jeudi, 26 novembre 2020

Moxie, de Jennifer Mathieu.

L'ouvrage:
Petite ville du Texas. Vivian Carter vit avec sa mère, et rend très souvent visite à ses grands-parents. Au lycée, elle fait partie d'une petite bande de filles calmes. Elle-même est sage et obéissante. Cela ne l'empêche pas de remarquer les injustices qui ont cours dans l'enceinte de l'établissement. Beaucoup découlent du fait que le fils du proviseur est élève dans ce lycée, est membre de l'équipe de football, et est absolument détestable... Après un incident de trop et quelques minutes à rêver devant les vestiges de la jeunesse de sa mère, Vivian décide de prendre les choses en main.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai apprécié que l'autrice montre une adolescente plutôt timide et gentille décidant de tenter de mettre fin aux injustices de son lycée de manière réfléchie. Bien sûr, Jennifer Mathieu n'oublie pas de montrer des points de vue nuancés. Vivian elle-même ne croit pas que ses actions vont tout changer en un clin d'oeil, mais elle essaie. Claudia peut paraître un peu agaçante au début, mais il est facile de comprendre qu'elle ait peur. Son but est de ne pas se faire remarquer. Bien sûr, au départ, on pourrait croire qu'elle n'est qu'un mouton, voire pire, car elle et Vivian ne peuvent pas trop parler du sujet sans se rapprocher de la dispute... Seth est rapidement sympathique au lecteur, du fait de ce qu'il fait après le premier numéro de Moxie.
À travers ce que vit Vivian, la romancière montre aussi que beaucoup de personnes ne savent pas faire preuve d'empathie. Il faut que certaines subissent quelque chose pour commencer à comprendre, et à adhérer au mouvement de révolte. Tout cela est très bien cerné, bien exprimé, bien analysé.

La manière de protester de Vivian (et donc de ceux qui la suivent) m'a toujours paru réfléchie, car ce n'était pas de la violence ou de la méchanceté gratuite. Ce qu'appelle à faire la jeune fille dans le deuxième numéro de Moxie donne même lieu à des scènes assez drôles.
Outre les particularités du lycée décrit ici, Jennifer Mathieu évoque le racisme. Elle fait cela sans utiliser de gros sabots. Certaines filles énoncent les faits, et les autres doivent convenir qu'elles ont raison.

La romancière aborde avec finesse les thèmes de la famille, de l'amitié, de la tolérance. Notre héroïne connaît aussi ses premiers émois amoureux, et là encore, le thème est bien évoqué.

Souhaitant savoir si d'autres romans de Jennifer Mathieu existaient en audio (je les aurais lus en anglais) je suis allée sur Audible.fr. Ne connaissant pas la comédienne qui a enregistré la version originale de «Moxie», j'ai écouté l'extrait proposé. Et c'est là que je suis tombée sur une mal traduction. Dans le chapitre 1, lorsque Mitchell fait son petit numéro, il dit à Lucy: «Va faire la vaisselle.» Ensuite, Vivian le raconte à Claudia, et celle-ci devine tout de suite ce que Mitchell a dit, car apparemment, c'est une de ses répliques fétiches. Dans la version originale, c'est «Make me a sandwich.» Pourquoi la traductrice n'a-t-elle pas transposé en «Va me faire un sandwich.»?

Éditeur: Milan.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

J'ai découvert ce roman parce qu'il a été enregistré par cette lectrice dont j'apprécie beaucoup les interprétations. Ici, son jeu m'a paru tout aussi naturel que d'habitude. Comme je pinaille, je regrette qu'elle ait prononcé Claodia pour Claudia, et (presque toujours) «Moxie» comme on prononce en anglais «boat» ou «goat».

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lundi, 23 novembre 2020

The mermaid, de Christina Henry.

L'ouvrage:
Un jour, Jack, un pêcheur qui vit seul dans un petit village, trouve une sirène dans ses filets. Il la relâche. Elle a le temps de lire la tristesse de l'homme dans ses yeux: tristesse ce vivre seul, de ne pouvoir la convaincre de rester avec lui... Les yeux du pêcheur ne la laissent pas tranquille. Alors, elle décide d'aller le retrouver.

Critique:
Ce livre m'a beaucoup plu. J'ai pourtant commencé par m'en méfier. Heureusement, des avis ont répondu à mes interrogations: ce n'est pas une réécriture de «La petite sirène», il n'y a pas d'incohérences... La première partie est comme un joli conte. Ensuite, l'ambiance change. J'ai trouvé l'autrice très forte, car elle a naturellement introduit un élément fantastique (la sirène, Amelia) dans un décor réaliste, et rien ne détone. De plus, l'intrigue est sans temps morts.

Amelia est très attachante. Ses actes et ses propos démontrent l'importance de la tolérance. Lorsqu'elle se dispute avec Elie à propos des missionnaires, et qu'il ne veut pas comprendre son point de vue, j'ai été choquée. Certes, Elie a été éduqué d'une certaine manière, mais au long du livre, on voit que c'est quelqu'un qui ne souhaite de mal à personne, et qui réfléchit. De ce fait, malgré son éducation et les idées de la société de son temps, pourquoi ne réfléchit-il pas sérieusement aux propos d'Amelia concernant la tolérance vis-à-vis de ce qui est différent? Surtout qu'il a bien vu la manière dont était traitée la sirène à cause de sa différence. En effet, outre ce que dit Amelia, les réactions des uns et des autres montrent la bêtise des gens. Le personnage le plus sympathique (et le plus futé, à mon avis), est Carolina. La fillette est amusante, ose tenir tête à son père lorsque c'est nécessaire, et c'est elle qui a la meilleure idée quand les choses semblent perdues.

Dans une note en fin d'ouvrage, Christina Henry précise que si P. T. Barnum a réellement existé, elle n'est pas sûre qu'il ait été tel qu'elle l'a décrit. Elle a décrit l'homme dont elle avait besoin pour son roman. Il est malheureusement (mais heureusement pour la cohérence) très réaliste.
Je ne sais pas trop quoi penser de Charity. Il est logique qu'elle commence par ne pas croire qu'Amelia est une véritable sirène. Ensuite, elle ne s'en laisse pas conter par son mari. Certes, mais j'ai passé tout le livre à me demander ce qu'elle faisait avec un crétin pareil! Elle explique comment les choses ont commencé, mais c'est quand même surprenant.

Un roman avec lequel j'ai passé un bon moment. Il est à découvrir.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Penguin Random House Audio.

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204 lectures

jeudi, 19 novembre 2020

Abigaël, de Magda Szabó.

L'ouvrage:
1943. Gina vit à Budapest avec son père (général) et sa gouvernante. Elle passe des après-midis festifs chez sa tante, son père et elle s'adorent, sa gouvernante l'éduque et lui fait découvrir les arts. Cette vie que chérit l'enfant prend brutalement fin lorsque son père décide qu'elle ira dans un pensionnat pour jeunes filles: Matula...

Critique:
Récemment, j'ai lu (en cherchant quelque chose concernant Magda Szabó) que «Le faon» critiquait le régime en place à l'époque où il a été écrit. N'ayant vu aucune critique du pouvoir dans ce roman, l'ayant apparemment lu au premier niveau, je me dis que j'ai dû rater beaucoup de choses dans les écrits de Magda Szabó. J'ai apprécié tous les livres d'elle que j'ai lus, mais je présente mes excuses à ceux qui verraient une hérésie dans mes chroniques, car je parle toujours du roman, sans creuser... Il en ira de même pour «Abigaël».

La quatrième de couverture en dit trop. Le récit m'ayant beaucoup plu, en savoir un peu trop ne m'a pas gênée, mais je conseille quand même de ne pas lire la quatrième de couverture jusqu'au bout.
«Abigaël» est d'abord l'histoire d'une jeune fille que la vie force à grandir trop vite. Entre ce qu'elle vit à Matula (surtout au début) et ce que son père se voit contraint de lui apprendre, les leçons sont rudes, mais portent leurs fruits. Elles ne mettent pas la jeune héroïne à terre: celle-ci apprend à composer avec.

J'ai été un peu étonnée de la violence d'un élément qui arrive dans les premiers chapitres, et se prolonge jusqu'à l'alerte aérienne. Je ne peux pas dire quel est cet élément, car je souhaite en dévoiler le moins possible. En y réfléchissant, je comprends qu'il ait pu être si excessif: l'effet de groupe, le sentiment que la trahison est immense, le besoin de s'unir contre cette trahison... De plus, ce genre de choses peut avoir facilement lieu entre des enfants, ceux-ci savent être très cruels.
Peut-être faut-il aussi y voir quelque chose qui critique un aspect du pouvoir de l'époque... Le livre se déroule pendant la guerre: peut-être l'autrice veut-elle montrer que la guerre est stupide, et n'engendre que souffrance... Mais ça, messieurs et mesdames tout le monde le savent très bien.

Au long de l'histoire, un mystère plane. Le lecteur trouve très vite qui est la clé de ce mystère. Je trouve un peu dommage que l'autrice fasse tant d'appels du pied pour qu'on le devine, mais au moins, je n'ai pas eu envie de relire le roman pour collecter les indices: je les rassemblais pendant ma première lecture. Gina n'est pas plus bête qu'une autre, et s'est obstinée à ne pas vouloir le deviner, à ne pas vouloir voir au-delà des apparences. Certes, si j'avais été impliquée comme elle, j'aurais peut-être été dupée.

Par petites touches, avec sobriété, Magda Szabó évoque la résistance. Sa façon de faire m'a plu.

À certains moments, de petits apartés de l'autrice donnent certaines indications quant à la vie de Gina après le pensionnat. Cela fait qu'on peut reconstituer certaines choses, notamment concernant le mystère, mais j'aurais aimé des chapitres supplémentaires avec davantage de précisions. Je reconnais qu'il n'y en a pas besoin, mais même si tout est dit, je trouve que certains éléments sont très rapides. Ça doit surtout tenir au fait que le livre m'a beaucoup plu, et que je souhaitais que le plaisir se prolongeât. ;-)

Éditeur: Viviane Hamy.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

Martine Moinat fait partie des lecteurs que je retrouve avec plaisir. J'aime beaucoup sa lecture, et en plus, elle m'a fait découvrir des livres vers lesquels je ne serais pas allée. Quand je pense à Magda Szabó, je l'associe toujours à Martine Moinat, car sur les six écrits (en comptant «Abigaël») de cette autrice que j'ai lus, quatre sont enregistrés par cette lectrice.
Ici, j'ai constaté que Martine Moinat ne faisait pas comme la plupart des gens, qui, à mon avis, se trompent, et prononçait «moeurs» sans dire le «s». Comme je l'ai déjà dit dans je ne sais plus quelle chronique, je n'ai jamais eu de cours sur la prononciation de ce mot, j'ai toujours entendu les gens dire «moeurse», et j'ai présumé que cela se prononçait comme ça. Et puis, un jour, j'ai réfléchi (enfin!) et je me suis dit qu'après tout, on ne disait pas «les soeurse» ou «les coeurse», donc pourquoi dire «moeurse»? Maintenant, je fais attention à la manière dont les gens (et surtout les comédiens et les lecteurs bénévoles) disent «moeurs», ainsi que «s'égailler», «gageur», et «dégingandé», mots sur lesquels certains se trompent. ;-) Comme j'aime beaucoup la lecture de Martine Moinat, je suis contente qu'elle prononce «moeurs» comme je pense que cela doit se prononcer.

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lundi, 12 octobre 2020

Captive, de Margaret Atwood.

Captive

L'ouvrage:
En 1843, Grace Marks, seize ans, a été arrêtée pour complicité dans deux meurtres. Lors de son procès puis de son emprisonnement, elle a plusieurs fois changé sa version des faits, a dit être amnésique, a eu des phases pendant lesquelles on la croyait folle... Le docteur Simon Jordan, spécialiste dans l'étude des maladies mentales, souhaite découvrir la vérité. C'est ainsi qu'il a de longs entretiens avec la prisonnière, et lui fait raconter son histoire.

Critique:
Le synopsis de ce roman m'a tout de suite tentée, et j'en attendais peut-être trop. J'ai d'abord eu du mal à y entrer. Cela a commencé à m'intéresser à partir du moment où Grace raconte son histoire (vers le chapitre 12 sur 53). De plus, j'ai été très agacée par le fait que l'autrice nous conte aussi la vie de Simon. Je ne voulais connaître que l'histoire de Grace, et les déboires de Simon (que sa mère veut marier, et qui se rapproche de sa propriétaire) m'ont cassé les pieds. Cela m'a étonnée de moi, car habituellement, j'aime que les auteurs ne nous montrent pas les personnages comme les policiers, les avocats ou les médecins uniquement absorbés par leur travail, comme s'ils n'avaient aucune vie en dehors. Je pense que dès le départ, j'ai trouvé Simon terne, et que de ce fait, sa vie ne m'intéressait pas. En outre, l'histoire de Grace était plus attrayante.

La romancière s'étant basée sur des faits réels, elle ne peut pas nous en dire davantage que ce qui s'est passé. Voilà pourquoi nous ne pouvons être sûrs de la culpabilité ou de l'innocence de Grace. Là où Margaret Atwood a parfaitement réussi, selon moi, c'est dans sa «création» de ce que la jeune femme raconte à Simon, de ce qu'elle pense (certains chapitres sont narrés par elle), dans ce qu'elle ressent. Le personnage est convaincant, et le lecteur a envie d'y croire. Quant à moi, j'en ai eu d'autant plus envie que seul son récit m'intéressait. Je ne sais pas trop quoi penser de la séance d'hypnose à laquelle elle est soumise. Je m'y connais trop peu pour savoir si elle a pu être «possédée» le temps de cette séance, si elle a pu feindre, etc. Je n'en ai donc pas vraiment tenu compte. Certes, cela m'arrangeait, car je souhaitais croire tout ce qu'elle racontait à Simon.

À la fin, l'héroïne nous conforte dans l'impression qu'il faut se méfier de tous, que rien n'est simple. En effet, l'avidité et la délectation de Jim à entendre les terribles moments de la vie de Grace sont dérangeantes. De plus, la narratrice laisse entendre que Simon était un peu comme ça. Peut-être exagère-t-elle, mais Simon lui-même était un peu ambigu quant à ce qu'il ressentait.

Service presse des éditions Audible Studio, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Élodie Huber.

Il m'a plu de retrouver cette comédienne dont j'aime beaucoup le jeu. Fidèle à elle-même, Élodie Huber a joué sans surjouer. En bonne pinailleuse, je regrette qu'elle ait prononcé Saïmone pour Simon. De plus, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de trop longs blancs. Certains sont entre les chapitres, ce qui est normal, mais certains sont à l'intérieur d'un chapitre entre deux phrases de la même scène. De toute façon, pour une allergique aux silences comme moi, ils sont tous trop longs. ;-)

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jeudi, 17 septembre 2020

Et Nietzsche a pleuré, d'Irvin Yalom.

Et Nietzsche a pleuré

L'ouvrage:
Octobre 1882. Le docteur Josef Breuer est abordé par une certaine Lou Salomé. Elle lui explique qu'elle a entendu parler de son expérience: il aurait guéri une patiente en lui faisant exprimer des émotions dues à des traumatismes. Lou Salomé souhaite que Breuer exerce cette «cure par la parole» sur Friedrich Nietzsche. Seulement, celui-ci ne veut plus entendre parler de Lou, et ne veut pas parler de ses états d'âme. Breuer devra donc le soigner... à son insu.

Critique:
Après avoir lu le roman, je suis allée chercher l'orthographe de certains noms sur la quatrième de couverture. J'en ai profité, étant sur Audible, pour regarder s'il y avait des avis. Il n'y en avait qu'un disant que le livre était trop lent, et que la personne avait préféré «Le problème Spinoza». N'étant pas du tout attirée par ce dernier livre, cela ne m'a pas donné davantage envie de le lire, car je n'ai pas trouvé «Et Nietzsche a pleuré» trop lent. Je comprends qu'on puisse avoir l'impression de piétiner, car Nietzsche est très difficile à convaincre. Il ne souhaite évoquer que ses migraines, et tient à garder son désespoir pour lui, afin de s'en repaître, et de s'en désespérer davantage. Je n'ai pas trouvé les approches de Breuer et les repliements de Nietzsche pénibles, parce que j'ai trouvé tout cela très réaliste. Sans me complaire dans un immense désespoir, je sais ce que c'est de traîner des casseroles, et de ne pouvoir s'en débarrasser. De plus, les approches et les refus sont agrémentés de discussions intéressantes. En parallèle, nous découvrons la vie de Breuer: sa famille, son amitié avec Freud, sa pratique de la médecine, et... son obsession... C'est en se penchant sur sa propre vie que Breuer a l'idée qui déclenchera, espère-t-il, l'envie de Nietzsche de parler de son désespoir. Cette idée m'a plu, ainsi que ce qui en découle. Je pense quand même qu'il aurait fallu davantage de séances pour guérir Breuer de son obsession. De plus, si ce qu'il «voit» le «douche», il est étrange qu'il n'ait pas pensé que cette «vision» était peut-être fausse, puisqu'elle n'était que le fruit de son imagination. C'est ce que son inconscient (si j'ose dire) a créé pour le détourner de son obsession. Ensuite, la manière dont Breuer utilise cela pour soulager Nietzsche est bien plus réaliste, car ce qu'il raconte a eu lieu (en tout cas, dans le roman).
Nietzsche et Breuer, tels que les a imaginés Irvin Yalom, sont très intéressants, car ils sont complexes.

En fin d'ouvrage, l'auteur explique ce qui, dans son roman, est vrai, et ce qui est inventé. Je ne connais pas les idées de Nietzsche, et avant de lire ce roman, je ne connaissais pas du tout Josef Breuer, mais selon ce que dit Irvin Yalom, tout semble cohérent. J'ai bien aimé l'idée que ce qu'il a imaginé ait failli arriver, et qu'il n'ait su cela qu'après avoir écrit le livre. :-)

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bernard Gabay.

Je retrouve toujours Bernard Gabay avec plaisir, car j'apprécie beaucoup son jeu. Ici, il n'a pas démérité. Il joue toujours les sentiments des personnages avec justesse, sans trop de sobriété ni d'exagération, il ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles féminins... Je ne peux qu'écrire à nouveau que j'espère qu'il enregistrera beaucoup d'autres livres qui me tenteront.

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