Par exemple, lorsque le lecteur croise le cousin de Juan Pablo en très mauvaise posture, certains détails de la conversation entre les truands sont drôles. Ensuite, nous rencontrons Facundo, personnage haut en couleur, qui s'attache à traiter tout le monde de couillon. Il est impliqué (Sait-il lui-même jusqu'à quel point?) dans cette histoire, et au départ, le lecteur ne le trouve pas très sympathique. Et puis, on se rend compte qu'il n'est pas méchant, malgré son avis très tranché sur la plupart des gens. En effet, je n'ai pas réussi à savoir qui il ne trouvait pas couillon. Peut-être sa fille...

Tou le roman est un entrelacs d'humour et de tragédie. La plupart du temps, l'une ne va pas sans l'autre. Il n'y a aucun temps mort.

J'aurais souhaité une fin différente. Cependant, celle-là est réaliste... malheureusement.

Le personnage principal ayant le même prénom que l'auteur, je comprends pourquoi celui-ci a jugé nécessaire de préciser, dans une remarque finale, que la mère de son héros ne ressemblait pas du tout à la sienne. Vous n'aimerez pas les truands, mais vous aurez certainement envie de greffer un cerveau à la mère de Juan Pablo. On voit tout de suite qu'elle n'a pas été finie. Elle ne parle d'elle qu'à la troisième personne (sauf au détour d'une ou deux phrases), et semble d'une irrécupérable crédulité, confinant à la bêtise. Elle représente aussi ce mélange d'humour et de tragédie qui est la marque de fabrique de ce roman, car le lecteur se moquera d'elle tout en maudissant sa stupidité.

Un roman qui, du début à la fin, fait rire et dérange à la fois. Des personnages travaillés, des faits réalistes.

Éditeur: Buchet-Chastel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bertrand Baumann pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Bertrand Baumann enregistre beaucoup de livres, et malheureusement, peu me tentent. J'ai donc été ravie que celui-ci m'intéresse. Encore une fois, l'interprétation du lecteur est adéquate. Il n'est pas trop sobre, et n'exagère jamais (lorsque les truands s'expriment, par exemple), il ne fait pas d'horribles voix pour les femmes...

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33 lectures

jeudi, 19 septembre 2019

Après l'incendie, de Robert Goolrick.

Après l'incendie

L'ouvrage:
Virginie, 1918. Diana Cook, dix-huit ans, va assister aux bals des débutantes de la saison. Ses parents espèrent qu'elle ferrera un bon parti. En effet, s'ils possèdent Saratoga, la plus belle maison de l'état, voire du pays, leur fortune décline. S'ils veulent pouvoir garder la maison, Diana doit épouser un homme riche. La jeune fille sait quel est son rôle. Elle n'en veut pas à ses parents, car elle aussi souhaite garder Saratoga.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. J'en ai été agréablement surprise. En effet, même si j'ai aimé les livres de Robert Goolrick que j'ai lus, j'ai tellement été traumatisée par «Féroces» que mon envie de tenter ses ouvrages se teinte de peur. Cet auteur n'étant jamais mièvre, il peut écrire une fresque familiale avec une histoire d'amour sans que cela soit niais.

Au départ, j'imaginais que les choses tourneraient mal: Diana veut pêcher un gros poisson, mais elle est quand même un peu naïve... Allait-elle se transformer en une femme froide et amère? Robert Goolrick a choisi une autre route qui m'a paru bien plus vraisemblable que ce que j'avais imaginé, car ce qui arrive est plus nuancé. Bien sûr, ce chemin n'est pas de tout repos pour l'héroïne, et on est forcément triste que cela tourne ainsi, mais tout est réaliste.

Plus tard, dans la deuxième partie de son existence (également la deuxième partie du roman) l'héroïne vit d'autres choses, et même si, parfois, je n'étais pas d'accord avec sa façon d'agir, je la comprenais.

Je n'ai pas apprécié Ashton. S'il aimait sa mère, comme il le dit, il aurait pris le temps de réfléchir, et n'aurait pas eu une attitude aussi détestable à un certain moment. On me dira que je suis peut-être trop sévère envers lui, parce qu'avant d'être détestable, il fait tout pour que Diana soit heureuse. De plus, l'héroïne se remémore souvent que lorsqu'il était petit, elle n'avait pas su être à la hauteur. Certes, mais il dit lui-même que ce qu'il ne veut pas accepter est peut-être ce qu'il faut à sa mère pour être heureuse. En outre, je l'ai trouvé bien prompt à se laver les mains de ses vilains actes, puis à réclamer quelque chose comme un sale gosse capricieux.

Le roman ne souffre pas de temps morts, mais le prologue est mal placé. C'est un de ces prologues qui gâchent la lecture en en disant trop sur l'intrigue. Il y a 29 chapitres et un épilogue. Le prologue devrait, en fait, être le chapitre 30. Précédant tout juste l'épilogue, il aurait été au bon endroit.
Je me suis aussi un peu ennuyée lorsque le romancier s'attarde sur Rose. Ce personnage ne me plaisait pas. Quant à Lucius, je l'ai apprécié, et à la place de Diana, je lui aurais peut-être accordé ce qu'il souhaitait. Après tout, ce n'était pas grand-chose, et il n'était pas méchant.

Il y a un fait que l'auteur aurait dû expliquer. Comment deux personnages font-ils pour en retrouver un troisième, après un certain événement?

Le roman est suivi de la nouvelle «Trois lamentations». Elle aborde des thèmes qui, malheureusement, sont toujours d'actualité: le racisme, le rejet de ceux qui ne font pas partie des élèves populaires... Le narrateur, lui, ne s'embarrasse pas de la couleur de peau ou du fait que telle personne n'est pas populaire. Ce qu'il fait, dans l'intention d'abolir les barrières, se révèle très maladroit dans le cas d'une personne, mais surtout à cause de la manière dont cela a été pris par ceux qui en ont été témoin. Je ne sais pas comment il aurait pu agir pour clouer le bec de tous ces idiots. Il est sympathique que son acte ait été bénéfique à une autre personne.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Lizzie. Colette Sodoyer lit «Après l'incendie», et «Trois lamentations» est lue par Xavier Percy.

Après avoir entendu Colette Sodoyer lire une partie de l'audiodescription du film «Les innocentes», je me méfiais d'elle, parce que j'avais trouvé qu'elle en faisait trop. Mes craintes ont très vite été balayées. Elle a très bien rendu les sentiments et les émotions des personnages, sans jamais prendre un ton affecté. Moi qui me demandais pourquoi Audiolib et Lizzie faisaient appel à elle, je l'ai compris en lisant «Après l'incendie».

Il m'a plu de retrouver Xavier Percy. J'avais aimé sa lecture du roman «Une femme simple et honnête». Ici, il ne m'a pas déçue. Son intonation est toujours adéquate.

J'ai trouvé dommage qu'il y ait de la musique au début de beaucoup de chapitres.
Pour information, la structure du livre n'a pas été respectée. Quelques chapitres sont coupés en deux.

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114 lectures

mercredi, 18 septembre 2019

La fenêtre panoramique, de Richard Yates.

La fenêtre panoramique

L'ouvrage:
Printemps 1955.
Frank et April Wheeler vivent en banlieue new-yorkaise. Ils tiennent à se persuader qu'ils sont supérieurs moralement à leurs voisins. Pourtant, cela ne semble pas si évident.

Critique:
Ce roman m'a davantage mise mal à l'aise que réellement plu. Cela ne veut pas dire qu'il n'est pas bon, mais plutôt que l'auteur a réussi son pari. Je pense que son but était de mettre le lecteur mal à l'aise.

En découvrant les premiers chapitres, je me suis demandé si l'un des personnages n'avait pas une maladie du genre sociopathie. À mesure que j'avançais, je me rendais compte que le problème était plutôt celui qu'on rencontre souvent: les deux personnages sont frustrés car ils mènent une vie qui ne leur convient pas, probablement avec un partenaire qui ne leur convient pas. Cela les amène à être exaspérés pour un rien. J'ai été étonnée qu'ils puissent se dire et se faire des horreurs, puis que peu de temps après, l'un d'eux ayant une idée qui lui paraît lumineuse, ils semblent tout se pardonner. Chacun m'a déconcertée. Par exemple, Frank n'aime pas son travail. Lorsqu'April a l'idée qui, pense-t-elle, sauvera leur couple, je me suis dit que Frank en serait ravi, car cela lui permettait de quitter cet emploi. Donc lorsque Bart lui fait miroiter de l'avancement, cela ne devrait pas l'intéresser. J'ai un peu le même sentiment quant au fait qu'il n'ait pas mal pris l'annonce de la première grossesse de sa femme. Tout comme elle, il trouvait qu'il était trop tôt pour qu'ils aient des enfants.

Quant à April, certaines de ses réactions sont plus cohérentes, mais c'est son attitude envers Frank qui n'est pas toujours compréhensible. Par moments, je l'ai trouvée plus lucide que son mari. D'autres fois, elle se fourvoie complètement. Ses motivations m'ont paru difficiles à cerner. Je pense que quoi qu'elle fasse, elle est sincère, mais je n'ai pas compris pourquoi elle était si tranchée à la fin. Certes, on me dira qu'elle n'avait pas d'autres solutions. Il est vrai que dans les années 50, il était moins facile de faire certaines choses que maintenant.

Je n'ai pas vraiment compris pourquoi les Givins souhaitaient que leur fils socialise avec les Wheeler. C'est expliqué, mais cela ne m'a pas convaincue.

J'imagine bien que Richard Yates a voulu brosser le portrait d'une certaine partie de la société. J'espère que ce n'est pas une société si répandue, car aucun personnage ne m'a plu. Frank et April ont un peu éveillé ma compassion, mais les Campbell et les Givins m'ont agacée du début à la fin, surtout Ellen. Eux se pensent supérieurs et ne se remettent jamais en question. On aurait pu croire que les Givins, à cause de l'épreuve que traverse leur fils, seraient plus humbles, plus ouverts, plus tolérants. Que nenni!

Un livre qui montre la dangerosité de choisir une vie et des personnes qui ne nous conviennent pas, une critique d'une certaine société.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Damien Witecka.

Je connaissais ce comédien pour ses doublages. Ici, il n'avait pas forcément la partie facile: les personnages se fâchent, pleurent... Certains parlent même de manière un peu grandiloquente. Damien Witecka relève brillamment le défi. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir. J'ai d'ailleurs repéré d'autres livres qu'il a enregistrés pour Audible.

Pour information: la structure du livre a été respectée.

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91 lectures

mercredi, 11 septembre 2019

Né d'aucune femme, de Franck Bouysse.

Né d'aucune femme

L'ouvrage:
Gabriel est prêtre. Il sent sa fin proche. Alors, il veut raconter cette histoire qu'il porte en lui depuis quarante-quatre ans: celle de Rose.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Sa première qualité est qu'il ne souffre d'aucun temps mort. J'ai deviné une chose assez rapidement, mais cela ne m'a pas gênée. De plus, ce que j'avais trouvé n'étais pas l'entière vérité. Du reste, cet événement arrive assez vite.
Plus tard, autre chose que je n'avais absolument pas deviné arrive. L'écrivain s'y est très bien pris, car rien n'est incohérent. Je pense que d'autres lecteurs trouveront cette pièce du puzzle, mais je suis contente d'avoir été assez immergée dans l'histoire pour ne pas y avoir pensé. En outre, cela m'a fait râler pendant un petit moment (heureusement, pas trop longtemps) après ce que je croyais être une incohérence.

Une chose me laisse perplexe parce que là, justement, il me semble qu'il y a une incohérence. Il aurait fallu que les circonstances d'un événement précis fussent davantage explicitées, mais aussi la raison pour laquelle tel élément est la preuve de telle chose. Bien sûr, on imagine comment cet élément peut être une preuve, et ce qu'on apprend à la fin explique une phrase du maître, phrase que j'avais gardée dans un coin de ma tête parce que je ne l'avais pas comprise sur le moment, tout en sachant très bien ce qu'elle voulait dire. Cependant, une autre phrase de Rose montre une incohérence... ou alors,il faudrait qu'une certaine chose se soit produite plusieurs fois... et il semblerait que cela n'ait pas été le cas...

J'aurais également aimé savoir comment vivent certains personnages après. Gabriel le suppose, et j'espère que sa supposition est juste, mais j'aurais aimé en avoir un aperçu.

Le romancier sait s'y prendre pour que le lecteur s'attache très vite à Rose. Elle éveille donc la compassion. J'ai admiré certains de ses actes, et surtout le courage dont elle fait toujours preuve. Bien sûr, il est un élément pour lequel elle aurait dû prendre son temps afin d'être sûre qu'un certain personnage en serait davantage touché, si j'ose le tourner ainsi.

J'ai commencé par désapprouver le père de Rose, et par être horrifiée de ce qu'il avait fait. J'ai même compris sa femme qui lui battait froid. Cependant, je ne pouvais m'empêcher de me demander ce que j'aurais fait à sa place. Je ne peux qu'espérer que je n'aurais pas agi comme lui. De plus, par la suite, il se rattrape... Je ne peux en dire davantage le concernant...

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Simon Duprez et Cachou Kirsch.

Je ne connaissais pas du tout Simon Duprez. J'ai apprécié sa lecture. À l'instar de comédiens dont j'aime le jeu, il a interprété les sentiment des personnages sans exagération. J'ai été étonnée que ce soit lui, et non Cachou Kirsch qui ait enregistré les chapitres intitulés «Elle» et qui sont du point de vue de la mère de Rose. À part cela, il lit ceux du point de vue des personnages masculins.

J'ai été ravie de retrouver Cachou Kirsch dont j'apprécie toujours autant la voix et le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Elle a enregistré les chapitres racontés par Rose.

Les deux comédiens ont fait un excellent travail, car je pense qu'il aurait été très facile de tomber dans le surjeu, et de larmoyer en lisant certains passages, ce qui aurait saccagé le travail de l'auteur.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: certains chapitres sont coupés en deux ou trois pistes.

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85 lectures

lundi, 26 août 2019

The end of feeling, de Cindy C. Bennett.

The end of feeling

L'ouvrage:
Benjamin est un des garçons les plus populaires du lycée. Il traite très légèrement les filles. Beaucoup veulent sortir avec lui. Il les plaque au bout de deux rendez-vous. Lorsque Charlie, une nouvelle élève, semble indifférente à son charme, il commence à s'intéresser à elle. Est-ce dû au fait qu'il ne la subjugue pas? Veut-il la faire tomber dans ses filets pour mieux lui briser le coeur?

Critique:
J'ai toujours un peu peur des romans d'amour, car je crains qu'ils soient trop mièvres pour moi. Celui-là m'a intéressée parce que j'aime beaucoup les lecteurs, mais quand je l'ai acheté, je pensais qu'il serait soit mignonnet soit extrêmement niais. Finalement, je l'ai bien aimé, même si certaines choses sont un peu grosses. J'ai apprécié les deux personnages principaux. Chacun a des «soucis» avec lesquels il doit faire, et cela n'est pas simple. J'imagine que c'est une des ficelles des romans de ce genre, car cela rend la situation encore plus difficile pour les personnages, et on les trouve d'autant plus héroïques. Concernant Charlie, l'un de ces éléments est bien exploité. D'abord, on voit que cela a élevé une barrière entre elle et sa tante, Naomi. Au départ, le lecteur se méfie de Naomi tout en trouvant Charlie peut-être un peu intransigeante. À mesure que le livre avance, on voit que si Naomi a des torts, elle tente de faire au mieux dans la situation présente, et aime sincèrement sa soeur et sa nièce. Charlie ne reste pas bloquée dans son opinion, et se rend même compte qu'elle n'a peut-être pas envisagé que la personne qu'elle voulait protéger pouvait être plus heureuse grâce à la solution proposée par Naomi.
Quant à ce qui perturbe la vie de Benjamin, j'aurais voulu que quelque chose soit fait plus tôt, mais il ne devait pas être aisé pour lui seul de faire cela. D'autre part, je n'ai pas vraiment accordé de circonstances atténuantes à sa mère. On comprend qu'elle a fait ce qu'elle a pu, mais je pense qu'elle aurait dû tenter davantage de choses. Je sais que ma mère, elle, ne se serait pas laissée faire, et n'aurait pensé qu'à son enfant. Bien sûr, il fallait que cette chose arrive à Benjamin pour qu'il devienne ainsi, etc.

Je ne me suis pas ennuyée au cours de ma lecture. J'ai surtout aimé les scènes où Benjamin et Charlie rivalisent de piques et de défis. Après le dernier chapitre, j'aurais aimé qu'il y en ait d'autres racontant d'autres moments amusants: des rencontres avec Cora, des repas entre amis, etc. On me dira que ça n'aurait pas servi à grand-chose puisque l'intrigue était résolue, mais je suis toujours (et de plus en plus) friande de scènes cocasses où tout le monde s'entend bien.

Il y a aussi des passages tristes. J'ai particulièrement apprécié ce que fait Naomi lors de l'un de ces moments qui est le dernier chapitre raconté par Charlie. Et lorsque l'adolescente demande à sa tante pourquoi elle a fait cela, j'ai aussi beaucoup aimé la réponse de celle-ci: «Parfois, un enfant a seulement besoin de sa mère.» Et à ce moment-là, c'était ce qu'il fallait, d'autant que la mère en question a pu, avec joie, jouer son rôle, pour une fois...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden (qui lit les chapitres narrés par Charlie) et Nick Podehl (qui interprète ceux racontés par Benjamin) pour les éditions Brilliance audio.

J'avais apprécié Nick Podehl dans «Worthy». Je l'ai également apprécié dans ce livre. Il joue bien les émotions des personnages, et ne modifie pas trop sa voix pour les rôles féminins. Je l'entendrai à nouveau avec grand plaisir. Je vais sûrement bientôt lire tous les résumés des livres lus par lui que je peux acheter sur Audible, comme j'ai fait avec certains autres lecteurs.
Quant à Amy McFadden, outre le fait qu'elle joue toujours excellemment, elle a une voix qui fait qu'elle peut lire des romans où la narratrice est une femme ou bien une adolescente. Pour moi, elle a donc très bien incarné Charlie.

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