lundi, 22 août 2022

La fileuse d'argent, de Naomi Novik.

La fileuse d'argent

L'ouvrage:
Le père de Miryem est prêteur. Cependant, il est trop gentil, et n'ose pas réclamer son dû. Lorsqu'il le fait, poussé par la nécessité, il se laisse rapidement éconduire. Les conditions de vie de sa famille empirant, Miryem prend les choses en main, et ne s'en laisse pas conter. L'un des débiteurs de son père, Gorek, ne pouvant pas rembourser, il est décidé que Wanda, la fille de celui-ci, travaillera pour la famille du prêteur. Tout irait bien si les actes de Miryem n'avaient pas attiré l'attention du roi staryk.

Critique:
Ce roman (conte teinté d'un parfum de mythe, devrais-je dire) m'a beaucoup plu. Je parle de conte, car l'autrice en reprend les codes. L'un de ceux-ci m'a d'ailleurs fait rire, car je me suis aperçue que je n'ai jamais remis en question l'une de ses composantes. Dans un conte, quand un roi donne une épreuve à une jeune fille, et qu'il lui dit que si elle en triomphe, il l'épousera, on se dit toujours que la jeune fille est ravie de ce mariage. Naomi Novik met le doigt sur une chose importante: et si la jeune fille ne souhaitait pas ce mariage?
Ensuite, nous trouvons les diverses épreuves par lesquelles passent les héros du conte, certaines consistant à triompher de démons, ou à deviner ce qu'il convient de faire pour débloquer une situation semblant inextricable.
Bien sûr, on retrouve également les aspects magiques du conte, mais aussi le flou du cadre spatio-temporel. En effet, si les villes sont nommées, on ne sait pas vraiment à quel pays elles appartiennent, ni quand se passe l'histoire. Le fait qu'il y ait un tsar, certains noms de la monnaie, et certaines appellations évoquent la Russie, mais les prénoms ont des consonances plus neutres, et une autre partie de la monnaie a un nom à consonance anglophone.
Bref, ces aspects m'ont captivée, et je suis loin de les avoir tous évoqués.

En tant qu'adoratrice du froid, je me suis délectée à lire les descriptions de l'hiver Staryk.

Les héroïnes sont réalistes. Elles ne sont pas parfaites, et l'autrice se charge de les pousser dans leurs derniers retranchements. Vers la fin, je n'approuvais pas Irina, pourtant, elle agissait le moins mal possible. D'ailleurs, elle justifiait son choix en arguant qu'elle pensait au bien commun, ce qui est un argument valable.

Le livre est épais, mais ne souffre d'aucun temps mort. Bien sûr, il est frustrant de passer du point de vue d'un personnage à celui d'un autre (ficelle très souvent employée), mais Naomi Novik s'arrange pour que, quel que soit le narrateur, on soit content de le retrouver. J'ai donc souri d'être frustrée de quitter Miryem, mais en même temps, ravie de retrouver Wanda, etc. ;-)

La romancière n'oublie pas de saupoudrer son livre de petites notes d'humour. J'en retiendrai surtout une: lors d'une rencontre inattendue, Wanda pense: «On aurait dit de la magie.» C'est amusant, au regard de tous les éléments magiques qui arrivent sans interpeller personne.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Lizzie. Les narrateurs alternent, et chacun raconte à la première personne du singulier. La distribution est la suivante:
Miryem: Marie du Bled,
Wanda: Sophie Pyronnet,
Irina: Aaricia Dubois,
Stepon: David Macaluso,
Magretta: Nathalie Hons,
Mirnatus: Aurélien Ringelheim.

Je n'ai rien lu enregistré par les trois comédiennes qui lisent les passages narrés par les trois héroïnes. J'ai d'ailleurs déduit leurs rôles en écoutant leur voix sur des extraits d'autres enregistrements (sauf pour Sophie Pyronnet, qui, apparemment, n'a rien enregistré d'autre). De ce fait, si je me suis trompée en attribuant tel rôle à telle comédienne, je leur présente mes excuses.
J'ai apprécié le jeu de chaque comédien. Aucun n'a été excessif, chacun a joué les sentiments et les émotions des personnages. Pour moi, le rôle de Stepon était peut-être difficile à jouer, car il fallait montrer de la candeur sans lui donner une intonation d'imbécile. David Macaluso s'en est très bien tiré.

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lundi, 27 septembre 2021

Ridley Kayne chronicles, de Rachel Morgan.

Ridley Kayne chronicles

Note: «The Ridley Kayne chronicles» est une série en trois tomes. Ici, je chronique la série en un seul billet, je ne le fais pas tome par tome.

L'ouvrage:
Futur.
Depuis le grand cataclysme qui a eu lieu dix ans plus tôt, il est interdit de se servir de la magie. Il y en a dans l'air, mais on ne peut pas l'utiliser, car elle est dangereuse.

Ce soir-là, Ridley Kayne, dix-sept ans, vole un objet de valeur dans la maison des Davenport, une riche et influente famille de Lumina City. Ridley est connue par certains comme une sorte de Robin des bois, car elle vole les riches pour donner aux pauvres. Ce soir-là ne fait pas exception. Cependant, pour entrer dans les habitations, elle utilise la magie... De plus, peu après ce vol, Archer Davenport, qui a quelques années de plus que la jeune fille, vient lui apprendre qu'il sait qu'elle est la voleuse, et l'exhorte à rendre immédiatement la figurine,car sinon, des gens mourront.

Critique:
Cette série m'a beaucoup plu. J'ai eu la chance de l'acheter avec un seul crédit sur Audible, car les trois tomes ont été réunis en un pack. Il vaut d'ailleurs mieux enchaîner les trois tomes comme si ce n'en était qu'un seul, ce que j'ai fait.

Comme dans les autres ouvrages de Rachel Morgan, on retrouve les personnages ayant affaire à la magie et vivant de périlleuses aventures. La romancière n'oublie pas le suspense. Par exemple, lorsque les héros tombent dans un premier traquenard, le nom de leur délateur n'est pas évident, ce qui permet au lecteur d'imaginer tel ou tel coupable. Heureusement, cela ne dure pas,ce qui fait que cela n'a pas le temps de casser les pieds. ;)

Les héros sont attachants. Il ne sont, heureusement, pas parfaits, ce qui fait qu'on s'identifie facilement à eux. Certes, Ridley joue parfois les parfaites, mais certaines réactions inappropriées la rattrapent. Réactions qui déplaisent, mais dont on ne peut pas vraiment lui tenir rigueur, étant donné qu'elles interviennent après des révélations qui brisent ses repères, et sur lesquelles elle revient après réflexion.

J'ai apprécié Maverick, le père de Ridley, tout au long de la série. J'ai toujours compris ses actes. Je ne sais pas ce que j'aurais fait à sa place, mais j'ai ressenti de la compassion pour lui.

Il est un personnage que je n'ai pas aimé dès qu'il est apparu. Malgré son apparente gentillesse, de petites choses ne me plaisaient pas. Ce n'était pas une répulsion instinctive, certains faits me montraient plutôt ce personnage comme borné, égoïste, et imbu de lui-même. J'ai pensé que c'était moi qui voyais le mal où il n'y en avait pas. J'ai donc été surprise d'avoir raison quant à sa vilenie. Je suis donc fière de ne l'avoir pas senti dès le départ, et contente d'avoir été surprise d'avoir raison. ;-)

Les membres de Shadow Society (surtout les trois que nous rencontrons) sont effrayants, car ils représentent l'avidité du pouvoir, la xénophobie, l'intolérance, la méchanceté... Certains trouveront peut-être qu'ils sont trop horribles pour être vrais; je pense que malheureusement, ils sont très crédibles.

L'autrice met d'autres protagonistes devant des cas de conscience. Il en est un que le lecteur, à l'instar des héros,, déteste rapidement. Cependant, celui-ci explique qu'il était entre le marteau et l'enclume, et c'est la vérité.

Au long de la série, je ne savais pas trop quoi penser de Delila. Elle me paraissait superficielle et coincée dans un raisonnement. Cependant, lorsqu'on comprend ses motivations, le dégoût qu'elle inspire se teinte de compassion. Puis la jeune fille montre d'autres aspects d'elle-même, mûrit, et le lecteur est moins sévère.

L'histoire d'amour est correctement amenée. Ayant déjà lu des romans de Rachel Morgan, j'ai très rapidement senti venir cet élément, et cela ne m'a pas gênée, car j'ai trouvé que l'écrivain ne précipitait pas trop les choses. De plus, cela lui permet de créer une turbulence qui éprouve les amoureux, mais les force à se remettre en question. De plus, j'aime bien que, comme dans les autres ouvrages de cette autrice, le lecteur voie lesdits amoureux ensemble avant que leurs sentiments se déclarent, puis pendant qu'ils se développent.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle.

Il m'a plu de retrouver cette comédienne dont j'apprécie le jeu, même si j'en ai un peu assez de la voix qu'elle prend pour les rôles masculins. Je remarquais moins cela avant.

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jeudi, 9 septembre 2021

Testament, tome 3: Humain(e)s, trop humain(e)s, de Jeanne-A Debats.

Testament, tome 3: Humain(e)s, trop humain(e)s

L'ouvrage:
Avril 2034.
Pendant une grande partie de la vie d'Agnès, sa mère a fait des pieds et des mains pour que le convent (les sorcières de la ville) prenne la jeune fille sous son aile, dans l'espoir qu'elle apprendrait à maîtriser son don. Les sorcières ont refusé avec mépris. Or, voilà qu'Agnès est convoquée par le convent. Elle se rend à l'injonction, s'aperçoit que deux autres sorcières ont été convoquées, assiste à un discours enjoignant les trois jeunes filles de s'entraider, et se retrouve avec autant de questions qu'à la réception de la convocation...

Critique:
Il m'a d'abord plu de retrouver les personnages des deux tomes précédent, toujours aussi forts pour se jeter tête la première dans des aventures où ils vont laisser des plumes. J'ai ensuite adoré les voir faire face à des péripéties aussi échevelées que dans les tomes précédents. L'une des plus rocambolesques est sûrement celle où Agnès et ses compagnes se mettent à attaquer une créature ressemblant à un ver géant, et que Géraud leur apprend que... c'est un client. ;-)

Il m'a également plu de retrouver certaines «formules gagnantes», c'est-à-dire, qui ne manquent jamais de me faire rire, comme les conversations entre Agnès et Erfauge, la haine de Zalia (et sa manière de l'exprimer) pour Thomas, etc.
J'ai moins aimé qu'Agnès, ayant dû «choisir» un familier à la hâte, se retrouve avec un chat, alors qu'elle n'aime pas les chats. Qu'elle n'aime pas les chats ne me poserait pas de problèmes, si l'autrice lui avait donné un familier faisant partie des animaux appréciés par notre héroïne. Certes, sa relation avec peut-être Pétronia (© Erfauge) est plus complexe, mais cet aspect du roman m'a un peu agacée.
C'est également avec des situations cocasses que la romancière raconte l'attachement de Bidule à son héroïne.

Alors que je pestais qu'il n'y ait pas de tome 4, et que je me prenais à espérer que peut--être, Jeanne-A Debats continuerait la série un jour, sont arrivés les événements que j'ai beaucoup moins appréciés et qui rendent une suite impossible. J'aurais, de très loin, préféré une fin qui aurait appelé une suite, même si l'autrice n'avait jamais écrit ladite. Je n'ai pas du tout aimé cette fin, mais en tout cas, l'écrivain ne fait aucune incohérence. Il est même évident qu'elle prépare certains éléments de cette fin au long de la série, et qu'il est impossible au lecteur de deviner que tel ou tel élément est un indice menant à cette fin. Agnès étant satisfaite, je devrais l'être, mais non. Je pense que certains lecteurs ne seront pas aussi déçus que moi. Certains verront les choses du point de vue d'Agnès.

En parallèle des événements racontés par l'héroïne, nous découvrons le carnet de Navarre. Il y raconte une partie de son adolescence, et d'autres faits qui, peu à peu, finissent par s'imbriquer dans ce qui arrive en 2034. Cela explique, entre autres, comment Géraud et lui se sont rencontrés.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail pour les éditions Audible Studios.

La comédienne n'a pas démérité. L'éditeur a choisi de ne pas faire interpréter les extraits du carnet de Navarre par un homme, alors que ces passages sont à la première personne du singulier. Je m'en suis étonnée, mais je ne le déplore pas. En effet, Adeline Chetail prend une voix plus grave, plus basses. Bien sûr, le changement de tessiture est dû au fait que Navarre soit un homme, mais le jeu d'Adeline Chetail ne s'en est absolument pas trouvé terni. D'autre part, une autre voix que la sienne, seulement pour le tome 3, aurait peut-être détoné. Moi qui imagine souvent tel ou tel comédien lisant tel ou tel livre, je ne sais pas du tout quelle voix je mettrais sur les extraits du carnet de Navarre. Même lorsque j'imagine l'un d'eux, même parmi mes préférés, je reviens à la voix et à l'interprétation d'Adeline Chetail qui m'a satisfaite.

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lundi, 6 septembre 2021

Testament, tome 2: Alouette, de Jeanne-A Debats.

Testament, tome 2: Alouette

L'ouvrage:
Avril 2032. Voilà trois ans que les événements contés dans «L'héritière» sont arrivés. Un jour, les membres de l'étude notariale de Géraud voient entrer un couple (qu'ils surnomment Roméo et Juliette). Les jeunes gens demandent à Géraud de les marier. Celui-ci refuse... Seulement, il semblerait qu'il y ait une épidémie, et que les «Roméo et Juliette» se trouvent à tous les coins de rue.

Critique:
À l'instar du tome 1, ce deuxième volume m'a beaucoup plu. J'ai d'abord apprécié que l'autrice prenne le temps de dire où en sont ses personnages. De plus, l'intrigue m'a plu, et je n'ai pas deviné où elle menait. Les indices et les rebondissements arrivent à point: je ne me suis pas ennuyée.

J'ai trouvé amusant que Jeanne-A Debats se serve d'une pièce très célèbre pour en transposer la trame dans le monde des vampires, des garous, des dragons, des kitsunes... D'autre part, si nos héros courent des dangers (comme lorsque Agnès subit une cyber attaque), l'autrice parvient toujours à faire descendre la tension en mâtinant ces dangers d'humour. Les vecteurs de cet humour sont souvent des pensées d'Agnès, voire des conversations intérieures qu'elle a avec Erfauge. Dans le cas où elle est cyber attaquée, c'est autre chose... ;-) Lorsqu'elle va négocier avec Artus pour le compte de son oncle, il est cocasse qu'elle se force à penser comme Géraud, à agir comme Géraud ferait, afin de réussir au mieux. Il y a d'ailleurs une intrigue secondaire (celle en rapport avec ce que doit trouver Agnès pour un client de l'étude). Cette intrigue est presque uniquement basée sur l'humour.

Quant aux amours de notre héroïne, ce qui arrive ne m'a ni dérangée, ni agacée, ni impatientée... J'imagine que quelque chose de plus «définitif» se passe dans le tome 3, mais je ne peux même pas être absolument sûre de l'identité de celui avec qui cela arrivera. ;-)

À la fin, Agnès apprend autre chose à propos d'elle-même. C'est assez important pour qu'elle se mette à investiguer. J'imagine que cela fera partie de ses actes dans le tome 3. Ou bien, Géraud sait tout, et elle parvient à le lui faire dire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail pour les éditions Audible Studios.

Comme je m'y attendais, la lecture d'Adeline Chetail m'a plu. Comme dans le tome 1, son ton est toujours approprié, et elle interprète une galerie de personnages sans cabotinage ni trop de sobriété.

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jeudi, 2 septembre 2021

Testament, tome 1: L'héritière, de Jeanne-A Debats.

Testament, tome 1: L'héritière

L'ouvrage:
Agnès Cleyr a vingt-sept ans. Elle est sorcière. Elle peut voir les fantômes, et ressentir leurs souffrances. Cela la tourmente, et elle a peu de moyens d'y échapper. À présent, la voilà seule, ses parents et son frère étant morts. Son oncle, Géraud, la prend alors sous son aile, et l'embauche dans son étude notariale. La jeune femme doit décrypter des textes en langue ancienne. C'est alors que le Cénacle fait appel à l'étude de Géraud...

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Je suis contente d'avoir trouvé une autrice française écrivant de la fantaisie urbaine, et qu'elle situe son intrigue dans son pays. En effet, tous les auteurs que je connais s'attaquant à ce genre sont américains, et j'imagine (peut-être me trompe-je) que les fan du genre ne jurent que par ces auteurs.

Dans ce roman, l'AlterMonde se partage Paris. Telle meute de Garous a tels territoires, tels vampires ont tels autres... On rencontre également des sirènes.

La plupart des personnages sont attachants, même s'ils ont tous une part d'ombre. Je les ai suivis avec intérêt. Les particularités de chacun et les aventures qu'ils vivent font qu'on ne s'ennuie pas. J'ai lu certaines chroniques disant que le début était lent: je n'ai pas trouvé. Ou alors, je ne m'en suis pas aperçue, car la lenteur, si lenteur il y a, m'a plu. J'ai plutôt apprécié qu'Agnès prenne le temps de se présenter, d'expliquer certaines choses concernant ses parents, etc.

La romancière est parvenue à glisser de petites notes d'humour lors de moments très tendus. Par exemple, ce qu'Agnès fait avec ses talons (ce qui lui vaudra un cadeau assez particulier), ou l'histoire que notre héroïne raconte à Erfauge afin de le distraire de son envie de la vider de son sang (histoire qui aura certaines répercussions...).

En général, je n'aime ni les histoires d'amour qui arrivent trop vite, ni les triangles amoureux. Ici, l'autrice s'y prend bien mieux que tous ceux que j'ai lus. Elle ne fait pas un véritable triangle amoureux, et l'héroïne ne se jette pas tête baissée dans une histoire d'amour. Elle prend les choses comme elles viennent. Cela fait que j'ai partagé ses émotions sans arrière-pensées lors de ce qui arrive vers la fin.

Quant au don (elle dirait «malédiction») d'Agnès, le lecteur et la jeune femme apprennent des éléments qui laissent perplexe. Agnès en saura-t-elle davantage lors des tomes suivants? En tout cas, j'ai hâte de les lire!

J'aime bien le titre de ce premier tome, car s'il concerne la personne qui sera choisie par Erfauge, il peut, dans une certaine mesure, concerner Agnès.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail pour les éditions Audible Studios.

Adeline Chetail fait partie des comédiens dont je souhaite très fort qu'ils enregistrent davantage de livres qui me tentent. Sa lecture est soigneuse, son intonation est toujours adéquate, elle joue les émotions sans affectation, et ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins.

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