lundi, 8 août 2022

La passeuse de mots, livre 1, d'Alric et Jennifer Twice.

La passeuse de mots, livre 1

L'ouvrage:
Arya Rosenwald vit heureuse à Hélianthe, la capitale du royaume d'Hélios. La jeune fille est passionnée de lecture. D'autre part, elle est l'apprentie de sa mère, pâtissière renommée. Grâce à un traité établi selon le souhait du roi, le royaume est en paix. Cependant, ce traité n'est pas au goût de tous, car il stipule, entre autres, que la magie ne peut être utilisée. Le roi et la majorité de ses sujets pensent que ceux qui désapprouvent réellement cette règle sont trop peu nombreux pour avoir un quelconque poids. Mais tout n'est pas si simple. Alors que la rébellion fait rage, Arya perd tous ses repères. Elle cherche à retrouver sa famille, quand Cassandre lui apparaît, et lui explique qu'elle est une passeuse de mots...

Critique:
Ce tome 1 m'a beaucoup plu, et j'ai hâte de lire la suite.

J'avais des raisons particulières de m'attacher à Arya, elle me ressemble sur deux points précis: son amour fou de la lecture et sa gourmandise. À part cela, j'ai apprécié sa grande curiosité (qui la dessert parfois) sa spontanéité, sa gentillesse, etc. Elle n'est pas parfaite, sinon, elle serait exaspérante. Ses défauts sont, eux aussi, de ceux que certains lecteurs retrouveront chez eux.

Dans ce tome 1, Arya doit voyager afin de trouver les mots qui seront siens. Elle ne chemine pas seule. J'ai apprécié ses compagnons et leurs particularités, mais comme je suis du genre pénible, je pense que celui que j'ai le moins apprécié est le préféré des auteurs, celui dont ils aimeraient qu'il fasse l'unanimité: Killian. Certes, il a de la repartie, son amour du vol et de l'argent est comique, il dissimule une immense douleur, et il semble tenir à Arya. Cependant, il m'agace à se croire supérieur à tous. On me dira que cela fait partie de sa couverture, mais je n'en suis pas convaincue. Bien sûr, je n'aurais pas voulu qu'il soit parfait, et je l'apprécie quand même, mais je lui préfère Saren et Alric.
Au sujet d'Alric, une question brûlante me taraude ( ;-) ): les auteurs l'ont-ils prénommé comme l'un d'eux parce que c'est le chouchou de son homonyme? Mise à part cette question, ce personnage m'est très sympathique. Son vécu aurait pu le rendre détestable, mais il n'en est rien. Il a su garder des valeurs, et se préserver assez pour pouvoir rendre l'amitié et la confiance qu'on lui donne.
Quant à Saren, il me fait rire et m'attendrit. Je comprends son instinct protecteur. De plus, lui aussi semble avoir souffert. J'imagine qu'on en apprendra davantage sur Killian et lui dans les volumes suivants.

Ce roman ressemble un peu à un conte. Notre héroïne sort de sa condition pour embrasser un destin dont elle n'imaginait même pas l'existence, ses compagnons et elle affrontent des épreuves... De plus, la magie est présente sous diverses formes.

L'univers dépeint est riche. Au cours de leur périple, nos héros croisent des Dhurgals (sortes de vampires), et les auteurs décrivent leurs moeurs. Ensuite, nous rencontrons des pirates. Là, les écrivains ne pouvaient pas leur inventer des coutumes, mais leur histoire est captivante. Le livre dure plus de vingt-trois heures, et il n'y a aucun temps mort. Entre péripéties et humour, le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer.
La toute fin (les dernières phrases) est énigmatique. Pourquoi le personnage dit-il cela, alors que la quête n'est pas terminée? Cela a-t-il un rapport avec l'endroit où se trouve le prochain mot? Si oui, il aurait dit «nous», et non «je»... Raison de plus pour souhaiter rapidement lire la suite.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail.

Adeline Chetail fait partie des comédiens qui, à mes oreilles, ne failliront jamais. En écrivant cela, je lui mets la pression (si elle me lit un jour) mais de toute façon, pour «La passeuse de mots», elle n'a pas déçu mes attentes. Elle joue parfaitement la colère, l'émotion, le désarroi, la gouaille... Elle modifie sa voix pour les rôles masculins, mais sans excès. Moi qui me désole qu'elle ait enregistré davantage de livres qui ne m'ont pas tentée que le contraire, j'espère qu'elle prépare l'enregistrement du tome 2 de cette série! Non, ceci n'est pas un autre coup de pression. ;-)

À partir du moment où Arya s'est approprié un mot, lorsqu'elle l'utilise ou y panse, j'imagine qu'il doit être écrit en italique ou, de toute façon, d'une manière différente du reste du texte. Je pense cela, car l'éditeur audio a choisi de montrer une différence avec le reste par un minuscule effet d'écho. Je trouve cela judicieux. Malheureusement, cela force la comédienne à faire une micro pause avant et après le mot, mais là encore, elle s'en tire très bien.

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38 lectures

lundi, 18 juillet 2022

The vanishing deep, d'Astrid Scholte.

The vanishing deep

L'ouvrage:
Tempest, dix-sept ans, vit dans un monde où la mer est omniprésente. C'est ainsi depuis longtemps, depuis qu'elle a recouvert le monde ne laissant place qu'à des îles. Parfois, lorsque la jeune fille plonge, elle découvre les ruines d'une ville engloutie. Si elle rapporte des éléments exploitables, elle est payée. C'est ainsi qu'aujourd'hui, elle a assez d'argent pour se rendre sur Palindromena, afin de profiter du programme de résurrection qui y est proposé. Ce programme permet de ressusciter, pendant vingt-quatre heures, une personne morte par noyade. Elysea, sa soeur, est morte ainsi deux ans auparavant, à l'âge qu'a Tempest à présent. La jeune fille tient à avoir ces vingt-quatre heures avec sa soeur, car l'ancien petit ami de celle-ci lui a dit qu'Elysea se blâmait pour la mort de leurs parents, cinq ans auparavant. Tempest veut savoir quel rôle Elysea a joué. Elle est déterminée à obtenir une réponse franche. Cependant, après le réveil d'Elysea, les choses ne se passent pas comme prévu.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. À travers l'histoire de ses personnages, Astrid Scholte confronte son lecteur à une difficile réalité. Combien de fois ceux qui ont perdu des êtres chers ont-ils dit qu'ils feraient n'importe quoi pour les revoir, ne serait-ce qu'une heure? Quant à moi, je sais très bien, comme le dit Astrid Scholte, qu'une heure ne serait pas suffisante. Je voudrais que ceux que j'aime puissent rester avec moi, et continuent leur vie. Je me suis donc identifiée au ressenti des personnages. C'est ainsi qu'au long du roman, je me suis demandé comment j'agirais à la place d'untel ou d'unetelle. La lectrice en moi pensait que la règle était ainsi, et qu'il fallait la suivre, mais je me disais: «Et si un être qui t'est cher, et que tu as perdu était à la place d'Elysea, que dirais-tu quant aux règles?» Dans cette situation, Tempest n'a pas réagi en héroïne, mais j'aurais réagi comme elle.
Plus tard, on se demandera ce qu'on aurait fait à la place d'un autre personnage qui n'hésite pas à sacrifier des vies pour arriver à ses fins...

Outre ces douloureuses questions, l'autrice crée une intrigue au long de laquelle on ne s'ennuie pas. Entre rebondissements, révélations, liens familiaux et amicaux se renforçant, les événements s'enchaînent, et on ne voit pas le temps passer. De plus, la majorité de ce roman se déroulant dans l'eau, certains (comme moi) seront fascinés par les avantages et les inconvénients de cela.

Appréciant beaucoup l'histoire et les personnages, j'aurais voulu que tout se terminât bien pour tout le monde. Certes, si cela avait été le cas, on aurait pu taxer Astrid Scholte d'être trop guimauve. Je ne l'en aurais pas accusée, mais il aurait été logique que certains le fissent. De toute façon, cette fin qui n'est pas parfaite est davantage en accord avec la vie où tout n'est pas toujours parfait. Cela ne me console pas, mais c'est l'argument le plus pertinent pour ne pas trop déplorer les éléments malheureux de cette fin.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Karissa Vacker (lisant les chapitres du point de vue de Tempest) et Will Damron (interprétant ceux narrés par Lore) pour les éditions Listening Library.

Karissa Vacker et Will Damron font partie des comédiens qu'il me plaît de retrouver. Ici, ils ne m'ont pas déçue, et ont joué les sentiments des personnages sans cabotinage, et sans trop de sobriété.

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lundi, 13 juin 2022

Le noeud de la sorcière, de Deborah Harkness.

Le noeud de la sorcière

L'ouvrage:
Diana ayant appris à utiliser ses pouvoirs, à les maîtriser, et à en découvrir davantage sur elle-même, Matthew et elle peuvent se concentrer sur la recherche du livre de la vie. Cependant, la congrégation n'entend pas leur accorder la tranquillité, étant donné qu'ils ont bravé l'interdit du pacte.

Critique:
Le tome 3 de cette série m'a plu. Certaines choses m'ont déçue, mais j'ai réussi à en faire abstraction. Par exemple, je n'aime pas du tout ce que le lecteur découvre concernant Gallowglass. Avant de commencer ce tome, je pensais justement à cette éventualité, et me disais: «Non non. Deborah Harkness ne fera pas quelque chose d'aussi stupide. C'est bon pour les auteurs que je méprise!» Malheureusement, elle l'a fait...

J'ai aimé voir Diana évoluer. C'est un personnage que j'appréciais, au départ, mais il me semble que ses responsabilités l'ont fait mûrir. Par exemple, elle prend une décision dont elle sait que la toute première conséquence est un déchirement d'une durée indéterminée, mais voyant le long terme, elle n'hésite pas. Dans un entretien (disponible gratuitement sur Audible.fr, mais uniquement en anglais) Deborah Harkness explique que certains lecteurs lui ont dit que Diana les agaçait, car ils la trouvaient pleurnicharde. Au long de ma lecture, je n'ai jamais pensé cela, parce que je me disais qu'à la place de Diana, je serais bien moins courageuse qu'elle. Cela rejoint d'ailleurs un peu ce que répond l'autrice: «Imaginez que c'est une de vos amies. Vous voudriez l'aider, non?»

Les côtés un peu mièvres sont toujours là (voir la première critique de cette chronique), mais ils m'ont moins agacée parce que j'étais attachée aux personnages. De plus, avec tous les faits extrêmement délicats qui arrivent, les éléments un peu sirupeux sont sources de détente. ;-)

J'ai aussi apprécié les moments d'humour que l'autrice instille au milieu de la tension. Par exemple, certaines répliques d'Isabeau (notamment la fois où elle évoque son voyage avec les seize chariots), le fait que Sarah s'insère dans la famille, et une autre scène dont je ne peux dévoiler la teneur.

À la fin du tome 2, je déplorais que la romancière n'ait pas fait une certaine chose. Elle parvient à arranger un peu cela dans le tome 3. Bien sûr, ce n'est pas aussi bien que ce que je souhaitais, mais c'est mieux que si elle avait complètement laissé tomber ce personnage.

Il y a un genre de tome 4 qui est une suite sans vraiment en être une. Je ne sais pas s'il est sorti en français, mais son résumé ne me tente pas, donc je ne courrai pas après.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Helena Coppejans pour les éditions Audiolib.

Comme dans les deux autres tomes, j'ai apprécié le jeu de la comédienne. Encore une fois, elle a joué sans exagération les sentiments et les émotions des personnages. Comme elle joue bien, je lui ai pardonné ses modifications de voix pour certains rôles. Ça m'a quand même un peu agacée.
Malheureusement, dans ce tome, on revoit les deux personnes pour lesquelles la comédienne a pris un accent anglophone. Cela m'a agacée parce que ce genre de choses m'énerve, mais surtout parce que cet accent n'a pas lieu d'être, comme je l'explique dans la chronique du tome 1.
Dans le tome 2, on rencontre une certaine Phoebe, et elle est encore là dans le tome 3. La comédienne prononce ce prénom Fibi, à l'anglophone. Ici, elle n'est pas à blâmer: je ne sais pas pourquoi, depuis les années 2000, tout le monde tient absolument à prononcer ce prénom à l'anglophone. Je peux comprendre qu'on n'apprécie pas la consonance du prénom en français, mais il se trouve qu'il a une prononciation française, et que ce n'est pas la même que l'anglophone. D'ailleurs, Fibi dans une conversation en français, je ne trouve pas ça particulièrement joli, outre le fait que ça m'agace parce que ce n'est pas la prononciation adéquate selon la langue.
Outre tout cela, Helena Coppejans fait partie des très rares comédiens qui prononcent correctement le français standard. Par exemple, elle n'oublie pas d'ouvrir les «ais / ait» et de fermer les «ai». Idem pour les «o», les «eu» devant consonnes, etc.

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jeudi, 9 juin 2022

L'école de la nuit, de Deborah Harkness.

L'école de la nuit

Si vous n'avez pas lu le tome 1, ne lisez pas mon résumé.

L'ouvrage:
Diana et Matthew ont réussi: ils sont dans l'Angleterre de 1590. La jeune femme se rend vite compte qu'elle est une incongruité dans cette société: son accent, sa démarche, rien ne colle. La plupart des amis de Matthew l'accueillent chaleureusement. L'un d'eux, Kit Marlow, la déteste, car elle est l'épouse de son aimé. Alors que Matthew tente de trouver une sorcière qui aiderait Diana à maîtriser ses dons, son père, Philippe, lui ordonne de revenir auprès de lui, en France.

Critique:
Le tome 1 m'avait plu, malgré les passages guimauves. Le tome 2 m'a plu aussi, mais les passages mièvres ont failli provoquer son abandon. En réfléchissant, je me suis dit que ces passages étaient quand même vraisemblables, et même s'ils sont un peu pénibles, ils ne s'insèrent pas mal dans le roman et la psychologie des personnages. Parmi ces thèmes agaçants, on trouve, par exemple, le fait que Matthew est très protecteur, mais aussi très possessif. On trouve aussi les tourments de Matthew. C'est surtout concernant ces derniers que je pense que, malgré tout, ils vont bien à l'ensemble.

Je me suis aussi un peu ennuyée lorsqu'il est question de la reine Elizabeth...

J'ai apprécié découvrir d'autres membres de la famille de Matthew. J'ai aimé que Diana puisse frayer plus consciemment avec sa propre magie, qu'elle se fasse des amis... Il m'a plu que l'autrice crée des péripéties et des aventures pour ses personnages, même si certaines sont peu plaisantes.

Deborah Harkness est parvenue à créer de la joie et de la frustration pour le lecteur et Diana concernant le séjour d'une personne chez les époux. Ma frustration tient surtout au fait que je n'ai pas vraiment compris pourquoi cette personne n'a pas voulu parler davantage avec Diana. Certes, elle devait avoir ses raisons...
Une autre source de frustration a été le fait que Diana et Matthew ont dû se séparer de deux personnages (surtout l'un d'eux). J'aurais préféré qu'ils le ramenassent avec eux. Bien sûr, cela n'aurait pas été possible, mais j'espérais que la romancière trouverait un moyen de rendre cela vraisemblable... Je reconnais que si elle avait fait ce que je souhaitais, j'aurais dit que ce n'était pas crédible. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Helena Coppejans pour les éditions Audiolib.

Ce tome 2 est le deuxième roman enregistré par cette lectrice que je lis. J'ai beaucoup apprécié son jeu, d'autant qu'elle n'a fait aucun accent, ouf! Elle modifie un peu sa voix pour certains rôles, mais le fait toujours à bon escient, sans affectation. Son jeu est toujours naturel. Elle ne tombe jamais dans l'excès.

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lundi, 6 juin 2022

Le livre perdu des sortilèges, de Deborah Harkness.

Le livre perdu des sortilèges

L'ouvrage:
Diana Bishop est historienne. C'est également une sorcière qui ne veut pas utiliser la magie, car elle la tient responsable de la mort de ses parents. Un jour qu'elle fait des recherches à la bibliothèque de l'université où elle travaille, elle remarque un vampire qui semble s'intéresser à ce qu'elle fait. Lorsqu'il lui adresse la parole, elle l'éconduit rapidement. Cependant, les jours qui suivent, elle le trouve de plus en plus sur son chemin.

Critique:
J'avais peur que ce roman soit niais, mais je n'avais rien à perdre à l'essayer. Il m'a plu, car il n'est pas aussi guimauve que ce à quoi je m'attendais. Il l'est quand même... ;-)

Le sentiment amoureux est un peu rapide à naître chez les deux personnages principaux. Ils ne se connaissent pas tant que ça, et s'aiment de tout leur coeur.

Le roman est assez long, mais je n'ai pas trouvé que l'autrice traînait. Ce qui m'a un peu agacée, c'est plutôt que parfois, certains personnages se fâchent, et font beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

J'ai apprécié que Deborah Harkness, au long de son roman, invente différentes manifestations magiques. Certaines sont impressionnantes, voire effrayantes, mais d'autres sont sympathiques. Parmi ces dernières, on trouve la particularité de la maison de Sarah et Emily, ainsi que certains des habitants de cette maison.

Je n'aime pas trop ce que finissent par faire les personnages principaux, car j'ai peur de m'ennuyer dans le tome 2. À voir... ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Helena Coppejans pour les éditions Audiolib.

Je ne connaissais pas du tout cette comédienne. J'ai apprécié son jeu. Elle est parvenue à lire les passages un peu trop guimauves sans exagérer. D'une manière générale, elle a toujours joué sans excès. Malheureusement pour moi, il y a une faille. À un moment, Diana rencontre une certaine Agatha. Selon l'autrice, celle-ci a un accent australien. Malheureusement, la lectrice prend ce prétexte pour lui faire un simili accent anglophone (elle fait tous ses «r» à l'anglophone). Plus tard, le fils d'Agatha fait son apparition, et il a droit au même traitement de la part de la comédienne. Pour moi, c'est du gâchis, d'abord parce que cela m'a fait très mal aux oreilles, mais il y a une raison plus objective. Le roman est écrit en anglais, au départ. Il a été traduit en français pour que des non anglophones puissent le lire. Donc quand une américaine dit qu'une personne a un accent australien, ça reviendrait, en français, à faire un accent québécois (par exemple) pour une personne qui parlerait français. Je n'aurais pas aimé que la lectrice fît ainsi, mais si elle avait suivi son raisonnement jusqu'au bout, elle aurait dû faire des accents anglophones à tous les personnages, ainsi que lorsque Diana ou le narrateur omniscient racontait les événements. Ce n'est pas la première comédienne qui fait ce type d'erreurs que j'avoue ne pas comprendre, tant c'est gros. J'ai reproché cela au moins deux fois à Cassandra Campbell, dont, par ailleurs, le jeu est excellent.

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