jeudi, 15 avril 2021

Loup et les hommes, d'Emmanuelle Pirote.

L'ouvrage:
Dix-septième siècle. Lors d'une soirée chez une amie, Armand de Canilac croise une femme portant une bague. Cette bague ne peut être que celle de Loup, le frère d'Armand. Or, voilà vingt ans que Loup a été condamné aux galères. Si cette femme porte sa bague, pense Armand, c'est qu'elle l'a croisé. Il décide de l'interroger, car il souhaite retrouver Loup, afin de lui présenter ses excuses, car celui-ci a été arrêté après une dénonciation d'Armand.

Critique:
Ce roman fait partie de ceux dont j'ai commencé par penser qu'il ne me plairait pas, et que j'ai fini par tenter parce qu'il a été enregistré par une lectrice bénévole dont j'apprécie la lecture. Cette fois encore, je n'ai pas été déçue.

Au départ, j'avais peur que le lecteur découvre très rapidement que Loup était le très gentil garçon que son méchant frère avait fait arrêter. C'est cet aspect qui me rebutait. En fait, on découvre plutôt que tout est nuancé. Il n'y a pas un frère plus «méchant» que l'autre, même si j'ai eu du mal à apprécier Loup. Chacun a vécu des choses, fait des choix en fonction de son caractère et de ses inclinations... De plus, ce qui arrive entre ces deux personnages est loin d'être la seule intrigue du roman. Emmanuelle Pirotte tisse sa trame autour d'eux et d'autres, et leur fait vivre des péripéties qui les mettent à l'épreuve.
Parmi les autres personnages, j'ai beaucoup apprécié Valère, le valet d'Armand. Il est droit, sage, c'est une force tranquille.

Il n'y a pas de temps morts. L'autrice mélange le présent et les souvenirs des personnages, tout en alternant les points de vue. Tout cela est très bien fait.

Afin de retrouver la jeune femme, Armand se rend en Nouvelle France. C'est l'occasion pour la romancière d'évoquer des paysages, mais aussi les conséquences de la colonisation. Là encore, elle fait cela très bien, car elle s'attache à aborder plusieurs aspects des choses. S'il y a guerre avec es colons, certaines tribus d'indiens sont en guerre avec d'autres. Et puis les histoires personnelles de certains se mêlent à l'Histoire, et rien n'est figé. Tout comme des tribus acceptent d'intégrer certains blancs, Loup et Armand vont devoir tenter de se comprendre et de s'accepter l'un l'autre. Quant à Brune, elle fait un pari risqué...

Si, à la fin, tout est dit, je ne dirais pas non à une suite. C'est surtout que j'ai l'impression que la Nouvelle France manque à Armand, à la fin. Certes, si c'était réellement le cas, et s'il y avait une suite, cela poserait problème... En outre, j'aimerais bien voir ce que deviennent d'autres personnages. Malgré cela, je sais que l'autrice n'aurait pas matière à une suite. Je le regrette, mais je me console un peu en me disant que dans une éventuelle suite, elle ferait peut-être des choix qui me déplairaient.

Éditeur: le Cherche-Midi.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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31 lectures

jeudi, 25 mars 2021

Tout le bleu du ciel, de Mélissa da Costa.

Tout le bleu du ciel

L'ouvrage:
Émile a vingt-six ans. Il souffre d'un Alzheimer précoce. Il lui reste, au mieux, deux ans à vivre. Il ne veut pas que sa famille et ses amis souffrent en le voyant s'étioler. Il ne veut pas finir sa vie dans un hôpital. Alors, il passe une petite annonce: il souhaite voyager, et être accompagné. Une jeune femme, Joanne, lui répond, et part avec lui en camping-car sans lui poser de questions sur sa maladie. Elle lui laisse choisir l'itinéraire, est taciturne...

Critique:
Si je n'avais pas déjà lu «Les lendemains», j'aurais certainement ignoré «Tout le bleu du ciel», car je déteste les romans où on sait dès le départ que le personnage principal est condamné par une maladie. Ayant aimé «Les lendemains» malgré les thèmes délicats qu'il aborde, je me devais de tenter «Tout le bleu du ciel». Ce roman m'a plu, même si je déteste toujours les livres où on sait dès le départ que le personnage principal est en sursis.

Le lecteur se doute très vite que Joanne est une cabossée de la vie, et que ce départ est comme une fuite pour elle. On apprend son histoire petit à petit, au gré des souvenirs qu'elle partage. Quant à Émile, son présent est teinté de retours en arrière qui font qu'il réfléchit à son passé. Comme dans tout roman, il y a des personnages que le lecteur apprécie davantage que d'autres. Quant à moi, je n'ai trouvé aucun côté positif à Laura. Quant à Léon, j'ai l'impression qu'il n'a pas compris tous les torts qu'il a eus.
Émile et Joanne sont, à l'instar de l'héroïne de «Les lendemains», obligés de composer avec une terrible situation. L'autrice jalonne la route de ses personnages d'agréables rencontres. Cela est réconfortant, surtout pour quelqu'un comme moi qui pense que beaucoup d'êtres humains ne valent pas la peine. Je dois reconnaître que des personnes comme celles dépeintes par Mélissa da Costa existent également. D'ailleurs, elle ne montre pas uniquement de gentilles gens. Il n'y a qu'à voir le passé de nos héros.

Au fil des expériences qu'elle décrit, et des citations recueillies par Joanne et son père, la romancière s'efforce de montrer à son lecteur qu'il faut prendre la vie du bon côté, ou tout au moins, qu'il ne faut pas se laisser submerger par les coups durs qu'on subit. Être triste et ressasser ses pertes, c'est gaspiller son temps et son énergie, je le sais, et je suis d'accord avec Mélissa da Costa, même si ce sage précepte n'est pas toujours simple à appliquer. Je lui adresserai quand même une petite critique. Par l'intermédiaire de Joanne, elle fait très souvent référence à «L'alchimiste», de Paulo Coelho. C'est le livre préféré de notre héroïne. Je peux comprendre pourquoi, seulement, j'en veux à Paulo Coelho concernant ce roman, et j'ai la rancune extrêmement tenace. Quand «L'alchimiste» est sorti, tout le monde en a parlé, tout le monde l'a encensé. Je l'ai donc lu. Quelle ne fut pas ma rage lorsque j'ai découvert que l'auteur bénéficiait d'un triomphe qu'il ne méritait pas! En effet, cette histoire, il ne l'a absolument pas inventée. Elle vient d'une légende. Certes, il y a ajouté des choses pour en faire un petit roman, mais je n'ai lu nulle part qu'il disait qu'il s'était inspiré d'une légende qu'il avait rallongée. Il l'aurait dit, je lui en aurais peut-être moins voulu. C'est du propre de prôner la sagesse et la bonté, et de piller une légende sans citer sa source. Les sources sont citées sur Wikipédia, mais ce n'est pas écrit en début ou en fin de roman (en tout cas pas dans les versions que j'ai eues entre les mains) ce qui fait que je l'ai découvert en lisant le roman, parce que je connaissais la légende.

Le livre est long, mais l'intrigue ne souffre d'aucun temps mort. Quand j'ai vu que la fin approchait, j'ai pensé que finalement, le roman n'était pas assez long. J'aurais bien passé davantage de temps avec les personnages.

Je ne sais pas du tout ce que j'aurais fait à la place de Joanne, mais je pense qu'elle a agi au mieux, car elle est parvenue à respecter à la fois la volonté d'Émile et sa famille, alors que cela semblait être impossible.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bruno Meyère.

Je ne connaissais pas du tout ce comédien. J'ai apprécié sa lecture. Il ne tombe jamais dans le larmoyant, ce qui aurait gâché le roman. Il adopte toujours le ton adéquat. Pour les rôles féminins, il modifie un peu sa voix, mais il n'exagère pas, ce qui fait que son jeu reste naturel. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir.

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168 lectures

lundi, 15 mars 2021

Chasing Augustus, de Kimberly Newton Fusco.

Chasing Augustus

L'ouvrage:
Rosie vit avec son grand-père. Sa mère s'en est allée. Son père, qui tenait un magasin de beignets, a eu une crise cardiaque, et est à l'hôpital. Avant de partir, la mère de Rosie s'est débarrassée d'Augustus, le chien de l'enfant. Elle l'a fait adopter en cachette. Elle a fait cela car elle compte revenir chercher sa fille, et ne tient pas à ce que celle-ci souhaite emmener son chien. Seulement, l'enfant de se remet pas de l'absence d'Augustus. Elle le cherche partout, et à chaque coup de téléphone qu'elle reçoit de sa mère, elle demande qui a emmené son chien.

Critique:
Ayant aimé les deux autres romans de Kimberly Newton Fusco, j'ai été ravie de pouvoir lire «Chasing Augustus». Même si j'ai retrouvé des ingrédients que l'autrice utilise savamment, une chose m'a agacée. Les héroïnes de cette romancière ont un fort caractère, et ne s'en laissent pas conter. Si c'est le cas de Rosie, elle est également cruelle, injuste, et capricieuse. Au départ, je trouvais très bien qu'elle soit opiniâtre, et tienne absolument à retrouver Augustus qu'elle aime sincèrement. Cependant, son comportement envers Felipe m'a déçue. Elle le rudoie, lui fait la morale quant à la façon dont doit se comporter un ami alors qu'elle-même est inamicale, elle ne fait que l'utiliser, ne tient jamais compte de ses sentiments... Rosie se montre également peste envers Cynthia, mais je ne lui ai pas tenu rigueur de cela, car Cynthia est vraiment très pénible. En revanche, le pauvre Felipe ne méritait pas un tel traitement. Notre héroïne le comprend quelque peu lorsqu'elle est forcée d'assister à une déplaisante scène, mais elle ne se remet pas assez en question à ce sujet.
D'autre part, sa quête lui montre certaines choses sous un autre angle, et elle comprend que ses sentiments ne sont pas les seuls dont elle doit tenir compte.

Rosie est complexe, et pas toujours attachante, mais il ne faut pas perdre de vue que sa mère est absolument détestable. Quand Rosie agit mal envers Felipe, elle a (à la rigueur) l'excuse de l'inexpérience, sa mère n'en a aucune. Je ne comprends même pas pourquoi elle souhaite récupérer sa fille, étant donné qu'elle refuse de l'écouter, de tenter de la comprendre, et de ce fait, de l'aimer. Il est assez déroutant de voir une mère se comporter ainsi. C'est ce qui fait que Rosie a, à mes yeux, quelques circonstances atténuantes.

À travers ses personnages et ce qui leur arrive, Kimberly Newton Fusco montre, encore une fois, qu'il est important de prendre les autres (hommes ou animaux) en compte, de les écouter.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Karissa Vacker pour les éditions Tantor Media.

J'ai lu peu de livres enregistrés par Karissa Vacker. J'apprécie sa voix et son jeu naturel. Ici, elle parvient très bien à entrer dans la peau de Rosie. Elle joue les fillettes sans trop en faire, et rend très bien les émotions de l'enfant et des autres personnages.

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153 lectures

lundi, 1 mars 2021

The last confession of Autumn Casterly, de Meredith Tate.

The last confession of Autumn Casterly

L'ouvrage:
Autumn Casterly a dix-huit ans. Depuis plusieurs années, elle s'est éloignée (moralement) de sa famille. Elle est devenue dealeuse pour gagner le plus d'argent possible afin de quitter la ville. Ce vendredi-là, Autumn ne rentre pas chez elle. Elle est coutumière du fait, mais ce jour-là, sa soeur, Ivy, s'inquiète...

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Le lecteur comprend très vite que sous la peste qu'est devenue Autumn, se cache l'adolescente qu'on n'a pas voulu comprendre. Seulement, on ne sait pas tout de suite ce qui est arrivé. On a quelques indices dont un élément qui a joué un rôle déterminant, mais pendant assez longtemps, il manque un morceau. Meredith Tate est habile, car tout ce qui est exposé au départ aurait pu être suffisant pour expliquer la défiance d'Autumn. Bien sûr, cela aurait été peu crédible, mais cela serait passé. La romancière expose ensuite quelque chose qui explique tout, quelque chose qu'un lecteur plus futé devinera peut-être au gré des indices donnés avant la révélation. Je ne peux pas trop en dire, mais malheureusement, cela doit se retrouver trop souvent dans la vie...

Il est un peu gros qu'Ivy remue ciel et terre pour retrouver sa soeur, étant donné que celle-ci ne lui parle que pour lui dire des méchancetés, et qu'il est vraisemblable qu'elle a seulement décidé de ne pas rentrer chez elle ce week-end-là. L'autrice explique la chose par la manière dont Autumn gère la situation (si je puis le tourner ainsi). De plus, Meredith Tate ne tente pas de faire croire au lecteur qu'il est tout à fait normal qu'Ivy parte soudain en croisade pour retrouver sa soeur. Les amis d'Ivy eux-mêmes sont étonnés, et le lui font remarquer.

Ivy est un personnage attachant. Elle surprend, car elle est à la fois bien et mal dans sa peau. En effet, les messages dépréciateurs que lui envoie sa soeur portent leurs fruits, puisque Ivy pense qu'elle ne vaut pas la peine, mais d'un autre côté, elle n'a aucun complexe quant à son poids, ce qui est sympathique. La quête qu'elle entreprend ce week-end-là va l'obliger à se prouver qu'elle est forte moralement, et qu'elle sait appréhender les choses.

Ce roman fait partie de ceux dont j'aurais aimé qu'il y ait des chapitres supplémentaires après la résolution de l'énigme. Tout est dit, rien n'est bâclé, mais j'aurais voulu voir certains personnages reconstruisant quelque chose... Je pense que je suis la seule. ;-)

Malgré la tension presque constante, l'écrivain glisse de petites notes humoristiques. L'une d'elles m'a particulièrement amusée, d'abord parce qu'Autumn se joint au rire général (malheureusement, personne ne le sait), mais aussi parce que je pense à ce genre de plaisanteries depuis l'apparition de l'intelligence artificielle d'Amazon. J'imagine que beaucoup de personnes ont dû en faire les frais, et même si cela m'a fait rire dans le roman, j'imagine que cela doit être très désagréable quand on en est la cible.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emma Galvin et Phoebe Strole pour les éditions Listening Library.

J'ai longtemps hésité à acheter ce livre, car je trouvais, en écoutant l'extrait proposé sur Audible, qu'Emma Galvin avait une lecture «brusque», une lecture «de brute». ;-) Comme le livre m'intéressait, j'ai laissé reposer mon cerveau après ma première impression, et ai réécouté l'extrait. À la deuxième écoute, j'ai pensé que je pourrais peut-être faire avec ce jeu. Maintenant que j'ai fini le livre, je sais que je peux entendre Emma Galvin à nouveau. Son jeu est naturel. Elle n'exagère rien, et n'est pas monotone.
Quant à Phoebe Strole, elle fait partie de mes comédiens favoris, et ici, elle n'a pas démérité.

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218 lectures

lundi, 8 février 2021

This magnificent dappled sea, de David Biro.

This magnificent dappled sea

L'ouvrage:
1992, village de l'Italie du Nord. LucaTaviano, neuf ans, doit être hospitalisé à la suite d'un rhume qui semble ne pas passer. Après examens, on découvre qu'il a une leucémie. Le traitement ne fonctionnant pas, et l'oncologue jugeant qu'il n'y a plus rien à faire, une infirmière (Nina Vocelli) devenue amie avec le petit garçon, soumet son cas à un professeur frayant avec des méthodes plus avancées. Il s'avère que Luca a besoin d'une greffe de moelle. On lui trouve même un donneur compatible en peu de temps. Seulement, celui-ci n'a aucun lien avec l'enfant: c'est un rabbin new-yorkais. Cette découverte plonge Nina et la grand-mère de Luca dans un abîme de perplexité.

Critique:
Ce roman m'a plu. Au départ, j'ai craint que l'auteur en fasse trop concernant la seconde guerre mondiale (le résumé précise que les événements de 1992 forcent certains personnages à se remémorer cette époque), mais il n'en est rien. Je suis donc contente d'avoir combattu ma petite appréhension.

Si l'énigme concernant les origines de Luca est intéressante, pour moi, ce n'est pas le côté le plus attirant du roman. J'imagine d'ailleurs que certains lecteurs, à l'instar de Luca, seront un peu frustrés de la manière dont se termine cette quête. Cela n'a pas été mon cas, parce que ce qu'a fait David Biro est crédible. S'il avait pris une autre direction (celle souhaitée par Luca), cela aurait aussi été crédible, mais un peu moins. À mon avis, cette «énigme» met plutôt en garde contre les non-dits, les malentendus et le climat sournois qu'ils peuvent engendrer. À cause de cela, le grand-père de Luca (Giovanni) a passé plus de quarante ans à se tourmenter. Raconter les événements, ne serait-ce qu'à sa femme, aurait sûrement été une meilleure manière d'agir. Bien sûr, il avait ses raisons pour ne pas parler, mais à mes yeux, elles n'étaient pas valables. Certes, pour une personne qui n'est pas impliquée, c'est toujours plus facile de penser qu'il vaut mieux dire toute la vérité. Heureusement pour moi, je n'ai jamais été dans ce genre de positions. J'espère que si cela m'arrivait, je ferais ce que je prône aujourd'hui.

Au début, je n'aimais pas trop Sarah. Je la trouvais trop repliée sur elle-même. Son besoin de retourner dans sa communauté me faisait frémir, car cela me la faisait penser sectaire. Ensuite, je trouvais que sa haine de l'Italie en faisait quelqu'un de borné, sans esprit critique. Qu'une atrocité soit arrivée à la famille de Sarah en Italie ne peut être une raison valable pour elle de détester le pays en question, même si je comprenais que lorsque de forts sentiments sont en jeu, la neutralité de l'esprit critique n'est pas toujours possible. J'approuvais davantage Sarah lorsqu'elle souhaitait que le pacte entre Joseph et elle soit toujours respecté.
Sarah et Giovanni sont des personnages complexes dont il est intéressant de réfléchir aux motivations.

J'ai apprécié Nina. Heureusement, l'auteur a pris soin de ne pas la rendre parfaite. Par exemple, elle aurait dû parler plus tôt à Luca concernant Giovanni, cela aurait évité que le garçonnet soit tourmenté pendant un certain temps après les révélations de Samuel. Mais cela, Nina l'ignorait. Elle a fait de son mieux pour que Luca souffre le moins possible.
J'ai quelque peu désapprouvé la relation amoureuse de l'infirmière. Je me disais que le personnage n'était pas fiable. À vous de voir si j'ai raison. ;-)

Un livre qui fait réfléchir quant à la portée de nos actes.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Brilliance audio.

Cassandra Campbell fait partie de mes comédiens favoris. Si j'ai autant apprécié son jeu que d'habitude, j'ai détesté qu'elle prenne un semi accent italien pour les personnages italiens. Ce n'est pas seulement parce que lorsque je lis dans une langue, j'ai horreur qu'on prenne des accents d'autres langues. Après tout, si le personnage a un accent, je comprends que le comédien le fasse, même si cela me déplaît. Ici, cet accent est un contresens. En effet, nous sommes dans le même schéma que dans «Under darkening skies», de Ray Kingfisher (sauf que dans ce roman, c'était le norvégien): les personnages sont italiens, et ils parlent italien entre eux. Le livre est écrit en anglais, donc conventionnellement, les paroles des personnages italiens sont écrites en anglais. Il ne faut donc pas faire d'accent puisqu'ils parlent leur langue. S'ils parlaient anglais, et si l'auteur précisait qu'ils ont un accent italien en parlant anglais, il faudrait peut-être le faire. Par exemple, dans le roman, c'est le cas quand Nina s'adresse à Joseph, et encore, il n'est dit nulle part qu'elle parle anglais avec un accent italien. Ce n'est pas la première fois que je trouve ce contresens dans un roman anglophone, et c'est extrêmement casse-pieds!!!

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