jeudi, 2 décembre 2021

Inaccessibles, tome 3: Démesure, de Katharine McGee.

Inaccessibles, tome 3: Vertige

Si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes de la série, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Septembre 2119.
Leda connaît enfin la vérité quant à la relation qu'entretenait son père avec Eris. Elle se sent de plus en plus coupable. Après une très sérieuse plongée dans la drogue et une cure de désintoxication, elle tente de reprendre sa vie en main...

Ne pouvant vivre à New York sans Atlas comme si de rien n'était, Avery est partie étudier un an en Angleterre. Elle y a rencontré Max qui est devenu son petit ami. Elle revient chez elle à l'occasion de l'élection du maire de la ville, car son père se présente.

Après avoir vu Avery et Cord s'embrasser, Rylin a réussi à tirer un trait sur Cord. Elle sort même à nouveau avec son ancien petit ami...

Critique:
Ce troisième et dernier tome de la série m'a autant plu que les précédents. L'autrice utilise intelligemment les codes du soap, parce qu'elle a beau créer de petites invraisemblances, elle ne s'amuse pas à faire partir tout le monde dans tous les sens. Quand je parle d'invraisemblances, j'exagère. C'est plutôt que certaines choses me paraissent un peu grosses, comme la remise en question de Leda. C'est peut-être parce qu'à la fin du tome 1, j'avais décidé de la détester quoi qu'il advienne. ;-) Sa remise en question m'a donc quelque peu fait tiquer, car j'ai du mal à imaginer que quelqu'un pouvant être si méchant finisse par se raisonner. Katharine McGee parvient à rendre cela crédible, ce qui fait que je n'ai pas passé les deux tomes à en vouloir à Leda.
On retrouve un peu la même idée concernant Calliope. Cependant, ce personnage ne m'a pas vraiment touchée. Il faut dire que pour nous la rendre sympathique, l'autrice a davantage à faire qu'avec Leda. J'avais beau savoir que Calliope était sincère, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle le serait jusqu'à ce que ça la reprenne... J'ai trouvé assez amusant que Liv ait l'air d'une méchante, alors que si on est objectif, on comprend parfaitement ses raisons d'agir. Elle le dit elle-même: elle veut protéger sa famille. Qui n'agirait pas comme elle à sa place?

J'ai passé la quasi totalité des trois tomes à me dire que je voulais absolument Nadia. (Certes, je ne serai jamais assez forte pour la fabriquer...) De ce fait, je me suis demandé si j'aurais eu le courage d'agir comme Watt, à la fin, surtout sachant les dernières choses que Nadia a faites pour lui. Objectivement, je sais qu'il a eu raison. D'ailleurs, il n'aurait plus pu vivre avec lui-même s'il ne l'avait pas fait, mais n'y aurait-il pas eu un moyen de garder Nadia tout en la rendant moins «dangereuse»? Watt m'aurait sûrement dit que non, ou alors, ce n'aurait pas été la Nadia qui me faisait rêver.

Dans les deux premiers tomes, je ressentais de la méfiance teintée de mépris et de dégoût pour les parents d'Avery. D'abord, leur fille est un produit de l'eugénisme. Ensuite, ils ne semblent pas proches d'elle. Enfin, ils ne semblent penser qu'au paraître. Le tome 3 a confirmé ce que je pensais, mais ils vont encore plus loin. Tout ce qu'ils savent montrer, c'est qu'ils n'ont cure du bonheur de ceux qu'ils devraient aimer. Comme le leur hurle leur fille, le père ne pense qu'à son ambition, et la mère ne pense qu'au qu'en-dira-t-on.

Au long de la série, la romancière montre des gens très riches imbus d'eux-mêmes et n'en ayant jamais assez (comme les Fuller), mais certains autres sont davantage sympathiques, comme Cord, et même Leda. Ces gens ont des interactions avec d'autres ayant bien moins d'argent, comme Rylin et Watt. J'ai apprécié que parfois, chacun se conforme au cliché, mais que la plupart réfléchissent, et voient le plus important.

J'aurais quand même voulu qu'à la fin de l'épilogue, deux personnages se retrouvent. On imagine que cela va arriver, car l'un d'eux gardera forcément contact avec Leda, et elle les réunira... Mais j'aurais préféré en être sûre en le lisant.

Remarque annexe:
Katharine McGee a développé (mais pas dans le même sens) une idée que j'ai eue, et que je voulais étendre jusqu'à en faire un roman. (Je parle de ce que propose la chocolaterie où vont Calliope et Brice. J'aimerais d'ailleurs que cela existe.) Le plan du roman est dans ma tête, mais je n'ai pas le temps de l'écrire. J'ai soudoyé quelqu'un pour l'écrire à ma place, mais apparemment, cette personne n'a pas le temps non plus. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Harper Audio.

Il arrive aux trois tomes de cette série ce qu'il arrive assez souvent: ils sont sortis en audio en double exemplaires, à quelques jours d'intervalle. C'est la même durée, la même lectrice, le même éditeur... Étant curieuse, j'aimerais connaître la différence entre les deux éditions, sachant que la première coûte environ deux fois plus cher... Bien sûr, je ne vais pas m'amuser à acheter les deux éditions (je n'ai pas autant d'argent que les Fuller ;-) ), mais j'écris cela ici, au cas où quelqu'un connaîtrait cette différence. Certes, il faut que cette personne lise en audio, en anglais, et ait eu le moyen de connaître la différence entre les deux éditions. J'imagine que personne ne me donnera la réponse. ;-)

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lundi, 29 novembre 2021

Inaccessibles, tome 2: Vertige, de Katharine McGee.

Inaccessible, tome 2: Vertige, de Katharine

Si vous n'avez pas lu le tome 1 («La tour aux mille étages»), ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Grâce à sa soeur, Rylin bénéficie d'une bourse afin d'étudier à l'université des plus hauts étages de la tour. Elle retrouvera Cord et Leda.
Watt veut enregistrer Leda avouant la vérité quant à ce qui est réellement arrivé la nuit de la mort d'Eris. Pour cela, il va devoir gagner sa confiance...
Avery et Atlas sont enfin ensemble, mais ils se rendent vite compte qu'il leur sera extrêmement difficile de garder leur relation secrète...
C'est alors que Calliope Brown et sa mère débarquent à New York, prêtes à accomplir un petit numéro qui ne sera pas au goût de tout le monde.

Critique:
La suite de la série m'a plu. Moi qui préfère quand tout le monde est gentil, j'ai un peu tiqué que Katharine McGee montre Leda comme un personnage ayant les circonstances atténuantes. En effet, à la fin du tome 1, j'espérais que Leda serait très vite punie, et dans le tome 2, quand l'autrice rappelait les malheurs qu'avait connus la jeune fille, je me disais qu'il y en avait au moins qu'elle aurait pu éviter, car tout ce qu'elle a fait à ce sujet, c'est bâtir des théories après avoir vu quelque chose qu'elle s'est empressée de surinterpréter. Je comprends que l'autrice ait souhaité montrer un personnage complexe qui, se sentant acculé, n'a pas trouvé d'autres solutions que de répliquer par de la méchanceté. Il est pourtant évident, comme le souligne Avery, que si Leda avait dit la vérité, tout aurait mieux tourné, même pour elle qui n'aurait pas passé son temps à repenser à ces mauvaises actions.

J'ai autant apprécié Rylin que dans le premier tome. Je ne sais pas comment j'aurais réagi à sa place, mais sa façon de faire m'a plu. J'ai eu à peu près les mêmes sentiments vis-à-vis de Watt.

Quant à Avery, je continue à penser qu'elle aurait dû s'en tenir à son plan. Ses parents en auraient su tous les tenants et aboutissants, mais ce n'est pas si grave. Ma pensée est quand même nuancée à cause de quelque chose que lui fait remarquer Atlas. Il est évident que ce qu'il dit est à envisager, et alors là, il vaut sûrement mieux que le plan n'ait pas été respecté...

Dès le départ, je n'ai pas apprécié Calliope et sa mère. Ce qu'elles ont vécu n'est pas une excuse pour leurs actes. L'autrice tente bien de nous montrer une Calliope qui s'attendrit, qui se rend compte du mal qu'elle fait, qui souhaite arrêter cela... Certes, mais cela ne me convainc pas.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Harper Audio.

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jeudi, 25 novembre 2021

Inaccessibles, tome 1: La tour aux mille étages, de Katharine McGee.

Inaccessibles - tome 1 La tour aux mille étages

L'ouvrage:
Fin de l'été 2118. Voilà environ vingt-cinq ans qu'a été construite, à New York, une immense tour comptant mille étages. Elle contient des appartements, des hôtels... Les gens les plus riches habitent aux étages supérieurs. C'est dans ce contexte que nous découvrons la vie d'adolescents de dix-sept ans. Certains vivent entre le neuf-centième et le millième étage, un autre au deux-cent-quarante-quatrième, une autre au trente-deuxième... Certains se connaissent, certains vont se rencontrer pendant les deux mois sur lesquels se déroule ce premier tome.

Critique:
Avant d'acheter ce livre, j'ai lu, entre autres, la chronique d'une personne qui était déçue que l'aspect futuriste du roman soit peu présent par rapport à l'aspect soap opera. Je comprends cette personne, mais j'ai été un peu surprise qu'elle déplore le côté soap opera, car la quatrième de couverture ne fait aucun mystère là-dessus. Pour moi, l'aspect futuriste était assez présent, même si, bien sûr, j'aurais apprécié qu'il le soit davantage. Il y a certaines choses que nous pouvons facilement imaginer, comme les intelligences artificielles développées, mais Katharine McGee a su me surprendre, par exemple avec les bulles flottantes dans lesquelles on peut boire.

Quant aux différents problèmes des adolescents, je me suis laissée prendre au jeu, et ai éprouvé de la sympathie pour certains personnages, de l'antipathie pour d'autres... J'ai compris les motivations de chacun, même lorsque je ne les approuvais pas. Je suis peut-être tordue ou sans coeur, mais je n'ai pas compris pourquoi Avery ne met pas son plan à exécution à la fin. Certes, quelque chose de terrible se passe, mais si elle faisait ce qu'elle souhaitai faire, les choses se passeraient comme elles se seraient déroulées si l'événement terrible n'était pas arrivé.

J'ai apprécié que l'autrice montre des personnages à la fois attachants et repoussants. J'en apprécie certains davantage, et en condamne d'autres davantage, mais chacun a quelque chose à se reprocher, et chacun peut être plaint.

Je trouve qu'il est dommage qu'il y ait eu un prologue inutile. C'est le genre que je déteste, car il raconte quelque chose, puis le chapitre 1 se passe tant de temps avant. S'il n'y avait pas eu ce prologue, le lecteur aurait été davantage surpris en lisant, à la fin du livre, les tenants et aboutissants de ce prologue qui ne fait que gâcher (quelque peu, certes) la lecture.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Harper Audio.

J'ai tenté ce livre d'abord parce que j'apprécie beaucoup le jeu de sa lectrice. Une fois de plus, elle n'a pas démérité.

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lundi, 22 novembre 2021

Haven Point, de Virginia Hume.

Haven Point

L'ouvrage:
Octobre 1944. Maren Larsen est infirmière au centre médical Walter Reed, à Washington DC. Un jour, son amie, Dorothy, infirmière également, lui présente le docteur Oliver Demarest. Oliver et Maren sont rapidement attirés l'un par l'autre.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Virginia Hume aborde certains thèmes de manière fine et juste: l'alcoolisme, l'adultère, le poids des rumeurs, l'amitié, le deuil, la manière dont on peut s'embourber dans de fausses croyances... Elle nous montre comme il est difficile de se forger son opinion quand on me parvient à percevoir que la surface des choses. Maren doit passer par des déconvenues avant d'accepter de montrer à son mari qu'elle a besoin de lui. Plus tard, c'est un terrible événement qui la forcera à voir au-delà des apparences que montrent les habitants de Haven Point. Certes, ils sont une communauté qui n'hésite pas à piétiner à coups de ragots, mais ils ne sont pas débordants de méchanceté et de sectarisme. La manière dont Maren évolue, puis celle dont Annie, skye, et Ben perçoivent Haven Point fait que le lecteur se demandera forcément s'il parvient toujours à être le plus objectif possible au vu d'une situation ou de personnes.

Annie n'a pas absolument tort quant à son ressenti concernant Haven Point, mais à l'inverse de Maren, elle n'a voulu voir qu'un côté des choses, et elle l'a amplifié. À travers Annie, Virginia Hume explore une autre facette de la culpabilité. Je ne sais d'ailleurs pas trop quoi penser d'Annie. Elle donne à la fois envie de la secouer et de la réconforter.

J'apprécie la façon dont la romancière aborde l'amitié. Maren a deux vraies amies, et celles-ci sont toujours là (Georgie davantage que Dorothy, mais uniquement à cause de la distance) lorsqu'elle a besoin d'elles. Le moment où Skye comprend la réelle raison de la visite de Georgie, alors que Maren est en train de raconter ce qui est arrivé en 1970, est très émouvant. Le récit de Maren l'est déjà beaucoup... Skye a également une amie sur laquelle elle peut compter, et qui, en plus, est très drôle: Adriane. Dès sa première rencontre avec Skye, elle m'a bien fait rire en expliquant à sa nouvelle amie que sa petite soeur avait une ennemie imaginaire.

La construction m'a dérangée, car elle n'est pas linéaire. Je reconnais que les événements de 1970 ne pouvaient pas être contés trop tôt, mais l'autrice aurait pu mettre davantage de chronologie dans son récit.

J'aimerais dire d'autres choses, donner des exemples plus concrets. Cependant, j'en dévoilerais trop. De ce fait, je me contente de recommander chaleureusement de lire «Haven Point».

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Macmillan.

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jeudi, 4 novembre 2021

Betty, de Tiffany McDaniel.

Betty

L'ouvrage:
Betty Carpenter nous raconte la vie de sa famille en commençant par la rencontre de ses parents, dans l'état de l'Ohio.

Critique:
Ce roman est beau, bouleversant, à la fois dur et enveloppé de douceur. La douceur vient du père de la narratrice. Il s'attache à montrer tous les jours à ses enfants à quel point il les aime. Il leur raconte des légendes de son peuple, ou des histoires qui expliquent pourquoi l'un d'eux a telle particularité. Les autres notes d'espoir viennent de l'univers enfantin décrit par Betty lorsqu'elle évoque ses premières années. La complicité entre les enfants, celle entre eux et leurs parents, tout cela occasionne des scènes drôles et tendres. Par exemple, le père s'efforçant de faire rêver ses enfants, s'appliquant à soigner les peurs de Lint en faisant semblant d'y croire, et d'avoir toujours le remède approprié. Je pense aussi à la remarque mignonne de Rustin concernant son déguisement pour Halloween.
Bien sûr, le bonheur familial ne peut s'étendre, tout au moins pour Betty, à l'école, où elle est en butte aux préjugés sources de racisme, tant de ses camarades que des adultes.

C'est à partir de ses neuf ans que Betty découvre les failles existantes dans sa famille, et que d'autres se créent. Je n'ai pas compris la façon de faire d'Alta, la mère de la narratrice. Certes, elle avait, quelque part, besoin de raconter son histoire à une autre femme en devenir, et peut-être même qu'il y avait une pointe de considération pour sa fille, car elle la mettait en garde contre ce qui pouvait lui arriver. Cependant, n'est-ce pas à son mari qu'elle aurait dû raconter cela avant même leur mariage? De plus, malgré sa détresse et sa souffrance, elle est inexcusable lorsqu'elle commet un acte barbare (en deux temps), car elle fait pâtir des innocents du mal dont elle a été victime. Des innocents qui, en plus de n'avoir fait aucun mal, n'ont absolument rien à voir avec cela. En outre, la scène est extrêmement éprouvante pour la narratrice... et le lecteur.

D'autres événements creusent le chemin du désespoir. Je ne peux même pas dire que l'autrice est terrible envers ses personnages, car d'après ce qu'elle dit en début d'ouvrage, le roman conte l'histoire de sa famille. Comme c'est un roman, certaines choses sont sûrement différentes de ce qu'elles furent en réalité. Cependant, il est évident que tous les éléments douloureux n'ont pas été inventés. J'aimerais savoir ce qui a été inventé et ce qui est arrivé.
Je dois dire que j'ai ressenti moins de compassion pour l'un des personnages qui a souffert que pour d'autres. En effet, ceux vers qui va vraiment mon empathie ont toujours fait de leur mieux, ont toujours su apporter le sourire dans le quotidien de la famille. L'autre personnage a souffert, certes, mais n'a pas tenté de s'en sortir. Il s'est focalisé sur une idée, et même quand il a mis autre chose en pratique, il ne jouait pas le jeu. Ce n'était, d'ailleurs, pas un personnage absolument aimable. Quant à la mère de la narratrice, elle a, à parts égales, déclenché mon empathie et ma répugnance.

Concernant des événements charnières, je me demande comment j'aurais réagi à la place de Betty. Concernant l'un d'eux, j'aurais, comme elle, ressenti de la culpabilité, et je ne sais pas si j'aurais pu m'en débarrasser. Quant à l'autre, je ne sais pas ce que j'aurais fait. Je ne peux pas affirmer que j'aurais fait ce qu'il aurait fallu, c'est-à-dire alerter Landon ou Alta dès la scène aperçue dans la grange...

Je ne suis pas sortie indemne de ce livre, et la chronique n'est pas facile à écrire, car j'aimerais parler plus en profondeur des éléments bouleversants et de certains personnages. Tiffany McDaniel nous montre la vie dans tout ce qu'elle peut avoir de déchirant, avec un réalisme qui ne laisse aucune place au larmoiement. Ça, c'est le lecteur (moi, en tout cas) qui s'en chargera.

Des personnages auxquels je me suis attachée, une histoire qui ne me quittera pas, un roman que je conseille.

Éditeur: Gallmeister.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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