lundi, 27 mars 2017

Libérez votre cerveau - Traité de neurosagesse pour changer l'école et la société, d'Idriss Aberkane.

Libérez votre cerveau

L'ouvrage:
Idriss Aberkane décortique notre société, notre éducation, certaines façons de penser et d'agir. Il explique, en donnant des arguments et des exemples, pourquoi tout doit changer.

Critique:
Je sais que je me répète d'une chronique à l'autre lorsqu'il s'agit d'un documentaire, mais ce genre d'ouvrage sera lu par rapport à soi, à son vécu, à son expérience de la vie. Idriss Aberkane dit lui-même que tout ce qu'il nous expose est le fruit de son expérience de la vie, de ses observations.

Sans parler des qualités ou des défauts de cet ouvrage, j'ai d'abord été déçue parce que je pensais qu'il traitait majoritairement du fonctionnement du cerveau. Le sous-titre parle bien de changer l'école et la société, mais entre la quatrième de couverture et le mot «cerveau», j'ai imaginé autre chose. Je le signale, au cas où d'autres auraient la même idée que moi.

L'auteur de cet ouvrage met l'accent sur le fait qu'il faut absolument changer tout notre système scolaire. Il répète cela à la moindre occasion. Les chapitres 2 de la première partie et 3 de la deuxième sont tous deux des illustrations de cette assertion, puis c'est encore répété par allusion au long du livre. Je partage certains de ses avis, mais je serais plus nuancée que lui. Par exemple, il part du postulat que l'enfant est enthousiaste quant à l'école, et que si le système ne lui ôtait pas cet enthousiasme et lui apprenait les choses de manière ludique, il apprendrait sans efforts, puisqu'il serait motivé. Selon lui, nous avons chacun une passion, quelque chose que nous adorerons faire, et donc où on excellera. Pour que cela soit révélé plus facilement, il ne faut faire que du ludique à l'école, parce qu'on apprend mieux et plus facilement en jouant. J'ai déjà entendu cette théorie, et elle ne me convainc pas. Je pense qu'il faut essayer des méthodes, voire réformer le système, mais il me semble que s'il n'y a plus aucune contrainte, l'enfant ne saura pas gérer celles qui se présenteront fatalement à lui. Idriss Aberkane me rétorquera que si tout le système est réformé de A à Z (de la maternelle à l'emploi), comme il le préconise, rien ne sera vu comme une contrainte. Étant très pinailleuse, j'ai eu l'idée d'exemples concrets de contraintes qui ne peuvent être «ludifiées» (pour reprendre le terme employé par l'auteur). Je suis une boulimique de livres. De ce fait, je ne peux pas m'acheter tous ceux que j'aimerais lire. Je demande donc à certains éditeurs s'ils accepteraient de me faire parvenir des livres qui me tentent en service presse en échange d'une chronique sur mon blog. La plupart acceptent. Certaines de ces chroniques sont contraignantes à écrire, soit parce que le livre ne m'a pas plu, soit parce que je ne trouve pas quoi dire, soit parce que j'ai l'impression que mes mots desserviraient l'ouvrage. Pourtant, si je ne publiais pas ces chroniques, les éditeurs finiraient par refuser de m'accorder des services presse...
Autre exemple: je n'aime pas le sport, pourtant, je sais qu'il est bénéfique. Je m'astreins donc à faire au moins trois heures de sport par semaine. Je le fais soit en regardant un film ou une série, soit en écoutant un livre, soit en discutant sur Skype avec une amie. Cela rend la tâche poins pénible. Ces contraintes (et quelques autres) finissent par ne pas être insurmontables parce que je comprends leur utilité, et parce que j'ai appris, très jeune (notamment à l'école) que certaines choses sont obligatoires. Je me dis que s'il n'y a jamais aucune contrainte, les enfants finiront par penser que tout est contraignant. Se brosser les dents finira par être insurmontable! Bien sûr, certains patrons (quel que soit le corps de métier) imposent des contraintes inutiles, et donc contre-productives. C'est certainement cet abus de pouvoir qu'il faut changer, où qu'il se pratique.

De plus, je me souviens de moi en tant qu'élève. En bonne maniaque, il me fallait une leçon, avec la règle bien posée. Je l'aurais peut-être apprise avec une autre méthode, mais je me souviens que c'est celle qui me convenait le mieux. Ensuite, que faire si un élève, avec une méthode où il jouerait pour apprendre, allait plus volontiers vers certains enseignements que vers d'autres? Idriss Aberkane me dira que ce n'est pas grave, qu'il faut que l'élève aille vers ce qui le passionne. Mais que faire si rien ne le passionne? Idriss Aberkane dit également (et là, je le rejoins davantage) qu'il faut tester des choses. Il faut essayer des façons de faire et conserver ce qui fonctionne le mieux. Je sais d'expérience que la rigueur (sans être injuste et effrayante) fonctionne. Sans jouer tout le temps, et sans brimer et contraindre à outrance, il pourrait y avoir une demi-mesure.

Lorsque l'auteur explique qu'il vaut mieux exercer un métier qu'on fera par passion, car seul l'amour fait qu'on sera capable d'en supporter la dureté, je suis d'accord (cela tombe sous le sens), mais là encore, je nuancerais. Que fait-il des gens qui ne pourraient pas vivre de leur passion, et qui exercent un métier qui ne les attirait pas au départ, mais dont ils ont vu certains bons côtés? Bien sûr, il est préférable de faire un métier qu'on a choisi, mais ceux qui ne le peuvent pas (même s'ils s'en sont donné les moyens) doivent forcément composer et faire quelques compromis.

Force nous est de constater que le monde va mal. Je suis donc d'accord avec l'auteur quant au fait que certaines choses doivent être changées en profondeur, mais pour des domaines que je connais, je prônerais la nuance. J'aurais d'autres choses à dire sur certaines remarques de l'auteur sur ce sujet, mais je m'arrêterai là.

Idriss Aberkane aborde d'autres thèmes: la subjectivité, l'effet de groupe, la violence engendrée par la trop grande frustration, le mal que des organismes firent sciemment, les technologies qui (si elles ont été créées dans une bonne intention) finissent par devenir un danger parce qu'elles sont perverties par l'homme... Il assortit cela d'exemples. J'en connaissais certains. Par exemple, l'histoire des lignes dont l'une est sans conteste plus courte, l'exemple des hôpitaux psychiatriques, ou celui des électrochocs... L'auteur de cet ouvrage prône la sagesse au lieu de la course au pouvoir... Tout cela montre de quoi l'homme incapable d'empathie et trop individualiste peut se rendre coupable. Certes, mais pour moi, ce n'est pas nouveau, et cela ne fait que me renvoyer à ma propre impuissance.

Au milieu de ces explications, Idriss Aberkane parle un peu de notre cerveau. Cela m'a intéressée (puisqu'au départ, c'était ce que je souhaitais lire), mais j'étais un peu déstabilisée, car j'ai trouvé le tout un peu brouillon. Cela vient peut-être de mon esprit maniaque, mais il me semble que j'aurais organisé le livre autrement, évitant certaines répétitions, regroupant certaines idées... Parmi les informations qu'il donne, il en est une qui m'a fascinée: l'éventualité de pouvoir «télécharger» des connaissances et des ressentis dans le cerveau humain.

À la fin, l'auteur propose des exercices mentaux qui consistent (en très gros) à s'analyser, à ouvrir sa pensée, à ce rendre compte qu'on peut se débarrasser de certaines chaînes acquises par besoin de conformisme ou par sous-estimation. D'une manière générale, il nous invite à avoir l'esprit critique, à faire travailler notre cerveau...

On me dira que j'ai davantage parlé d'un aspect du livre que du reste. C'est vrai, mais outre que cet aspect tient une grande place dans le propos d'Idriss Aberkane, j'ai parlé de ce que je connaissais le mieux.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Olivier Chauvel.
Olivier Chauvel est un comédien dont j'apprécie la lecture. Il parvient à lire des documentaires de manière à la fois vivante, mais sans surjouer. Cela ne doit pas être simple. Je me souviens avoir été un peu sévère avec lui quant à son interprétation de «Vivez mieux et plus longtemps», mais ce livre était peut-être encore plus délicat à interpréter que celui d'Idriss Aberkane.

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jeudi, 15 septembre 2016

Vivez mieux et plus longtemps, de Michel Cymes.

Vivez mieux et plus longtemps

L'ouvrage:
Michel Cymes donne toutes sortes de conseils pour vivre mieux.

Critique:
Ce livre m'a attirée d'abord parce que je suis preneuse de conseils, mais aussi parce que j'entendais Michel Cymes sur France Info quand j'étais enfant. En outre, il m'est arrivé de voir son émission et d'apprécier son humour et sa joie de vivre.

Ses conseils concernent la vie en général. Avant de lire ce livre, je pensais qu'il parlait uniquement d'alimentation. Pour moi, l'un des avantages est que l'auteur conseille, puis explique pourquoi. Bien sûr, nous savons tous qu'il vaut mieux manger des légumes plutôt que des chips, mais je trouve qu'il est intéressant de comprendre pourquoi. Les explications sont données sans jargon incompréhensible, ou s'il y en a un peu, tout est explicité.

Certains conseils sont faciles à suivre. Par exemple, si vous êtes comme moi, il vous faut boire davantage (de l'eau, bien sûr) afin d'hydrater votre corps, votre cerveau, etc. On peut aussi facilement se laver les mains correctement. De plus, il donne quelques petits mouvements à faire pour se muscler les cuisses et les mollets. Certains peuvent être faits alors qu'on fait autre chose. Cependant, certains de ces conseils ne sont pas évidents à suivre pour diverses raisons. Par exemple, il est beaucoup de bonnes choses pour la santé que je n'aime pas. Comme je suis pénible, la solution de l'accommodement avec fines herbes ou épices (elles-mêmes bonnes pour la santé) ne me convient pas, car je ne les aime pas non plus. ;-) Il y a quand même certains aliments que je ne connais pas (je vais donc les goûter) et certains accommodements auxquels je n'avais pas pensés et que je suis tentée d'essayer. L'autre inconvénient, c'est le manque de temps. Lorsque j'ai dit à mon mari que Michel Cymes préconisait le nettoyage du réfrigérateur au moins deux fois par mois, il m'a répondu: «Il peut venir le faire chez nous?» En effet, ces conseils me semblent avisés, mais certains prennent du temps... Il faut donc essayer (comme le préconise d'ailleurs l'auteur) de changer ses habitudes. On n'est pas obligé de tout suivre d'un coup, mais peut-être de procéder par paliers, car la santé et la bonne hygiène de vie sont importantes.

Certaines choses sont répétées, l'auteur s'en explique en disant qu'il croit au pouvoir de la répétition.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Olivier Chauvel.
Il va de soi qu'un livre de ce genre ne peut pas être interprété de manière trop sobre, sinon, l'auditeur trouverait cela fastidieux. En outre, Michel Cymes donne ses conseils avec humour et bonne humeur. Le lecteur a donc voulu entrer dans le ton. Je trouve que parfois, il en a un peu trop fait. J'ai bien conscience que ce documentaire n'est pas facile à lire à voix haute, et que cela a dû être délicat pour le comédien.

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lundi, 25 janvier 2016

Le charme discret de l'intestin: tout sur un organe mal-aimé, de Giulia Enders.

Le charme discret de l'intestin

L'ouvrage:
Giulia Enders nous explique avec verve comment fonctionne notre corps, et en particulier, notre intestin.

Critique:
Il y a un moment que je souhaite lire des ouvrages évoquant le fonctionnement du ventre, de l'estomac,de l'intestin, et leurs interactions avec le cerveau. Je ne l'ai pas fait, car ceux qui existaient me paraissaient (peut-être à tort) un peu rébarbatifs. Lorsque j'ai entendu parler de ce livre, il était souligné qu'il était caustique. En effet, l'écriture de Giulia Enders est très vivante. Elle use d'exemples très simples et très concrets. Par exemple, elle explique le chemin que prend la nourriture et ce qui lui arrive en parlant d'une bouchée de gâteau, elle va dire que nos sphincters sont collègues, etc. Certains trouveront peut-être cela un peu niais. Pour ma part, j'ai trouvé cela sympathique. Cela donne un style fluide et une écriture alerte. On n'a pas l'impression d'être assommé d'informations qu'on n'assimile pas. C'est rempli de bonne humeur, ce qui fait qu'on s'instruit en souriant.

Lorsqu'on lit un documentaire de ce genre, on le fait toujours par rapport à soi, à ses expériences. Donc quand j'entendais Giulia Enders expliquer certaines choses qu'il vaut mieux faire (par exemple, la manière de s'asseoir sur les toilettes), je me surprenais à me demander comment j'agissais.
Il y a des situations dans lesquelles chacun se retrouvera. Outre celle que j'ai mentionnée ci-dessus, on lira quelles sont les répercutions du stress, et comment notre intestin tente au maximum de nous en préserver. Il y en a beaucoup d'autres.
Il y a aussi de petites astuces quotidiennes afin de faciliter certaines choses.

Giulia Enders préconise de ne surtout pas tomber dans l'excès. Par exemple, il ne faut pas forcément arrêter de manger tel ou tel aliment (sauf si on est vraiment allergique), mais en manger moins. Elle dit notamment cela à propos du lait ou des produits contenant du gluten.
L'auteur prône la tempérance également dans d'autres situations. Par exemple, elle dit qu'il n'est pas obligatoire d'aller à la selle tous les jours, qu'il faut boire quand on a soif (ou si on sent qu'on se déshydrate), etc. C'est un peu la même chose pour le sucre. Certains sucres sont meilleurs pour la santé que d'autres, mais bien sûr, il ne faut pas en manger en grosses quantités.

Lorsqu'elle parle plus particulièrement de l'intestin, elle explique quelles sont les bonnes bactéries, quelles sont les mauvaises, que certaines nous nourrissent... Il y a même des bactéries qui peuvent influencer notre cerveau, et nous faire aller plutôt vers tel ou tel aliment.

L'ambition de ce livre étant d'informer sans assommer, l'auteur donne des pistes. C'est à nous de les approfondir. Par exemple, elle évoque les prébiotiques et donne une petite liste d'aliments dans lesquels on en trouve. À nous de chercher s'il n'y en aurait pas dans d'autres...

Un livre passionnant, instructif,divertissant, bien pensé.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jessica Monceau.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
J'aime beaucoup Jessica Monceau que je connais surtout en tant que comédienne de doublage. C'est le deuxième ouvrage qu'elle enregistre pour Audiolib (le premier, «Nos étoiles contraires», ne m'a pas attirée), et je pense qu'il s'est agi pour elle d'un défi. En effet, il n'est pas facile de lire à voix haute un documentaire qui traite de notre intestin avec humour. Pour moi, elle a trouvé le ton juste. Je suis convaincue que son interprétation rend naturels les petits moments où l'auteur en fait peut-être un peu trop dans les exemples humoristiques. Maintenant que je l'ai entendue lire cet ouvrage, je n'ai qu'une hâte: l'entendre sur d'autres livres!

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jeudi, 27 août 2015

American rigolos, de Bill Bryson.

American rigolos

L'ouvrage:
Bill Bryson est journaliste américain. Après vingt ans passés en Angleterre, il est revenu vivre aux États-Unis. Ce livre est un recueil de chroniques écrites pendant les premières années après son retour.

Critique:
En général, je ne suis pas adepte de chroniques, car j'ai toujours peur de m'ennuyer. J'ai essayé ce livre parce que le résumé disait qu'il était drôle, et parce que j'aime beaucoup la lectrice qui l'a enregistré. Je n'ai pas regretté d'avoir donné une chance à Bill Bryson. Le résumé ne fait pas de publicité mensongère: ce livre est vraiment drôle. Son auteur semble d'ailleurs prôner l'humour dans beaucoup de situations.

Ces chroniques sont le fruit de son observation. Ayant vécu loin de son pays pendant longtemps, c'est comme s'il le redécouvrait. Il pose un regard neuf et amusé sur la société américaine. Il y va peut-être parfois un peu fort, mais il faut reconnaître qu'il voit juste et analyse bien les comportements qu'il décrit. Par exemple, il explique (dans plusieurs chroniques) que les Américains sont des assistés. Ils n'ont plus d'efforts à faire pour se déplacer, on leur invente pléthore d'objets pour leur faciliter la vie (le tourniquet à cravates me laisse perplexe tant il est un appel à la fainéantise), on ne leur montre pas assez que les États-Unis n'est pas le seul pays au monde (d'où leur absence de culture), etc. Bien sûr, Bill Bryson ne pouvait pas passer son chemin concernant la malbouffe. Il s'emploie donc à expliquer l'immense choix de nourriture «chimique» que proposent les supermarchés. Tout cela est écrit de manière vivante, fluide, drôle. Bill Bryson manie très bien l'ironie, entre autres. Beaucoup d'aspects de la vie aux États-Unis sont exposés avec, selon moi, bon sens.

L'auteur n'hésite pas à être lui-même victime de son humour. Il évoque sans ambages sa maladresse chronique, son amour des expériences hasardeuses voire dangereuses. En outre, il passe pour quelqu'un qui râle beaucoup.

D'autre part, l'auteur parvient à faire rire ou réfléchir en évoquant des événements quotidiens. Par exemple, le récit d'une des journées de la famille à la mer est assez amusant, alors que la chose est banale. La chronique évoquant la journée des présidents m'a interpellée, car j'ai aimé que le journaliste passe en revue certains présidents, surtout ceux qui s'illustrèrent par leur inertie. Le passage sur Hoover m'a bien plu: je me dis que le chroniqueur n'a pas tort.

Il y a quand même certaines chroniques qui m'ont paru un peu exagérées. Par exemple, Bill explique que son coiffeur ne lui fait jamais la coupe qu'il demande. Pour l'illustrer, il raconte une séance. Même si le récit est caustique, j'avais envie de lui dire qu'à sa place, il y a longtemps que j'aurais changé de coiffeur. Certains écoutent leurs clients, et font ce qu'ils demandent. J'ai également tiqué lorsque Bill (avec son humour coutumier) râle après les ordinateurs. Même s'il n'a pas tout à fait tort, il y a un peu de mauvaise foi dans ses assertions. Il fait partie de la multitude de gens qui, malheureusement, n'a pas été formée comme il le fallait à l'informatique. En effet, si beaucoup de gens ne s'en sortent pas, c'est parce que l'utilisation de l'outil informatique nécessite une formation qu'ils n'ont pas eue. Je pense que Bill Bryson est assez futé pour le savoir.

Le récit de la location de voiture peut paraître exagéré: assurances pour ceci et cela, suppléments pour d'autres choses (dont la possibilité de savoir où se trouve la voiture), etc. Cependant, je pense que tout est vrai.

Éditeur: Payot et Rivages.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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lundi, 18 mai 2015

J'arrête de râler, de Christine Lewicki.

J'arrête de râler

L'ouvrage:
Après avoir constaté que sa vie était pourrie par ses râleries, Christine Lewicki a décidé de changer sa façon de réagir, afin de profiter de la vie et non d'en subir les désagréments. Elle fait partager son expérience et son cheminement.

Critique:
J'ai souhaité lire cet ouvrage parce que je voulais me rendre compte de la fréquence à laquelle je râlais. Ensuite, j'ai pensé que si l'auteur donnait une solution sympathique, pourquoi ne pas essayer de l'appliquer? Lorsqu'on lit un livre de ce genre, on voit forcément ce qu'il dit par rapport à soi. On a toujours un exemple tiré de sa vie à appliquer à ce que dit l'auteur. Là encore, cela a été le cas pour moi.

Je me suis aperçue que je mettais déjà en pratique certains conseils de l'auteur. J'ai déjà remarqué que râler ne m'apportait qu'une satisfaction temporaire. Certes, on exprime sa frustration, mais ensuite, que faire? L'auteur préconise de tenter de trouver un côté positif ou une solution aux tracasseries qu'on ne peut changer. Certains de ses conseils ne m'ont pas paru judicieux dans mon cas. Cependant, si on n'est pas trop bête, on adapte les conseils à son cas.
Certains m'ont paru un peu tirés par les cheveux. Par exemple: si on fait la queue, au lieu de ronchonner, on peut discuter avec la personne qui attend derrière soi. J'avoue ne pas être du genre à adresser comme ça la parole à un inconnu. Bien sûr, là encore, c'était un conseil dont le but était de dire: il faut trouver quelque chose de sympathique à faire pendant ce temps. En effet, la file d'attente n'ira pas plus vite parce qu'on va râler, et le temps passera plus vite et de manière plus agréable si on se trouve une occupation. Pourquoi ne pas commencer ou continuer un livre (audio, tant qu'on y est)?

D'une manière générale, Christine Lewicki invite le lecteur à s'ouvrir, à ne pas toujours se précipiter sur la solution de la râlerie qui n'est pas bénéfique, car (j'ai déjà pu le constater), elle engendre stress et mal être. Elle invite le lecteur à créer une autre habitude que celle de la râlerie. Il est vrai qu'il existe tout un tas de solutions simples à appliquer afin de ne pas râler. On peut remédier à certaines choses en «pensant différemment». (Je mets l'expression entre guillemets, car je ne peux la dissocier du roman «Les fourmis», de Bernard Werber. C'est en lisant ce roman, lorsque j'étais au collège, que j'ai compris ce concept.) L'auteur invite le lecteur à s'ouvrir aux autres, à mieux communiquer, à s'exprimer clairement, et à ne pas forcément attendre une satisfaction immédiate.

Bien sûr, elle n'oublie pas ceux qui, au moment de lire son ouvrage, passent justement par une phase difficile. À ceux-là, elle conseille de commencer le défi qu'elle propose quand leur vie sera «normale». Ce qu'elle propose consiste à tenter de passer vingt-et-un jours consécutifs sans râler, expliquant bien que le but est de voir si on vivait mieux sans râler. Je ne sais pas si je ferai ce défi, mais si je le fais, il me faudra trouver autre chose que le symbolique bracelet qu'on met au poignet et qu'on change de poignet (on repart de zéro) si on râle. En effet, je n'aime pas porter des bijoux, cela me gêne. À moi de trouver une solution de remplacement dans le cas où je déciderais de faire cela. Je pense qu'on peut aussi le faire dans sa tête, sans forcément avoir besoin d'un geste qui remettrait le compteur à zéro.
Au sujet des gestes symboliques, j'avoue ne pas vraiment voir l'utilité de celui qui consiste à écrire sa râlerie la plus fréquente, et à s'en débarrasser en la jetant à la poubelle. Je ne pense pas que ce genre de gestes fonctionnerait sur moi. Ce n'est pas parce que je vais me débarrasser du papier où c'est écrit que mon cerveau, lui, va s'en débarrasser. Je pense que si je décide d'en finir avec une râlerie (ou autre chose qui encombre ma tête), c'est le fait de penser plusieurs fois que j'en ai fini avec ça qui fera effet. Je sais qu'on préconise de matérialiser ce dont on veut se débarrasser moralement, mais je ne le comprends pas vraiment... Je sais que là, je pinaille. L'important est de comprendre ce qui fonctionne sur soi et de l'utiliser.

Il n'y a pas de solutions contre ceux qui ne font que râler et qui nous agacent. L'auteur explique que si, soi-même, on ne râle pas (ou beaucoup moins), on sera moins touché par celui qui râle. Tout dépend, je pense, de notre degré de proximité avec les râleurs. Je m'aperçois que lorsque je peux fuir ceux qui râlent, je le fais.

Même si j'ai donné des exemples, je suis loin d'avoir parlé de tous les conseils et de la façon de penser que Christine Lewicki tente de faire passer.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Odile Cohen.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.

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