samedi, 19 août 2017

L'assassin royal, tome 2: L'assassin du roi, de Robin Hobb.

L'assassin royal, tome 2: L'assassin du roi,

L'ouvrage:
Fitz et Burrich sont restés à Jhaampe. Fitz redoute de rentrer à Castelcerf, sachant que le prince Royal souhaite sa perte. Il s'y résout pourtant.

Critique:
Commençons par ce qui ne m'a pas plu. Le livre débute par un prologue où Fitz raconte les événements du tome 1. Je comprends qu'un résumé soit intéressant pour ceux qui liraient le tome 2 longtemps après avoir lu le 1, mais je préfère le cas où le résumé est séparé de l'histoire, comme dans la série «La passe-miroir». En plus, ici, on ne peut pas négliger le prologue pour échapper au résumé, car il contient également le début de la suite de l'histoire.

Dans ce tome, Fitz évolue. Son caractère s'affirme. Il se sert de son expérience, mais reste impulsif. Il a pris de l'assurance, ce qui est bien, mais lui fait commettre des imprudences. Il est tiraillé entre son devoir, ce qu'il pense être bon pour lui, ce qu'il veut... C'est assez bien illustré dans sa relation avec Oeil-de-nuit. C'est également montré par le fait que malgré son amitié et son estime pour Burrich, le fou, ou Vérité, il ne peut se dévoiler totalement à eux.

Patience réserve des surprises dans ce tome. Ce qu'elle consent à montrer d'elle-même est une preuve de sa lucidité. Dans le premier tome, je la trouvais sympathique, mais quelque peu lunatique, et j'avais peur que son intérêt pour Fitz soit un caprice. C'est bien plus complexe, ce qui m'a fait davantage apprécier Patience.

Certains auteurs de grosses sagas créent des histoires d'amour niaises. Il n'y a pas si longtemps, j'ai pesté après Luca di Fulvio pour cela. Chez Robin Hobb, nulle mièvrerie. L'histoire s'insère parfaitement dans le déroulement des événements, et on partage les affres des personnages dont la détresse ne semble pas artificielle.

Certaines choses prévisibles arrivent. Par exemple, on sait tout de suite comment sera traitée Kettricken, et comment elle réagira. Que cela se passe comme je l'avais prévu m'a plu, j'aurais été déroutée qu'il en soit autrement, étant donné la manière dont l'auteur avait campé ses personnages dans le tome 1.

Je n'ai trouvé aucune longueur. En outre, Robin Hobb ancre davantage (si c'est possible) son histoire dans la vie, le temps, la vraisemblance.

La plupart des séries de Robin Hobb ont été publiées en France sans que le découpage de la version originale soit respecté. C'est très agaçant pour plusieurs raisons que je ne développerai pas ici. Je signale seulement que ce tome n'est que la moitié du tome 2. Le tome 3 en version française est la deuxième moitié du tome 2 en version originale.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sylvain Agaësse.

J'ai apprécié la performance du comédien. La partie la moins facile était sûrement (encore une fois) le rôle du fou. Celui-ci est grave sous couvert de drôlerie, mais parfois, la gravité prend le dessus. Il n'est donc pas simple à jouer, d'autant que le comédien a pris le parti de lui faire une voix souvent forte, avec des effets.

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jeudi, 17 août 2017

L'assassin royal, tome 1: L'apprenti assassin, de Robin Hobb.

L'assassin royal, tome 1: L'apprenti assassin

L'ouvrage:
À six ans, l'enfant (que son entourage finira par appeler Fitz) est déposé au royaume des Six-Duchés par son grand-père. Celui-ci explique que l'enfant est le fils du prince Chevalerie, et que c'est maintenant à lui de l'élever. Chevalerie n'étant pas présent, le garçonnet est confié à Burrich, le maître des écuries.

Critique:
Voilà longtemps que je souhaite lire cette série. Je me rappelle avoir parcouru, au comble de la frustration, le forum du site «Les rivages maudits» (consacré aux romans de Robin Hobb) et même d'y avoir posté. La série n'existant pas en audio à l'époque (en 2007), j'ai attendu. Il y a un peu moins d'un an, les éditions Audible Studios ont commencé à sortir cette série. Je ne me suis pas précipitée dessus, d'abord parce que j'attendais que davantage de tomes soient sortis pour ne pas devoir attendre entre chaque tome, ensuite parce que je voulais savoir si la série «Les aventuriers de la mer» (qu'il faut lire après le premier cycle) sortirait, et enfin parce que je ressentais la peur qu'on a quand quelque chose qu'on souhaite depuis longtemps arrive. Je me demandais si cela serait à la hauteur de mon attente. Je n'ai pas du tout été déçue.

Comme je pense l'avoir dit dans mes chroniques du cycle de Ki et Vandien, Robin Hobb s'y entend pour créer des peuples avec leurs coutumes, leurs croyances, leurs dieux... Dans le royaume des Six-Duchés, par exemple, on se coupe les cheveux si on porte le deuil. Selon le lien qu'on avait avec le défunt, on les coupe d'une certaine longueur. Ce n'est qu'un petit exemple pour montrer à quel point l'auteur a soigné son travail. Lorsqu'on ouvre le livre, on se retrouve très vite plongé dans le royaume.

Les personnages développent rapidement des liens dont certains sont compliqués. Par exemple, Fitz et Burrich s'attachent très vite l'un à l'autre, mais aucun des deux ne peut oublier cette part de Fitz qui, pour Burrich, est obscure. Cela complique leurs relations, car Burrich ne peut transiger, et Fitz ne peut abandonner... Cela engendre des sentiments partagés chez le lecteur. Si je suis plutôt d'accord avec l'un d'eux, je comprends l'autre.

Royal, demi-frère de Chevalerie et de Vérité, est très vite perçu comme «le méchant». Certes, mais tout n'est pas si simple. La romancière laisse entrevoir des choses qu'elle creusera peut-être dans les tomes suivants. À ce stade du roman, je n'aime pas Royal, mais les quelques explications qui sont données le concernant montrent qu'il peut réserver des surprises.

Un autre personnage a beaucoup de présence, bien qu'on le voie peu. C'est le fou. (Si je me souviens bien de ce que j'avais lu sur le forum consacré aux séries de Robin Hobb, il va prendre de l'importance dans les tomes suivants.) Étant le bouffon du roi, il fait rire. Sa manière énigmatique de s'exprimer est drôle, mais très vite, le lecteur est amené à réfléchir à ses propos.
Je ne parlerai pas de chaque personnage, mais ils sont tous aboutis.

Le roman ne souffre d'aucune longueur. À l'instar de Fitz, le lecteur est précipité dans les événements qui s'enchaînent avec fluidité. Aventures, magie, complots, voyages, amitié... voilà ce qui est développé. Robin Hobb n'oublie pas l'humour. Comment ne pas parler de l'inénarrable dame Thym!!! C'est un spectacle à elle seule! Bien sûr, on préfère être du côté du lecteur que de celui de Fitz lorsque cette aimable personne est dans les parages... ;-)

Certains membres de la famille royale savent «artiser». Ils ont développé leur «art». Cela revient à communiquer par l'esprit, et parfois, à plier l'autre à sa volonté. Ce thème n'est bien sûr pas créé par Robin Hobb, mais je trouve qu'elle l'aborde bien mieux que certains auteurs qui s'y essayèrent après elle.

Si tout est fluide, si rien ne traîne, c'est parce que l'écriture de l'auteur est ainsi: précise, claire, riche... Je voudrais également saluer le travail extrêmement soigné d'Arnaud Mousnier-Lompré, le traducteur (qui postait également sur le forum dédié aux séries de Robin Hobb). Il a une très bonne syntaxe: il emploie à bon escient des tournures que beaucoup emploient mal, il emploie l'imparfait du subjonctif (ce qui, à mon avis, est préférable dans ce genre de romans)... Je n'ai pas pu comparer sa traduction avec la version originale, mais je sens que son travail est à la hauteur de celui de Robin Hobb.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sylvain Agaësse.

Je n'avais encore jamais rien lu enregistré par ce comédien. J'ai beaucoup apprécié son interprétation vivante, sensible, nuancée... Il modifie sa voix pour certains personnages, mais il n'en fait jamais trop.
Il n'a pas dû être simple d'interpréter le fou. Je comprends qu'il ait changé sa voix pour ce personnage, car c'est ainsi qu'on se l'imagine.
Il était évident que le comédien devait prendre une voix revêche et glapissante pour notre chère dame Thym! Là encore, bravo à lui qui n'est pas tombé dans le surjeu.
Pour Burrich, je ne sais pas si la modification était nécessaire. Elle ne m'a, cependant, pas du tout gênée. En outre, elle n'arrive pas tout de suite, et elle peut s'expliquer par les épreuves vécues par le maître des écuries. En effet, à la fin, Burrich a une voix plus grave, plus posée, empreinte d'une certaine douleur, et cela va avec ce qu'il a traversé.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être respectée. Pendant la moitié du roman, un chapitre commence en début de piste, et se poursuit sur la suivante. Le chapitre suivant commence sur cette piste et se poursuit sur la suivante. Les chapitres 1, puis 4 à 14 sont chacun sur une seule piste.

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lundi, 3 avril 2017

Letters to Zell, de Camille Griep.

Letters to Zell

À ma connaissance, cet ouvrage n'a pas été traduit.

L'ouvrage:
Grimland.
Rapunzell, dite Zell (Raiponce) et son mari sont partis vivre dans le royaume d'Oz. Cecilia (Cendrillon), Bianca (Blanche-Neige), et Rory (la belle au Bois dormant) lui écrivent et lui racontent comment se passe la vie sans elle.

Critique:
J'ai aimé la perspective adoptée par l'auteur. Après avoir lu «Les chroniques lunaires», je n'imaginais pas qu'on puisse aborder les contes sous un autre angle. Camille Griep est très forte. Elle projette ses héroïnes dans la réalité, mettant en avant les incohérences ou les étrangetés des contes. Par exemple, il est logique que les héroïnes n'aient pas toutes les mêmes aspirations. Elles sont d'ailleurs assez exaspérées de la manière dont les voient les humains. Parfois, cela leur pèse, et parfois, c'est traité de manière plus légère. Par exemple, lorsque nos princesses se rendent à Disneyland, la réaction de Rory à la vue de son château et de la manière dont elle est représentée m'a beaucoup fait rire. Certaines répliques sont amusantes, par exemple, à un moment, Cecilia et Bianca se disputent, et Cecilia assène: «Étouffe-toi avec une pomme!»

Outre l'univers des contes adapté et détourné, la romancière nous parle d'amitié, de rêves qu'on n'ose pas vivre, etc. Les trois jeunes filles ont du mal à se mettre à la place de leurs amies. C'est sûrement Rory que j'ai le moins appréciée. Je comprends qu'elle soit frustrée, car elle fait son possible pour maintenir ce qui ne peut l'être, elle ne peut retrouver ce qu'elle a perdu, et elle voit que ses amies ont la possibilité d'avoir ce qu'elle souhaite de toutes ses forces. Je l'ai comprise, mais je n'ai pas accepté son absence d'empathie (du moins sur une grande partie du roman) et sa mièvrerie. D'un autre côté, Cecilia et Bianca tentaient d'imaginer ce qu'elle endurait, et voulaient lui rendre la vie plus facile.

Étant très proches de Rory, Cecilia et Bianca ne parviennent pas à comprendre ce qu'a fait Henry (le mari de Rory). Bien sûr, on aura tendance à blâmer Henry, mais Rory et lui se sont retrouvés coincés de tous les côtés alors qu'ils n'étaient pas faits pour s'entendre. Que pouvaient-ils faire?

J'ai aimé la destinée et le caractère que Camille Griep imagine pour les princesses. C'est un peu étrange quand on connaît les contes, mais c'est très sympathique. Il faut d'ailleurs bien connaître certains contes, et ne pas se tromper de version. Comme cela se passe à Grimmland, on comprend que la romancière s'est basée sur les contes de Grimm. De ce fait, il faut se souvenir de ce qui arrivent aux demi-soeurs de Cendrillon à la fin de cette version. Ainsi, quand l'auteur le rappelle à travers son adaptation, on voit de quoi elle parle.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.
C'est le premier livre enregistré par cette lectrice que j'écoute. Elle a une voix agréable, dynamique, et met le ton approprié. Ici, elle a un peu forcé le trait (pour la mièvrerie de Rory ou le fait que Bianca soit un peu comme une tornade), sûrement pour bien montrer la personnalité des princesses. Cela m'a un peu agacée, mais la comédienne ayant enregistré les trois rôles, on lui a peut-être demandé d'accentuer les différences entre les héroïnes.

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jeudi, 16 mars 2017

The Sparrow sisters, d'Ellen Herrick.

The Sparrow sisters

L'ouvrage:
Granite Point, petit village de Nouvelle Angleterre.
Lorsque le docteur Higgins prend sa retraite, c'est Henry Carlile, trente-trois ans, qui le remplace. Les choses commencent mal, car Nettie Sparrow va le consulter au lieu de s'adresser à sa propre soeur, Patience, la guérisseuse du village.

Critique:
Ce roman m'a plu. Il démarre lentement, mais pour moi, cela n'a pas du tout été ennuyeux. Ellen Herrick montre un petit village avec ses habitudes. Henry comprend vite qu'il devra faire ses preuves s'il veut s'intégrer. L'auteur s'attarde à nous le présenter, ainsi que les trois soeurs Sparrow. On se focalisera sur Patience. Charismatique, hypersensible, entière, la jeune femme semble difficile à cerner, au départ. Elle paraît fermée. Certaines de ses réactions sont dures... Le lecteur devra apprendre à creuser, comprendre que ses contradictions ne sont pas forcément mauvaises.

Ellen Herrick oscille entre magie et science médicinale. Patience connaît les plantes, mais elle sait également écouter les gens, et son instinct lui dit quoi faire pour eux. Lorsqu'elle explique à Henry pourquoi Charlotte n'est pas enceinte, c'est surtout son intuition et son bon sens qui parlent. Est-elle un peu devineresse quant aux sentiments des gens? Son hypersensibilité fait-elle qu'elle ressent les gens? J'ai bien aimé cette façon de montrer les choses.

Pendant un moment, on ne sait pas trop où va aller l'auteur. J'aime beaucoup ne pas savoir où je vais tout en ne m'ennuyant pas. À un moment, je me croyais dans une ambiance à la Jane Austen (histoires d'amour contrariées pour les membres d'une sororité), teinté d'un parfum de sorcellerie.

Lorsqu'on entre dans le coeur du récit, chacun se trouve face à une épreuve. Chacun se révélera. Certains se remettent en question, certains agissent (pas forcément comme on s'y attendrait). J'ai aimé l'attitude d'Henry qui, même quand il doute, ne le cache pas. Connaissant celles à qui il a affaire, il aurait pu ne rien dire par peur, et ressasser. Son honnêteté est appréciable et le rend plus épais.
Charlotte m'a surprise. L'auteur a eu raison de faire ce qu'elle a fait, car le lecteur est forcé de ne pas réduire ce personnage au fait qu'elle empêche un couple d'exister, couple qui a été assez stupide pour ne pas se former quand il l'aurait pu.
C'est sûrement Rob qui aura le chemin le plus dur à parcourir. S'il se montre inconséquent avant le tournant de l'histoire, et injuste après, s'il est à blâmer pour cela, il ne faut pas oublier qu'il souffre. Rob inspirera divers sentiments contradictoires au lecteur.

La fin m'a semblé étrange. L'auteur fait exprès de laisser une question en suspens, comme si elle allait y répondre dans une suite. Je serais ravie de retrouver les personnages, mais j'ai du mal à imaginer comment il pourrait y avoir une suite, excepté concernant la question laissée en suspens, mais ça ne ferait pas un livre.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Harper Audio.

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lundi, 29 février 2016

Paper mage, de Leah Cutter.

Paper Mage

Note: À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
Xiao Yen est une jeune mage. Elle crée des animaux par pliages, et ils prennent vie.
La jeune fille doit quitter son village natal (Balfang) afin d'accomplir sa première mission: la protection d'étrangers.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu, et paradoxalement, j'ai eu du mal à avancer ma lecture. Je pense que cela tient au fait que les chapitres alternent les époques: certains racontent la mission de Xiao Yen, les autres détaillent sa formation à la magie. J'étais toujours déçue de finir un chapitre concernant la mission et de revenir à un moment racontant la formation. Pourtant, ces chapitres étaient intéressants. Cette structure engendre fatalement des longueurs. Par exemple, à un moment, Xiao Yen se demande ce qu'elle doit faire: être mage ou se marier. Étant donné qu'elle part en mission, nous savons déjà ce qu'elle a choisi. L'avantage de cette structure est qu'on se fait une idée de l'héroïne par petites touches. On sait très vite qu'elle agit pour faire plaisir à sa tante, et à mesure de la lecture, on voit qu'à la fin de sa formation, rien n'était sûr pour elle. Tiraillée entre des désirs contraires dans lesquels il était ardu de déceler sa volonté propre, la jeune fille attire la sympathie du lecteur.

Quant à sa mission, on y trouve de l'aventure, de la magie, de l'humour, de l'amitié, de la douleur... D'ailleurs, je n'étais pas du tout préparée à ce qui arrive après que Xiao Yen et Udo sont arrêtés... Je ne sais pas pourquoi je ne m'y attendais pas. Cela m'a d'autant plus surprise... Cela veut dire que l'auteur a su l'amener.

Xiao Yen est un personnage attachant. Elle fait ce qu'elle pense devoir faire, elle commet des erreurs, se remet en question... L'une de ses erreurs est assez cruelle pour elle (je parle du «vent de Dieu»), mais elle finit par s'en accommoder. Elle apprend de ses erreurs et des coups bas que lui fait la vie... Elle est attendrissante à cause de ce qu'elle pense quant à sa «chance».

Mei Mei est assez difficile à cerner. On comprend bien pourquoi elle est devenue égoïste. D'ailleurs, si certains le lui reprochent, Xiao Yen se met à sa place. Elle n'hésite pas à entraîner sa nièce dans quelque chose qui ne lui convient pas forcément, reproduisant par là ce qu'elle a subi. Il semblerait que Xiao Yen finisse par y trouver un certain intérêt.

Udo et son frère sont des «étrangers». J'ai bien aimé la confrontation des deux cultures, notamment lors de la discussion sur les pommes, chez Young Lu.

J'ai apprécié de ne pas trouver une histoire d'amour sirupeuse, du moins, pas entre Xiao Yen et quelqu'un. En effet, j'en ai un peu assez des romans où les jeunes héros trouvent très vite l'amour et où cet amour est tout de suite extrêmement fort.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emily Woo Zeller pour les éditions Audible Inc.
J'aime beaucoup Emily Woo Zeller. Sa lecture et son jeu sont naturels. Elle parvient à modifier sa voix pour certains personnages sans que ce soit affecté.

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