lundi, 21 juin 2021

Wintergirls, de Laurie Halse Anderson.

L'ouvrage:
Lia et Cassie ont été meilleures amies pendant plusieurs années. Soudain, Cassie a brisé leur amitié, rejetant Lia. Plusieurs mois plus tard, un soir, Cassie a téléphoné à son ancienne amie. Celle-ci n'a pas répondu. Ce soir-là, Cassie a été retrouvée morte dans une chambre d'hôtel. Lia se sent coupable de n'avoir pas répondu au téléphone. C'est loin d'être son seul problème...

Critique:
Ce roman m'a plu. Certaines choses sont très frustrantes, mais je pense que,justement, l'autrice est très réaliste. Par exemple, Lia et ses parents ne parviennent pas à communiquer. La jeune fille, au plus noir de ses colères, leur balance de petits indices quant à son mal être, mais ils ne sont pas assez habiles pour les attraper. C'est frustrant, mais c'est compréhensible. Quand on est impliqué émotionnellement, on a parfois du mal à faire la part des choses, à réfléchir, et analyser calmement la situation.

La plupart du temps, Lia ne fait rien pour s'expliquer, pour tenter de se faire comprendre. Elle pense que ses parents (surtout sa mère) se moquent complètement de son bien-être. De ce fait, elle s'enfonce dans l'autodestruction, et s'y complaît. Je savais qu'elle souffrait, mais je ne pouvais m'empêcher de lui en vouloir. Je sais pourtant que les personnes souffrant du même mal que Lia se comportent exactement comme elle: elles font tout ce qu'elles peuvent pour aller le plus mal possible, tout en appelant (de manière difficile à déchiffrer) leurs proches à l'aide. Et si les proches ne parviennent pas à faire ce qu'il faut, ils sont rejetés, et le cercle infernal recommence.
Lia reste lucide. À un moment, elle reconnaît que si elle atteint son objectif (quarante-cinq kilos), elle ne s'arrêtera pas, et voudra toujours peser moins.

Les parents de l'adolescente m'ont également agacée. Il est normal que si son enfant ne mange pas, la première chose qu'on souhaite, c'est qu'il mange. Mais les parents de Lia ne tentent jamais de savoir ce qui se cache sous son anorexie. Ils surveillent son poids, se fâchent quand elle ne mange pas, mais ne lui demandent jamais de leur ouvrir son coeur. Certes, elle va chez une psychologue, mais il me semble que des parents devraient tenter, sans l'agresser, de faire parler leur enfant adolescent anorexique. J'en ai surtout voulu à la mère de Lia (Chloé), mais j'ai été influencée par la narratrice qui, avant que le personnage apparaisse, explique qu'elle est le cadet des soucis de sa mère, qui ne pense qu'à son travail: médecin. Bien sûr, son affirmation est quelque peu corroborée lorsqu'elle passe un week-end chez sa mère, et que celle-ci prend tous les appels venant de l'hôpital. Cependant, tout n'est pas si simple.

J'aurais souhaité que le roman soit plus long. Qu'il y ait une deuxième partie racontant en détails ce qui est dit dans le dernier chapitre. Ainsi, certains mécanismes auraient été expliqués. J'imagine que cette partie n'aurait pas été facile à écrire. Cependant, si Laurie Halse Anderson a pu écrire ce roman, elle aurait pu écrire ce qui aurait été la deuxième partie.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Listening Library.

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lundi, 14 juin 2021

The last one home, de Victoria Helen Stone.

L'ouvrage:
Lauren Abrahams a trente-cinq ans. Sa grand-mère, Elizabeth, vient d'avoir une crise cardiaque, et sait qu'elle ne peut plus vivre dans sa grande maison. Elle souhaite que ce soit Lauren qui l'habite. Celle-ci craint que son père (Michael) en prenne ombrage, mais Elizabeth est sûre que Michael vendrait la maison, et elle ne veut pas que cette dernière sorte de la famille. Lauren hésite, mais elle est ravie, car cela signe son appartenance à cette famille. En effet, pendant les dix premières années de sa vie, Lauren pensait que son père était un meurtrier. Sa mère, Donna, a fait arrêter Michael alors qu'elle était enceinte de Lauren, disant qu'il lui avait confessé avoir commis un meurtre. Mais dix ans plus tard, un serial killer a avoué être l'auteur du meurtre dont Michael était accusé. Depuis, Lauren s'est rapprochée de sa famille paternelle, et voit beaucoup moins sa mère.

Critique:
Ce roman m'a plu. Le récit alterne le point de vue de Lauren au présent et celui de Donna lorsqu'elle était enceinte. Dès le départ, le fait que Lauren adore son père et sa grand-mère, et rejette sa mère m'a déplu. Certes, la jeune femme donne des explications logiques à cela. À sa place, j'aurais sûrement agi de la même façon. Ajoutons à cela que très rapidement, on voit que lorsqu'elle était enceinte, Donna n'était pas vraiment sérieuse. Certes, elle n'a pas été gâtée par la vie, mais elle semble quand même un peu rustaude et tête folle. Je ne sais pas si c'est par esprit de contradiction ou parce que je me disais que tout ne pouvait pas être si simple, mais j'attendais sans cesse que Lauren tourne le dos à Elizabeth et à Michael.

D'une manière générale, l'autrice a bien joué. L'attitude de chacun fait qu'on fait la part des choses, qu'on comprend comment tel personnage a pu croire ceci, tel autre a pu croire cela, etc. Il y a quand même une chose que j'ai trouvé un peu grosse. Il est étrange que pendant de nombreuses années, un personnage ne se soit pas montré sous son vrai jour auprès d'un autre. Certes, ce personnage était très fort, mais il n'est pas logique qu'il n'ait rien dévoilé. Cela peut s'expliquer en partie par l'aveuglement de l'autre personnage, aveuglement dû à sa frénétique recherche de stabilité.

J'aurais aimé que certains personnages soient davantage punis. Le plus fautif l'est peut-être quand même, car il n'a plus aucune prise sur rien, et, espérons-le, le sait.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle et Vanessa Johansson pour les éditions Brilliance audio.

Arielle Delisle fait partie des comédiens dont j'apprécie le jeu. Je l'ai donc retrouvée avec plaisir. J'ai quand même été gênée qu'elle modifie sa voix pour les rôles autres que Lauren. Ce n'est pas la première fois que cela me dérange chez elle, mais aimant son jeu par ailleurs, je passais. Là, ça m'a agacée.

Je connais peu Vanessa Johansson. J'ai apprécié son jeu, car elle avait plusieurs sentiments forts à jouer, et s'en est bien tirée.

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jeudi, 10 juin 2021

Les incroyables aventures des sœurs Shergill, de Balli Kaur Jaswal.

L'ouvrage:
Londres.
Cita est sur le point de mourir. Ses dernières volontés: que ses trois filles fassent un pèlerinage en Inde, son pays natal. Elle leur a préparé un itinéraire avec des choses obligatoires à faire. Elle souhaite que pendant ce voyage, Rajni, Jezmeen, et Shirina se parlent le plus possible.

Critique:
Avant d'acheter ce roman, j'ai regardé les chroniques sur Audible.fr. J'ai surtout retenu les négatives qui disaient qu'il ne se passait rien, que ce n'était pas intéressant, etc. J'ai décidé de ne pas les écouter parce que j'ai aimé «Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique» (précédent roman de Balli Kaurr Jaswal), et que le résumé me tentait. Je suis très contente d'avoir écouté mon instinct, car ce roman m'a plu.

Les trois soeurs se retrouvent à faire quelque chose qui leur est difficile: être ensemble, devoir se parler... Leur mère et le lecteur espèrent qu'elles finiront par aller au-delà de ce qui les oppose. Chacune a ses soucis, chacune a l'impression de n'être pas comprise par ses soeurs, chacune éprouve du dépit mais aussi de la tristesse quant à certaines disputes... Rajni souligne elle-même qu'elle passe pour la coincée inflexible. Le lecteur partageant ses émotions dès le début, il sait que c'est plus complexe. Si j'ai commencé par la trouver un peu dure, je l'ai vite appréciée, car elle se soucie des autres. Quant à Jezmeen, j'ai ressenti la même chose. Je l'ai trouvée un peu tête folle, mais partageant ses pensées, je l'ai comprise, même si j'ai eu un peu plus de mal qu'avec Rajni. C'est Shirina que j'ai eu davantage de difficultés à comprendre. Elle s'enferre dans des sacrifices qu'elle sait néfastes pour elle. Certes, elle a besoin de sécurité, et pense la trouver à ce prix... J'ai apprécié voir le cheminement de chacune, et même si je n'étais pas toujours d'accord avec leur façon d'agir, j'appréciais la remise en question qui s'opérait peu à peu.

L'épilogue m'a donné le même sentiment que celui de «Motherland», de Leah Franqui. L'autrice prend le temps de dire ce que sont devenus les personnages, et de bien montrer les conséquences de ce voyage en Inde sur les trois soeurs. Cela m'a plu.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Gaëlle Billaut-Danno pour les éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.

Je connais peu cette comédienne. J'avais apprécié sa lecture de «Fleur de cadavre». J'ai également apprécié sa lecture du roman de Balli Kaurr Jaswal. Elle joue les sentiments des personnages sans trop de sobriété ni d'exagération. Elle prend une voix un peu plus grave lorsqu'elle lit des passages de la lettre de Cita. Cela m'a un peu gênée, mais je l'ai compris, car à ce moment, Cita tente de faire preuve de sagesse. Une voix un peu grave peut aller avec cela. Le seul reproche que je lui adresserai est qu'elle adhère à cette nouvelle tendance, et dit «un klaxone» pour «un klaxon». Cela m'agace vraiment que de bons comédiens fassent cela. De plus, je ne me l'explique pas.

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lundi, 31 mai 2021

The truth and other hidden things, de Lea Geller.

L'ouvrage:
Le même jour, Bells Walker, quarante-deux ans, apprend qu'elle est enceinte malgré son stérilet, et que le poste d'Harry (son mari, professeur à l'université) ne va pas devenir fixe. Harry trouve un autre poste: la famille doit donc quitter Manhattan pour Pig Kill, Dutchess County, dans la vallée de l'Hudson. Chacun doit s'adapter. À New York, Bells avait une rubrique dans un journal. Ne trouvant pas de travail dans la gazette du village, elle demande à son ancien patron de la laisser écrire des articles sous le pseudonyme de la Duchesse du comté. Elle se propose d'y parler de la vie dans la vallée de l'Hudson.

Critique
Ce roman m'a plu. Il soulève d'intéressantes questions. Pourquoi une personne saine d'esprit, sachant qu'elle peut semer le chaos dans sa vie et celle de ses proches, fait-elle ce dont elle sait que cela pourrait être néfaste? Dans le cas de Bells, le personnage (et donc l'autrice) répond parfaitement à la question. Cela m'a captivée, car je suis sûre que n'importe qui serait tenté d'agir comme Bells, dans les mêmes conditions. J'ai également été fascinée, car l'héroïne m'inspirait à la fois de la sympathie et de la répugnance. Je comprenais son besoin de reconnaissance, tout en le trouvant exagéré, tout en pensant qu'elle aurait dû tenter de l'obtenir autrement, et tout en sachant (comme elle le disait) que ce qu'elle avait choisi était un moyen évident d'y arriver. L'autrice s'y et très bien entendue pour montrer que son héroïne n'est pas seulement une égoïste avide d'être vue. Il y a d'ailleurs un point mis en avant, mais sur lequel il n'y a pas de discussions à la fin: Bells entend vraiment les autres médire d'elle et de sa famille avant de s'embarquer dans son aventure bloguesque. Certes, elle amplifie ces médisances, mais les petites réflexions qu'elle surprend montrent bien (comme le souligne d'ailleurs Joey) que les femmes du village sont critiques, et ont une haute opinion d'elles-mêmes. Bells a mal agi ensuite, mais il n'est pas sûr que ces femmes remettent en question leur jugement hâtif, et leur propension à se mettre en avant. Par exemple, dire que leurs enfants parfaits sont parfois un fardeau parce qu'il y a des tonnes de choses à gérer, et que les mères qui ont des enfants médiocres (comme Bells) ont de la chance, c'est mesquin, et ça donnerait à n'importe qui envie d'infliger une bonne leçon à ces pestes. Il est normal que Bells ait été châtiée pour ce qu'elle a fait, mais lorsqu'elle dit que c'est parti du fait qu'elle se sentait rabaissée, elle n'a pas tort.

Au long du roman, tout en agissant mal, la narratrice se remet en question. Ensuite, elle a une phase étrange où un rien la met dans une violente colère. Là encore, on la blâme et on la plaint à la fois. C'est ce qui la rend intéressante et attachante. D'une manière générale, Lea Geller a bien développé ses personnages. Ils sont consistants, complexes, creusés. Deux d'entre eux réservent une surprise à laquelle je ne m'attendais pas du tout, surprise qui est très bien amenée.

Ce roman donne à réfléchir quant au comportement de chacun, que ce soit envers sa famille, ses amis, ou ses connaissances. Lea Geller dit qu'il vaut mieux être franc envers les autres, qu'il faut saisir la chance d'être avec ceux qu'on aime, qu'il faut tenter de s'écouter tout en les écoutant...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt pour les éditions Brilliance audio.

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jeudi, 27 mai 2021

Trois, de Valérie Perrin.

L'ouvrage:
En septembre 1986, Adrien, Nina, et Étienne se rencontrent en entrant en classe de CM2. Pendant plusieurs années, ils seront inséparables.
Décembre 2017. Une voiture est retrouvée au fond du lac du village où les trois amis ont grandi. Chacun se remémore un événement auquel cette découverte pourrait être liée. Ils se posent des questions...

Critique:
Je n'ai pas lu les romans précédents de Valérie Perrin, parce que tout le monde semblait les aimer. Je me suis dit que j'allais attendre que cela retombe. Et puis le résumé de «Trois» m'a davantage tentée que les autres. J'ai eu raison de l'essayer, car il m'a plu.

Avec justesse et réalisme, Valérie Perrin raconte une amitié qui, malgré sa grande force, ne peut pas toujours venir à bout des erreurs que les uns commettent envers les autres. Parfois, certains essaient maladroitement de se faire pardonner, mais cela semble trop tard. Et puis, certaines choses viennent relancer la machine, et les amis se revoient. Il y en a un que j'ai eu du mal à apprécier, pas seulement à cause d'une de ses mauvaises actions, mais parce qu'il me semblait être égoïste et opportuniste. Soit, mais je me suis posé l'éternelle question: qu'aurais-je fait à sa place? J'espère qu'en au moins deux situations, j'aurais agi différemment de lui.

Outre cette amitié, l'autrice nous raconte la force de certains liens familiaux, alors que d'autres se desserrent. Elle nous raconte les choix de chaque personnage. Certains de ces choix les mèneront sur une douloureuse pente, d'autres seront plus doux. Et puis, l'un des personnages finit par trouver le courage de fermer la porte au nez de l'horrible vie dans laquelle l'un de ses choix l'a mené.
Il y a un choix dont j'ai eu du mal à comprendre pourquoi le personnage ne l'avait pas fait. Celui-ci s'explique, et ce qu'il dit montre que tout est toujours plus complexe que ce qu'une personne qui ne vit pas la chose s'imagine. Ce personnage m'a rappelé un autre roman qui évoque le même thème, et j'ai préféré de loin la façon de faire de Valérie Perrin.

Afficher ne cliquez ici que si vous avez lu le livre.Masquer ne cliquez ici que si vous avez lu le livre.

Le roman dont je parle est «Point cardinal», de Leonor de Recondo. Dans ce roman, un homme se sent femme. Alors, il adore les vêtements féminins en tissu soi-disant apprécié par les femmes, les dessous féminins, le maquillage, etc. D'un autre côté, il déteste le football... Ça en fait une caricature. Valérie Perrin a décrit son personnage de manière bien plus réaliste. Il se sent femme, mais n'est pas forcément attiré par les vêtements qui font très féminins ni par les dessous, etc. Ses amis lui disent que, justement, d'autres femmes se sentent femmes sans pour autant adorer robes et dessous. J'ai beaucoup aimé cette réponse, car elle montre que l'autrice ne range pas forcément le type de personnages dans telle catégorie. Je fais d'ailleurs partie de ces femmes qui n'aiment pas le maquillage et les vêtements qui font ressortir la féminité.

Je ne veux pas trop dire les noms des personnages que j'ai appréciés ou pas pour ne pas donner trop d'indices, mais il en est un que je peux nommer sans réserve: Louise. Je ne peux que souhaiter à tout le monde d'avoir une Louise Beaulieu dans sa vie.

Valérie Perrin nous dit également l'adolescence dans les années 80-90. J'ai particulièrement aimé l'ambiance qu'elle décrivait, car c'étaient les années de mon enfance et de mon adolescence, et j'ai retrouvé des chansons que j'aimais, des choses que je faisais... il ne manquait plus que les allusions aux publicités pour Snickers ou les petits Pimousse. ;-)

À travers le personnage de Nina, est évoquée la misère animale. Rien n'est exagéré, surtout pas la responsabilité des hommes.

La romancière alterne passé et présent. Je n'aime pas cette structure, et ici, je pense quelle n'était pas absolument nécessaire, mais le roman m'a plu, et la structure a fini par ne plus me déranger. En outre, je ne me suis pas du tout ennuyée, donc pour moi, i n'y a aucun temps mort. L'écrivain s'attache à décrire les faits et la psychologie de ses personnages, et tout est vraisemblable.

J'adresserai quand même un reproche à ce roman. On retrouvera cette idée dans ma chronique de «The valley and the flood», de Rebecca Mahoney (chronique qui sort le 7 juin), mais à l'envers. ;-) Là où je loue Rebecca Mahoney d'avoirdécrit un psychiatre qui échappe aux idées reçues du grand public, je blâme Valérie Perrin d'avoir décrit un instituteur qui ne pourra qu'alimenter les préjugés qu'a énormément de monde concernant les enseignants.

Remarques annexes:
L'autrice s'est trompée (et son éditeur ne l'a pas corrigée): dans un collège, le chef est un principal, et non un proviseur. Un proviseur est à la tête d'un lycée.
Valérie Perrin a également fait une erreur dans les paroles du générique de «Candy»: elle a remplacé «astuce» par «amour». ;-)

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Tess Lauvergne.

Je ne connaissais pas du tout cette comédienne. Je crois que c'est son premier livre audio, et j'espère que ce ne sera pas son dernier. Tess Lauvergne joue (sans excès de jeu ou de Sobriété) toute une galerie de personnages. Elle rend parfaitement leurs sentiments et leurs émotions. À un moment, l'un d'eux a des larmes dans la voix, et la comédienne est parfaite: on devine ces larmes, mais la lectrice n'exagère pas, ne rend pas le personnage soudain hystérique, etc. En outre, elle ne s'est pas embarrassée d'effets de voix pour tel ou tel personnage. Elle a eu parfaitement raison, car son intonation suffisait à montrer les nuances entre chacun. Pour son premier livre audio, elle s'est attaquée à un gros morceau, et a brillamment relevé le défi. J'espère l'entendre très vite sur d'autres livres audio!

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