lundi, 15 février 2021

The starter house, de Sonja Condit.

L'ouvrage:
Eric et Lacey veulent fonder une famille. Pour cela, la jeune femme souhaite qu'ils achètent une maison qui serait le symbole et le ciment de leur vie ensemble. Ils trouvent une maison de laquelle Lacey tombe tout de suite amoureuse. Peu de temps après leur installation, la jeune femme rencontre un garçonnet qu'elle imagine être un jeune voisin. Seulement, il lui dit que la maison est à lui, et Lacey se rend vite compte qu'elle est la seule à le voir...

Critique:
Je ne suis pas très fan des romans d'épouvante, mais celui-là m'a plu. Malgré mon peu d'expérience de ce genre, je pense que les habitués ne courront pas après ce livre, car certains éléments semblent clichés: la maison hantée par un enfant, des horreurs impliquant des enfants étant arrivées des années auparavant, le mari refusant de croire sa femme quant au fantôme, etc. L'auteur complexifie les choses lorsque le fameux fantôme déplace des objets (quand il mange des gâteaux ou joue aux dames avec Lacey) mais là encore, j'imagine que les habitués du genre diront que c'est très prévisible. Je pense donc que ce roman plaira davantage à des personnes qui souhaiteraient se lancer dans ce genre de lectures qu'à celles qui en ont beaucoup à leur actif.

Sonja Condit introduit un élément nouveau dans la machine, du moins nouveau pour moi qui m'y connais peu. Cela concerne l'identité du fantôme. Je n'avais encore jamais vu ce genre de situations...

Les événements concernant la maison sont une occasion pour Lacey de se rapprocher de sa mère Les deux femmes ne s'entendent pas, principalement parce que Lacey reproche à sa mère de lui avoir fait mener une vie de bâton de chaise lorsqu'elle était enfant, alors qu'elle souhaitait avoir une vie normale, et qu'elle aurait pu avoir cela en habitant avec son grand-père. En outre, la mère a certaines particularités quelque peu horripilantes. Ce qui arrive dans la maison force les deux femmes à se rapprocher, et enfin, à se parler.

Je n'ai pas apprécié la réaction d'Eric. Bien sûr, elle est logique, et elle est importante afin que le roman puisse prendre la direction souhaitée par l'auteur. Donc je la comprends, même si elle ne m'a pas plu.

La fin me convient. Certes, il y a de la casse, mais la romancière n'aurait pas pu l'éviter. Tout est cohérent, et rien n'aurait pu être résolu sans cette casse.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Harper Audio.

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198 lectures

lundi, 4 janvier 2021

Calla's story,tome 3: A faerie’s curse, de Rachel Morgan.

A faerie’s curse

__L'ouvrage:_
L'équipe de Chase, à laquelle appartient maintenant Calla, a pour mission de sauver une enfant de cinq ans. Ils doivent réussir, car ils auraient peut-être accès à l'invitation au bal donné pour l'anniversaire de la princesse Audra. Cela leur permettrait de commencer à élaborer un plan pour s'introduire dans le palais royal...

Critique:
Ce roman m'a autant plu que les deux premiers. L'autrice continue d'examiner la question du bien et du mal sous différents angles. Certains, comme Violet (et Calla dans le tome 2), doivent remettre certaines de leurs idées en question. Rachel Morgan montre un personnage qui n'accepte pas que Calla ait fait quelque chose d'illégal, alors qu'il l'appréciait avant de savoir cela, et que l'entorse à la loi n'est pas vraiment grave. Seulement, c'est une entorse. Calla ne blâme pas le personnage, principalement parce qu'au départ, elle était comme lui.

Encore une fois, les héros sont plongés dans de périlleuses aventures. La narratrice a, en plus, une épée de Damoclès au-dessus de la tête...

À la fin, beaucoup d'événements tournent comme je le souhaitais. Il y a une chose que j'avais devinée, mais il est normal que le lecteur la trouve, car Calla donne un indice assez important à ce sujet.
Certaines questions restent, mais c'est assez logique, puisqu'il y a une troisième trilogie dans ce cycle. Je ne sais pas encore quand je la lirai.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle pour les éditions Tantor Media.

Arielle Delisle fait partie des comédiens que j'aime beaucoup. Son jeu est toujours approprié. Dans cette série, j'ai un peu regretté qu'elle fasse des voix si marquées à certains hommes. Il est vrai qu'il n'est pas simple de faire des voix pour des personnages d'un sexe différent du sien. Voilà pourquoi je préfère les comédiens qui marquent à peine ces voix. Je pense qu'Arielle Delisle aurait dû faire ainsi. Son intonation et les indications de l'autrice auraient été suffisantes pour que le lecteur sache se retrouver dans le récit.

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265 lectures

lundi, 28 décembre 2020

Calla's story, tome 2: A faerie's revenge, de Rachel Morgan.

A faerie's revenge

L'ouvrage:
Calla ne se remet pas de ce qu'elle a appris au mariage de son frère. Elle tente de donner le change, notamment en se jetant à corps perdu dans sa formation de gardienne appartenant à la Guilde. C'est lors du bal organisée par la Guilde pour fêter la libération de la ville que les ennuis vont à nouveau fondre sur la jeune fille.

Critique:
Le tome 2 de l'histoire de Calla m'a autant plu que le premier. Là encore, j'ai compris les interrogations et les motivations de l'héroïne. J'ai apprécié que sa vie prenne un tournant inattendu, même si, au départ, cela ne lui a pas du tout plu, et l'a même menée aux portes du désespoir. Elle apprend très rudement que les choses me sont pas aussi simples que ce qu'elle pensait: ce n'est pas parce qu'on est sympathique et qu'on a de bonnes intentions qu'on est compris par ceux qui régissent la ville.

Là encore, la narratrice est transportée dans un écheveau de péripéties de toutes sortes: cela va de la créature dont la morsure provoque des rêves culpabilisants à la trahison. Entre l'intrigue sans temps morts et les différentes sortes de magies créées par Rachel Morgan, je ne me suis pas ennuyée. Après coup, j'ai pensé que j'aurais dû deviner, ou même me douter, de certaines choses. Mais l'autrice a été assez forte, son récit est assez prenant pour que je ne me demande pas ceci et cela.

Ce volume est plus grave que le premier,mais la romancière parvient encore à glisser quelques notes d'humour entre les moments difficiles. Par exemple, la scène où on se demande si on utilisera beaucoup les diminutifs de Victoria, ou encore le passage où Calla s'entraîne à projeter des illusions sur Gius.

L'histoire d'amour est bien amenée, bien pensée.

Ce tome se termine également sur un moment crucial. Cela ne m'a pas étonnée.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle pour les éditions Tantor Media.

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241 lectures

lundi, 16 novembre 2020

City of wishes, de Rachel Morgan.

City of wishes

L'ouvrage:
Le monde est gouverné par le peuple des fées, car il possède la magie que les autres peuples (les humains, les vampires, et les métamorphes) n'ont pas.
Estelle (dite Elle) Winter, dix-neuf ans, est humaine. Après la mort de son père, sa belle-mère l'a esclavagée grâce à un sort qui marque sa cheville. La jeune fille ambitionne donc d'acheter un vœu qui la libérerait. Pour cela, il lui faut de l'essence (le sang des fées). Voilà pourquoi elle accepte de rendre certains services...

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. J'ai hésité avant de l'acheter, parce que j'avais peur que ce soit niais. Je ne connaissais pas du tout Rachel Morgan, je ne savais donc pas quoi penser. Et puis je me suis dit que j'avais bien donné une chance à Marissa Meyer, qui, elle aussi, a écrit un roman à partir de l'histoire de Cendrillon. D'ailleurs, je ne sais pas si c'est moi qui ai trop d'imagination, mais j'ai vu des clins d'oeil à la série de Marissa Meyer dans «City of wishes»: le nom de famille d'Elle est Winter, l'apothicaire s'appelle Cress... De plus, dans «Les chroniques lunaires», Cinder est appréciée par l'une des filles de sa belle-mère, tout comme dans «Citty of wishes».

L'intrigue est bien menée. J'ai apprécié que Rachel Morgan ne sépare pas Elle et son bien-aimé pendant les trois quarts du roman. Après le bal, je me demandais comment elle allait relancer l'action, tout en imaginant que les deux personnages ne se reverraient qu'à la fin du livre, qui était encore loin. Heureusement, il n'en est rien. En outre, même s'ils parlent de leurs sentiments grandissants l'un pour l'autre, ils ne font pas uniquement cela. C'est, à mon avis, en cela que l'autrice évite la mièvrerie.

Outre les deux personnages principaux, j'ai apprécié ceux que Rachel Morgan a souhaités appréciables. Je me suis un peu méfiée de l'un d'eux, j'étais sûre qu'il allait se révéler un horrible traître, et j'avais tort. Cela m'a fait rire. Ce personnage n'est pas totalement appréciable, mais pas aussi détestable que ce dont j'avais peur.
Un autre personnage m'a plongée dans un abîme de perplexité: je ne comprenais pas ce que la romancière faisait de ce protagoniste qui, normalement, ne devait pas être comme elle le dépeignait. J'aurais crié à l'incohérence, mais l'autrice a su la gommer de manière assez habile.

Rachel Morgan s'est amusée à détourner certains éléments du conte. Par exemple, il y a bien une histoire de chaussures, mais elle ne ressemble pas du tout à celle du conte. Elle m'a d'ailleurs bien plu.

J'ai aimé que l'autrice fasse passer ses héros par toutes sortes d'aventures, mes favorites étant celles qui arrivent lors de la quête de la lumière des étoiles. C'est surtout cette partie qui m'a fait penser à un conte, car on en retrouve plusieurs composantes: la quête, les adjuvants et les opposants, les éléments merveilleux... Bien sûr, parmi les épreuves que connaissent nos héros pendant cette aventure, l'une est un peu convenue, mais justement, il était impossible à l'autrice de ne pas la mettre, car on s'attend forcément à la trouver.

L'un des aspects du roman n'est pas assez creusé, mais je ne sais pas trop comment cela aurait pu être possible tout en restant dans l'idée d'une fin idyllique, comme on le souhaite quand on lit un roman qui reprend un conte. Le peuple des fées (surtout le roi de la ville où se déroule l'histoire) craint que les humains, s'ils avaient des pouvoirs magiques, tentent de gouverner le monde. Elle et le prince, eux, pensent que tout le monde peut cohabiter sans problèmes. Mon côté fleur bleue les approuve totalement, mais ce que je sais fait que je pense que ce qu'ils croient est absolument impossible. Je me dis que l'autrice aurait dû, dans l'épilogue, expliquer que tous les peuples avaient signé une sorte de contrat assurant la paix. En effet, compter sur la bonne volonté des gens n'est pas prudent... Ce côté trop «bisounours» n'a pas gâché ma lecture, car j'aimerais y croire.

Ce livre est d'abord sorti en six épisodes. Heureusement pour moi que j'ai longtemps hésité: cela m'a permis de ne dépenser qu'un seul crédit (sur Audible) en achetant ces six parties réunies en un seul livre, et ainsi, de pouvoir les enchaîner d'une traite.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle.

Cette comédienne fait partie de ceux que je retrouve avec plaisir. Comme d'habitude, son interprétation m'a plu.

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335 lectures

lundi, 9 novembre 2020

The babysitters coven, de Kate Williams.

The babysitters coven

L'ouvrage:
Ville de Spring River. Esme Pearl a dix-sept ans. Son amie, Janice, et elle ont, depuis plusieurs années, un club de babysitters. C'est alors que Cassandra Heaven, nouvelle dans leur lycée depuis deux jours, demande à faire partie de ce club. Cela coïncide avec d'étranges phénomènes qui se produisent autour d'Esme: celle-ci a l'impression de déplacer des objets sans les toucher...

Critique:
J'ai hésité avant d'acheter ce livre (que j'ai repéré parce que j'aime beaucoup le jeu de la lectrice), parce qu'il était évident qu'on y trouvait certains thèmes qui me déplaisent, notamment celui de la personne plus que banale qui se rend compte qu'elle a des pouvoirs magiques, et qu'elle est destinée à sauver le monde, ainsi que le fait que toutes les choses anodines sont, en fait, des révélateurs de magie. J'ai finalement cédé à la tentation parce que des avis disaient que le livre était sympathique, et parce que le tome 2 paraît bientôt. Je voulais savoir à quoi m'en tenir au moment de cette sortie. Les thèmes qui ont commencé par me faire reculer ne me plaisent toujours pas, mais l'autrice les aborde correctement, sans trop en faire, ils ne m'ont donc pas trop dérangée.

Des chroniques disent que le livre est très drôle. Certes, certains passages sont amusants (notamment la scène de ce que j'appellerai le boomerang) ainsi que certaines répliques, mais à mon avis, la drôlerie n'est pas dominante. D'autres, à l'instar d'Esme, comparaient cela à «Buffy contre les vampires». N'ayant jamais regardé la série, je ne peux pas dire ce que j'en pense. ;-)

L'intrigue est sans temps morts, les événements s'enchaînent logiquement, c'est cohérent. Il y a quand même une chose qu'à mon avis, un personnage aurait dû dire à Esme bien avant la toute fin. En tout cas, cela donne matière à la suite. En effet, il aurait été hasardeux, à mon avis, que la suite soit seulement une nouvelle attaque (si j'ose dire) du négatif. En tout cas, cela m'aurait moins donné envie de la lire. Heureusement, il est évident qu'Esme va sauter sur cette chose qu'à mon avis, elle aurait dû savoir avant, et que le tome 2 sera la tentative d'accomplir cette chose.

Esme est assez effacée. Dans les romans, c'est le genre de choses qui me rend encore plus pénible le thème de la révélation que le héros a des pouvoirs magiques. Ici, ce n'est pas exagéré, donc ça passe. De plus, elle est attachante.
Quant à Cassandra... mon sentiment est mitigé. Elle se voit déjà accomplissant de «grandes» choses pour son seul bénéfice, et crée d'ailleurs un beau carnage. Cependant, c'est elle qui propose d'aller chercher McKenzie, et qui le fait...
Je trouve dommage que Janice ne soit pas une «sitter», car elle m'est plus sympathique que Cassandra, et lorsqu'elle est contrainte de partager l'aventure, elle se révèle indispensable tant par ses idées que par son humour.

Vivement la suite!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Listening Library.

Comme d'habitude, le jeu de Phoebe Strole m'a plu. Il est toujours naturel. À un moment, un personnage s'exprime avec une voix trafiquée. L'éditeur audio a pris le parti que la voix de la lectrice soit trafiquée pour ces répliques. J'ai trouvé cela judicieux, car cela plonge davantage le lecteur dans l'ambiance. Cette voix censée drôle proférant des méchancetés, c'était un effet réussi.

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