samedi, 10 août 2019

La Lune est un roman, de Fatoumata Kebe.

La Lune est un roman

L'ouvrage:
Fatoumata Kebe nous raconte la Lune.

Critique:
Ce livre m'a plu parce qu'il a répondu à mes attentes. L'autrice instruit son lecteur sans jamais être pompeuse. Elle prend le temps d'expliquer les choses. Elle raconte les mythes entourant la Lune, expose les théories concernant sa formation en disant pourquoi l'une est plus vraisemblable que les autres... Elle parle également de l'influence de la Lune sur la Terre et ses habitants. Apparemment, si cet astre n'était pas là, notre planète fonctionnerait beaucoup moins bien. L'autrice relate également la formation du mot «Lune» et l'influence que celui-ci a sur notre quotidien. Elle nous parle de la forme de l'astre, des éclipses, du temps lunaire...

Il y a certaines choses qui m'ont fait rire parce que je n'aurais pas imaginé cela. Par exemple, l'autrice explique que les hommes pensaient que la Lune était comme la Terre, jusqu'à ce qu'il y ait des cartes de la Lune. Quant à moi, je ne sais pas trop ce que je pensais, mais je ne me disais pas qu'elle était comme notre planète, sinon, il y a longtemps que les hommes l'auraient colonisée!
Autre chose m'a fait rire. Fatoumata Kebe évoque le big-bang, et dit que s'il a eu lieu, il n'a fait aucun bruit...

Le dernier chapitre raconte comment l'homme a envoyé des sputniks dans l'espace, a marché sur la Lune... Là encore, j'ai appris des choses que j'ignorais, même si j'ai préféré les chapitres précédents.

Dans un genre d'épilogue, l'autrice nous dit qu'elle rêve d'aller dans l'espace, sur la Lune... Toute sa vie est dirigée vers ce but. J'ai aimé qu'elle ait souhaité faire cette confidence à son lecteur. Cela montre pourquoi elle a mis tout son coeur dans ce livre, afin de nous faire mieux connaître la Lune, de nous faire partager sa fascination, sa passion. Je ne peux que lui en être reconnaissante, et espérer qu'elle réalisera son rêve.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Juliette Croizat.

J'apprécie beaucoup la lecture de cette comédienne. Sa voix est douce et agréable, sa diction est soignée. C'est la première fois que je l'écoute lire un documentaire. Ce n'est pas simple, il ne s'agit pas de jouer des personnages. Pour moi, elle n'a pas démérité. Elle n'a absolument pas pris un ton niais du style «je vais vous raconter une histoire, petits enfants», ni une voix soporifique, ni une intonation trop enthousiaste... Comme dans les romans, son interprétation est à la hauteur du texte, et ne le trahit jamais.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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30 lectures

samedi, 27 juillet 2019

Le réseau secret de la nature, de Peter Wohlleben.

Le réseau secret de la nature

L'ouvrage:
Peter Wohlleben explique l'interaction entre la faune et la flore.

Critique:
J'ai autant apprécié ce livre que les deux précédents ouvrages de cet auteur que j'ai lus. Au départ, je me demandais comment il pourrait se renouveler, mais il le fait. Ce n'est pas parce qu'il parle des deux éléments principaux de ses deux ouvrages précédents qu'il ne les aborde pas différemment.

Je savais que la nature fonctionnait très bien sans l'homme, et qu'il ne fallait pas s'amuser à perturber son équilibre. Cependant, étant néophyte, je n'avais aucun exemple. Ce livre en donne. Son auteur ne se contente pas de dire: «Il ne faut pas faire ceci ou cela, c'est mal!», il explique pourquoi faire ceci ou cela conduit à telle perturbation. J'étais déjà convaincue de certaines choses. Par exemple, je pestais après l'homme qui ne voulait plus du loup ou de l'ours. Peter Wohlleben a apporté de l'eau à mon moulin.

Chacune de ses démonstrations, chacun de ses exemples m'a parlé. À un moment, j'ai souri, parce que je râlais après les scolytes qui grignotent l'intérieur de certains arbres. Et puis, l'auteur explique que les scolytes nuisent surtout aux arbres déjà affaiblis par les méfaits de l'homme.

Lorsque l'écrivain évoque les feux de forêt, il parle des réactions de certains. J'ai été choquée que des gens trouvent ces feux bénéfiques, associant ceux provoqués par les méfaits de l'homme à ceux qui se sont déclarés naturellement. Quelle mauvaise foi!

À travers des récits, des exemples, des explications, Peter Wohlleben exhorte son lecteur à avoir l'esprit critique, à observer la nature, et à se demander pourquoi ceci et pourquoi cela. Son livre m'a rappelé une phrase que j'ai lue dans un roman, il y a assez longtemps: «La nature a tout prévu, sauf l'homme.» Malheureusement, je ne peux que me désoler de ce que certaines décisions de mes semblables (qui ne voient que leur profit) causent à la nature.

L'auteur dit également qu'il n'est pas possible de restaurer l'ordre en un claquement de doigts. C'est logique. J'espère que ses livres feront réfléchir ceux qui mettent la nature à mal, mais comme il le dit lui-même, c'est loin d'être le cas.

Venons-en maintenant au seul reproche (et encore, il est indirect) que j'ai. À un moment, l'auteur raconte une conversation qu'il a eue avec la personne qui traduit ses livres en anglais pour les lecteurs américains. Il explique cette conversation par la phrase suivante: «Afin de rendre mon récit plus accessible au lecteur américain, nous avons remplacé certaines sources allemandes par d'autres issues de l'espace anglophone.» Cette phrase m'a hérissée de colère! Cela signifie donc que les Américains sont stupides et chauvins au point de ne pas être intéressés par quelque chose qui arrive ailleurs que chez eux! Cela m'a rappelé «American rigolos», dans lequel Bill Bryson montre certains côtés assez incroyables de la population américaine... J'aurais compris que la traductrice ait eu l'idée d'ajouter des exemples ayant eu lieu aux États-Unis en annexe, et encore, j'aurais trouvé cela étrange, mais pourquoi pas? Mais dénaturer le texte en remplaçant des récits par d'autres!!! On me dira que je n'ai rien à objecter puisque l'auteur est d'accord. Eh bien, cet argument ne me convainc pas! Je pense qu'heureusement, en France, la traductrice est restée fidèle à l'oeuvre, parce qu'il me semble avoir souvent entendu des exemples avec des noms allemands. J'espère aussi que ce genre d'idées saugrenues n'est jamais passé par la tête de la traductrice française.

En cherchant Peter Wohlleben sur le net, j'ai constaté qu'il avait écrit d'autres livres dont certains sont traduits en français. J'espère que ceux qui ne le sont pas le seront, et qu'ils finiront tous en audio!

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Thibault de Montalembert.
Je suis contente que l'éditeur audio ait fait appel au comédien qui a enregistré les deux livres précédents de cet auteur. Comme d'habitude, l'interprétation de Thibault de Montalembert est naturelle: il conte le livre comme s'il le vivait, sans affectation.

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54 lectures

jeudi, 16 mai 2019

Votre santé sans risques, de Frédéric Saldmann.

 Votre santé sans risques

L'ouvrage:
Le docteur Frédéric Saldmann nous donne des conseils pour aller mieux.

Critique:
Cela fait un moment que je veux lire des ouvrages de ce médecin. Je n'ai pas été déçue. Avec ce genre, j'ai toujours peur de tomber sur des extrémistes qui énonceraient leurs avis de manière docte et péremptoire. Heureusement, ici, tout est dans la mesure. De plus, les choses sont expliquées. L'auteur dit à plusieurs reprises qu'il déteste culpabiliser les gens, et ne soulève pas de problèmes s'il ne peut y apporter une solution. Souvent, ses conseils sont faciles à appliquer. Il a répondu (entre autres) à ma question concernant le nettoyage du micro-ondes. Maintenant, il faut que j'essaie sa méthode.

L'auteur dit que s'il pouvait, il ouvrirait une école du bon sens. J'approuve ce souhait. Je me rends de plus en plus compte que ce qui nous manque, c'est le bon sens et l'information. J'ai été ravie d'apprendre des choses, mais aussi de voir que j'en appliquais déjà certaines. Je pense notamment au fait d'être soi-même, de ne pas se conformer à une mode ou à un engouement collectif. D'ailleurs, lorsque j'ai lu ces conseils, j'ai tiqué, pensant que c'était évident. Pourtant, s'il prend la peine de le dire, c'est qu'il existe des gens qui agissent sans penser à ce qui leur plaît vraiment. En effet, le médecin ne parle pas seulement d'alimentation, de sommeil, et d'hygiène, mais aussi d'une philosophie de vie. Il nous exhorte à ne pas nous entortiller dans des chaînes, mais à nous écouter.

Il va de soi que certaines idées peuvent être adaptées. Par exemple, il dit que pour se détendre, il faut penser à ce qui nous a plu pendant nos dernières vacances, et il évoque la plage, le soleil, les voyages, etc. Détestant les voyages, je vais plutôt penser à un livre qui m'a beaucoup plu, à des conversations amusantes avec des amis, etc. À chacun de trouver ses moments heureux.

Frédéric Saldmann prône le jeûne séquentiel. Il préconise un jeûne de seize heures une fois par semaine. D'autre part, Jean-Michel Cohen conseille douze heures. N'y connaissant rien, et n'étant pas fervente adepte du jeûne, je fais ce qui est également prôné par l'auteur de cet ouvrage: je m'écoute. Parfois, ayant déjeuné tard, je ne mange pas le soir (sauf si je cède à ma gourmandise). Cela fait que je me retrouve à jeûner douze heures, parfois un peu plus. Tant que je n'ai pas faim, cela me va.

Je n'ai qu'un petit reproche à adresser: certains conseils impliquent que tous les lecteurs sont en mesure de les appliquer. Or, je ne sais pas siffler, et je ne cois pas être la seule. Je suppose qu'on peut remplacer le sifflement par le chant, ce que je fais d'ailleurs. D'autre part, il paraîtrait qu'on s'endort mieux dans le noir complet. C'est peut-être vrai pour les personnes qui voient. Qu'en est-il de celles (comme moi) qui vivent dans le noir total? L'auteur donne d'autres méthodes pour vite s'endormir, donc je les essaierai, mais en ce qui concerne celle-là, elle ne sera pas probante sur moi. ;-)

Ayant aimé cet ouvrage, je lirai «Le meilleur médicament, c'est vous».

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour l'association Valentin Haüy.

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109 lectures

vendredi, 29 mars 2019

Petit manuel de résistance, de Cyril Dion.

Petit manuel de résistance

L'ouvrage:
Cyril Dion constate le réchauffement climatique. Partant de là, il explique d'autres maux qui accablent la planète et ses habitants. Puis il expose des solutions afin de tenter de sortir le monde du mal-être.

Critique:
Comme je le dis à chaque fois que je chronique un documentaire, ce type de livres sera forcément lu par rapport à soi-même. C'est normal, puisque ce genre s'adresse à chacun de nous. Je fais partie des personnes qui ne savent pas grand-chose sur le réchauffement climatique. Je m'inquiète parce que j'entends de plus en plus de choses à ce sujet, mais je ne suis pas documentée. Je connais même une personne qui m'affirme s'être extrêmement documentée, et qui est sûre que le réchauffement actuel est une phase, que le refroidissement qui va stabiliser les choses arrive bientôt. Moi qui n'ai pas fait d'études concernant cela, j'aurais tendance à croire Cyril Dion (qui cite ses sources et explique les choses) plutôt que la personne qui m'a dit que c'était seulement un passage. Mais pour me faire véritablement une opinion, il faudrait que je lise ce sur quoi s'appuient Cyril Dion et cette autre personne.

Je fais également partie de ces gens qui tentent de faire des choses à leur petite échelle. Par exemple, je préfère les transports en commun à la voiture. Je sais aussi que même s'il est bien d'agir à son échelle, cela ne sert à rien. Je fais aussi partie de ceux qui s'étiolent dans un travail qu'ils n'ont pas choisi. Cependant, pour moi, les choses sont un peu plus compliquées que le schéma que décrit l'auteur. Malgré ce constat pessimiste, je tiens à dire que je connais plusieurs personnes qui s'épanouissent dans leur travail.

Parmi les constats de l'auteur, il y a tout ce qui touche au smartphone et aux réseaux sociaux. Je suis d'accord avec lui, notamment concernant l'obsolescence psychologique, et la façon dont les gens se raccrochent à du superficiel. Certes, il est facile pour moi de donner raison à Cyril Dion là-dessus, n'ayant pas de portable et ne fréquentant pas les réseaux sociaux.

J'aime beaucoup l'une des théories développées, à savoir que nous prenons conscience des choses par les histoires, que nous nous en racontons aussi pour mieux appréhender certaines situations, etc. Je suis tout à fait d'accord avec cela.

L'auteur nous explique que malgré notre défaitisme (même si nous savons qu'il faut agir, nous ne savons pas trop comment, et pensons ne rien pouvoir faire), il y a des solutions. Elles ne sont pas forcément faciles à mettre en oeuvre, et appellent à l'altruisme, à l'empathie de chacun, tout comme à une massive mobilisation dans le respect et la non violence. Il donne même des exemples de mobilisations qui fonctionnèrent. Il dit que tout notre système doit être repensé, et donne des exemples de ce que prônent certains militants. Je connaissais (surtout de nom) Pierre Rahbi, et le résumé que Cyril Dion fait de sa façon de voir la réfection me convient moins que la méthode prônée par Isabelle Delannoy. Je ne la connaissais pas non plus, même pas de nom.

J'espère que des mouvements auxquels je pourrai participer se mettront en place... Je le souhaitais déjà avant de lire ce livre. L'auteur n'a fait que renforcer mon opinion, et me montrer l'étendue du désastre.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par l'auteur.

Cyril Dion adopte un ton adéquat: ni trop sobre ni exagéré.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: certains chapitres sont coupés en deux pistes.

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lundi, 18 février 2019

Disruption - Intelligence artificielle, fin du salariat, humanité augmentée, de Stéphane Mallard.

Disruption

L'ouvrage:
Stéphane Mallard explique ce qu'est la disruption, et pourquoi nous devons nous attendre à être «disruptés».

Critique:
Depuis deux malheureuses expériences, quand un documentaire me tente (surtout lorsqu'il a un rapport avec un aspect de la société), je réfléchis avant de m'y attaquer, de peur de tomber sur des essayistes imbus d'eux-mêmes, comme ce fut deux fois le cas. Ici, mes craintes ont vite été balayées. Je ne suis pas absolument d'accord avec tout ce que dit l'auteur, mais je n'ai pas eu l'impression qu'il donnait une leçon. Il explique comment il se fait que le monde soit en mouvement, et que ceux qui ne participent pas à ce mouvement risquent de se retrouver sur le carreau. Il donne aussi quelques petites pistes qui aideraient à participer à ces rapides changements. Ses «critiques» vont majoritairement aux chefs d'entreprises qui ne parviennent pas à voir le monde autrement, à tenter d'autres approches, etc. L'accélération des choses est impulsée par ceux qui mettent en place des idées touchant le plus de personnes possible, et étant susceptibles de tout faire bouger à très grande échelle. Le premier exemple que donne Stéphane Mallard est celui de l'intelligence artificielle. Il explique qu'en très peu de temps, elle sera capable de faire énormément de choses. Pour donner un exemple (qui est très loin d'être le seul et de représenter jusqu'où cela peut aller, mais qui m'a fait rire), il évoque des intelligences artificielles organisant un dîner entre leurs possesseurs qui sont amis. Connaissant les goûts de chacun, les intelligences artificielles peuvent, en très peu de temps, décider d'un menu qui plaira à tous les convives.

L'auteur évoque aussi les ambitions de certains réseaux sociaux, comme Facebook et Twitter. Ne les utilisant pas (je demande à quelqu'un de mettre mes pages à jour), et n'étant pas preneuse de tout ce qu'ils proposent (aussi bien maintenant que dans le futur), cela m'a laissée froide, mais j'ai compris en quoi cela attirerait la plupart des gens, c'est-à-dire ceux qui les utilisent déjà à plein régime.

Stéphane Mallard conseille à tous (et pas seulement aux chefs d'entreprises) d'entrer dans ce monde innovant, et d'y participer. Pour moi, il a raison, mais certains de ses avis ne sont pas aisés à mettre en pratique. Par exemple, il explique que pour être un grand novateur, il ne faut pas avoir peur de la prise de risques. Certes, mais parfois, cela n'est pas réalisable. Imaginons que je prenne le risque de faire le travail que je souhaite faire depuis... peu de temps après ma naissance ( ;-) ): éditer des livres audio (ou du moins participer à l'édition de livres audio). Dans un secteur en progression, mais qui reste tout de même peu prôné par la société, pour avoir une possibilité de faire partie de ceux qui réussissent, il faudrait que je «disrupte» le secteur avec des idées qui auraient la chance de séduire la plupart. Il faudrait d'abord que j'aie l'opportunité d'être engagée par l'un des gros éditeurs présents sur le marché du livre audio... et j'ai beau être motivée, j'imagine que les éditeurs audio ne réagissent pas comme les dirigeants d'Apple qui, selon Stéphane Mallard, embauchent ceux qui, en voyant le Mac, ont les yeux qui brillent...

Autre chose m'a fait un peu tiquer. Je sais qu'il y a une part de mauvaise foi dans ce reproche, mais côtoyant des adolescents tous les jours, je pense que malheureusement, je peux avoir raison. Stéphane Mallard, exemples à l'appui, explique que les «disrupteurs» potentiels sont ceux qui n'obéissent pas aux règles, n'entrent pas dans la norme, qui ne travaillent pas en classe... Je pense qu'il aurait dû distinguer ceux qui ne travaillent pas, mais qui finissent par se rattraper de ceux qui ne font rien parce qu'ils pensent qu'ils seront toujours aidés par leurs parents, la société, l'état... J'approuve l'idée que quelqu'un de trop scolaire ne saura pas sortir d'un raisonnement pour en appliquer un autre qui conviendrait pourtant. Je dis d'ailleurs souvent à mes élèves que je suis là pour leur apprendre à réfléchir, à interroger les idées étudiées en classe, à avoir l'esprit critique, à avoir de la méthode, et je suis ravie quand ce que nous étudions leur inspire des débats bien argumentés. D'un autre côté, pour pouvoir bien exprimer ses idées et être pris au sérieux, il faut connaître un minimum la grammaire de sa langue. Pour moi, un élève qui tente d'écrire en maîtrisant la syntaxe, les accords, la conjugaison, et la ponctuation sera plus apte à la réflexion et donc à l'innovation qu'un élève qui ne maîtrise rien de cela, et argumente: «Bof, de toute façon, on comprend ce que j'écris, pourquoi je ferais un effort?» Quant à ce qui est d'être contre les règles, je ne peux m'empêcher d'imaginer certains adolescents pensant (et c'est là qu'on peut me taxer de mauvaise foi): «Stéphane Malard, il dit que pour disrupter le monde, et donc gagner plein de pognon, il faut être contre les règles! Allez, je vais faire tout ce qui me plaît, quand ça me plaît, et où ça me plaît, sans rien respecter!» Certes, mon argument est un peu fort, mais je me méfie...

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par l'auteur.

L'auteur adopte un ton adéquat: il n'est ni supérieur ni soporifique.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: certains chapitres sont coupés en deux pistes.

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