lundi, 12 juillet 2021

Love, lies, and hocus pocus, book 2: Revelations, de Lydia Sherrer.

Love, lies, and hocus pocus, book 2: Revelations

L'ouvrage:
Dans le grenier de la bibliothèque (réservé aux magiciens) Lily a trouvé un morceau d'argile sur lequel sont écrites diverses choses dans une langue ancienne. Elle souhaite déchiffrer ces écrits. D'autre part, madame Berrington la convie à une opération au cours de laquelle elles vont devoir protéger une tablette renfermant de la magie ancienne. Elle est exposée dans un musée pour quelques jours, et on a demandé à madame Berrington de la protéger par divers sorts jusqu'à ce qu'elle puisse être remisée.

Critique:
Le deuxième tome des aventures de Lily Singer m'a beaucoup plu. L'intrigue se complique, ce qui était à prévoir à la lecture du dernier épisode du tome 1. Je ne m'attendais cependant pas à ce que cela soit si dur pour notre héroïne. Elle est précipitée dans quelque chose qui ne sera pas uniquement négatif, car cela lui apporte la plupart des réponses aux questions qu'elle se pose depuis son adolescence. Plus tard, certaines choses sont mises à plat, etc.

Le mélange du cocasse et de la gravité est très bien illustré par ce qui arrive à sir Kippling... Cela permet à l'autrice d'introduire des raisons de rire, mais aussi d'être rassuré si quelque chose tourne mal. Parmi les amusements dont est cause sir Kippling, nous apprenons que ce sont les chats qui ont inventé le yoga.

Lily et Sebastian sont toujours très attachants. J'ai été un peu agacée par Lily, parce que je savais qu'elle prenait une mauvaise décision en faisant une certaine choses. Apparemment, je me souvenais mieux qu'elle du dernier épisode du tome 1. ;-)
Je n'apprécie pas trop madame Berrington. De ce fait, je me suis mise à la soupçonner d'être une traîtresse. Sa duplicité ne m'aurait pas plu, parce que cette ficelle est vraiment trop éculée. Heureusement, elle n'est pas un horrible personnage. Elle reste quand même coincée. Je ne vois toujours pas pourquoi Lily l'apprécie

Ce tome 2 est structuré comme le premier: un épisode, un interlude dans lequel on voit surtout Sebastian, puis un épisode. Je n'ai lu que deux tomes et le début du 3, mais je pense que tous les livres peuvent être lus d'une traite.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Tantor Media.

Amy McFadden est la raison pour laquelle j'ai tenté cette série. Elle fait partie des comédiens dont j'apprécie beaucoup le jeu. Là encore, elle a joué les sentiments des personnages avec naturel. Je trouve quand même dommage que personne (technicien, éditeur) n'ait vérifié la prononciation de «fée» en français. La comédienne le dit comme si le mot était anglais.

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lundi, 5 juillet 2021

Love, lies, and hocus pocus, book 1: Beginnings, de Lydia Sherrer.

Love, lies, and hocus pocus, book 1: Beginnings

L'ouvrage:
Lily Singer est archiviste dans la bibliothèque du collège Agnès Scott. Elle adore vivre au milieu des livres. C'est une magicienne.
Ce jour-là, son ami, Sebastian Blackwell (qui est sorcier) lui demande son aide. Le propriétaire d'une maison a demandé à Sebastian de chasser l'esprit qui hante la demeure. Or, l'esprit est là pour tenter de contrer les effets d'un sort qui a été jeté sur lui et l'habitation, alors que cette dernière lui appartenait. Sebastian a besoin de Lily pour conjurer le sort.

Critique:
Ce premier tome des aventures de Lily et Sebastian m'a beaucoup plu. Quelque chose m'a paru étrange: ce volume contient trois aventures. Bien sûr, je n'aurais pas voulu que chacune soit indépendante, car cela aurait fait plusieurs tout petits livres, mais au départ, cela m'a étonnée.

Les deux personnages principaux sont attachants. Sebastian semble être quelqu'un de peu fréquentable, mais il se révèle rapidement sympathique. L'amitié teintée d'agacement (ou l'inverse) que Lily ressent à son égard est assez amusante, car il est facile d'imaginer que cela pourrait se transformer, à mesure des tomes, en amour. Cela ne me déplairait pas, car lorsqu'il s'agit de travailler ensemble, nos deux héros s'y entendent. Les situations dans lesquelles ils se mettent et certaines de leurs répliques suscitent également le rire. Par exemple, dans la première aventure, les deux protagonistes se rendent vite compte qu'il leur sera ardu d'accéder au journal d'Annabel. De ce fait, Sebastian explique qu'il n'y a qu'une solution, et qu'il faut la tenter malgré son illégalité. Lily se récrie que c'est absolument hors de question... et la scène suivante montre les deux personnages faisant ce que la jeune femme se refusait à accomplir.

À la fin de la première aventure, j'ai craint que le tout bascule vers le niais. Pourtant, il n'en est rien. Le thème de la dernière aventure paraîtra peut-être ressassé à certains, mais Lydia Sherrer en fait quelque chose à la fois d'original et de familier. Tout comme dans la première aventure, certains pans de l'histoire sont tristes. L'autrice met en scène des sorciers et des magiciens, mais ceux-ci ne peuvent pas faire tourner le monde à leur guise. La magie ne peut pas tout arranger. C'est une idée intéressante, car cela fait que les personnages (dans ce cas Sebastian) se rendent compte qu'ils ne sont pas tout puissants.

J'ai hâte de lire le tome 2! Heureusement pour moi, je pourrai le lire, cependant, tout comme pour la série «Debutante dropout», de Susan McBride, certains livres de cette série ne sont pas disponibles sur Audible. J'espère qu'à l'instar des tomes 4 et 5 des Susan McBride, qui sont soudain devenus disponibles, les tomes manquants de la série de Lydia Sherrer apparaîtront. Apparemment, le 2,5 pourrait être lu indépendamment. Mais le 5 (l'autre tome manquant), non.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Tantor Media.

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jeudi, 1 juillet 2021

La ligne verte, de Stephen King.

La ligne verte

L'ouvrage:
Fin des années 90. Paul Edgecombe vit maintenant dans une maison de retraite. Une histoire le hante. Elle est arrivée en 1932, alors qu'il était gardien-chef de la prison du couloir de la mort. Paul sait qu'il ne sera pas tranquille tant qu'il ne l'aura pas relatée par écrit.
Elle commence avec l'arrestation de John Caffey, accusé, puis condamné à la chaise électrique, pour avoir sauvagement assassiné deux fillettes.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Je prends toujours mes précautions quand un livre de Stephen King me tente, car certains, parmi ceux considérés comme ses meilleurs, ne m'ont pas plu. Ce que je n'aime pas chez Stephen King, c'est le spectaculaire gratuit et les personnages qui me semblent peu creusés. Il n'y a rien de cela dans «La ligne verte». Souvent, je trouve que le surnaturel de King dessert le livre. Ici, il s'y imbrique très bien. Sans ce surnaturel, l'histoire n'aurait pas pu exister, il en est le fil conducteur, et ne semble pas (comme dans d'autres), avoir été ajouté à la va-vite pour faire du spectaculaire ou pour mettre du surnaturel parce que c'est Stephen King, et qu'il est connu pour cela.
Bien sûr, il y a certains côtés très clichés dans ce surnaturel. Par exemple, à un moment, Paul sent clairement deux forces s'opposer: le bien et le mal. La tumeur de Mélinda la fait jurer comme un charretier et sécréter des humeurs pestilentielles, ce qui n'est pas sans rappeler «L'exorciste», et de toute façon, la représentation qu'on nous donne du diable.
Le personnage qui fait le bien peut paraître manichéen, mais il ne l'est pas tellement... À un moment, il fait ce que j'aurais moi-même fait, mais que tout le monde n'attribuerait pas forcément à quelqu'un qui ne fait que le bien.
Quant aux répercussions du surnaturel, par la suite, je ne les trouve pas grandiloquentes. Là encore, elles vont bien à l'histoire, aux personnages... et elles font aussi réfléchir le lecteur.

Les personnages sont confrontés à des dilemmes intéressants. De vrais cas de conscience. J'aime ce genre de romans où le lecteur est placé dans une situation difficile, où il ne peut s'empêcher de se demander ce qu'il ferait, à la place des protagonistes.
En outre, certaines choses auraient dû me paraître évidentes dès le départ. Pourtant, je me suis laissée porter par l'histoire, et je les ai devinées très peu de temps avant Paul. Pour moi, c'est le signe d'un bon roman. J'étais trop prise dans l'intrigue pour essayer de la démonter et de la décortiquer. Au début, j'ai moins aimé les passages où on voyait Paul à la maison de retraite, mais à mesure du récit, ils prennent leur place. Ils permettent aussi à l'auteur de résumer quelque peu les épisodes précédents sans que cela fasse trop gros. Il l'explique d'ailleurs, dans la postface.
Il me semble quand même que quelque chose reste en suspens dans ce pan de l'histoire. Comment Paul parvient-il à ne pas être ennuyé après le «départ» de son soutien. Peut-être dit-il que le personnage agresseur est parti, et ai-je manqué cette phrase...

On me dira que certains peuvent paraître caricaturaux. Les méchants sadiques, par exemple, ne se démarquent par rien d'autre. Soit, mais ils sont, malheureusement, criants de vérité. Je sais qu'il existe des gens comme ça, qui profitent de la moindre faiblesse ou qui anéantissent exprès ce qui est la raison d'être d'autres.
D'autre part, à travers Delacroix, l'auteur nous montre la personne derrière celui qui a commis un acte affreux. On n'oubliera pas pourquoi Delacroix a été condamné, mais comment ne pas le prendre quelque peu en pitié?... Là encore, Stephen King confronte intelligemment son lecteur à une certaine réalité. Il ne s'arrête pas avec Delacroix: Paul et son équipe discutent souvent avec les prisonniers qu'ils doivent surveiller, et lorsque cela est possible, ces bavardages sont détendus.

À l'instar de Paul, de Janice, et d'autres, j'aurais aimé que quelque chose puisse être fait pour l'un des personnages... Il n'est même pas sûr que celui-ci ait été absolument sincère lorsqu'il a dit à Paul qu'il voulait que les choses suivent leur cours... Il y avait peut-être une part de vrai, mais le but était sûrement que Paul et son équipe ne culpabilisent pas.

J'ai beaucoup aimé la souris! Outre ce qui lui arrive, c'est le «personnage» qui semble être là où il faut quand il faut. Cette souris qui choisit ses amis, qui aime les bonbons à la menthe, qui court après une bobine coloriée, qui a la pudeur de se cacher pour faire ses besoins... cette note d'espoir et d'optimisme ne pourra qu'émouvoir le lecteur.

Avec «La ligne verte», Stephen King a fait le pari du roman-feuilleton, et le lecteur, qui découvrait le roman alors qu'il sortait par épisodes, devait attendre la parution suivante. J'aurais absolument détesté cela! Moi, qui, le plus souvent possible, attends que tous les tomes d'une série soient sortis pour la commencer... ;-)

Service presse des éditions Audiolib par l'intermédiaire de la plateforme de lecture NetGalley.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Philippe Puymartin.

Jean-Philippe Puymartin est une voix de mon enfance et de mon adolescence. Sa voix était celle d'un personnage dans mon dessin animé préféré, puis j'ai pu l'entendre, au long des années, dans des séries ou films que je regardais. L'appréciant beaucoup en tant que comédien de doublage, j'ai sauté de joie en apprenant qu'il avait été choisi pour interpréter «La ligne verte». Mes attentes n'ont pas du tout été déçues. Son intonation est toujours adéquate, il ne prend pas un accent anglophone pour prononcer les noms propres (cela m'aurait déçue, car je trouve que ce n'est absolument pas naturel dans un texte en français), et il ne modifie pas sa voix à outrance pour les différents personnages. Il la modifie à bon escient pour le rôle de John Caffey. En effet, l'auteur décrit la voix de ce protagoniste, il fallait donc que le comédien fasse transparaître le type de voix de John. Jean-Philippe Puymartin s'en tire très bien. Pour moi, c'est ainsi que l'auteur imaginait la voix de Caffey. Le comédien prend bien soin de la marquer un peu pour coller à la description, et il ne tombe jamais dans la caricature, ce qui m'aurait également ennuyée, et ce qui, je le reconnais, n'a pas dû être simple à réaliser. Ayant eu raison à 100% de penser que ce comédien serait une excellente recrue pour le livre audio, je ne peux qu'espérer qu'il enregistrera d'autres livres qui me tenteront.

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lundi, 7 juin 2021

The valley and the flood, de Rebecca Mahoney.

The valley and the flood

L'ouvrage:
27 décembre au soir. Rose (adolescente) quitte Las Vegas pour San Diego. Peu de temps après son départ, sa voiture s'arrête, et ne veut plus redémarrer. Alors qu'elle se demande quoi faire, elle entend, à la radio, le dernier message que son amie, Gabby, a laissé sur son répondeur, un an auparavant. Rose veut comprendre ce phénomène. Dans le village où l'a arrêtée sa voiture, elle rencontre d'abord une étrange jeune fille. Elle apprend rapidement qu'elle n'a pas échoué ici par hasard.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Au départ, j'ai eu un peu de mal à concilier le réalisme de ce dont souffre Rose et les raisons pour lesquelles elle en souffre avec l'aspect fantastique du roman. Je me disais que l'autrice allait s'emmêler dans son intrigue. Heureusement, elle n'en a rien fait, et les deux aspects cohabitent. L'important est que Rebecca Mahoney soit parvenue à mener la narratrice vers la compréhension et l'acceptation d'elle-même. Plusieurs livres évoquent des personnes en deuil culpabilisant, et en voulant à d'autres qu'elles considèrent comme responsables. En général, les auteurs expriment bien cette douleur et ses conséquences. Rebecca Mahoney le fait bien, elle aussi, et apporte une autre dimension à cela. Elle creuse les choses, explore le ressenti de Rose, tout en le confrontant à celui d'habitants du village. J'ai apprécié ce que l'héroïne finit par comprendre, car c'est une image très parlante à laquelle chacun pourra penser dans cette situation. En expliquant cela ainsi, Rebecca Mahoney va plus loin que ceux qui disent qu'il faut profiter des bonnes choses et ne pas s'attarder sur les mauvaises. Elle montre comment cela peut faire mal. Bien sûr, cela n'en rend pas le travail sur soi moins difficile, mais peut-être que cela permet un accompagnement plus concret. Paradoxalement, j'ai trouvé que l'aspect fantastique aidait à mieux percevoir les choses, et à rendre l'image plu précise et forte. Pourtant, au début, je peinais à accepter ce côté.

Les personnages sont attachants. Ceux qui agissent étrangement ou se montrent hostiles ne m'ont pas déplu, parce qu'ils s'expliquent, et sont complexes.

Certaines professions souffrent malheureusement d'idées reçues qui sont colportées, notamment à travers les livres. J'ai donc été ravie que Rebecca Mahoney s'écarte ostensiblement de ce chemin concernant Maurice, le psychologue de Rose. Malheureusement, dans beaucoup de romans, on voit des psychologues ou des psychiatres qui font n'importe quoi. Maurice n'est pas du tout comme ça. Son écoute, ses conseils, le fait qu'il ne s'enferme pas dans une tour d'ivoire, tout cela aide l'adolescente.

Mention spéciale à Sammy qu'on voit peu, mais qui, avec ses rires et sa gentillesse, fait partie de ceux qui aident l'héroïne à avancer.

Comme souvent, j'aurais aimé un ou deux chapitres supplémentaires. Je sais que Rose va parler à sa mère, à Maurice (elle précise même qu'elle aura beaucoup à dire), peut-être aussi à Flora. Je sais également en grande partie ce qu'elle va dire. Cependant, j'aurais aimé lire certaines choses à ce sujet... Peut-être n'avais-je pas envie de quitter les personnages.

Rebecca Mahoney n'oublie pas l'humour. Dans ce contexte tendu, elle parvient très bien à en insérer de petites pincées. Il y a une partie du coup de fil de la jeune fille chez elle, coup de fil lors duquel elle parle à Sammy. Autre exemple: Alex et Félix. Ils sont souvent synonymes de détente, même s'ils sont autant touchés que les autres par ce qui arrive au village.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Listening Library.

Comme je m'y attendais, Phoebe Strole n'a pas démérité. Son jeu est toujours aussi bon: ni exagéré ni trop sobre.

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lundi, 26 avril 2021

Neverworld wake, de Marisha Pessl.

Neverworld wake

L'ouvrage:
Voilà un an que Beatrice Hartley, lycéenne, n'a pas vu sa bande d'amis. Après qu'un cataclysme les a tous secoués, la jeune fille s'en est éloignée. C'est alors que Whitley, l'une d'entre eux, lui dit qu'ils vont passer un week-end à Wincroft, la maison de son beau-père. Se joindrait-elle à eux afin qu'ils renouent? Beatrice décide d'assister à ce week-end, ne serait-ce que pour mettre certaines choses à plat. Alors que le week-end vient à peine de commencer, la bande a un accident de voiture. Les adolescents parviennent à rentrer à Wincroft, mais leurs ennuis ne font que commencer.

Critique:
Ce roman m'a plu. L'autrice place ses personnages dans une situation extrême, et on voit comment ils y font face. Chacun a différentes phases d'adaptation, certains affrontent les choses en tentant de les oublier, en gaspillant du temps et de l'énergie... La narratrice tente d'agir le moins mal possible. C'est le genre de situations où, bien sûr, le lecteur (du moins moi) se demande ce qu'il ferait à la place des personnages...

Après cette phase pendant laquelle Beatrice observe ses camarades, ne pouvant rien faire d'autre, autre chose se met en place. Les adolescents, sous l'impulsion de l'une d'eux, veulent élucider le mystère de ce que j'ai appelé «le cataclysme qui les a secoués». Là encore, l'autrice emmène ses personnages au bout d'eux-mêmes, les plaçant dans de très délicates situations, les obligeant à se montrer exactement tels qu'ils sont. Et ils ne sont pas tous détestables. En effet, on imagine toujours que dans des situations extrêmes, n'importe qui se montrerait haïssable. Ici, ce n'est pas le cas, et c'est crédible.

Pour moi, il n'y a eu aucun temps mort. À un moment, j'ai pensé que la manière d'agir de l'un des personnages changerait quelque peu la donne, et que ce qui a été dit aux adolescents par «le gardien» serait modifié au tout dernier moment. Aux futurs lecteurs de voir si j'ai eu raison...

À la fin, l'autrice pose une question sur les événements écoulés. Si elle ne l'avait pas posée, je l'aurais taxée d'invraisemblance. La réponse qu'elle y apporte n'est pas un oui ou un non absolu. À cause d'un détail, je crois en une réponse. Certes, mais alors, cela veut dire qu'on ne sait pas ce qui est réellement arrivé à l'un des personnages. Certains préféreront sûrement croire la même chose que la narratrice. Certes, mais le détail est quand même important...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Listening Library.

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