jeudi, 12 juillet 2018

Boostez votre mémoire, de Jean-Yves Ponce.

Boostez votre mémoire

L'ouvrage:
Jean-Yves Ponce donne ici ses techniques pour optimiser notre mémoire.

Critique:
Globalement, j'ai été déçue par ce livre. À certains moments, j'ai trouvé un désagréable écho des pensées d'Idriss Aberkane dans «Libérez votre cerveau». J'ai compris pourquoi quand j'ai entendu le nom de cet auteur dans les remerciements... J'ai été très agacée que Jean-Yves Ponce affirme que le «par coeur», c'était mal, et que le pauvre enfant (à qui on devrait laisser choisir ce qu'il souhaite mémoriser) était brimé parce qu'on lui disait qu'il était nul s'il n'arrivait pas à apprendre. Je veux bien qu'il y ait des professeurs de cet acabit (il y a des idiots dans chaque corps de métier), mais pourquoi en faire une généralité? Quant à moi, je n'ai pas attendu Jean-Yves Ponce pour dire à mes élèves (à qui je ne demande d'apprendre par coeur que les terminaisons des conjugaisons et certaines règles de grammaire) qu'ils ne devaient pas essayer d'avaler tous leurs cours en un après-midi, mais plutôt apprendre au fur et à mesure, par petites sessions, et revenir, les jours suivants, sur ce qu'ils avaient appris afin de l'ancrer dans le cerveau. Je n'ai pas non plus attendu Jean-Yves Ponce pour leur dire que s'ils ne comprenaient pas ce qu'ils apprenaient, et s'ils ne se concentraient pas réellement dessus, cela ne fonctionnerait pas. Pour fréquenter un forum de professeurs et pour avoir souvent discuté avec les collègues de mon établissement, je sais que beaucoup d'enseignants font ainsi.

Ensuite, j'ai trouvé que l'auteur répétait beaucoup certaines choses. Par exemple, au début du chapitre 3, il répète (en résumé) ce qu'il a dit au début du chapitre 1. Il répète aussi qu'il est passé à la télé grâce à sa technique de mémorisation, que c'est la meilleure, etc. Même s'il explique que chacun a ses méthodes, a plutôt une mémoire de tel type, et que donc, c'est à chacun de trouver ce qui fonctionnera le mieux, je n'ai pu m'empêcher de penser qu'il est fermé sur certains points. Voir par exemple ce dont j'ai parlé dans le premier paragraphe de cette chronique. Il dit aussi que les jeux vidéo développent l'imagination. Sûrement, mais pourquoi ne dit-il pas que les livres la font également beaucoup travailler?

Il écrit aussi beaucoup de choses évidentes. J'avais l'impression d'être prise pour une abrutie. Par exemple, si notre esprit vagabonde alors qu'on est en train d'apprendre quelque chose, l'apprentissage ne fonctionnera pas; un environnement constitué de tentations qui sont autant de distractions nuira à l'apprentissage, etc. Les techniques à proprement parler ne sont données qu'à partir du chapitre 4 (sur 8).

Ces méthodes consistent en une série de mnémotechniques, d'histoires qu'on se raconte pour retenir ceci ou cela. Je le fais parfois. Ce qui me gêne un peu ici, c'est que Jean-Yves Ponce propose de faire cela pour tout: les cours, l'agenda, la musique, etc. Parfois, il est plus rapide de retenir quelque chose sans se raconter d'histoires autour, du moins dans mon cas. C'est là que j'aurais souhaité que le propos soit un peu nuancé, que l'auteur n'expose pas cela comme la méthode révolutionnaire qui profiterait à tout le monde, mais plutôt comme une méthode qui a fonctionné sur lui et d'autres, et qu'il faut tenter.

Le système pour retenir les chiffres ne me parle pas du tout. Il s'agit de convertir les chiffres en images selon leur forme (si j'ai bien compris). Or, pour moi, les chiffres n'ont pas une forme qui rappelle des éléments du quotidien, puisque je les lis en braille... Ce sont plutôt des formes abstraites. Un aveugle qui n'a jamais vu ne pourra pas utiliser ce système. D'une manière générale, beaucoup de conseils de mnémotechniques se basent sur des images mentales. Donc, sans les rejeter, il faudrait que je les essaie autrement. D'ailleurs, l'auteur préconise de personnaliser la technique, car c'est ce qui fonctionnera le mieux. C'est évident.

Si vous voulez lire un ouvrage sur notre mémoire et la capacité de notre cerveau, je me permets de vous recommander plutôt «Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau», de Norman Doidge. Il ne parle pas uniquement de la mémoire, mais à mon avis, l'auteur est plus ouvert, ses arguments sont plus pertinents...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laurent Jacquet.

Comme je l'ai dit dans une autre chronique, Laurent Jacquet a une intonation qui se prête très bien à ce genre de livres. Il m'a plu de le retrouver ici égal à lui-même. Comme je pestais beaucoup après l'auteur, j'étais ravie que la lecture soignée et vivante de Laurent Jacquet me rende le livre moins pénible.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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jeudi, 28 juin 2018

Quand le sommeil nous éveille, de Marc Rey.

Quand le sommeil nous éveille

L'ouvrage:
Un documentaire sur le sommeil: explications, conseils, etc.

Critique:
Le sommeil me fascine, voilà pourquoi je lis tous les documentaires le concernant qui me tombent sous la main. Certains me diront que je cours le risque de répétitions. Ici, par exemple, j'ai lu des choses qui sont également dans «Je rêve de dormir». Cela ne m'a pas du tout gênée, parce que certains propos étaient abordés un peu différemment, donc cela revenait au même, mais il y avait un autre angle d'attaque.
Outre certaines explications, j'ai retrouvé beaucoup d'études de cas similaires à celles exposées dans «Je rêve de dormir». C'est logique, puisque les «maladies» du sommeil sont les mêmes. Cela m'en a remis quelques-unes en tête.

Ce documentaire m'a plu également parce que l'auteur n'est ni donneur de leçons, ni pédant, ni pompeux. Il explique des choses,et donne des conseils. Certains diront que ceux-ci sont parfois durs à appliquer. C'est possible, mais quiconque a un peu de bon sens saura qu'ils sont bons. À ce sujet, il en est un qui me tient particulièrement à coeur: celui qui dit que pour qu'on puisse bien dormir, il faut que la température de la chambre soit entre 18 et 20°. J'ai déjà pu vérifier que c'était vrai. Malheureusement pour moi, il m'est souvent très difficile de rafraîchir ma chambre, pour diverses raisons.
Marc Rey rappelle, par exemple, qu'une bonne hygiène du sommeil va avec une bonne hygiène alimentaire, etc. Je pressentais certaines choses que j'ai trouvées dans ce livre, et même si tout n'est pas facile à appliquer, je trouve tout très judicieux.

En début d'ouvrage, l'auteur explique certaines choses, et cela nous aide à comprendre pourquoi, par exemple, le sommeil d'avant minuit est le plus réparateur, ou pourquoi la qualité du sommeil diurne (pour ceux qui travaillent de nuit) ne pourra jamais être aussi bonne que celle du sommeil nocturne. Tout ceci m'a beaucoup intéressée.
L'auteur insiste sur le fait que le sommeil de chacun est différent en quantité, en qualité, etc. En fin d'ouvrage, il y a même un questionnaire pour découvrir son chronotype. Ainsi, on peut savoir si on est court ou long dormeur, plutôt du soir ou du matin, et tenter (grâce aux conseils) de s'adapter. En effet, c'est à nous de nous adapter à notre sommeil, car on paiera le fait d'avoir voulu le plier à nos exigences. J'ai apprécié qu'il y ait ce questionnaire, mais si j'avais voulu le faire, j'aurais eu besoin d'une personne qui voit. (Lorsque je demande quelque chose à mon mari, je dois attendre (parfois plusieurs années) avant qu'il le fasse, donc j'ai renoncé à demander son aide dans ce cas.) Si vous achetez ce livre audio sur Audible, et que vous n'êtes pas aveugle, vous pourrez sans soucis faire le questionnaire, car un document en PDF accompagne l'audio. Je regrette que l'auteur n'y ait pas pensé, et n'ait pas fait en sorte que l'intégralité du questionnaire puisse être fait par une personne aveugle. À noter qu'il ne lui est peut-être pas aisé de transformer les schémas des réponses aux questions concernées en textes.

Marc Rey évoque également des études faites sur les rêves lucides. (Ici, permettez-moi de râler après ma prof de philo qui m'assurait qu'il était impossible que, lors de certains de mes rêves, je sache que j'étais en train de rêver.) Cette étude permettrait d'aider certains à se débarrasser de cauchemars récurrents. Cela rejoint ce que j'avais lu dans «You'll never know, dear». Dans ce roman, l'auteur exagère un peu, mais elle se base sur quelque chose d'existant. Cela m'intéresse (même si je n'ai pas de cauchemars récurrents), et j'irai faire un tour sur le site indiqué.

Un livre très intéressant, rempli de renseignements utiles.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Maud Rudigoz.

J'apprécie la voix claire et le jeu de Maud Rudigoz. J'ai eu l'impression qu'elle était davantage à l'aise dans ce documentaire que dans les romans que je l'ai entendue lire. Même si la pinailleuse que je suis trouve qu'en général, cette comédienne en fait parfois un peu trop, je suis toujours ravie de voir son nom sur un livre audio qui me tente.

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samedi, 9 décembre 2017

Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, de Norman Doidge.

Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau

L'ouvrage:
Norman Doidge nous raconte notre cerveau et son incroyable adaptabilité.

Critique:
Après avoir été très déçue par «Libérez votre cerveau», j'ai été précautionneuse avant de prendre ce livre. Non seulement j'ai lu le résumé, mais j'ai écouté l'extrait proposé sur Audible.fr. Cette fois, mon horizon d'attente n'a pas été déçu. L'auteur nous raconte comment, peu à peu, on s'est aperçu de la neuroplasticité du cerveau. Notre matière grise change, s'adapte aux événements, à l'environnement, etc. Prenant de multiples exemples dans différents domaines, l'auteur nous explique comment c'est possible. Il nous parle de chercheurs qui, malgré le scepticisme voire l'agressivité de leurs détracteurs, ont continué d'étudier le cerveau, et ont fini par prouver leur théorie. C'est ainsi qu'on a découvert (entre autres) que si un sens fait défaut, le cerveau compense. Par exemple, les aveugles se servent de leur cortex visuel lorsqu'ils utilisent le toucher.

Je savais certaines choses dites dans ce livre, mais j'en ai également beaucoup appris. Je savais qu'il fallait exercer son cerveau, tenter d'apprendre, de s'intéresser à de nouvelles choses pour le nourrir le plus possible, et pour que cela engendre une sorte de cercle vertueux. Cette assertion, sans cesse démontrée dans la vie de tous les jours (les personnes plus actives mentalement sont plus en forme) prouve bien qu'en matière d'éducation, certains théoriciens se fourvoient. Il faut «entraîner» le cerveau de l'enfant, ne pas lui en demander le moins possible, car moins le cerveau travaille, plus il s'étiole et moins il sera en mesure de travailler. L'auteur renforce cette affirmation lorsqu'il explique qu'avant qu'on commence à être de moins en moins exigeant, lorsqu'un érudit faisait un discours, il s'appuyait sur très peu de notes et pouvait réciter des passages entiers; aujourd'hui, il a besoin d'un diaporama lui rappelant tout ce qu'il doit dire.

J'ignorais que même en psychanalyse, les évolutions constatées chez un patient n'allaient pas sans un changement de configuration de son cerveau. Pourtant, quand on y réfléchit, c'est parfaitement logique: notre cerveau s'adapte.

J'ai été séduite par la méthode Arrowsmith pour aider les élèves souffrant de troubles de l'apprentissage. Cette méthode ne part ni du postulat qu'il faut en demander le moins possible à l'enfant, ni de celui qu'il ne faut contraindre l'enfant à rien, car si ce n'est pas ludique, on va le traumatiser. Non. Cette méthode se propose de «réparer» les défaillances du cerveau, justement en se basant sur sa neuroplasticité. Si un enfant a de véritables troubles de l'apprentissage (les fainéants ne sont donc pas à prendre en compte), des tests permettent de révéler dans quel sens il faut le faire s'exercer pour que certaines connexions puissent se faire. Ensuite, il peut suivre un cursus normal. En faisant des recherches sur cette pratique, j'ai vu que certains scientifiques la rejetaient parce qu'aucune étude ne prouvait son efficacité. Sachant que certaines méthodes reconnues ont fait des ravages, je ne me base pas vraiment sur ce que disent ces gens pour me faire mon opinion. Je pense que si quelque chose semble intéressant, il faut l'essayer, et l'abandonner si on constate que cela ne fonctionne pas. Je trouve un peu dommage que l'ensemble de la méthode Arrowsmith soit inaccessible, car j'aurais souhaité m'y former par moi-même, les seules formations existant étant au Canada.

Je ne donne que d'infimes exemples de ce qu'on trouve dans ce livre riche, vivant, prônant l'ouverture d'esprit, ouvrant des tas de perspectives, dont certaines paraissent formidables et d'autres effrayantes. En effet, Norman Doidge n'omet pas de préciser que certaines avancées dans ce domaine pourraient, malheureusement, être perverties et mal utilisées par l'homme.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laurent Jacquet.

J'apprécie ce comédien qui a plutôt une intonation de lecteur d'essais et de documentaires. Il connaît sûrement bien l'exercice, puisqu'il fait des voiceover dans des documentaires télévisés. Ici, il n'a pas démérité. Comme je pinaille, je dirai qu'à mon goût, il fait trop de blancs, mais je sais que la plupart des auditeurs ne le remarqueront pas, ou que cela ne les embêtera pas, car ils ne sont pas aussi maniaques et anti-blancs (je parle bien sûr des silences) que moi.

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samedi, 2 décembre 2017

La vie secrète des arbres, de Peter Wohlleben.

La vie secrète des arbres

L'ouvrage:
Peter Wohlleben est forestier. Ici, il nous raconte les arbres.

Critique:
Ce livre m'a tout de suite attirée, mais j'avais peur qu'il soit jargonnant, péremptoire, etc. C'est après avoir lu quelques chroniques sur Babelio que j'ai décidé de le tenter. Je ne suis pas déçue du voyage. L'auteur n'est ni pompeux ni moralisateur. Il explique pourquoi à son avis (et il est loin d'être le seul à penser ainsi), il faut davantage respecter la nature, laisser les forêts se créer (ou se recréer) de manière naturelle. Pour moi qui n'y connais pas grand-chose, cela semble évident.

J'ai trouvé passionnant d'apprendre des choses sur l'entraide, la communication, la manière de se nourrir des arbres... J'ai aimé certaines analogies faites par l'auteur. Par exemple, les parents arbres qui tempèrent les ardeurs de leurs «enfants» et leur donnent une éducation à la dure... pour leur bien.
Je connaissais certaines choses, notamment grâce à ma lecture de la trilogie de Bernard Werber sur les fourmis. Je pense surtout à l'exemple des pucerons qui pompent la sève de l'arbre pour se nourrir, et rejettent le sucre.
Outre tous les parasites qui peuvent coloniser les arbres (insectes, champignons, autres végétaux), l'auteur évoque le caractère de chaque espèce, et la façon dont chacune se comporte selon le temps, le climat, etc. Il peut paraître surprenant d'apprendre que les arbres communiquent et s'entraident, pourtant, je n'ai pas été étonnée. Ce que j'ai appris tout au long de ce livre m'a fascinée, mais aucunement surprise. Peter Wohlleben explique que l'homme ne parvient pas à ressentir de l'empathie pour les plantes et les arbres, notamment parce qu'il ne veut pas admettre que les végétaux puissent ressentir et penser. Cela me rappelle «Les malheurs de Sophie», lorsque l'héroïne explique à sa mère qu'elle ne pensait pas qu'elle pouvait faire mal aux poissons de l'aquarium en les coupant en morceaux parce qu'ils ne criaient pas. Peut-être que les végétaux ne ressentent pas de la même manière que les hommes, ce qui ne veut pas dire qu'ils n'éprouvent rien. Il ne faut pas oublier que l'auteur se base sur ses observations pour affirmer cela. Il explique bien qu'au début de sa carrière de forestier, il ne savait rien sur les arbres. Il raconte même des erreurs qu'il a commises.

Comme je voudrais vous donner envie de lire ce livre sans trop vous en dire, voici quelques questions auxquelles répond l'auteur. Pourquoi l'air est-il plus pur en forêt? Pourquoi se sent-on dans son élément dans une forêt naturelle? Pourquoi les arbres plantés en milieu urbain dépérissent-ils? Les arbres ont-ils besoin de sommeil?

Remarque annexe:
Cet ouvrage m'a appris l'existence de mon nouvel ami: le bitinella, un petit escargot qui ne peut vivre que dans des eaux froides (pas plus de 8°). Je dis que c'est mon ami car je commence à souffrir lorsqu'il fait plus de 23° dans une maison.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Thibault de Montalembert.
Cela faisait un moment que je n'avais pas entendu ce comédien que j'aime beaucoup. Il a plutôt une voix et des intonations de conteur, donc c'était une bonne idée de le choisir pour ce livre. Il ne prend pas un ton de commentateur de documentaires, il raconte une histoire, avec la dose de jeu et d'émotion nécessaire, sans affectation.

Lecture commune avec Miguel / Auprès des livres, vous pouvez lire sa chronique sur son blog.

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jeudi, 23 novembre 2017

Je rêve de dormir, de José Haba-Rubio et Raphaël Heinzer.

Je rêve de dormir

L'ouvrage:
Les docteurs José Haba-Rubio et Raphaël Heinzer nous expliquent ce qu'est le sommeil, à quoi il sert, etc. Puis ils nous parlent des maladies du sommeil.

Critique:
J'ai voulu lire ce documentaire parce que je ne dors pas toujours très bien. J'ai appris des choses très intéressantes. J'en donnerai une plus particulièrement en exemple, car elle va m'aider à mieux gérer mon sommeil à l'avenir. Les médecins expliquent que dormir toute une nuit sans se réveiller ne nous est pas naturel. Il est davantage dans notre nature de dormir quelques heures, de nous réveiller une ou deux heures, puis de nous rendormir. Moi qui me réveille régulièrement au milieu de la nuit, et qui me maudis parce que je ne me rendors pas tout de suite, je ne stresserai plus, sachant que c'est normal, et donc, me rendormirai sûrement plus vite. L'inconvénient, c'est que (comme pour beaucoup de monde), mon réveil nocturne se produit entre 3h30 et 4h30, et le réveil sonne à 6h. La solution pour ne pas se rendormir trop peu de temps avant de devoir se lever, c'est... de se coucher plus tôt, pour se réveiller plus tôt, et se rendormir plus tôt. Facile à dire. Je suis la première à avoir du mal à me coucher tôt parce que j'adore mes loisirs, et j'ai envie de continuer à lire ou à regarder des séries... Je pense que maintenant que j'ai lu cela, je vais essayer (davantage qu'avant) d'avoir une meilleure hygiène de sommeil.

Je me suis attardée sur cet exemple, car il m'a beaucoup parlé, mais il est très loin d'être le seul. J'ai apprécié que les auteurs reviennent sur certaines idées concernant le sommeil, et expliquent pourquoi elles sont vraies ou fausses. Il en est une en laquelle je croyais dur comme fer: celle qui dit que nous dormons moins bien les nuits de pleine lune. J'y croyais surtout parce que les rares fois où mon mari dort mal, il se rend compte, le lendemain, que ce sont des nuits de pleine lune. Les médecins disent qu'il n'y a aucune preuve scientifique flagrante, et justifient cette croyance par le fait que quand on dort mal, et qu'on se lève, on voit la lune, et on se souvient, ensuite, que c'était la pleine lune. Mais ils disent que peut-être, il y a d'autres mauvaises nuits dont on ne se souvient pas. Il faudra que je pense à vérifier toutes les fois où mon mari dormira mal.

J'ai souri, parce que j'ai expérimenté certaines choses décrites ici. Par exemple, il m'est déjà arrivé de me rendre compte que si je bougeais à l'intérieur d'un rêve, en réalité, rien n'arrivait. C'est assez perturbant... Les médecins expliquent que lors des rêves, les muscles «se paralysent» pour qu'on ne vive pas ce qu'on est en train de rêver. Je me souviens avoir rêvé que je disais des âneries avec une amie, que nous parlions très fort toutes les deux... J'imagine la tête de mon mari si mon cerveau ne m'avait pas empêchée de le faire.

Quant aux maladies évoquées, j'en connaissais certaines, mais j'en ai découvert. Par exemple, le «Night eating syndrome»: la personne se réveille et ne peut se rendormir tant qu'elle n'a pas mangé.
Il va de soi que je suis très loin d'avoir évoqué toutes les informations contenues dans ce livre. Très souvent, les médecins font appel à notre bon sens, ce qu'ils disent est logique.

Les auteurs n'utilisent pas de jargon (ou alors, l'explicitent tout de suite). Ils ont parsemé l'ouvrage de petites plaisanteries sympathiques qui s'insèrent bien dans leurs propos. Je trouve un peu dommage qu'ils aient préféré mettre des titres qu'ils pensaient sûrement accrocheurs lorsqu'ils évoquaient certains cas. J'aurais préféré que le titre du sous-chapitre soit le nom de la maladie dont souffre le patient. Bien sûr, c'est du pinaillage, et c'est le seul reproche que j'adresserai à ce livre.

Éditeur: Favre.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacqueline Duperret pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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