jeudi, 9 septembre 2021

Testament, tome 3: Humain(e)s, trop humain(e)s, de Jeanne-A Debats.

Testament, tome 3: Humain(e)s, trop humain(e)s

L'ouvrage:
Avril 2034.
Pendant une grande partie de la vie d'Agnès, sa mère a fait des pieds et des mains pour que le convent (les sorcières de la ville) prenne la jeune fille sous son aile, dans l'espoir qu'elle apprendrait à maîtriser son don. Les sorcières ont refusé avec mépris. Or, voilà qu'Agnès est convoquée par le convent. Elle se rend à l'injonction, s'aperçoit que deux autres sorcières ont été convoquées, assiste à un discours enjoignant les trois jeunes filles de s'entraider, et se retrouve avec autant de questions qu'à la réception de la convocation...

Critique:
Il m'a d'abord plu de retrouver les personnages des deux tomes précédent, toujours aussi forts pour se jeter tête la première dans des aventures où ils vont laisser des plumes. J'ai ensuite adoré les voir faire face à des péripéties aussi échevelées que dans les tomes précédents. L'une des plus rocambolesques est sûrement celle où Agnès et ses compagnes se mettent à attaquer une créature ressemblant à un ver géant, et que Géraud leur apprend que... c'est un client. ;-)

Il m'a également plu de retrouver certaines «formules gagnantes», c'est-à-dire, qui ne manquent jamais de me faire rire, comme les conversations entre Agnès et Erfauge, la haine de Zalia (et sa manière de l'exprimer) pour Thomas, etc.
J'ai moins aimé qu'Agnès, ayant dû «choisir» un familier à la hâte, se retrouve avec un chat, alors qu'elle n'aime pas les chats. Qu'elle n'aime pas les chats ne me poserait pas de problèmes, si l'autrice lui avait donné un familier faisant partie des animaux appréciés par notre héroïne. Certes, sa relation avec peut-être Pétronia (© Erfauge) est plus complexe, mais cet aspect du roman m'a un peu agacée.
C'est également avec des situations cocasses que la romancière raconte l'attachement de Bidule à son héroïne.

Alors que je pestais qu'il n'y ait pas de tome 4, et que je me prenais à espérer que peut--être, Jeanne-A Debats continuerait la série un jour, sont arrivés les événements que j'ai beaucoup moins appréciés et qui rendent une suite impossible. J'aurais, de très loin, préféré une fin qui aurait appelé une suite, même si l'autrice n'avait jamais écrit ladite. Je n'ai pas du tout aimé cette fin, mais en tout cas, l'écrivain ne fait aucune incohérence. Il est même évident qu'elle prépare certains éléments de cette fin au long de la série, et qu'il est impossible au lecteur de deviner que tel ou tel élément est un indice menant à cette fin. Agnès étant satisfaite, je devrais l'être, mais non. Je pense que certains lecteurs ne seront pas aussi déçus que moi. Certains verront les choses du point de vue d'Agnès.

En parallèle des événements racontés par l'héroïne, nous découvrons le carnet de Navarre. Il y raconte une partie de son adolescence, et d'autres faits qui, peu à peu, finissent par s'imbriquer dans ce qui arrive en 2034. Cela explique, entre autres, comment Géraud et lui se sont rencontrés.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail pour les éditions Audible Studios.

La comédienne n'a pas démérité. L'éditeur a choisi de ne pas faire interpréter les extraits du carnet de Navarre par un homme, alors que ces passages sont à la première personne du singulier. Je m'en suis étonnée, mais je ne le déplore pas. En effet, Adeline Chetail prend une voix plus grave, plus basses. Bien sûr, le changement de tessiture est dû au fait que Navarre soit un homme, mais le jeu d'Adeline Chetail ne s'en est absolument pas trouvé terni. D'autre part, une autre voix que la sienne, seulement pour le tome 3, aurait peut-être détoné. Moi qui imagine souvent tel ou tel comédien lisant tel ou tel livre, je ne sais pas du tout quelle voix je mettrais sur les extraits du carnet de Navarre. Même lorsque j'imagine l'un d'eux, même parmi mes préférés, je reviens à la voix et à l'interprétation d'Adeline Chetail qui m'a satisfaite.

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60 lectures

lundi, 6 septembre 2021

Testament, tome 2: Alouette, de Jeanne-A Debats.

Testament, tome 2: Alouette

L'ouvrage:
Avril 2032. Voilà trois ans que les événements contés dans «L'héritière» sont arrivés. Un jour, les membres de l'étude notariale de Géraud voient entrer un couple (qu'ils surnomment Roméo et Juliette). Les jeunes gens demandent à Géraud de les marier. Celui-ci refuse... Seulement, il semblerait qu'il y ait une épidémie, et que les «Roméo et Juliette» se trouvent à tous les coins de rue.

Critique:
À l'instar du tome 1, ce deuxième volume m'a beaucoup plu. J'ai d'abord apprécié que l'autrice prenne le temps de dire où en sont ses personnages. De plus, l'intrigue m'a plu, et je n'ai pas deviné où elle menait. Les indices et les rebondissements arrivent à point: je ne me suis pas ennuyée.

J'ai trouvé amusant que Jeanne-A Debats se serve d'une pièce très célèbre pour en transposer la trame dans le monde des vampires, des garous, des dragons, des kitsunes... D'autre part, si nos héros courent des dangers (comme lorsque Agnès subit une cyber attaque), l'autrice parvient toujours à faire descendre la tension en mâtinant ces dangers d'humour. Les vecteurs de cet humour sont souvent des pensées d'Agnès, voire des conversations intérieures qu'elle a avec Erfauge. Dans le cas où elle est cyber attaquée, c'est autre chose... ;-) Lorsqu'elle va négocier avec Artus pour le compte de son oncle, il est cocasse qu'elle se force à penser comme Géraud, à agir comme Géraud ferait, afin de réussir au mieux. Il y a d'ailleurs une intrigue secondaire (celle en rapport avec ce que doit trouver Agnès pour un client de l'étude). Cette intrigue est presque uniquement basée sur l'humour.

Quant aux amours de notre héroïne, ce qui arrive ne m'a ni dérangée, ni agacée, ni impatientée... J'imagine que quelque chose de plus «définitif» se passe dans le tome 3, mais je ne peux même pas être absolument sûre de l'identité de celui avec qui cela arrivera. ;-)

À la fin, Agnès apprend autre chose à propos d'elle-même. C'est assez important pour qu'elle se mette à investiguer. J'imagine que cela fera partie de ses actes dans le tome 3. Ou bien, Géraud sait tout, et elle parvient à le lui faire dire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail pour les éditions Audible Studios.

Comme je m'y attendais, la lecture d'Adeline Chetail m'a plu. Comme dans le tome 1, son ton est toujours approprié, et elle interprète une galerie de personnages sans cabotinage ni trop de sobriété.

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64 lectures

jeudi, 2 septembre 2021

Testament, tome 1: L'héritière, de Jeanne-A Debats.

Testament, tome 1: L'héritière

L'ouvrage:
Agnès Cleyr a vingt-sept ans. Elle est sorcière. Elle peut voir les fantômes, et ressentir leurs souffrances. Cela la tourmente, et elle a peu de moyens d'y échapper. À présent, la voilà seule, ses parents et son frère étant morts. Son oncle, Géraud, la prend alors sous son aile, et l'embauche dans son étude notariale. La jeune femme doit décrypter des textes en langue ancienne. C'est alors que le Cénacle fait appel à l'étude de Géraud...

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Je suis contente d'avoir trouvé une autrice française écrivant de la fantaisie urbaine, et qu'elle situe son intrigue dans son pays. En effet, tous les auteurs que je connais s'attaquant à ce genre sont américains, et j'imagine (peut-être me trompe-je) que les fan du genre ne jurent que par ces auteurs.

Dans ce roman, l'AlterMonde se partage Paris. Telle meute de Garous a tels territoires, tels vampires ont tels autres... On rencontre également des sirènes.

La plupart des personnages sont attachants, même s'ils ont tous une part d'ombre. Je les ai suivis avec intérêt. Les particularités de chacun et les aventures qu'ils vivent font qu'on ne s'ennuie pas. J'ai lu certaines chroniques disant que le début était lent: je n'ai pas trouvé. Ou alors, je ne m'en suis pas aperçue, car la lenteur, si lenteur il y a, m'a plu. J'ai plutôt apprécié qu'Agnès prenne le temps de se présenter, d'expliquer certaines choses concernant ses parents, etc.

La romancière est parvenue à glisser de petites notes d'humour lors de moments très tendus. Par exemple, ce qu'Agnès fait avec ses talons (ce qui lui vaudra un cadeau assez particulier), ou l'histoire que notre héroïne raconte à Erfauge afin de le distraire de son envie de la vider de son sang (histoire qui aura certaines répercussions...).

En général, je n'aime ni les histoires d'amour qui arrivent trop vite, ni les triangles amoureux. Ici, l'autrice s'y prend bien mieux que tous ceux que j'ai lus. Elle ne fait pas un véritable triangle amoureux, et l'héroïne ne se jette pas tête baissée dans une histoire d'amour. Elle prend les choses comme elles viennent. Cela fait que j'ai partagé ses émotions sans arrière-pensées lors de ce qui arrive vers la fin.

Quant au don (elle dirait «malédiction») d'Agnès, le lecteur et la jeune femme apprennent des éléments qui laissent perplexe. Agnès en saura-t-elle davantage lors des tomes suivants? En tout cas, j'ai hâte de les lire!

J'aime bien le titre de ce premier tome, car s'il concerne la personne qui sera choisie par Erfauge, il peut, dans une certaine mesure, concerner Agnès.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Adeline Chetail pour les éditions Audible Studios.

Adeline Chetail fait partie des comédiens dont je souhaite très fort qu'ils enregistrent davantage de livres qui me tentent. Sa lecture est soigneuse, son intonation est toujours adéquate, elle joue les émotions sans affectation, et ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins.

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66 lectures

lundi, 16 août 2021

Love, lies, and hocus pocus, book 6: Identity, de Lydia Sherrer.

Love, lies, and hocus pocus, book 6: Identity

L'ouvrage:
Lily a été enlevée. Ses proches mettent tout en oeuvre pour la retrouver.

Critique:
Après avoir fini «Betrayal», j'étais frustrée. C'est donc avec frénésie que je me suis plongée dans «Identity». Lydia Sherrer parvient à se renouveler tout en gardant les mêmes «méchants». Comme je le pensais, il est un peu lassant que l'intrigue tourne toujours autour de ces deux dangereux personnages (au départ, il n'y en avait qu'un, et depuis la fin de «Legends», ils sont deux), mais l'autrice fait en sorte que son récit reste palpitant. Les scènes tendues où ces deux personnages se montrent dans toute leur vilenie et celles où l'inquiétude des proches de Lily est à son paroxysme sont contrebalancées par les notes humoristiques que la romancière insère. Elles sont toutes dues à Sir Kippling. Il arrive même à faire rire concernant la gravité de la situation lorsqu'il brandit une menace: Sir Kippling urinera sur tout ce qui appartient à Sebastian pendant le reste de sa vie, si celui-ci ne peut sauver Lily.

Concernant l'un des «méchants», je regrette que les autres aient empêché Mallaury d'accomplir son dessein. Certes, ils ont raison, ne serait-ce que pour préserver la santé mentale de Mallaury, mais outre que le personnage méritait cela, cet élément aurait forcé Lydia Sherrer à créer d'autres événements que la traque de ce personnage.

Lorsque Lily se rend compte qu'on tente de la piéger, j'ai trouvé dommage que l'autrice dise que, sachant que ce qu'on lui montre est faux, elle se laisse quand même duper. Je pense surtout au moment où le démon se «déguise» en madame Berington. Certes, il est expliqué pourquoi Lily ne peut s'empêcher de s'y laisser prendre, mais cela n'est pas très crédible.

La romancière soulève certaines questions délicates. Par exemple, que penser de quelqu'un qui a mal agi, sachant qu'il agissait mal, mais étant poussé par un motif compréhensible? De plus, ce personnage se rachète...
Ensuite, à travers Sebastian, l'autrice évoque les démons intérieurs. Pour moi, cette façon de faire est très importante. En effet, cela m'a bien plus parlé que les affirmations d'auteurs comme Mélissa da Costa selon lesquelles il ne faut pas se gâcher la vie à penser aux maux qu'elle nous a infligés, ou à ressasser sa culpabilité concernant ces maux, car on perd tout ce qui est positif. Elle a tout à fait raison, mais la manière de faire de Lydia Sherrer est beaucoup plus percutante.

Je suis présentement en train d'agoniser, car je ne sais pas quand sort le tome 7. En plus, il ne sortira peut-être pas en papier et en audio en même temps. Et quand il sortira en audio, il ne sera pas forcément tout de suite sur Audible! Et imaginons que quand il apparaîtra sur Audible, il ne soit que sur le .com parce que le .fr n'en a pas les droits! Pourvu que je puisse le lire bientôt!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Chenoweth Press.

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105 lectures

lundi, 9 août 2021

Love, lies, and hocus pocus, book 5: Betrayal, de Lydia Sherrer.

Love, lies, and hocus pocus, book 5: Betrayal

L'ouvrage:
Ce soir, Lily a un rendez-vous galant avec Sebastian. Sir Kippling se moque d'elle pendant ses préparatifs, le début du rendez-vous se passe très bien, et... le téléphone de Lily sonne.

Critique:
Ce tome m'a autant plu que les autres. Lydia Sherrer a réussi à contourner l'obstacle dont je crains qu'il devienne lassant à force de se répéter. En effet, si John Faust reste une menace, il n'est pas question de lui dans ce tome, et c'est logique. Cependant, nos héros sont précipités dans d'éprouvantes aventures. J'ai d'ailleurs aimé que cela démarre lentement, avec des faits quotidien, le rendez-vous entre Lily et Sebastian. J'ai eu raison de savourer ces passages, car ensuite, les événements tournent vraiment mal.

Dans ce volume, le lecteur et Lily en apprennent davantage sur Sebastian. Bien sûr, certaines choses ont té dévoilées de tome en tome, mais dans celui-là, tout ce qu'il a vécu semble conspirer pour le faire tomber.
C'est aussi dans ce livre que madame Berrington reconnaît qu'elle n'a pas agi comme elle l'aurait dû vis-à-vis de son neveu.

Dès la fin d'un tome de cette série, je n'ai eu qu'une hâte: lire la suite. Ici, cette hâte est renforcée. Si les autres tomes appelaient une suite, ils avaient une vraie fin. La fin de «Betrayal» n'occasionne que des questions et de la crainte quant au sort des deux personnages principaux.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Chenoweth Press.

L'interprétation de la comédienne reste sans failles. Entre les différents personnages et leurs sentiments, elle s'en tire très bien, comme toujours.

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